20 Minutes France n°3502 6 jan 2020
20 Minutes France n°3502 6 jan 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3502 de 6 jan 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : négociations sur la réforme des retraites.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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M. Bureau/AP/Sipa ActuALité Le texte final, entre les mains d’Edouard Philippe, doit être présenté en conseil des ministres la semaine du 20 janvier. Le délicat défi de l’exécutif Politique Le gouvernement cherche une sortie de crise pour mener à bien la réforme des retraites Pour l’exécutif, le début de l’année 2020 ressemble à la fin décembre. Le gouvernement cherche toujours une sortie de crise pour mener sa réforme des retraites. Après plus d’un mois de grève, deux journées de mobilisation contre le projet sont prévues, jeudi et samedi. Emmanuel Macron retrouve donc ses ministres ce lundi avec cet objectif  : éviter l’enlisement, avant la reprise des concertations avec les organisations syndicales le lendemain. Pour la majorité, le temps presse. Le texte final doit être présenté en Conseil des ministres la semaine du 20 janvier. « J’attends du gouvernement d’Edouard Philippe qu’il trouve la voie d’un compromis rapide », a assuré Emmanuel Macron lors de ses vœux. Mais, jusqu’ici, les discussions sont au point mort. Même les syndicats dits « réformistes » n’ont pas été convaincus par les annonces du gouvernement. « Sur l’universalité du régime, il y a peu de marges de négociation  : un euro cotisé donnera les mêmes droits pour tous, avance Bruno Bonnell, député LREM du Rhône. Et on doit garder un âge d’équilibre [à 64 ans] pour assurer la pérennité du système. » « Mais la porte est ouverte à la discussion sur la pénibilité, poursuit le député. On pourrait définir de nouveaux critères, par exemple pour les métiers où l’on sauve des vies (médecins, infirmiers, etc.), où l’on risque sa vie (policiers, militaires, etc.) et pour les métiers du lien (accompagnateurs de vie scolaires, de personnes en situation de handicap). » Cette prise en compte de la pénibilité et le « maintien dans l’emploi des seniors » seront au cœur des discussions mardi. « On espère que le Premier ministre mettra de l’eau dans son vin. » Jean-François Cesarini, député LREM du Vaucluse Reste la question de l’âge pivot, « ligne rouge » pour la CFDT (lire l’encadré), la CFTC et l’Unsa. « On peut trouver une issue à la crise si on revient sur cet âge pivot, qui est très injuste socialement et bloque les négociations », remarque Jean-François Cesarini. Le député du Vaucluse propose, avec une quinzaine de ses collègues de « l’aile gauche » de la majorité, de le remplacer par « un âge d’équilibre individualisé », prenant en compte l’espérance de vie en bonne santé à partir de 65 ans par métier. « Le président a ouvert cette porte le 31 décembre en disant que ceux qui effectuent des «tâches difficiles» pourront partir plus tôt, ajoute Cesarini. On espère que le Premier ministre mettra de l’eau dans son vin. » En pleine contestation sociale, Edouard Philippe a dû lâcher du lest. Plusieurs corps de métiers (marins, policiers, militaires, danseurs de l’Opéra) ont obtenu des aménagements dans le futur projet. Au risque de mettre à mal son universalité ? « Le régime prétendu unique est devenu un régime inique, a dénoncé le patron des Républicains, Christian Jacob, dans Les Echos. Avec les exceptions et les différentes mesures d’âge, on va se retrouver avec un système beaucoup plus complexe. » « Compromis difficile » « Le souci de l’exécutif est de faire coexister la perspective universelle du projet et le nombre important d’exceptions qu’elle commence à avoir, résume Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au Cevipof. Cela donne aussi des arguments à l’opposition. Si la réforme est si bien que ça, pourquoi multiplier les dérogations, comme l’a dénoncé la CGT. Le compromis semble donc aujourd’hui difficile à trouver, d’autant que le gouvernement n’a pas remporté la bataille de l’opinion. » Selon un sondage Ifop pour Le Journal du dimanche, plus de la moitié des Français (55%) souhaitent que le gouvernement n’aille pas au bout de la réforme. Thibaut Le Gal L’âge pivot, « mesure inutile » Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a de nouveau demandé dimanche sur France 2 le retrait de l’âge pivot, « mesure inutile ». Il a proposé « une conférence de financement » du système de retraites distincte du projet de loi en préparation. 4 Lundi 6 janvier 2020 Le procès de Harvey Weinstein s’ouvre à New York Justice C’est l’un des procès les plus attendus de l’année. Agé de 67 ans, Harvey Weinstein comparaît devant un tribunal de Manhattan à partir de ce lundi. L’ex-producteur de cinéma est accusé d’agression sexuelle par deux femmes. L’une, restée anonyme, affirme qu’il l’a violée en 2013 ; l’autre, une assistante de production, l’accuse de cunnilingus forcé en 2006. L’ancien magnat de Hollywood, catalyseur du mouvement #MeToo, a toujours assuré être innocent et soutient que ces relations sexuelles étaient consenties. Il encourt la prison à perpétuité. Harvey Weinstein avait demandé que son procès se tienne à l’extérieur de New York, par crainte que l’impartialité du jury soit menacée. Mais son recours, examiné par cinq magistrats de la chambre de la cour d’appel de la cour suprême de l’Etat de New York en octobre, a été rejeté. Opéré du dos en décembre des suites d’un accident de voiture, le producteur déchu sera présent pour l’ouverture du procès, a-t-il assuré à un juge. Un social-démocrate élu président de la Croatie. Zoran Milanovic, ancien Premier ministre socialdémocrate prônant une Croatie de tolérance, a remporté la présidentielle dimanche devant la conservatrice sortante Kolinda Grabar-Kitarovic. Selon un sondage réalisé à la sortie des bureaux de vote, Zoran Milanovic a obtenu 53,25% des suffrages. Erdogan annonce le déploiement de soldats turcs en Libye. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé dimanche soir le début du déploiement de soldats turcs en Libye, conformément au feu vert donné par le Parlement turc. « La mission de nos soldats là-bas est la coordination », a-t-il déclaré sur la chaîne CNN Turk. Un automobiliste ivre renverse et tue six Allemands en Italie. Six jeunes Allemands sont morts dans la nuit de samedi à dimanche, fauchés par un automobiliste ivre, près d’une discothèque à la sortie du village de Lutago dans le nord de l’Italie. Onze autres personnes ont été blessées.
