20 Minutes France n°3529ES4 18 mai 2020
20 Minutes France n°3529ES4 18 mai 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3529ES4 de 18 mai 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : associations sous tension.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ Solidarité La crise sanitaire met en difficulté ces organisations, très sollicitées L’été, saison des réouvertures ? Tourisme Le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne souhaite la réouverture d’un « maximum de lieux » touristiques le 21 juin pour lancer la saison, a-t-il précisé dans un entretien au JDD. « Rendez-vous autour du 25 mai  : à cette date, nous pourrons détailler le calendrier d’ouverture d’un certain nombre de sites », ajoute le secrétaire d’Etat, qui prône un été « bleu, blanc, rouge ». « Ce sont les Français qui seront le moteur du redémarrage de l’économie touristique », assure-t-il, après qu’Edouard Philippe, a annoncé la semaine dernière que ses concitoyens pourraient partir en vacances en France cet été. Interrogé sur le risque de voir plusieurs millions de personnes se précipiter sur les plages du sud du pays, Jean-Baptiste Lemoyne se veut rassurant  : « Les Français ont tenu pendant deux mois de confinement avec responsabilité. Je leur fais confiance. » Des colis pour manger à sa faim Dans le square de l’Etoile de Bobigny (Seine-Saint-Denis), un attroupement se forme autour du camion des Restos du cœur alors que commence la distribution alimentaire. Avec le confinement, les marchés ont fermé leurs étals, au préjudice des plus pauvres. « Dans les supermarchés, tout coûte beaucoup plus cher », explique Elise Monségur, travailleuse sociale pour Emmaüs Habitat. Autre coup dur pour les plus précaires  : la fermeture des écoles. « La cantine, c’est parfois le seul repas correct d’un enfant dans sa journée, expose Delphine Depaix, directrice des politiques sociales urbaines d’Emmaüs Habitat. Vous supprimez ça et c’est un budget qui explose. » « Ça fait plaisir » Ali, 62 ans, est parmi les premiers à venir chercher son colis, mercredi. « Ça fait plaisir », assure-t-il. En arrêt maladie depuis mars 2018 en raison d’une double Plus de 28 000 morts en France, 483 en vingt-quatre heures. Le bilan quotidien des décès liés au Covid-19 en France diffusé dimanche soir par le ministère de la Santé est le plus élevé depuis fin avril, avec 483 morts entre samedi et dimanche (28 108 morts depuis le 1er mars). Cette hausse est due en partie aux décès en Ehpad et établissements d’accueil pour handicapés. 6 Lundi 18 mai 2020 Les associations caritatives s’alarment Des files d’attente devant les points de distribution alimentaire qui s’allongent de semaine en semaine. Les associations caritatives le confirment  : « On observe un très fort accroissement de la demande d’aide alimentaire depuis le début du confinement, observe Jean Stellittano, secrétaire national du Secours populaire. Le nombre de bénéficiaires de nos colis alimentaires a progressé de 45% en deux mois. » La crise sanitaire a mis en difficulté les ménages à faibles revenus, les faisant parfois basculer de la précarité à la pauvreté. « Beaucoup de gens que nous n’avions pas l’habitude de voir dans nos accueils y viennent désormais », explique Véronique Fayet, présidente du Secours catholique. « Nous avons dû acheter massivement des denrées alimentaires. » Jean Stellittano, secrétaire national du Secours populaire Cette hausse de la demande d’aide a engendré de fortes dépenses pour les associations  : « L’aide apportée jusqu’à début mai par le Secours populaire représente l’équivalent de 315 millions d’euros, car nous avons dû acheter massivement des denrées alimentaires », informe Jean Stellittano. Sans compter qu’il a fallu s’équiper de masques, de visières, de gel. Toutefois, les associations ont pu bénéficier d’un élan de solidarité des Français, selon NolwennPoupon, porte-parole de France Générosités, syndicat qui représente une centaine d’associations  : T. Samson/AFP Des bénévoles du