20 Minutes France n°3574 6 nov 2020
20 Minutes France n°3574 6 nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3574 de 6 nov 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : fever de vivre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ La viralité prise pour cible Cyberharcèlement Malgré une politique volontariste, les autorités publiques peinent à faire évoluer les plateformes Web Lutter contre le sentiment d’impunité en ligne. Depuis 2014, la France a renforcé son arsenal juridique pour apporter une réponse au cyberharcèlement. Le 2 décembre, Thierry Breton, commissaire européen chargé du numérique, doit présenter un texte visant à réguler les réseaux sociaux. Mais un levier d’action demeure aux mains des géants du Web  : celui de la viralité. Juteuses polémiques Pourtant au cœur de la mécanique de diffusion de haine sur Internet, les fonctionnalités qui régissent nos interactions sur les réseaux sociaux peinent à évoluer. « C’est compliqué d’agir sur ces fonctionnalités parce qu’elles font partie de l’ingénierie interne des réseaux sociaux, expose Olivier Ertzscheid, chercheur en sciences de l’information et de la communication à l’université de Nantes. Les contenus haineux ou polémiques suscitent plus d’interactions entre les internautes, donc plus de temps passéL. Bonaventure/AFP sur la plateforme, et génèrent plus de revenus publicitaires. » Les pouvoirs publics ont conscience de cet enjeu économique. « Le mode de fonctionnement des réseaux sociaux repose sur la viralité, pointe la députée LREM Laetitia Avia. Notre volonté, c’est d’aller vers une évolution de ce «business model». » Mais la capacité d’un Etat à faire changer le modèle économique de plateformes qui regroupent des milliards d’utilisateurs semble limitée. L’initiative portée par Quelques ajustements sur les réseaux sociaux Ebranlées par des polémiques, les plateformes opèrent petit à petit leur mue. Sur WhatsApp, propriété de Facebook, des mesures ont été prises pour réduire la propagation des messages. Depuis janvier 2019, le nombre de partages simultanés d’un contenu est limité à cinq conversations. De son côté, Twitter incite depuis le 20 octobre ses utilisateurs à commenter les messages et contenus qu’ils souhaitent partager avant de le faire. Twitter propose de commenter les contenus que ses utilisateurs partagent. Thierry Breton pourrait changer le rapport de force, estime-t-on dans l’entourage du secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O  : « Si on veut être efficace, il faut une nouvelle législation européenne. Certains réseaux sociaux ont une empreinte massive sur nos démocraties à travers ces mécanismes de viralité. » La bataille de la régulation s’annonce compliquée. Mais, pour Olivier Ertzscheid, les Etats disposent de moyens pour légiférer  : « Un pays ne peut pas forcer Coca-Cola à changer la recette de sa boisson, sauf s’il arrive à prouver que la recette est toxique pour sa population. C’est la même chose avec les réseaux sociaux. Une documentation existe désormais pour démontrer le caractère néfaste des mécanismes de viralité. Le législateur peut s’en saisir et doit pouvoir le démontrer pour agir. » Hélène Sergent « Trouver un équilibre entre régulation et liberté d’expression » Pointés après l’assassinat de Samuel Paty dans un attentat à Conflans-Sainte- Honorine le 16 octobre, les réseaux sociaux sont sur la sellette. Pour Romain Badouard, auteur des Nouvelles Lois du Web, Modération et censure (Seuil), « il est urgent d’inventer une régulation démocratique des contenus sur Internet ». Comment pourrait-on réguler les réseaux sociaux ? Ce sujet englobe la question du fonctionnement du marché de la publicité sur Internet, concerne les internautes et les associations de la société civile. Tout l’enjeu, aujourd’hui, est de créer des formes de gouvernance qui puissent prendre en considération ces acteurs. Mais aussi de trouver un équilibre entre la lutte contre la haine en ligne et la liberté d’expression. « Il faudrait de la transparence sur la gestion de la modération. » La modération à outrance peut aboutir à une forme de censure… Si les plateformes n’en font pas assez, elles sont taxées de laxisme. Si elles agissent trop, elles sont accusées de censure. Ça peut paraître utopique, mais il faudrait donner aux usagers un droit à se faire entendre dans les décisions qui concernent les politiques de publication des réseaux sociaux. Facebook évolue dans ce sens-là, notamment avec la mise en place de sa « cour suprême ». On parle beaucoup de modération. Mais le principal souci n’est-il pas la viralité des contenus ? Des plateformes comme YouTube jouent sur la visibilité de certaines informations jugées nauséabondes en limitant leur viralité. Mais il faudrait de la transparence sur la gestion de cette modération. Propos recueillis par Hakima Bounemoura P.Saura/Sipa 6 Vendredi 6 novembre 2020 n n ru secondes Appel national à une « grève sanitaire » des professeurs, mardi. Les principaux syndicats du secondaire et du primaire appellent à une « grève sanitaire » mardi. Ils veulent dénoncer un protocole qu’ils jugent insuffisant pour freiner l’épidémie de Covid-19 et demandent de nouvelles mesures. Macron double les forces aux frontières. Emmanuel Macron a affirmé jeudi sa volonté de lutter contre l’immigration clandestine et le terrorisme en doublant les forces aux frontières. Elles passeront de 2 400 à 4 800, a affirmé le chef de l’Etat. Il s’est aussi dit favorable à une refondation des règles régissant l’espace Schengen de libre-circulation en Europe. La police lance sa plateforme d’échanges numérique. Des agents disponibles par tchat. La police nationale s’est dotée d’une plateforme, Moncommissariat.fr, pour orienter en ligne les usagers notamment en temps de confinement, a-t-on appris jeudi auprès des autorités. Des volailles confinées par crainte de la grippe aviaire. Les autorités ont demandé jeudi aux éleveurs de 46 départements français de confiner leurs volailles, afin d’éviter que les oiseaux migrateurs ne leur transmettent la grippe aviaire. Le niveau de risque est passé à « élevé » dans ces territoires, dont les Landes et le Gers, selon un arrêté publié au Journal officiel. L’OSCE appelle à annuler la présidentielle en Biélorussie. Dans le premier rapport majeur indépendant publié sur la Biélorussie, l’OSCE demande l’annulation des résultats de la présidentielle d’août. L’organisation décrit des tortures et des violations des droits humains. En Grèce, la maltraitance animale passible de dix ans de prison. Le Parlement grec a voté jeudi à l’unanimité la transformation de la maltraitance animale de délit en crime « passible d’une peine allant jusqu’à dix ans de prison ».