ActuALité Conflit Pour l’historienne Nicole Bacharan, aucune nation ne peut calmer le jeu entre l’Iran et les Etats-Unis Les tensions entre l’Iran et les Etats- Unis n’ont jamais été aussi vives. La République islamique a répondu qu’elle accélérait le processus pour réduire ses engagements internationaux en matière nucléaire, dimanche, après que Donald Trump a menacé de frapper 52 sites si l’Iran réagissait militairement pour « venger » la mort du général QassemSoleimani. L’historienne Nicole Bacharan (photo), autrice du Monde selon Trump (Tallandier), explique pourquoi aucune puissance étrangère ne vient se poser entre les deux nations pour essayer d’établir un dialogue. S. Khan/AFP IBO/Sipa ##JEV#63-219-https://tinyurl.com/rtnogsr##JEV# ##JEV#118-70-https://tinyurl.com/swq9ud4##JEV# Certificat de compétence Action publique et gestion de la laïcité Formation gratuite de 160 heures grâce au soutien du Bureau des cultes du ministère de l’Intérieur ; Ouverte à tout public intéressé par les problématiques liées à la laïcité ; Permet d’obtenir la Formation civile et civique pour les aumôniers militaires, hospitaliers et pénitentiaires (Décret 2017-756 du 3/5/2017). Réunion d’information Mercredi 15 janvier 2020 (18h30-20h) 292, rue Saint-Martin - Paris III e Salle 17.2.20 (accès 17, 2 e étage, salle 20) Votre contact Daisy-Rose Bellance 01 40 27 25 27 daisy-rose.bellance@lecnam.net 5 Lundi 6 janvier 2020 « Une politique impossible à prévoir » On cite souvent l’arbitrage d’une puissance tierce comme solution pour apaiser les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran. Or, jusque-là, aucune nation n’émerge… Les Etats-Unis de Donald Trump n’occupent plus le rôle de gendarme du monde, avec une politique impossible à lire et à prévoir. Mais on peut aussi voir qu’aucune puissance n’a la carrure pour reprendre ce rôle. L’Europe a la puissance économique, mais n’a ni ligne unitaire politique, ni les effectifs militaires pour assoir ce rôle. La Russie pourrait avoir l’influence Les « dégâts considérables » du brasier australien J. Watson/AFP L’image Les autorités australiennes évaluaient dimanche les « dégâts considérables » provoqués par les feux de forêt. Des centaines de propriétés ont été détruites et un homme est mort, samedi, au cours d’une des pires journées depuis septembre. Dimanche, de nombreuses localités étaient menacées, notamment en Nouvelle-Galles du Sud où « le ciel est toujours rouge », a raconté un habitant évacué. Vendredi, ordre a été donné à plus de 100 000 personnes de quitter leur domicile dans trois Etats. Emmanuel Macron a proposé une « aide opérationnelle immédiate » à l’Australie. Donald trump, ici vendredi en Floride, a menacé de frapper 52 sites iraniens. nécessaire, surtout sur l’Iran, mais elle est loin d’avoir la puissance militaire ou économique pour peser hors de son territoire. Et la Chine n’a pas d’influence sur la zone, encore moins sur les Etats-Unis. Ne faut-il pas y voir aussi un manque d’intérêt pour le Moyen-Orient ? Cela dépend pour qui. Au-delà de ses lacunes, la Russie n’a aucun intérêt à intervenir. Pour le moment, la seule conséquence concrète de cette escalade, c’est le retrait américain en Irak, ce qui fait les affaires de la Russie. La Chine n’a pas d’intérêt à fouiller dans des affaires américaines aussi « mineures » pour le géant asiatique, d’autant plus qu’elle ne veut pas à l’inverse que les Américains fouinent dans les siennes. Pour l’Europe, il y aurait déjà plus de motifs à intervenir. Elle n’a rien à gagner à voir le Moyen-Orient devenir encore plus instable. La France a une présence militaire sur place, l’Europe est fragile face aux risques d’attentats et ne sait pas gérer les éventuelles crises migratoires. Enfin, voir le cours du pétrole flamber est bien loin de faire ses affaires. Faut-il craindre cette absence de leadeur mondial ? Les Etats-Unis ont perdu de leur influence politique sur le monde. Ils attirent de plus en plus de méfiance. En 2005 déjà, on se demandait s’il fallait avoir peur de l’Amérique. A raison, puisque les Etats-Unis se passaient de l’aval de l’ONU. Mais à choisir, s’il fallait une superpuissance, autant que ce soit eux plutôt que la Chine ou la Russie. Il n’y a aujourd’hui pas de remplaçants potentiels avec un projet démocratique. Propos recueillis par Jean-Loup Delmas Ouverture Février 2020 Dircom Cnam - LI - Novembre 2019 S. Villain. innovation.cnam.fr



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