20 Minutes France n°3509ES 21 jan 2020
20 Minutes France n°3509ES 21 jan 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3509ES de 21 jan 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : impeachment, l'ombre d'une menace.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ActuAlité Antimodèle D’anciennes tops racontent leur quotidien à Paris dans les années 1980 et 1990 Au bout du fil, la voix est déterminée. Pourtant, Arhel* a réfléchi avant d’accepter l’interview. Trop de mauvais souvenirs liés à Paris et au mannequinat, une profession qu’elle a exercée à la fin des années 1990. « Il est important que les jeunes filles sachent. » Alors elle raconte  : « J’ai commencé le mannequinat à 15 ans. J’avais besoin d’argent pour payer une facture, alors j’ai décidé d’essayer le mannequinat. Cela a très bien marché. » A 20 ans, elle arrive dans la capitale française. Son agence lui avait promis un appartement réservé aux mannequins. A son arrivée, elle se retrouve dans un hôtel « d’un mauvais quartier », « miteux ». « Je me suis sentie perdue. » Pour se faire une place, il faut persévérer et avoir le « look »  : un air « subtil », « un peu malade » et être « très mince », se rappelle Arhel. La jeune femme avait un IMC de 15,3, bien en dessous des standards de l’OMS pour une « corpulence normale », entre 18,5 et 25. « Les habits qu’on vous demande'n Pei° 3 S 1 4 3 5 - 2 5 6 s 5 11 10 -fow a'ffet(1 14 14 10 de porter sont très petits, se souvient Arhel. Dès que vous prenez du poids, vous ne pouvez pas travailler. » Avec le recul, Arhel conseille à chaque fille qui se lance dans le milieu « d’avoir son propre manageur. Les jeunes filles sont souvent très jeunes quand elles arrivent à Paris ou Milan et elles ont besoin de quelqu’un qui agit comme un «parent» pour prendre soin d’elle. Aucune agence ne peut le faire. » Harcèlement sexuel et abus Aujourd’hui, ces pratiques ont-elles toujours cours ? Depuis 2017, les groupes LVMH et Kering se sont engagés à ne plus faire travailler des mannequins âgées de moins de 16 ans et portant une Prévisions ultra détaillées N-wER-AppLis meteo taille inférieure au 34. Les mannequins doivent aussi fournir un certificat médical datant de moins de six mois pour travailler. Les modèles doivent être hébergées par les agences dans « un logement offrant un niveau de confort respectueux de leur bien-être. » Malgré ces initiatives, « les mannequins ne sont pas plus en sécurité maintenant que dans les années 1980 et 1990, souligne auprès de 20 Minutes l’ancienne top-modèle américaine Sara Ziff. Les mannequins sont toujours sous pression pour coucher avec les agents. Le harcèlement sexuel, les abus, l’exploitation économique  : ces violences ont toujours lieu dans l’industrie du mannequinat. » Pour défendre des conditions de travail 2 Mardi 21 janvier 2020 Le milieu du mannequinat pas au top Pour se faire une place, il faut avoir l’air « un peu malade ». J. Brinon/AP/Sipa l’ex-mannequin Sara Ziff (ici en 2010) a fondé la Model Alliance pour défendre les conditions de travail des modèles. Sous le soleil exactement, juste en dessous, ça caille De fortes pluies persistantes s’abattent sur le Roussillon avec un risque d’inondations. Les nuages restent nombreux dans le Sud. Ailleurs, le temps est plus calme mais froid, avec un soleil assez généreux. décentes, l’Américaine a fondé la Model Alliance. En octobre, elle a rencontré à Paris la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, ainsi que des représentants de LVMH, Kering et Chanel pour présenter l’initiative Respect. Ce programme « invite les entreprises de la mode à s’engager à mettre fin au harcèlement et aux autres formes d’abus ». Il incite les mannequins et les acteurs de l’industrie « à remplir des plaintes confidentielles, qui feraient l’objet d’investigations indépendantes, avec des conséquences réelles pour les agresseurs ». Mathilde Cousin, avec Philippe Berry * Le nom a été modifié. La météo en France Le Sénat combat autour de la PMA Bioéthique Nouvelle étape vers la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes. Cette mesure emblématique de la loi bioéthique débarque devant le Sénat à majorité de droite, ce mardi. Passé (et adopté) par l’Assemblée, le projet a connu de nombreuses modifications depuis ses débuts. A l’initiative de la corapporteuse LR Muriel Jourda, opposée à l’extension de la PMA, les sénateurs ont maintenu, pour les couples hétérosexuels, le critère d’infertilité médicalement diagnostiquée ou la non-transmission d’une maladie d’une particulière gravité, justifiant une PMA. Ils ont en outre réservé la prise en charge de ce processus par l’Assurance-maladie aux seules demandes fondées sur la base d’un critère médical. La commission spéciale a adopté sans modification l’article relatif à la filiation d’un enfant issu d’une PMA par un couple de femmes. Aprement débattu en première lecture, cet article 1er du projet de loi avait été adopté par 55 voix contre 17, le 27 septembre. L’Assemblée avait ainsi validé la PMA pour les couples de lesbiennes et les femmes célibataires. La Chambre haute pourrait valider cette disposition phare du texte. « Un combat se prépare », prédit le chef de file des socialistes Patrick Kanner, alors que la gauche est très majoritairement en faveur de la mesure. Difficile d’en prévoir l’issue  : sur les sujets qui touchent à l’intime, la liberté de vote est traditionnellement de mise et les positionnements personnels dépassent les clivages partisans, chamboulant la logique arithmétique. Lucie Bras
ActuAlité Des témoins, clé du procès ? Impeachment Le procès en destitution du président américain est à un tournant Sauf coup de théâtre, Donald Trump devrait être acquitté lors de son procès en destitution, qui entre dans le vif du sujet au Sénat américain, ce mardi. Le président des Etats-Unis est notamment accusé d’avoir sollicité l’aide de l’Ukraine pour enquêter sur l’exvice-président de Barack Obama, Joe Biden, et son fils Hunter. Mais ce procès, qui devrait durer entre deux et cinq semaines, pourrait réserver des surprises, surtout si des témoins inédits étaient entendus. Trump n’a « rien fait de mal » Techniquement parlant, il faudrait un vote de 51 sénateurs pour convoquer des témoins. Des républicains semblent être favorables à cette option, comme Mitt Romney et Susan Collins, mais il en faudra 4 au total, en plus des 47 sénateurs démocrates. Eux réclament déjà la convocation de quatre protagonistes-clés. Parmi ceux-ci, l’ancien conseiller à la Sécurité nationale, John Bolton. Après avoir tergiversé, il a indiqué début janvier qu’il accepterait de témoigner s’il est convoqué. Autre témoin réclamé  : ##JEV#117-87-https://tinyurl.com/veoj2pr##JEV# Mick Mulvaney, directeur de cabinet de la Maison-Blanche. En octobre, il avait admis devant des journalistes que le gel de l’aide américaine à l’Ukraine était en partie lié à la demande d’enquêter sur l’élection de 2016. Le chief of staff avait ensuite fait machine arrière. De son côté, Donald Trump avait assuré, il y a quelques semaines, être prêt L’impact sur la présidentielle encore flou Il ne faut pas s’attendre à une audience théâtrale de Donald Trump dans ce procès en destitution. Car si le Sénat convoque des témoins, ils seront a priori interrogés « behind closed door » et non en direct, comme lors du procès Clinton, en 1999. Pour le professeur de droit constitutionnel à Yale, Bruce Ackerman, il est « impossible de prédire à ce stade si [le procès] avantagera les démocrates ou Trump » en vue de l’élection du 3 novembre. une lettre de l’avocat de trump, Rudy Giuliani, a été publiée jeudi. D. Angerer/Getty Images/AFP A. Harnik/AP/Sipa Dans cette affaire, Donald trump ne devrait pas prendre la parole. à témoigner. « Même si je n’ai rien