20 Minutes France n°3570 16 oct 2020
20 Minutes France n°3570 16 oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3570 de 16 oct 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : couvre-feu et dépression.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ACTUALITÉ Couvre-feu Les lecteurs de « 20 Minutes » ne sont pas tous convaincus par le dispositif ln L in minutes On s’était préparés à cette hypothèse. C’est une réalité. Emmanuel Macron a annoncé mercredi la mise en place, dès samedi, d’un couvre-feu entre 21 h et 6 h (lire ci-dessous), pour au moins quatre semaines, en Ile-de-France et dans huit métropoles (Grenoble, Lille, Aix-Marseille, Lyon, Montpellier, Saint-Etienne, Toulouse et Rouen), afin d’endiguer la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19. Une décision bien acceptée par certains ##JEV#145-82-https://tinyurl.com/y34l4ke6##JEV# 4 Vendredi 16 octobre 2020 « J’ai envie de vivre, pas de survivre » avec vous de nos lecteurs qui ont répondu à notre appel à témoins. « D’accord à 100% avec cette mesure, commente ainsi Caroline. « Que l’on m’empêche de voir ceux que j’aime me crispe. » Maryse Il faut considérer cette épidémie comme un ennemi très dangereux et que chacun mette son bon sens et sa bonne volonté pour le combattre. » Certains, à l’image d’Annie, font contre mauvaise fortune bon cœur  : « Il faut savoir faire des sacrifices si on veut que la vie reprenne comme avant. » Mais beaucoup de nos lecteurs ne sont pas ravis par la mise en œuvre d’un Jean Castex a précisé jeudi les modalités du dispositif. F. Scheiber/SipaL. Marin/AFP/Pool Toulouse, ici en mars pendant le confinement, fait partie des zones où le couvre-feu est mis en place entre 21 h et 6h. couvre-feu. « Je ne comprends pas cette mesure qui va peut-être empêcher les étudiants de faire des soirées, mais qui ne va rien changer au fait que nous croisons énormément de personnes sur les lieux de travail ou dans les établissements scolaires », explique Audrey. Idem pour Nicolas  : « Je doute que le Covid-19 soit un mogwaï se transformant en gremlin passé minuit. » Pour ceux qui travaillent habituellement la nuit, la pilule est encore plus difficile à avaler. « Je suis dans la restauration, déjà en chômage partiel, déplore Laura. Je suis assez énervée car, encore une fois, la restauration, l’hôtellerie et le milieu de la nuit se retrouvent sur la touche. » C’est aussi la restriction de leur champ de liberté qui fait bondir certains. « Que l’on m’empêche de voir ceux que j’aime me crispe », confie Maryse. « On a le droit de s’entasser dans les transports pour aller travailler. En revanche, il vaut mieux éviter de se divertir, de fêter nos anniversaires… Vive la dépression ! », tempête Stéphanie. Fabienne, elle, a trouvé une solution our ne pas être trop seule  : « Je vais partir en vacances dans une ville sans couvre-feu. J’ai envie de vivre, pas de survivre. » Et puis, il y a ceux qui jouent la carte de la patience, comme Florence  : « Je vais me passer des amis pour les protéger et me protéger pendant encore quelques mois. » Delphine Bancaud Ce qui est autorisé, ce qui est interdit Dans les zones concernées, le couvrefeu ressemblera beaucoup à un confinement nocturne. Le Premier ministre, Jean Castex, a détaillé jeudi ses modalités. Tout d’abord, chacun pourra continuer de travailler, même en horaires décalés. Après 21h, il faudra disposer d’une attestation de l’employeur, a précisé jeudi le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin. Par ailleurs, une dérogation sera accordée « pour sortir [son] animal de compagnie », a rassuré le Premier ministre. Il faudra se munir d’une attestation. Les établissements de santé ou les restaurants pratiquant la livraison à domicile ne seront pas soumis à l’obligation de fermer à 21h. En revanche, les commerces, services et lieux recevant du public seront fermés entre 21 h et 6 h dans les départements et métropoles où le couvre-feu sanitaire sera en vigueur, a annoncé Jean Castex. Faire un footing, une balade à vélo ou toute autre activité sportive en plein air ne sera pas considéré comme un motif valable pour sortir après 21h, sous peine d’une amende (lire ci-contre). L’instauration du couvre-feu ne s’accompagnera pas d’une réouverture des bars la journée, a rappelé le chef du gouvernement. En outre, « toutes les fêtes privées, comme les mariages, qui se tiennent dans des salles des fêtes, dans des salles polyvalentes ou tout autre établissement recevant du public, seront interdites » sur l’ensemble du territoire, et non plus dans les seules zones en niveau d’alerte maximale. Anissa Boumediene Nuits debout pour les forces de l’ordre Dès samedi, les forces de l’ordre seront pleinement mobilisées pour faire appliquer les règles du couvre-feu. Au total, 12 000 policiers et gendarmes seront « spécialement chargés », entre 21 h et 6h, de s’assurer que les personnes contrôlées sont bien en possession d’une attestation justifiant leur déplacement, a précisé le ministre de l’Intérieur. Tout contrevenant s’expose à une amende de 135  € et, en cas de récidive, à « six mois d’emprisonnement et 3 750  € d’amende », a prévenu Gérald Darmanin. Les organisations syndicales de policiers s’attendent à des nuits compliquées dans les métropoles concernées. « La majeure partie des gens honnêtes vont respecter ce couvre-feu, explique Yvan Assioma, secrétaire national du syndicat Alliance. Notre difficulté, en Ile-de-France, c’est qu’on va être confrontés, comme au moment du confinement, à une population délinquante qui ne respecte déjà pas les règles. » Et d’ajouter  : « Comme l’actualité de ces derniers jours nous le rappelle, le métier de policier la nuit est particulièrement difficile. » « Le travail de nuit est dangereux, abonde Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat Unité SGP Police-FO. En faisant respecter le couvre-feu, les collègues ont davantage de raisons de contrôler une personne et donc de s’exposer à de la violence. » Thibaut Chevillard
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