20 Minutes France n°3558 24 sep 2020
20 Minutes France n°3558 24 sep 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3558 de 24 sep 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : un an après, on n'oublie pas l'incendie de l'usine Lubrizol.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Beaufils/Sipa ACTUALITÉ Environ 9500 tonnes de produits chimiques ont brûlé le 26 septembre 2019 dans l’usine Lubrizol, à Rouen. « Cet été, on voyait toujours des débris calcinés au sol » Lubrizol Une manifestation est prévue samedi, un an après l’incendie Un bout de mur encore noirci par la suie. Il faut plisser les yeux pour le voir depuis la rue Stalingrad, au Petit-Quevilly (Seine-Maritime), où Robin Letellier, photographe indépendant et membre de l’Association des sinistrés de Lubrizol (ASL), nous conduit. Le meilleur point de vue si on veut observer les éventuelles traces de l’incendie qui a frappé, le 26 septembre 2019, le site rouennais de Lubrizol, spécialisé dans les lubrifiants pour moteur et classé « Seveso seuil haut » pour la dangerosité des produits qu’il utilise. « Cet été encore, on voyait toujours des débris calcinés au sol », glisse Robin Letellier. Mais, mercredi dernier, rien ou presque ne laissait deviner que 9 500 tonnes de produits chimiques ont brûlé pendant douze heures. La préfecture de Seine-Maritime avait fixé le premier anniversaire de la catastrophe comme date limite pour achever les travaux de nettoyage. Le délai a été tenu, indique Charlotte Goujon, maire du Petit-Quevilly. Gérald Le Corre en sourit. « Chacun a ses objectifs », remarque le responsable santé et travail à la CGT Seine-Maritime et animateur du Collectif unitaire Lubrizol. Celui du collectif sera de réunir un maximum de monde samedi, à 13 h 30 devant Lubrizol, point de départ d’une grande manifestation. Avec un slogan  : « Un an après, on n’oublie pas ! », disent les tracts. « Chaque habitant a quelque chose à vous raconter sur ce 26 septembre. » Simon de Carvalho, Association de sinistrés de Lubrizol « Impossible, assure Simon de Carvalho, porte-parole de l’ASL. Ici, chaque habitant a quelque chose à vous raconter sur ce 26 septembre. » Il évoque les yeux qui piquent, les maux de tête, les diarrhées pour les uns, les vomissements pour les autres. Robin Letellier ajoute « des débris d’amiante retrouvés sur les toits de maison, dans les jardins et sur les terres agricoles du pays de Bray [au nord-est de Rouen]. » « Depuis la mise en examen, plus grand-chose » Une information judiciaire avait été ouverte le 28 octobre, notamment pour « mise en danger d’autrui », par le parquet de Paris, et Lubrizol a été mis en examen en février. « Depuis, il ne se passe plus grand-chose », note Julia Massardier, avocate au barreau de Rouen. Elle accompagne des habitants dans leurs recours judiciaires contre Lubrizol  : « La majorité assurent ne pas faire ça pour l’argent mais pour comprendre ce qui s’est passé. » Tri Pierre-André Durand, préfet de Seine- Maritime, dit comprendre le traumatisme et la colère d’une partie des « L’émotion ne doit pas occulter la réalité de ce que fut cet incendie. » Pierre-André Durand, préfet de Seine-Maritime Rouennais. « Mais l’émotion ne doit pas occulter la réalité de ce que fut cet incendie, estime-t-il. Certains ont fait la comparaison, à tort, avec l’explosion de l’usine AZF à Toulouse, qui a fait 31 morts, 3 000 blessés et 15 000 appartements détruits. Lubrizol, c’est zéro à chaque fois. » Les analyses sanitaires que publie la préfecture invitent aussi à plus de sérénité. C’est le cas de l’Interprétation de l’étude des milieux (IEM), qui visait à mesurer les traces de l’incendie dans les sols et sur les végétaux des communes touchées. Résultat ? « Les analyses sont conformes aux seuils », conclut-elle. Le hic, « c’est qu’on ne sait pas bien ce qu’il faut chercher, pointe Guillaume Blavette, administrateur de France nature environnement (FNE) Normandie. On ne sait même pas très bien les effets de ces substances sur un organisme vivant lorsqu’elles brûlent. » Ce doute sur le suivi sanitaire illustre la confiance rompue entre une partie de la population rouennaise d’un côté, et l’Etat et les industriels de l’autre. De notre envoyé spécial à Rouen, Fabrice Pouliquen Handout/Instagram/AFP 8 Jeudi 24 septembre 2020 Sept jours à prendre obligatoirement Congé paternité « Cette décision, c’est une avancée », s’est félicité Emmanuel Macron. Le président français a officialisé mercredi la décision de porter le congé paternité en 2021 de quatorze à vingt-huit jours et a ajouté qu’il y aurait « sept jours obligatoires », dans un message publié sur Instagram. Cette décision est « avant tout une mesure qui est favorable à l’égalité entre les femmes et les hommes », « grande cause du quinquennat », a