20 Minutes France n°3502 6 jan 2020
20 Minutes France n°3502 6 jan 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3502 de 6 jan 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : négociations sur la réforme des retraites.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CES DE LAS VEGAS IV Lundi 6 janvier 2020 Un moyen d’exister au yeux du monde Expérience L’entreprise Ellcie Healthy compte sur le salon pour nouer des contacts internationaux « Si je regarde bien, calcule Philippe Peyrard, sur la demi-douzaine de contrats pour lesquels nous sommes aujourd’hui en phase finale, chacun a une histoire qui a commencé au CES [Consumer Electronics Show]. » En janvier 2018, pour la première participation d’Ellcie Healthy, et encore en 2019, sa start-up avait déjà fait le plein de « contacts stratégiques ». « Jusque-là, ça a toujours été l’occasion de rencontrer un certain nombre d’acteurs, français mais aussi américains et japonais, qui font partie d’organisations très importantes. Le CES de Las Vegas, ça permet de dire au monde entier  : «Coucou, on existe» », résume auprès de 20 Minutes le président de cette société de Villeneuve- Loubet (Alpes-Maritimes), qui développe des lunettes intelligentes et connectées. « Les patrons de chaque boîte se déplacent souvent eux-mêmes. » Ph. Peyrard, Ellcie Healthy Lancée en mai 2016, l’entreprise avait pu faire son premier voyage américain un an et demi plus tard, dans les bagages de la région Sud et de la French Tech Côte d’Azur. « Eux proposent Paul-François Fournier, de Bpifrance. M. Lhermite notre présence à la CTA [la Consumer Technology Association, qui organise le congrès]. Il y a un premier tri. C’est pour ça que ce rendez-vous est prisé par tout le monde. On est sûr d’y trouver des gens plutôt sérieux », avance Philippe Peyrard. « Et – ce qui est assez rare – les directeurs et les présidents de chaque boîte se déplacent souvent eux-mêmes », précise l’Azuréen. En 2018, pour sa première participation, la start-up avait reçu la visite du groupe LVMH, « qui a une importante division montures de lunettes ». « La marque Tag Heuer [qui fait partie du groupe LVMH] pourrait être séduite par notre application Driver, qui détecte l’endormissement au volant, vante Philippe Peyrard. Nous leur avions présenté des prototypes. L’an dernier, ils avaient pu voir des premiers de série. Cette année, ils auront les premiers produits finis. » C’est aussi le CES de Las Vegas qui a permis à Ellcie Healthy d’obtenir des marques d’intérêt très appuyées au Japon – où l’entreprise a prospecté dans le cadre d’un voyage présidentiel –, et de la part d’industriels français. Thales et Dassault aviation, en lien avec la Direction générale de l’armement, vont mettre l’entreprise azuréenne à contribution pour développer un projet d’avion du futur. Autant de débouchés qui s’ouvrent désormais à la société pour préparer son avenir après la fin d’une exclusivité avec Optic 2000. Les premières lunettes connectées d’Ellcie Healthy avaient été réservées en avant-première, jusqu’à la fin 2019, au réseau d’opticiens. A Nice, Fabien Binacchi « Nos start-up vont recruter 25 000 personnes en 2020 » Directeur exécutif de l’innovation de la Bpifrance (Banque publique d’investissement), bras armé de l’Etat dans le financement des start-up, Paul- François Fournier voit avec intérêt les entreprises numériques françaises se développer ces derniers mois. Comment se portent les start-up françaises ? Plutôt bien. Elles se sont beaucoup développées ces dernières années. Créer une start-up est devenu une sortie naturelle pour les étudiants des grandes écoles et d’universités  : 25 à 30% des promos d’écoles d’ingénieurs et de commerce sont en réflexion autour des start-up. On en a financé 1000 en 2013, on est sur un rythme de 4 000 par an depuis 2017. Ellcie Healthy Philippe Peyrard (à g.) présente ses produits à un potentiel partenaire japonais. Cela conduit à faire de la France un des pays leadeurs en Europe. Il y a aussi une croissance du capital-risque, des fonds d’investissement capables d’accompagner ces entreprises à l’international. On est passé d’un milliard en 2013 à quatre milliards en 2018 et cinq cette année. Cela montre l’attractivité de la France pour les investisseurs étrangers. Dans quels domaines les Français sont-ils le plus performants ? La biotech et la santé, l’intelligence artificielle, tout ce qui est autour du BtoB, la mobilité et la green tech. Plein de belles entreprises sont en train de se développer dans ces domaines. Lesquelles, par exemple ? On a Doctolib, qui emploie 800 personnes actuellement et va devenir une très grosse entreprise dans la santé. Ou encore Ynsect, qui vient de lever 150 millions d’euros  : elle fabrique des protéines animales et va construire une usine à Amiens. Ce type d’entreprises est de plus en plus important. On estime qu’elles vont recruter en direct 25 000 personnes en 2020. Quels sont vos objectifs ? Que la France soit leadeuse de la tech en Europe d’ici quatre ou cinq ans. On est en retard, mais on est en train de rattraper ce retard. Quels sont les points d’amélioration pour atteindre cet objectif ? Des moyens de plus en plus importants pour faire face aux grosses levées de fonds, et une bourse européenne de la tech. Propos recueillis par David Blanchard



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