20 Minutes France n°3499HS 18 déc 2019
20 Minutes France n°3499HS 18 déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3499HS de 18 déc 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 6

  • Taille du fichier PDF : 1019 Ko

  • Dans ce numéro : générations Star Wars.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Lucasfilm STAR WARS GÉNÉRATIONS Mercredi 18 décembre 2019 ##JEV#90-69-https://tinyurl.com/vd747g8##JEV# Le dernier épisode, L’Ascension de Skywalker, marque la fin d’une saga qui a été créée il y a plus de quarante ans. Il n’y a pas bien longtemps, une galaxie de fans… Communauté Depuis 1977, « Star Wars » s’est imposé comme un récit transgenérationnel En plus de quarante ans d’existence, « Star Wars » a sorti trois trilogies de films à trois époques différentes, sans oublier les adaptations et déclinaisons en séries, spin-offs, romans, jeux, comics, jouets… Mais pour combien de générations de fans ? Les enfants de 1977 se revoient-ils dans ceux de 2019 ? Et où sont les fans des années 2000, de la prélogie ? Pour Patrice Girod, spécialiste de la franchise et directeur des expositions de Sciencefictionarchive.com, « Star Wars » est avant tout « un film de cinéma »  : « En 1977, quand vous avez 10 ans, le cinéma est fait pour les adultes. Les enfants n’ont le droit qu’aux Disney, et au mieux à la série Cosmos 1999. Seul Les Dents de la mer a ouvert une brèche vers un nouveau marché  : les adolescents. Mon grand frère m’emmène donc voir La Guerre des étoiles, c’était la sortie du weekend… et le choc pour toute une génération. Il y avait un tel delta avec ce qu’on avait l’habitude de voir  : le spectacle, la technologie, le conte mythologique moderne. Mais la vraie révolution est que nous avons essayé de comprendre comment un homme, George Lucas, avait réussi à faire un tel film. Le premier « Star Wars » a créé une génération de cinéphiles, mais aussi de cinéastes, comme J.J. Abrams. » Comme si cela ne suffisait pas, trois ans plus tard, sort L’Empire contreattaque. « Rebelote, George Lucas marque à nouveau l’histoire, commente Patrice Girod. Des suites, il y en avait déjà peu, et l’exemple le plus emblématique était la série des films « La Planète des singes », soit un premier grand film et des suites avec de moins en moins d’argent – et de moins en moins de succès. Or le second « Star Wars » est meilleur que le premier, déjà exceptionnel. Sans L’Empire contre-attaque, pas sûr qu’on parlerait encore de la saga. Il acte une promesse  : le prochain épisode sera meilleur que le précédent. Une promesse qui n’a pas été tenue, et ce dès Le Retour du Jedi. » « Un père et son fils peuvent débattre de Yoda à table. Ils se comprennent. » Patrice Girod, spécialiste Lors de sa sortie en 1999, on ne peut pas dire que La Menace fantôme, le premier épisode de la prélogie, marque à son tour le cinéma. Mais crée-t-il une nouvelle génération de fans ? Pour Patrice Girod, la passation s’est faite avant, mais aussi avec l’édition spéciale sortie pour les 20 ans de la saga  : « Les fans de la première heure redécouvraient les films avec leurs enfants et imposaient « Star Wars » comme une histoire transgénérationnelle. Un papa de 40 ans et son fils de 16 ans peuvent parler de Yoda à un coin de table, ils se comprennent. » « Disney a tué le père » Avec sa nouvelle héroïne, Rey, son réalisateur sauveur de franchises (« Mission  : impossible », « Star Trek ») et un retour aux fondamentaux, le bien nommé Le Réveil de la Force avait tout pour « réveiller » une nouvelle génération de fans. Mais, bien que cette dernière trilogie ne manque pas de personnages emblématiques, elle semble manquer de cohérence, de vision. « Disney avance film par film, réagit Patrice Girot. J.J. Abrams a posé un univers avec le premier film, que Rian Johnson a défait avec le second, et Abrams revient pour refaire, retricoter. La majorité des blockbusters partent en production comme ça, dans l’urgence, car Hollywood est un ogre à nourrir. Mais ils auraient pu se poser quelques jours pour penser un canevas. » Le fan de la première heure n’est pas pour autant amer  : « Il s’agit d’une trilogie de transition. Disney ne reprend pas seulement le sabre laser, il tue le père, George Lucas, pour laisser la place aux créateurs, pour qu’ils se réapproprient son univers. Le meilleur de « Star Wars » est peut-être à venir. » Vincent Julé Lilo/Sipa Lucasfilm/AP/Sipa IInnC U secondes Un mot pour évoquer le dernier film  : « Cyclope ». Daisy Ridley, interprète de l’héroïne Rey, était interrogée par le magazine Entertainement Weekly, qui lui a demandé de donner un mot, cryptique, pour décrire les événements de L’Ascension de Skywalker. « Vous savez ce qui me vient à l’esprit ? a répondu l’actrice en souriant. Cyclope. » De la saga, un jeu télé naîtra. Un jeu télévisé d’aventure sur le thème de « Star Wars », présenté par l’acteur incarnant Jar Jar Binks ? Vous ne rêvez pas. C’est le projet que vient de commander Disney+, à en croire The Hollywood Reporter. « Star Wars  : Jedi Temple Challenge » mettra à l’épreuve les participants sur leurs qualités de Jedi  : la force, le courage et le savoir. La Force n’est pas avec les épileptiques. « Les studios Walt Disney et la Fondation de l’épilepsie ont travaillé ensemble pour conseiller aux téléspectateurs photosensibles de faire preuve de prudence lorsqu’ils regardent L’Ascension de Skylwalker, a précisé Disney dans un communiqué. Le film contient plusieurs séquences d’images et de lumières clignotantes soutenues qui peuvent affecter les personnes souffrant d’épilepsie photosensible. » Mais comment Samuel Jackson a-t-il obtenu un sabre laser violet ? En 2013, invité du « Graham Norton Show sur la BBC », l’acteur était revenu sur son expérience dans « Star Wars ». Il avait expliqué avoir demandé lui-même à George Lucas de lui donner un sabre laser de couleur différente, le premier du genre, puisqu’il était violet.
