20 Minutes France n°3562 2 oct 2020
20 Minutes France n°3562 2 oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3562 de 2 oct 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : ça bloque pour les renforts.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ Des intérimaires à bout de souffle Santé Nombre de ces soignants ne veulent plus renforcer les unités Covid « Je fais un appel, notamment dans les Ehpad  : nous avons besoin de renfort », a déclaré il y a quelques jours le ministre de la Santé, Olivier Véran. Cet appel sera-t-il entendu ? Rien n’est moins sûr. Conscient des efforts fournis par les soignants dès le début de l’épidémie de Covid-19, Emmanuel Macron leur promettait à tous en mars le versement d’une prime exceptionnelle pouvant aller jusqu’à 1 500 € . Mais les premiers de cordée ne l’ont pas tous reçue. Les intérimaires et vacataires sont exclus de ce dispositif. « La pénurie de soignants guette l’ensemble des établissements. » Lucie Gabrielli, Intérim’r Santé « Une pétition a été lancée et a recueilli à ce jour plus de 37 500 signatures, et nous avons interpellé un grand nombre de parlementaires sur cette discrimination injuste, faute d’avoir un retour d’Olivier Véran », indique Ludovic Boillon, référent santé du syndicat FO. Pourtant, les besoins sont colossaux. « On a eu un boom phénoménal de l’intérim santé ces derniers mois, observe Lucie Gabrielli, directrice du pôle santé d’Intérim’r Santé, réseau national d’agences d’intérim. Mais nous avons beaucoup de mal à répondre à « On a des arrivées tous les jours ou presque », témoigne une infirmière. U. Amez/Sipa (illustration) P.Magoni/Sipa pour « 20 Minutes » la demande, et les offres peinent à trouver preneurs. Après la première vague qui a fait beaucoup de mal, la pénurie de soignants guette l’ensemble des établissements de santé. Malgré la vocation, sans reconnaissance, il est plus difficile aujourd’hui de remobiliser les soignants intérimaires, épuisés et désabusés. La situation dans les prochains mois risque d’être critique. » Il ne faudra d’ailleurs pas compter sur Fanny Pignon, infirmière intérimaire depuis huit ans. « J’avais dit à Olivier Véran que, s’il m’assurait qu’il nous considérait comme des soignants à part entière, bénéficiant de la prime comme les autres, je me porterais volontaire pour un renfort en Guyane. Mais, pour lui, nous ne sommes que des mercenaires. Donc la deuxième vague se fera sans moi. » « Pas de prime, pas de renfort Covid », résume Ludovic Boillon, qui lance une semaine d’actions coup de poing  : « J’appelle les soignants intérimaires, considérés comme des salariés du secteur du service et pas pleinement comme des soignants, à n’accepter aucune mission la semaine du 17 au 24 octobre. Partout en France, des services entiers fonctionnent presque exclusivement grâce à leur renfort. Or, sur les 2,8 millions de salariés intérimaires de France, 7% travaillent dans l’intérim de soins. Il est temps de reconnaître leur travail. » Anissa Boumediene 6 Vendredi 2 octobre 2020 Les personnels intérimaires ne sont pas éligibles à la prime Covid, promise par Emmanuel Macron à tous les soignants. A la Timone, « on n’y arrive pas » « Au début, tu ne voulais pas y croire, à la seconde vague, tu te souviens, Sophie ? » Dans les couloirs de la Timone, à Marseille (Bouches-du- Rhône), entre deux patients, l’anesthésiste-réanimatrice acquiesce. Depuis la mi-août, la seconde vague de coronavirus est une réalité pour les soignants de ce service de réanimation de l’AP-HM, qui prend en charge des patients atteints du Covid-19. « On a des arrivées tous les jours ou presque », témoigne Alexandra, une infirmière. Le 14 août, l’AP-HM comptait 3 malades atteints du Covid-19 en réanimation. Le 28 septembre, elle en comptait 50. Ici, le patient le plus âgé a 78 ans. Mais la majorité des patients hospitalisés pour coronavirus ont entre 50 et 60 ans environ. Et certains peuvent rester des mois. Une situation qui entraîne, peu à peu, la saturation d’un système hospitalier déjà fragile. Ce jour-là, au deuxième étage, il ne reste déjà plus que deux lits de disponibles. « Pour des patients Covid, il faudrait théoriquement une infirmière pour deux patients, explique Lionel Velly, médecin anesthésiste réanimateur. Mais on n’y arrive pas. On a le matériel, mais pas le personnel. » L’AP-HM a lancé il y a quelques semaines une vaste campagne de recrutement. Mais une centaine de postes sont encore à pourvoir. En attendant, il faut multiplier les gardes. « Pendant la première vague, je partais à 7 h et je rentrais à 21h, se souvient Lionel Velly. Les applaudissements, je ne les entendais qu’à la télévision. » A Marseille, Mathilde Ceilles « Le nombre de cas double tous les quinze jours » Lors de son point hebdomadaire sur la situation de l’épidémie en France, Olivier Véran a insisté jeudi soir sur la « contagiosité naturelle » du virus  : « Aujourd’hui, le nombre de malades double tous les quinze jours. » Dans les zones d’alerte maximale (Aix- Marseille et Guadeloupe), « on a commencé à déprogrammer des soins pour libérer en urgence des lits pour les malades du Covid », a précisé le ministre de la Santé. La situation à Lille, Lyon, Grenoble, Toulouse, Saint-Etienne est inquiétante et se dégrade, a prévenu le ministre. Dans la capitale, le taux d’incidence a dépassé les 250 cas pour 100 000 habitants. « Si ça devait se confirmer, nous n’aurions pas d’autre choix que de placer Paris et la petite couronne en alerte maximale et ce, dès lundi », a précisé le ministre, en indiquant que les données seront réexaminées dimanche.nnru secondes Les « visières menton » ne sont pas des masques de protection. Objets transparents qui couvrent le bas du visage, les « visières menton » ne sont pas considérées comme des masques de protection, a averti jeudi la direction générale de la Santé. Les porter ne protège donc pas d’une amende.
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