20 Minutes France n°3572 4 nov 2020
20 Minutes France n°3572 4 nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3572 de 4 nov 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : des vagues à déjouer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ La crainte d’une histoire sans fin Covid-19 Le conseil scientifique prévoit de nouvelles vagues épidémiques Alors que l’Hexagone fait face à une violente deuxième vague de l’épidémie de coronavirus, qui a conduit le gouvernement à opter pour un reconfinement, le conseil scientifique a prévenu  : cette crise ne sera pas la dernière. Une troisième vague est envisagée, et l’on peut craindre, avant l’arrivée d’un vaccin fiable, « plusieurs vagues successives durant la fin de l’hiver » et au printemps, prévient l’instance chargée de conseiller le gouvernement dans son dernier avis du 26 octobre. Prendre « des mesures fortes » Alors, sommes-nous condamnés à subir des reconfinements ? « On peut envisager une stratégie de type on-off », avec une alternance de périodes de restrictions pour limiter la circulation du virus et de périodes de relâchement, prescrit le conseil scientifique. « Un confinement, c’est un «stop-and-go», explique Jérôme Marty, médecin généraliste et président de l’Union française pour une médecine libre. Cela vise à Moins de TGV en France La SNCF va supprimer progressivement jusqu’à 70% des TGV circulant en France à partir de ce mercredi, a-t-elle annoncé. Leur fréquentation s’est effondrée avec le reconfinement. Les réservistes volontaires font face à une situation sanitaire inédite. U. Amez/Sipa P.Magoni/Sipa (illustration) écraser la courbe des contaminations, de façon à casser les chaînes de transmission. Toute la question est de savoir si les mesures mises en œuvre suffisent à bloquer définitivement l’évolution de l’épidémie ou non. » D’autant « que ce confinement est moins strict que le premier et qu’il fait froid et humide, ce qui favorise la circulation du virus », renchérit Renaud Piarroux, professeur de médecine à la Pitié-Salpêtrière. Pour éviter d’autres vagues, il faudra savoir prendre « des mesures fortes et précoces à chaque reprise épidémique », prescrit le conseil scientifique, dont le président, le P r Jean-François Delfraissy, alertait sur un risque de deuxième vague à l’automne dès juillet. « Il aurait fallu fermer les bars et lieux festifs où le virus se transmettait dès cet été, et ne pas attendre le mois d’octobre pour interdire les fêtes étudiantes, souligne le P r Piarroux. Il est beaucoup plus simple de maîtriser l’épidémie quand elle est à un niveau bas. » Mais cette stratégie ne pourra fonctionner qu’avec l’adhésion de l’opinion publique. « Il est essentiel que l’on commence à penser à d’autres modalités de vivre avec le Covid-19 sur le long terme et que les choix puissent s’appuyer sur une vision issue de la société civile », explique le conseil scientifique, qui plaide pour la création d’un « comité de liaison citoyen ». Anissa Boumediene 6 Mercredi 4 novembre 2020 L’instance chargée de conseiller le gouvernement recommande une alternance de périodes de restrictions. « La réserve sanitaire ne sera jamais dimensionnée pour une telle crise » Lors d’une crise sanitaire, la réserve sanitaire permet d’envoyer des renforts de soignants volontaires. Avec le Covid-19, elle fait face à un défi de taille. 