20 Minutes France n°3570 16 oct 2020
20 Minutes France n°3570 16 oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3570 de 16 oct 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : couvre-feu et dépression.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Manuel Obadia Wills CULTURE Qui se cache derrière celle que l’on présente comme le nouveau « phénomène » de la musique ? Lous and the Yakuza n’est pas si « Gore » que ça Musique L’artiste sort son premier album ce vendredi, avec des textes durs, mais surtout beaucoup de recul A première vue, Lous and the Yakuza est une artiste à l’univers sophistiqué. Les médias la présentent ces derniers mois comme le nouveau « phénomène » de la musique. Son nom interpelle, composé de l’anagramme de « soul » et de « Yakuza », qui évoque la mafia japonaise. Côté musique, la chanteuse de 24 ans vogue entre pop et hip-hop, et évoque des influences qui vont de Mozart à James Blake, FKA Twigs à Ndongo Lo, de Kate Bush à Ikue Asazaki. Dans Dilemme, l’un des titres phares de son Le couvre-feu met le feu aux poudres dans la culture Colère L’annonce est tombée comme un couperet. Mercredi, Emmanuel Macron a annoncé la fermeture des théâtres, musées, salles de cinéma et de spectacle à partir de 21h, dès samedi. Cette mesure sonne comme une injustice pour le monde de la culture, déjà bien éprouvé depuis le début de la crise sanitaire. Benjamin Biolay a réagi sur son premier album Gore, qui sort ce vendredi, elle parle de cette chienne de vie « qu’il faut tenir en laisse ». C’est d’ailleurs à ce parcours semé d’embûches que nous renvoie sa maison de disques, en amont de la rencontre avec l’artiste. Génocide et pauvreté Lous, de son vrai nom Marie-Pierra, a grandi entre la République démocratique du Congo, la Belgique et le Rwanda. Confrontée très jeune à des histoires nationales difficiles, comme le génocide, et à la pauvreté, la petite fille se réfugie dans l’école et dans l’écriture. Une histoire lourde, un récit de résilience. Limpide. A quelques nuances près. On s’attend à rencontrer une artiste torturée et sur la réserve. C’est tout le contraire  : on la retrouve fin septembre dans l’hôtel de luxe où elle enchaîne les interviews. Avenante, le sourire compte Instagram, visiblement en colère  : « Est-il normal d’apprendre que l’on perd son emploi et sa fonction après dix minutes d’un intolérable suspense ? » Dans un tweet (supprimé depuis), Anne Roumanoff s’adressait directement au président de la République, lui demandant de prendre « un air moins joyeux en assassinant tout un aux lèvres. Nous entrons dans le vif du sujet  : « Avec un parcours si difficile, sortir cet album est-il une revanche sur la vie ? » « Jamais !, répond-elle du tac au tac. Ce serait voir du négatif dans cette sortie, et je m’éloigne de toutes ces idées de revanche. » Sa prise de recul sur sa vie et sur sa « poisse » lui a donné l’idée du nom de l’album  : « Gore. C’est un sous-genre du cinéma d’horreur qui est tellement trash que ça devient presque drôle », explique-t-elle, se référant aux films de Tarantino. Toujours dans cet esprit, elle livre dans Quatre Heures du matin un témoignage du viol dont elle a été victime. Mais toujours avec ce fameux recul. « Je pense concrètement que, dans la vie, il faut identifier le mal pour le guérir. » A l’image d’une palette de couleurs, les dix titres de Gore saisissent la pluralité de Lous and the Yakuza. Clio Weickert secteur, s’il vous plaît ». Le violoniste Renaud Capuçon s’est également exprimé sur Twitter, se demandant « comment sauver la vie culturelle et musicale en France ». Interpellée, Roselyne Bachelot a tenu à répondre au musicien, en expliquant se mettre au travail en concertation avec les organisations représentatives. Clément Rodriguez J. Benaroch/Sipa 16 Vendredi 16 octobre 2020 Mères et filles se redécouvrent en vrai à la télé Emission Elles sont dix, ont entre 18 et 47 ans et participent à une nouvelle forme d’expérience sociale. Sur TFX, dans « 20 ans à nouveau, 5 mamans incognito », cinq mères de famille vont tenter de se glisser dans la peau de leur fille durant trois semaines. Le but  : mieux se comprendre et partager les connaissances de chacune. Agnès, 45 ans, et Inès, 23 ans, ont toutes les deux accepté de se prêter au jeu. « Ce qui me plaisait surtout dans le programme, c’était d’arriver à mieux comprendre ce que faisait Inès, vu qu’elle est influenceuse, résume Agnès. L’émission nous a permis de discuter. Aujourd’hui, je suis contente de voir qu’elle est encore sur les réseaux mais qu’elle prépare autre chose à côté de ça. » « Ça me permettait de passer du temps avec ma mère, hormis le thème du programme qui me plaisait bien, explique, de son côté, Inès. Et permettre à ma mère de se mettre dans ma peau, de voir l’envers du décor, le travail qu’il y a. Qu’elle comprenne ce qu’est le métier d’influenceur. » C.R.nnru secondes Une enquête contre l’influenceur Jeremstar. Le parquet de Paris a ouvert une enquête visant l’influenceur Jeremstar, vedette des réseaux sociaux. L’un de ses anciens collaborateurs a porté plainte pour travail dissimulé, harcèlement et violences à caractère racial, a appris l’AFP jeudi. François Sureau élu à l’Académie française. L’avocat et écrivain François Sureau a été élu jeudi à l’Académie française, portant à 34 sur 40 le nombre de sièges occupés sous la Coupole. Le nouvel académicien, âgé de 63 ans, a un parcours riche qui l’a emmené de l’ENA au Conseil d’Etat puis au barreau, où il s’est fait le défenseur des libertés publiques, et au roman. Son dernier ouvrage, paru en mai, L’Or du temps (Gallimard), est une déambulation le long de la Seine.