déclaré mercredi le chef de l’Etat, dans un centre de protection maternelle et infantile en Essonne. La mesure sera inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2021, présenté prochainement en Conseil des ministres. Son coût est estimé à plus de 500 millions d’euros en année pleine. Les trois jours du congé de naissance seront toujours à la charge de l’employeur, et les vingt-cinq jours seront indemnisés par la Sécurité sociale. On ne sait néanmoins pas encore si ces sept jours comprennent les trois jours « naissance » actuellement en vigueur.nnu secondes Le port du masque plus obligatoire à Bruxelles à partir du 1er octobre. Pour lutter contre le Covid-19, le port du masque sera fortement recommandé, et non plus obligatoire, à Bruxelles à compter du 1er octobre, a indiqué mercredi une porte-parole de l’exécutif régional. Navalny va continuer sa convalescence en Allemagne. Un mois après sa prise en charge à Berlin dans un état grave à la suite d’un empoisonnement supposé au Novitchok, l’opposant russe Alexeï Navalny (photo) a été autorisé à quitter l’hôpital. Il compte poursuivre sa convalescence en Allemagne. La police disperse des manifestants avec des canons à eau à Minsk. Après l’annonce de l’investiture à huis clos du président Alexandre Loukachenko, la police a fait usage mercredi de canons à eau contre des manifestants réunis à Minsk.
Madame, Monsieur, vous qui êtes salariés de Suez, Je souhaite toujours agir en transparence et c’est la raison pour laquelle, avant même la réalisation des différentes étapes nécessaires, je souhaite m’adresser à vous directement car vous êtes naturellement concernés par le projet historique de rapprochement entre Suez et Veolia que nous souhaitons bâtir. Les grands changements suscitent légitimement de grandes interrogations. Je prends ainsi solennellement, vis-à-vis de vous, les engagements suivants, et je serai à la disposition de vos représentants syndicaux s’ils souhaitaient m’auditionner pour pouvoir les détailler, dans le plein respect de la législation applicable. Mon premier engagement est de préserver l’ensemble de vos emplois et de vos acquis sociaux. Cet engagement est valable aussi bien pour les salariés amenés à intégrer le nouveau groupe que pour ceux qui resteraient chez Suez Eau France. Nous créerons, par ailleurs, un comité paritaire avec des représentants de Suez et de Veolia, y compris des représentants des salariés, qui veillera à ce que cet engagement s’applique de la même manière pour les quelques autres activités que nous aurions à céder en application des règles de la concurrence. Ce comité sera chargé de vérifier le respect de quatre critères de sélection, qui s’appliqueront aux candidats à la reprise de ces activités  : – D’abord, justement, la garantie de l’emploi et de tous les avantages sociaux. Si cette condition n’est pas remplie d’emblée, la discussion n’ira pas plus loin. – Ensuite, le projet industriel, c’est-à-dire la capacité à investir et à innover. – Puis l’acceptabilité par les clients, et la capacité à développer une concurrence réelle et sérieuse sur le marché. – Enfin, et seulement enfin, le prix. Ce ne sont pas des paroles en l’air  : vos collègues d’Osis, que nous accueillons chez Veolia, ont déjà publiquement confirmé que ces engagements étaient tenus. Je vous invite à en discuter avec eux si vous le souhaitez. Cet engagement, je le prends avec d’autant plus de conviction que le projet que je vous propose est un projet de développement de nos activités réunies, qui nécessitera même de développer l’emploi et les compétences. Certainement pas de nous séparer de salariés, bien au contraire ! Pour les mêmes raisons, mon deuxième engagement est de céder le moins d’actifs possible. Pour satisfaire aux règles de la concurrence, nous aurons à céder environ quatre milliards d’euros d’actifs à l’échelle du nouveau groupe, c’est-à-dire moins que ce que Suez prévoit de céder à lui seul. Rien qu’au cours des derniers mois, ce sont déjà près de 15 000 salariés de Suez qui ont changé d’actionnaire, au gré des cessions annoncées. Mon troisième engagement est de bâtir un encadrement équilibré entre les dirigeants issus de Suez et de Veolia, depuis le management des différents pays jusqu’au comité exécutif du nouveau groupe. La sélection des profils sera faite avec un cabinet indépendant pour en garantir l’objectivité. Madame, Monsieur, ces engagements sont sans précédent et sans équivalent dans des opérations comme celle que je propose. Parce que sans vous, ce projet n’aurait aucun sens. En définitive, vous n’avez rien à perdre dans ce projet, et, ensemble, nous avons tout à y gagner ! Antoine Frérot Président-directeur général de Veolia COMMUNIQUÉ/0 Ressourcer le monde VEOLIA



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