20 Minutes a rencontré Catherine Lemorton, responsable de cette réserve à Santé publique France. Rencontrez-vous davantage de difficultés face à la deuxième vague ? Oui. Quand on lançait une alerte pour un renfort à 30 000 personnes en avril, nous pouvions avoir jusqu’à 1000 réponses. Aujourd’hui, avec la même alerte et un vivier qui a grandi, nous avons 90 à 100 réservistes volontaires. On voit l’épuisement des professionnels de santé. L’autre modification, c’est le fait que tous les territoires sont désormais touchés. Ces professionnels de santé sont déjà mobilisés dans leurs établissements, qui ne les laissent plus partir. Faut-il réformer la réserve sanitaire pour faire face au Covid-19 ? Elle ne sera jamais dimensionnée pour une crise de cette ampleur. La réserve n’a jamais été faite pour être un intérim d’Etat qui pallie le déficit de personnels de santé. Comment améliorer la situation ? On pourrait peut-être s’adresser aux intérimaires qui ne connaissent pas encore la réserve sanitaire. Et, une fois cette crise passée, il faudrait faire des campagnes de recrutement. Propos recueillis par Oihana Gabriel La dangerosité de l’ibuprofène remise en doute L’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19 avait provoqué en France quantité de débats houleux. On connaît moins une autre spécificité française dans la série « médicaments vs SARS-CoV-2 »  : l’ibuprofène est considéré comme dangereux depuis mars. Pourtant, plusieurs études, dont une britannique datant du 14 août et s’appuyant sur près de 2 millions de personnes, ont montré depuis que cet anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) ne présentait pas un risque supplémentaire pour les patients. En France, une revue de l’Agence nationale de la sécurité du médicament datant de mai recommande pourtant « d’éviter la prise d’AINS pour des symptômes précoces suspects de Covid-19 ». Insuffisant pour Nicholas Moore, expert de la pharmacovigilance qui intervenait mardi au cours d’une conférence organisée par le laboratoire Zambon, qui commercialise des médicaments à base d’ibuprofène  : « Pour paraphraser les conclusions de l’OMS, dans le Covid-19, il n’y a aucune raison de ne pas utiliser d’AINS. » Est-ce à dire qu’on peut conseiller au grand public l’ibuprofène ? « Par prudence, prenez du paracétamol pour traiter les symptômes précoces du Covid-19, conseille Nicholas Moore. Si ça ne suffit pas, c’est au médecin de voir s’il donne des anti-inflammatoires ou s’il faut hospitaliser. » O.G.
S. Salom Gomis/Sipa ACTUALITÉ L’un des articles du texte prévoit de punir la diffusion d’images permettant d’identifier tout policier ou gendarme. L’image des forces de l’ordre dans le viseur Polémique Les députés doivent débattre ce mercredi de la proposition de loi sur la « sécurité globale » Une nouvelle loi sur la sécurité pour l’exécutif. Les députés débattent ce mercredi en commission de la proposition de loi « relative à la sécurité globale ». Rédigé par les députés LREM Jean-Michel Fauvergue, l’ancien patron du Raid, et Alice Thourot, le texte comporte trois volets  : « Le renforcement des polices municipales, un meilleur encadrement de la sécurité privée, et plusieurs mesures pour mieux protéger ceux qui nous protègent », résume l’élue de la Drôme. Mais plusieurs éléments de ce dernier chapitre suscitent la controverse. « L’exécutif profite du contexte actuel pour faire passer ce texte sécuritaire, avec cette stratégie qui vise toujours plus à ratisser sur les terres du RN et de la droite dure », dénonce Ugo Bernalicis, député insoumis du Nord. Dans son viseur, notamment, l’article 24 de la proposition de loi, qui punit la diffusion d’images ou d’éléments d’identification de policiers ou de gendarmes lorsqu’ils sont en opération. Cette interdiction, précise le texte, ne vaut que lorsque cette diffusion a pour but de « porter atteinte à l’intégrité physique ou psychique » de ces forces de sécurité. Filmer la police, un futur délit ? Avec cette mesure, la majorité souhaite protéger les fonctionnaires et militaires de tout usage « malveillant » de leur image sur les réseaux sociaux. « On veut empêcher ceux qui filment des policiers ou des gendarmes en intervention, les identifient et lancent des L’enquête sur Véran, Buzyn et Philippe élargie « Info 20 Minutes » Alors que les Français sont à nouveau confinés en raison de la résurgence de l’épidémie de Covid-19, la Cour