CULTURE Le genre, un vrai cas appart ? Egalité Partenaire des Journées nationales de l’architecture, « 20 Minutes » s’est posé la question de la place des habitantes On le sait depuis quelques années déjà, et des recherches l’ont montré  : l’espace public est fait pour les hommes. Mais quid des bâtiments ? Ce qu’on appelle « l’architecture égalitaire » est une démarche balbutiante, mais qui connaît déjà quelques réalités tangibles. Pour le moment, aucun projet avec une vision de « genre » clairement pensée et affirmée comme telle n’est sorti de terre en France. Un projet est en cours, mené à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) par le bureau d’études Genre et Ville, cofondé et coordonné par Chris Blache, qui a édité un guide pour « garantir l’égalité dans les logements ». Ce sera le premier « vrai » projet de ce type. Mais des agences urbaines ont avancé en ce sens, parfois de façon empirique. Et surtout sans l’expliciter auprès des promoteurs immobiliers. « La question des démarches de genre peut être mal perçue en France, l’immobilier c’est un monde d’hommes », lâche Thomas Huguen, gérant de la Scop Archi-Ethic. Une « pièce à soi » A Strasbourg, son agence s’est aperçue que l’immeuble qui lui était confié, le LieuCommun, allait être occupé pour moitié par des familles monoparentales. Des femmes donc, surtout, dont on sait que, pour plus d’un tiers, elles disposent de revenus inférieurs au seuil de pauvreté. Au LieuCommun, ce sont les locataires qui se chargent de l’entretien de l’immeuble. Résultat  : le loyer a baissé de 15%. Dans les logements, l’entrée distribue tout de suite une grande La dernière enquête d’Agatha Christie en musique et en danse Final Adieu irrésistible commissaire Laurence, sa délicieuse secrétaire Marlène et la pétulante journaliste Alice Avril ! France 2 diffuse ce vendredi « Un cadavre au petit-déjeuner », le dernier épisode de la deuxième saison de sa série à succès Les Petits Meurtres d’Agatha Christie. « Les Petits Meurtres est un voyage, comme l’est la comédie musicale. » Sophie Révil, productrice « On voulait faire un final, qui soit un feu d’artifice et un cadeau à nos fans », raconte à 20 Minutes Sophie Révil, la productrice. Les héros de la saison 2 des Petits Meurtres tirent ainsi leur révérence avec une comédie musicale, ce qui colle bien avec l’esprit de la série  : « C’est un genre très ludique, pas réaliste, on est dans l’enchantement et dans le rêve, explique-t-elle. Cela correspond à l’ADN de la série où l’on s’amuse dans un monde un peu imaginaire, même si les sentiments sont bien réels. Les Petits MeurtresC. Dubois/Esacazal Films d’Agatha Christie est un voyage, comme l’est la comédie musicale. » La dernière enquête est menée en chantant et en dansant  : « Encore une idée folle pour nos personnages, une de plus ! », commente Sophie Révil. Une saison 3 est en préparation. Anne Demoulin Un épisode spécial sous la forme d’une comédie musicale. J. Bormand/Archi-Ethic chambre autonome, les chambres d’enfant étant bien séparées, au fond du logement, donnant sur le séjour. Cela permet d’avoir, selon les mots de l’écrivaine Virginia Woolf, une « pièce à soi » pour se retrouver. Le bâtiment est aussi doté d’un local avec une cuisine, une buanderie et une chambre d’ami collectives. Les 15 logements sont chacun desservis par un grand palier, éclairé, avec des fenêtres, « qui devient un vrai lieu de vie avec des tables et des chaises parfois », explique Thomas Huguen. Une manière de créer des liens, parfois cruciaux, pour ces femmes qui font tout toutes seules. Palais de Chaillot Trocadéro – Paris 16 e citedelarchitecture.fr #ExpoKinshasa 14.10.2020 11.01.2021 17 Vendredi 16 octobre 2020 A Strasbourg, au LieuCommun, les habitantes ont un palier pour nouer des liens. EXPOSITION KINSHASA CHRONIQUES KONGO ASTRONAUTS. Sans titre – série « After Schengen », 2019 Courtesy de l’artiste & d’Axis Gallery, New York « Prendre en compte la question des femmes, c’est dire  : on n’est pas tous pareils, on ne peut pas appliquer un standard », explique Thomas Huguen. Pour Chris Blache, il y a « très peu de prise de conscience du secteur » sur ces questions de genre. Dans les écoles d’architecture, les cours sont quasi inexistants. Anne Labroille, architecte et urbaniste, cofondatrice de l’association MéMo, dont l’un des objectifs est précisément de sensibiliser les architectes à cette question, juge que, « pour l’instant, la plupart ne voient pas le sujet ». Ce temps viendra peut-être. Aude Lorriaux Une exposition en co-production avec



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