20 Minutes France n°3540 25 jun 2020
20 Minutes France n°3540 25 jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3540 de 25 jun 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : la campagne a changé de cap.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ Le procès des Fillon peut-il être rouvert ? Justice La défaite de François Fillon à l’élection présidentielle de 2017 continue de faire débat. Accusé de détournement de fonds publics dans l’affaire dite de l’emploi fictif de son épouse, Penelope Fillon, l’ancien Premier ministre devait être fixé sur son sort, lundi à 13 h 30, par la 32 e chambre du tribunal judiciaire de Paris. Mais, mardi soir, les avocats de la défense ont demandé la réouverture des débats pour que toute la lumière soit faite sur les récentes déclarations d’Eliane Houlette. Procureure nationale financière à l’époque des faits, elle a reconnu, le 10 juin, avoir subi des pressions de sa hiérarchie lors de l’enquête menée par son parquet avant l’élection d’Emmanuel Macron. « Je n’ai jamais vu ça en vingt-cinq ans de carrière… », résume une magistrate expérimentée. Interrogés par 20 Minutes, les avocats de la défense n’ont pas indiqué sur quel article du Code de procédure pénale ils comptaient s’appuyer pour obtenir la reprise des débats. Mais leur demande sera bien soumise au tribunal, lundi à 13 h 30. V.V. T. Coex/AFP Raoult étrille le conseil scientifique Commission « Vous êtes l’un des visages de la crise sanitaire », lance Brigitte Bourguignon, députée LREM. La présidente de la commission d’enquête sur le coronavirus de l’Assemblée nationale et ses autres membres ont auditionné mercredi le professeur Didier Raoult. Le défenseur de la controversée hydroxychloroquine a étrillé le conseil scientifique Covid, créé mi-mars pour conseiller le gouvernement dans la gestion de Didier Raoult a été auditionné mercredi à l’Assemblée nationale. la crise sanitaire, et dont il s’est mis très vite en retrait. « Ce n’était pas un conseil scientifique, lance-t-il. Moi, j’en ai un à Marseille qui fait rêver le monde entier. » L’infectiologue marseillais reproche aux membres de ce conseil d’avoir pris des décisions politiques les dépassant  : « Il fallait déterminer quels étaient les progrès scientifiques, ce n’était pas à nous de réfléchir sur le confinement. » « On pouvait faire les tests » Eric Ciotti, député LR des Alpes- Maritimes et rapporteur général de la commission, a lancé le professeur sur le dépistage. « Je ne suis pas d’accord avec la décision de ne pas généraliser les tests, alors que, dès le mois de mars, l’OMS demandait aux pays de tester massivement », a répondu Didier Raoult. A l’époque, Olivier Véran défendait un « usage rationnel, raisonnable et raisonné des tests ». Selon Didier Raoult, cette décision du ministre de la Santé ne s’explique pas par un manque de matériel  : « Il y a eu un mécanisme qui s’est fait  : puisqu’on ne peut pas faire les tests, les tests sont inutiles. Ce n’était pas vrai. On pouvait faire des tests », critiquant une organisation « totalement archaïque ». Thibaut Le Gal 4 Jeudi 25 juin 2020 Les cours très particuliers de la Bourse Economie Avec la crise, de nouveaux investisseurs se sont lancés. Pour le meilleur ? Après avoir dévissé à cause la pandémie de Covid-19, les marchés boursiers ont commencé leur remontée. Depuis début juin, l’indice du CAC40 flirte avec la barre des 5 000 points. C’est encore loin des plus de 6 100 du 19 février, mais mieux qu’au 18 mars, où le cours avait touché le fond, à 3 754 points. Pariant sur un rebond, de nombreux particuliers se sont mis à investir, flairant les plus-values. Mais se lancer en Bourse en ce moment est-il une bonne idée ? La perspective d’une chute brutale suivie d’un rebond équivalent convainc de moins en moins. Certains magazines spécialisés l’assurent et détaillent déjà comment procéder. « C’est le moment d’investir en Bourse », avait même lancé, le Pexels/Pixabay (illustration) Après l’effondrement des valeurs en mars, certains ont flairé des plus-values. 10 mars, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie Agnès Pannier- Runacher, suscitant la polémique. Pour autant, Andrea Tueni, directeur de la relation client chez le courtier Saxo Bank, invite à la prudence. Le spécialiste évoque des marchés « erratiques », guidés par deux forces qui s’opposent  : d’un côté, les mesures prises par les gouvernements, qui incitent à l’optimisme ; de l’autre, l’incertitude liée à la pandémie, dont les marchés tiennent compte en l’absence de vaccin. Aussi, la perspective d’une reprise en V (une chute brutale suivie d’un rebond équivalent) convainc de moins en moins. Certaines études consacrées aux conséquences économiques de pandémies antérieures montrent qu’« on a des séquelles sur les comportements d’investissement et d’épargne qui peuvent durer pendant plusieurs décennies », explique Christopher Dembik, chef économiste de Saxo Bank. En Europe, « on va être pénalisé par un manque d’ambition du côté des politiques budgétaires », poursuit-il. Selon lui, le plan de relance de la Commission européenne de 750 milliards d’euros, dont les subventions devraient être versées entre 2023 et 2024, arrivera trop tard. Quant aux budgets européens destinés à renforcer l’économie européenne, « au mieux vous allez avoir 0,08% du PIB européen par an [qui y sera consacré] », ce qui est insuffisant. Une rentrée incertaine Pour l’heure, les marchés sont en hausse, mais la donne pourrait changer à la rentrée à l’annonce des faillites, des restructurations et des hausses du chômage. « Une nouvelle phase de baisse ne peut être exclue, suscitée par un possible regain de la pandémie ou des révisions massives à la baisse des bénéfices des entreprises en 2020 », souligne aussi la Banque de France dans son rapport publié mardi. Bref, pour investir, Alexandre Garel, enseignant-chercheur en finance à Audencia Business School, rappelle qu’« il faut être prêt à ce que cet argent ne soit pas mobilisable et rester long et diversifié », c’est-à-dire sur des périodes de dix à vingt ans. Catherine Abou El Khair Le protocole sanitaire en entreprise allégé. Le gouvernement a allégé mercredi le protocole de déconfinement en entreprise. La jauge des 4 m² est remplacée par le respect d’une distance d’un mètre entre salariés. Le télétravail n’est plus la norme, « mais une solution à privilégier ». La baisse des tarifs du gaz sera lissée sur les prochains mois. Le gouvernement a décidé de lisser sur les prochains mois la baisse des tarifs réglementés de vente du gaz appliqués par Engie, afin d’éviter leur remontée trop brusque, a indiqué mercredi la Commission de régulation de l’énergie. LE CHIFFRE 10 milliards de dollars (8,88 milliards d’euros). C’est environ le montant de l’accord d’indemnisation annoncé mercredi par le groupe Bayer avec des plaignants américains qui imputent au pesticide Roundup le cancer dont ils souffrent.



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