Secours populaire distribuent des produits de première nécessité à Saint-Denis, le 6 mai. « Lors du confinement, beaucoup de particuliers ont effectué des dons en ligne. Mais on ignore s’ils recommenceront d’ici à la fin de l’année. Si la baisse des dons est trop forte à ce moment-là, la situation va se compliquer. » Le gouvernement a annoncé fin avril le déblocage d’une enveloppe de 39 millions d’euros distribués aux associations pour financer des achats de denrées. « Ça peut nous faire tenir plusieurs mois, mais la crise économique va se faire ressentir beaucoup plus longtemps », souligne Lionel Hesclowicz, trésorier des Restos du cœur. Par ailleurs, les associations manquent de bras actuellement  : « On a fonctionné avec 30% de bénévoles pendant le confinement, car beaucoup d’entre eux sont âgés et ne pouvaient pas prendre de risque pour leur santé, explique Lionel Hesclowicz. Nous avons reçu des candidatures, mais nous n’avons pas pu intégrer beaucoup de nouveaux bénévoles car leur formation prend du temps, et nous étions déjà débordés. » Delphine Bancaud hernie discale, cet employé de l’aéroport de Roissy a du mal à s’en sortir depuis la crise  : « Aujourd’hui, tout a augmenté. Dans les épiceries, tu trouves un kilo de nectarines à 4  € ou 5  € , et c’est même pas de la belle qualité. » Les distributions hebdomadaires devraient se poursuivre jusqu’au déconfinement total. Elles exigent une étroite collaboration entre les Restos du cœur, Emmaüs Habitat et les associations locales. « On a ciblé les quartiers les plus précaires comme ici à Bobigny ou la cité Floréal au Blanc-Mesnil », explique Delphine Depaix. Lors de la première distribution, il n’y avait pas foule, mais le bouche-à-oreille a fonctionné. « Au début, c’était destiné à dix, quinze familles nombreuses et dont nous savons que la situation est un peu délicate, détaille Mohamed, associatif local qui aide à la distribution. Aujourd’hui, la liste doit s’allonger à 70 personnes. » Guillaume Novello L’efficacité des masques prouvée avec une étude sur des hamsters. Des tests sur les hamsters révèlent que l’utilisation de masques réduit notablement la propagation du coronavirus, ont indiqué dimanche des experts de l’université de Hong Kong. Les résultats ont montré que la transmission du virus était réduite de plus de 60% grâce aux masques.
M. Euler/AP/Sipa ACTUALITÉ Certains lecteurs ont retrouvé avec joie le chemin des boutiques. D’autres s’en passent désormais totalement. Le confinement ne leur a pas donné la fièvre acheteuse Consommation Retourner dans les magasins n’est pas un plaisir pour tous Après huit semaines de fermeture en raison du confinement imposé pour enrayer la propagation du Covid-19, les commerces non essentiels ont rouvert leurs portes lundi dernier. Nos lecteurs s’y sont-ils rués ? « Je me suis dit que faire du shopping me remonterait le moral pour changer de la routine du confinement, qui m’a déprimée », écrit Nora. Une liberté que les télétravailleurs veulent savourer, comme Louisa, qui déclare n’être sortie que quatre fois pour faire des courses alimentaires  : « J’ai très envie de me faire plaisir avec un vêtement ou des chaussures, c’est ma récompense pour Les spécialistes pourraient se faire moins attendre Santé Un mois. Six mois. Voire plus. En temps normal, quand on souhaite un rendez-vous avec un spécialiste, mieux vaut s’armer de patience. Après deux mois durant lesquels les cabinets médicaux ont été désertés en raison du confinement, un allongement des délais d’attente est-il à craindre ? « On commence à recevoir davantage les patientes au cabinet, mais j’en vois tout de même beaucoup moins qu’en temps normal », confie Aude Du Passage, gynécologue en région parisienne, qui a avoir été sage pendant le confinement. » Philippe Moati, fondateur de l’Observatoire société et consommation (Obsoco), analyse ce comportement  : « Le shopping, c’est un peu de la légèreté. Il n’est pas étonnant qu’il apparaisse dans les priorités pour certains. On peut assister