fait de mal et n’aime pas apporter de crédit à cette parodie de justice, j’aime cette idée », avait-il twitté. Selon toute logique, ses avocats devraient lui conseiller de passer son tour. Lundi, ils ont dévoilé leur défense, arguant que le président américain n’avait « rien fait de mal » et assurant que « l’abus de pouvoir » et « l’entrave au Congrès » – dont il est accusé – ne constituaient pas des délits passibles d’un impeachment car aucun ne correspond à un statut du Code pénal. Des experts estiment toutefois que l’impeachment étant un processus politique, l’argument de la défense de Trump ne tient pas. De notre correspondant aux Etats-Unis, Philippe Berry La défense de Trump mise à mal par de nouveaux documents Des notes, des SMS et une lettre font partie des documents publiés jeudi par les démocrates de la Chambre dans le cadre de l’impeachment de Donald Trump. Ces pièces, si elles peuvent être exploitées, pourraient avoir un écho auprès des élus républicains. Les liens avec l’Ukraine Parmi ces documents, une lettre compromet la défense du président américain et lève le voile sur la campagne en Ukraine de l’avocat de Trump, Rudy Giuliani. Ce dernier a sollicité, en mai 2019, un tête-à-tête avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Il a sollicité cette rencontre dans le cadre de son rôle « d’avocat personnel du président Trump », qui « est au courant et a approuvé » cette requête. Donald Trump assure que Giuliani n’est pas allé en Ukraine à sa demande, mais de son propre chef. L’avocat stipule, lui, qu’il représente bien Trump « le citoyen privé ». Il parle aussi « des problèmes du passé » de l’Ukraine, une référence, semble-t-il, à la corruption endémique du pays, et termine sa missive en évoquant « une requête plus précise ». P.B. 3 Mardi 21 janvier 2020 La transmission entre humains « avérée » Virus chinois Pékin au nord, Shanghai à l’est et Shenzhen au sud. Le mystérieux virus a gagné les métropoles géantes du pays le plus peuplé du monde. Le dernier bilan fait état de 218 cas en Chine, dont 3 mortels. Lundi, un scientifique chinois renommé de la Commission nationale de la santé, Zhong Nanshan, a déclaré à la chaîne de télévision d’Etat CCTV que la transmission par contagion entre personnes était « avérée ». Le virus, de la famille du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère), touche désormais trois autres pays d’Asie  : le Japon, la Corée du Sud et la Thaïlande. L’inquiétude est aussi perceptible à l’étranger, où les mesures de prévention se multiplient aux aéroports en provenance de Wuhan, notamment aux Etats-Unis et en Thaïlande. De son côté, le président chinois, Xi Jinping, a réclamé que « la propagation de l’épidémie soit résolument enrayée », alors même que le pays est entré comme chaque année dans la « plus grande migration humaine » avec le chassé-croisé du Nouvel An chinois.nnru secondes Bruxelles et Vienne reliées par un nouveau train de nuit. Lundi en fin de matinée, un nouveau train de nuit est arrivé en gare de Bruxelles. Il était parti de Vienne. L’initiative de la compagnie publique autrichienne OBB a été saluée par les défenseurs de ce mode de transport non polluant, à l’heure du « Pacte vert » de la nouvelle Commission européenne. Vers une « reprise poussive » de la croissance mondiale. Devant l’élite économique mondiale de Davos (Suisse), le Fonds monétaire international a annoncé, lundi, que la reprise de la croissance mondiale serait « poussive » et fragilisée par les risques géopolitiques. Une actrice de telenovelas à la tête de la Culture, au Brésil ? Regina Duarte, célèbre actrice brésilienne de telenovelas, a rencontré, lundi, le président Jair Bolsonaro. Elle a laissé entendre qu’elle pourrait accepter de remplacer le secrétaire à la Culture, limogé après avoir paraphrasé un discours de Goebbels.

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