de justice de la République (CJR) continue de voir les plaintes s’accumuler dans sa boîte aux lettres. Selon nos informations, quatre d’entre elles ont été jugées recevables, le 22 octobre, et viennent s’ajouter aux neuf premières à l’information judiciaire ouverte en juillet par cette instance. Ces plaintes émanent notamment d’un élu, d’un proche d’une victime et d’une candidate aux municipales. Toutes visent l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn et son successeur, Olivier Véran. Ils sont soupçonnés « d’omission de combattre un sinistre », un délit passible de deux ans de prison et 30 000  € d’amende. cabales contre eux sur les réseaux sociaux », défend Alice Thourot. Ce nouveau délit, puni d’un an de prison et de 45 000  € d’amende, a été ajouté sous l’impulsion de l’exécutif. Pour Arthur Messaud, juriste à La Quadrature du Net (QDN), l’objectif est « clair »  : « Il s’agit de ne plus documenter les violences policières », estime-t-il. Contacté par 20 Minutes, Jean-Michel Fauvergue balaie toute volonté d’entrave à la liberté d’informer  : « Le texte ne vise aucune profession. Le droit de filmer est absolu, mais la diffusion devra respecter les termes de la proposition de loi. » Les députés vont faire évoluer le texte et préciser les contours de cet article 24. « C’est la mesure la plus caricaturale, souffle Arthur Messaud, au point qu’on se demande si ce n’est pas un chiffon rouge qui sera finalement rejeté par les députés. » Thibaut Le Gal et Hélène Sergent Chargée d’enquêter, la commission d’instruction de la CJR a ordonné, en octobre, des perquisitions dans différents ministères afin d’établir à quel moment le gouvernement a eu connaissance de l’ampleur de la pandémie. Selon nos informations, des échanges d’e-mails, de SMS, mais aussi des notes et des comptes rendus de rapports ont été saisis à cette occasion. Vincent Vantighem 7 Mercredi 4 novembre 2020 L’enquête met en cause le chien de son compagnon Affaire Pilarski Le mystère pesant depuis un an sur la mort d’Elisa Pilarski dans une forêt de l’Aisne près d’une chasse à courre a été levé mardi. Selon les expertises menées, la victime, enceinte, a été tuée par le chien de son compagnon, a annoncé le procureur chargé par intérim du dossier. Deux sources proches du dossier avaient déjà désigné Curtis comme le seul meurtrier, invoquant les résultats des tests ADN menés sur les chiens potentiellement impliqués. « Aucune trace d’ADN provenant des 33 chiens de meute examinés n’a été retrouvée », précise le parquet. La femme de 29 ans était partie se promener en forêt de Retz avec ce chien, un american pitbull terrier, qu’elle connaissait peu, selon M e Cathy Richard, l’avocate de sa mère. Son compagnon, Christophe Ellul, l’avait découverte morte, victime d’après l’autopsie d’une hémorragie consécutive à plusieurs morsures. Il avait mis en cause la meute de chasse, affirmant qu’Elisa l’avait appelé, se disant « attaquée par plusieurs chiens ».nnC u secondes Quatre nouveaux gardés à vue dans l’enquête sur l’attentat de Nice. Interpellés dans le Val-d’Oise, quatre hommes ont été placés en garde à vue dans l’enquête sur l’attaque dans une église de Nice, jeudi, qui a causé la mort de trois personnes. L’assaillant de 21 ans, grièvement blessé par balles, a été testé positif au Covid-19, ce qui pourrait retarder son audition. Des arrêtés sur l’ouverture des petits commerces suspendus. Les tribunaux administratifs de Strasbourg et d’Evreux ont les premiers annulé mardi des arrêtés pris par des maires souhaitant autoriser l’ouverture des commerces de proximité malgré le reconfinement. LE CHIFFRE 6 cadres sur 10 se disent insatisfaits de leur relation avec leur manageur. Un cadre sur trois juge aussi son manageur « dépassé par la situation » engendrée par la crise sanitaire. Sondage Cadremploi.fr



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