20 Minutes France n°3555 18 sep 2020
20 Minutes France n°3555 18 sep 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3555 de 18 sep 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : le racisme toujours enjeu.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Université Paris-Saclay 20 MINUTES AVEC 66 Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale à l’université Paris-Saclay « Chacun a appris à gérer au moins mal la crise sanitaire » « Nos décideurs politiques devraient de toute urgence repenser leur rapport avec la société », estime Emmanuel Hirsch. Pandémie Chaque vendredi, un témoin commente un phénomène de société Les mesures pour limiter la crise sanitaire sont-elles trop liberticides ? La pandémie a fait émerger et pose encore des questions essentielles. L’occasion de nous interroger sur nos valeurs, notre démocratie, nos priorités. Pour évoquer ces questions éthiques, 20 Minutes a interrogé Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale à l’université Paris-Saclay. Quelles sont les questions éthiques soulevées par le confinement ? Dans un contexte imprévu et im pré visible, il a fallu trouver le bon équilibre entre l’intérêt général, l’intérêt des personnes vulnérables, les conséquences économiques, les enjeux sociétaux, notamment avec la fermeture des écoles. Pouvait-on faire autrement alors qu’il y avait urgence à décider ? On a opté pour le moindre mal. Il est facile de juger a posteriori. Lors de la crise du H1N1, on a reproché au gouvernement d’en avoir trop fait, mais, en cas de catastrophe, on lui aurait reproché le contraire. J’estime, en revanche, que le postconfinement est un échec. Les politiques ont proclamé qu’ils nous redonnaient la liberté le 11 mai, alors qu’il importait de nous responsabiliser. « J’estime que le postconfinement est un échec. » La crise politique risque de rendre plus difficile encore la gestion de la crise sanitaire. Les médecins ne l’ont pas caché  : ils ont dû faire un tri entre patients. Est-ce exceptionnel ? Le réanimateur décide de l’arrêt de traitement, cela fait partie des pratiques habituelles. Normalement, on prend le temps, il y a une décision collégiale, on rencontre la famille, on sollicite « La défiance à l’égard de toute parole publique est inquiétante. » l’avis du patient, si on peut. Les circonstances exceptionnelles ont imposé des choix, y compris quand les lits de réanimation manquaient. Certains Ehpad se sont autocensurés en renonçant à solliciter le Samu. Chacun a appris à gérer au moins mal la crise. Mais la communication et la possibilité d’être auprès de l’être cher ont cruellement manqué aux familles. Le deuxième point, plus important, c’est un autre tri, qui a concerné les malades chroniques. Des patients ont interrompu leur traitement parce que certains services étaient dévolus au Covid-19. Fallait-il privilégier les malades Covid-19 ? Une question éthique a concerné les Ehpad  : faut-il confiner pour protéger du Covid-19 les résidents, au risque que certains meurent de chagrin et de solitude ? Décider le confinement des Ehpad s’est avéré discutable. S’il nous faut être soucieux des plus vulnérables, c’est en respectant leur dignité et leurs droits. Je n’accepte pas la maltraitance de décisions non concertées. Peutêtre faudrait-il privilégier le cas par cas ? Il nous faut aussi mieux comprendre ce qui s’est passé dans la solitude du domicile. A-t-on organisé les retours d’expérience pour mieux éclairer les choix futurs ? Je ne crois pas. Plus largement, cette crise pose la question de la qualité de vie des personnes marginalisées, en Ehpad, mais aussi dans les hôpitaux psychiatriques, celle des migrants… 6 Vendredi 18 septembre 2020 Vous regrettez le manque de concertation nationale, mais quelle forme aurait-elle pu prendre ? Gérer une crise sanitaire d’ampleur relève de l’autorité politique. L’adhésion de la société n’est possible que si elle est associée au processus décisionnel. Car si elle ne s’approprie pas les décisions, qui concernent souvent des comportements individuels, les préconisations ne sont pas appliquées. A aucun moment les pouvoirs publics n’ont pris l’initiative permettant d’être à l’écoute de ce que notre société proposait. Sur le plan de la mobilisation