à une «boulimie» de consommation. » Aider les petits commerces En dépit des protocoles sanitaires dans les magasins, Sarah a voulu faire des emplettes pour retrouver une vie normale  : « Les boutiques sont bien nettoyées, rangées. Il y a du gel hydroalcoolique et les clients portent un masque. Je me suis sentie en sécurité. » D’autres lecteurs y sont allés, mais parce qu’ils y étaient contraints  : « Ayant eu un bébé pendant le confinement, j’ai bien besoin d’aller lui acheter quelques habits, ça pousse vite », justifie Carolyne. Certains mis en place un protocole sanitaire drastique. Tout comme l’ont fait les chirurgiens-dentistes, exposés à un risque plus élevé du fait de la nature des soins qu’ils dispensent. « Les délais d’attente vont forcément s’allonger », envisage Christophe Lequart, chirurgien-dentiste porte-parole de l’Union française pour la santé bucco-dentaire. Alors « nous allons augmenter nos jours de présence au cabinet et raccourcir nos vacances d’été », annonce-t-il. Et du côté des insistent sur leur volonté d’aller dans les petits commerces. « Les indépendants respectent mieux les mesures, estime Nathalie. On ne se retrouve pas à 50 dans une boutique. » La majorité de nos lecteurs ne souhaitent toutefois pas retourner faire du shopping dans l’immédiat  : « Je ne comprends pas les gens qui s’agglutinent, avec des heures d’attente parfois », peste Alexis. La crainte d’une deuxième vague est palpable, mais pas seulement. Régine Vanheems, professeure agrégée et spécialiste de la distribution, développe  : « Certaines tendances de consommation qui sont apparues avant le coronavirus, comme le fait de consommer plus local, pourraient en sortir renforcées. » « Pendant cette période, nous avons appris à vivre juste avec le nécessaire, sans superflu », ajoute Mélanie. Romarik Le Dourneuf ophtalmologistes, les délais d’attente vont-ils être rallongés ? Thierry Bour, ophtalmologiste et président du Syndicat national des ophtalmologistes de France, pense compter sur « les orthoptistes, qui permettent de réduire cette attente ». Par ailleurs, précise-t-il, « nous recevons des demandes spontanées de report de rendez-vous de certains patients qui, lorsque leur consultation n’est pas urgente, préfèrent attendre avant de revenir nous voir ». Anissa Boumediene 7 Lundi 18 mai 2020 Partage du pouvoir en vue d’une « paix durable » Afghanistan « Un jour historique », selon Ashraf Ghani. Le président afghan et son rival, Abdullah Abdullah, ont signé dimanche un accord de partage du pouvoir, après des mois d’une querelle qui a plongé le pays dans une crise politique et retardé l’ouverture de négociations de paix inédites avec les talibans. L’accord prévoit qu’Abdullah Abdullah prenne la tête de ces pourparlers. « Dans les jours qui viennent, j’espère qu’avec l’unité et la coopération nous parviendrons d’abord à obtenir un cessez-le-feu » avec les talibans, « puis à une paix durable », a déclaré Ashraf Ghani. L’Afghanistan connaît une recrudescence des violences, en particulier avec l’attaque d’une maternité à Kaboul la semaine dernière, qui a fait 24 morts dont des nouveau-nés, malgré la signature fin février d’un accord entre les talibans et les Etats- Unis prévoyant le départ de toutes les troupes étrangères du pays d’ici à mi-2021. Le pays affronte en outre une propagation rapide du Covid-19. Le « financier » du génocide rwandais arrêté en France. Classé parmi les fugitifs les plus recherchés au monde, le financier présumé du génocide rwandais (800 000 morts selon l’ONU). Félicien Kabuga a été arrêté samedi matin près de Paris et écroué après vingt-cinq ans de cavale. L’homme de 84 ans résidait à Asnières-sur-Seine (Hauts-de- Seine) sous une fausse identité. LE CHIFFRE 36% Les injures et agressions homophobes ou transphobes ont connu une forte poussée, de 36%, l’an passé en France  : 1 870 victimes d’infractions ont été comptabilisées contre 1 380 en 2018. Ministère de l’Intérieur TPI/ONU



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