S. Salom-Gomis/Sipa 7 ACTUALITÉ Vendredi 6 novembre 2020 Certaines mesures ont évolué depuis la première vague dans les maternités. Naissance de nouvelles règles Maternité La crise sanitaire modifie le parcours des femmes enceintes et des futurs parents Les femmes enceintes peuvent-elles avoir un suivi habituel en temps de crise sanitaire ? Dans les maternités, on essaie d’accompagner au mieux les futurs parents, tout en respectant les gestes barrières. Ce qui n’est pas simple quand on parle d’accouchement. V Comment le suivi de grossesse se passe-t-il ? Certaines consultations médicales sont faciles à dématérialiser, mais pas les échographies. « Nous essayons de maintenir les rendez-vous de suivi de grossesse au maximum en présentiel, explique Joëlle Belaisch Allart, présidente du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). Tout dépend des locaux des maternités, notamment si les salles d’attente sont petites. En revanche, pour la PMA, on priorise les téléconsultations. » V Le coparent peut-il assister à l’accouchement ? Pendant le premier confinement, beaucoup de femmes ont accouché sans leur partenaire. Depuis, les choses ont évolué. Dans un communiqué publié le 30 septembre, le CNGOF précise que « la présence du père est souhaitable au maximum, y compris pendant une éventuelle césarienne ». Cela dit, les recommandations peuvent être plus ou moins suivies par les maternités. « Dans ma clinique, si la patiente arrive à la maternité avec sa maman, ce sera cette dernière uniquement qui sera autorisée à venir en postnatal, précise Tiphaine Beillat, gynécologue-obstétricienne à Rouen. Ça, c’est un peu nouveau. » V Quelles recommandations pour l’accouchement ? La Haute Autorité de santé conseille de faire un test PCR avant toute intervention programmée, césarienne, déclenchement et hospitalisation. Mais le test n’est pas imposé partout. Un sujet avait fait grincer des dents  : l’obligation d’accoucher avec un masque sur le nez et la bouche. « Le port du masque est très souhaitable pour protéger la patiente et les soignants, insiste Joëlle Belaisch Allart. Le masque lors de l’accouchement, c’est un peu un faux problème. Chaque matin, j’interroge les sages-femmes et peu de mères s’en plaignent. Si la femme ne supporte pas le masque chirurgical, elle peut porter une visière. » Oihana Gabriel Face au Covid-19, quels risques durant la grossesse ? Les femmes enceintes, une fois qu’elles arrivent au troisième trimestre de grossesse, sont considérées comme personnes à risque face au Covid-19. « Au début, on avait peu de notions, reconnaît Joëlle Belaisch Allart, présidente du CNGOF. Mais depuis fin septembre commencent à paraître des études qui montrent que le Covid-19 augmente le risque d’hémorragie post-partum et d’accouchement prématuré. » Papa... en vrai... t'as déjà parlé de ta prostate à ton médecin ? #ParleATonPapa Bien que rare avant 50 ans', le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme avec plus de 50 000 nouveaux cas estimés en France en 2015 2. Parce qu'il peut avoir des questions, #ParleATonPapa qu'il en discute avec son médecin ! 1. Ameli. Comprendre le cancer de la prostate. https://www.ameli.fr/hauts-de-seine/assure/sante/themes/cancer-prostate/comprendrecancer-prostate. Site consulté le 06/10/2020. 2. Defossez G, et al. Estimations nationales de l'incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018. Volume 1 - Tumeurs solides. Saint-Maurice (Fra)  : Santé publique France, 2019. 372 p.ANAMA.al-) crerce"'tr°"" Janssen I- Ffizzi:izz : o N o o 4 oa



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