de terrain, de l’expression de solidarité, de valeurs à privilégier. On aurait pu organiser de grands débats. Le milieu associatif et les artistes auraient pu donner à penser et mobiliser. Les Français ont découvert une communauté scientifique divisée. La défiance vis-à-vis des médecins a-t-elle été amplifiée par la crise ? Oui, la défiance à l’égard de toute parole publique ou scientifique est très inquiétante. La démarche scientifique est complexe, elle demande du temps, elle est faite de controverses. Mais celles-ci se sont faites sur la scène publique, en direct à la télévision, et sans en expliquer les enjeux. Certains dénoncent une « dictature sanitaire ». Comment renouer le dialogue ? La confiance se mérite. Nos décideurs politiques devraient de toute urgence repenser leur rapport avec la société, qui conteste les injonctions contradictoires, les hésitations entre discours paternaliste et décisions autoritaires, souvent prises par défaut de pédagogie. Rien n’indique que nous accepterons des règles plus contraignantes demain. Propos recueillis Le contexte Six mois après le début du confinement, 20 Minutes donne la parole à Emmanuel Hirsch. Il est le directeur de l’ouvrage collectif Pandémie 2020, Ethique, société, politique (éd. du Cerf), à paraître le 8 octobre. 99 par Oihana Gabriel
20 RENAULT pour PRODUCTION Vendredi 18 septembre2020 « J’adore trouver la solution » Métier Vous ne pourrez pas faire le coup de la panne àVictor De Almeida ! Chez Renault, il chapeaute l’ensemble des réparations Enfant, Victor De Almeida habitaitdans une ferme, avec des tracteurs, des moissonneuses, et biend’autres machines. Un univers qui lui adonné le goût de la mécanique. Alors quand il afallu s’orienter un peu plus tard, sa voie était toute trouvée. À17ans, il commence par un jobd’été en tant que mécanicien chez Renault. Trente ans plustard, il esttoujours danslamême firme maisilaévolué. Il occupe désormais le poste de « co-tech »  : coordinateur technique. « Leco-tech c’est celui qui trouve et répare les pannes électriques et électroniques », explique Victor. « C’est toujours de la mécanique mais un petit peu plus poussée », poursuit-il. Pour arriver àceposte, Victor asuivi une formation de six mois chez Renault, ce qui luiapermis d’obtenir une base solide concernanttous les véhicules. Une fois validée, il poursuit en formation continue toute l’année pour se mettre àjour sur les nouveaux modèles qui font leur apparition chaque année. Acela s’ajoute une validation des compétences àeffectuer tousles 3ans. Un métier polyvalent Ce queVictor apprécie le plus dans son métier, c’est lefait d’être polyvalent. « Jepeux faire de l’entretien, de la mécanique, de l’électronique, de l’électricité, de la clientèle. Je peux remplacer uncollègue pendant les vacances… On peut être àtous les postes quand on est co-tech ! », s’exclame-t-il. Résultat  : ilnes’ennuie jamais. Mais ce qui lui fait briller les yeux par-dessus tout, c’est quand il trouve la caused’une panne. « J’adore la recherche, résoudre le problème, Renault Le co-tech aunrôle polyvalent au sein d’un garage automobile. RENAULT La vie, avec passion Aujourd'hui un emploi, demain une carrière ! Carrossier, mécanicien, conseiller service ? Le réseau Renault recrute. trouver la solution » déclare-t-il. Malheureusement, cen’est pas toujours si simple  : « Une même panne ne donne pas forcément les mêmes conséquences », explique-t-il. Parfois,malgré toute sa détermination et ses efforts, celui-ci n’arrive pas à trouver àtrouver l’origine du problème. Dans ces moments-là, il peut comptersur un service spécifique chez Renault. « Jeles préviensparemailet une personne prend lerelais pour m’aiguillersur les solutionsàtester », explique Victor. Un service qui centralise tous les problèmes rencontrés sur la France entière voire l’Europe. Il bénéficie ainsi d’une base de données importante de pannes qui lui permet de toujours trouver la solution. Et de satisfaire sesclients ! Laure Marchal 20 Minutes Production Ce contenu aété réalisé pour Renault, par 20 Minutes Production, l’agence contenu de 20 Minutes. Découvrez dès maintenant nos offres près de chez vous sur recrutement-reseau.renault.fr



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