M. Evans/Sipa Twentieth Century Fox France Lucasfilm STAR WARS GÉNÉRATIONS Mercredi 18 décembre 2019 IV V VI I II VII Le visionnage dans l’ordre de production des films (IV, V, VI, I, II, III, VII, VIII, IX, de g. à dr. et de haut en bas) est plébiscité par de nombreux fans. Le premier ordre et les ordres rebelles Saga Trois trilogies et neuf épisodes, ça fait un paquet de possibilités Les fans le savent bien. A chaque fois, c’est le même débat interminable  : dans quel ordre regarder les épisodes de « Star Wars » ? Voici les possibilités pour un marathon en règle de la saga. V L’ordre chronologique de l’histoire  : I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX. A première vue, c’est le choix le plus logique. Cet ordre apporte dès le début une dimension politique forte à « Star Wars », et permet de voir évoluer des personnages comme Yoda, Obi-Wan La série The Mandalorian est attendue le 31 mars sur Disney+. Lucasfilm AP/Sipa Disney Disney VIII ou R2-D2. Mais les différences de moyens et d’effets spéciaux entre la trilogie des années 2000 et celle des années 1970-1980 peuvent sembler plus prononcées. Difficile de se passionner pour le combat au sabre laser entre Ben Kenobi et Dark Vador dans le IV, juste après avoir vu celui entre Obi-Wan et Anakin dans le III, par exemple. Surtout, suivre cette chronologie casse l’effet de surprise des révélations des épisodes V et VI, alors même qu’elles soulèvent des questions d’identité au cœur de la saga. V L’ordre de production des films  : IV, V, VI, I, II, III, VII, VIII, IX. C’est sans doute le meilleur ordre pour découvrir la saga quand on ne l’a pas encore vue en entier. C’est aussi le favori de nombreux fans. L’épisode IV, Un « Nous planifions la prochaine décennie d’histoires » « On va faire une pause. » Avant même la sortie de L’Ascension de Skywalker, Kathleen Kennedy, la présidente de Lucasfilm, sous l’égide de Disney, avait prévenu. Il n’y aura pas de nouveau film « Star Wars » en 2020, ni l’année suivante. « Nous prenons le temps de regarder vers où aller en tant que saga, déclarait-elle en mai au magazine américain Entertainment Weekly. Nous ne réfléchissons pas seulement aux trois films suivants, nous planifions la prochaine décennie d’histoires. » Des histoires que la big boss de Lucasfilm compte confier à des auteurs reconnus et consacrer à des personnages célèbres. Lucasfilm Lucasfilm Lucasfilm III IX nouvel espoir, est un beau mais simple récit initiatique qui permet de plonger sans effort dans la mythologie de l’univers « Star Wars ». Il se suffit à luimême, étant donné que George Lucas l’avait réalisé sans savoir s’il pourrait en faire d’autres. Pour quelqu’un qui ne connaît pas, notamment les enfants, les surprises des épisodes V et VI restent complètes. Enchaîner avec la prélogie fonctionne bien également, puisque l’on est déjà attaché aux personnages, et fasciné de suivre l’évolution du tout jeune Anakin vers son destin. Enfin, malgré les cinquante années d’écart entre le III et le VII, la trilogie de Disney nous ramène à des personnages connus et au charme un peu vintage des films originels, ce n’est donc pas forcément gênant. Fin 2017, Disney, par la voix de son président Bob Iger, annonçait la mise en chantier de plusieurs séries « Star Wars » pour Disney+. La première d’entre elles accompagne le lancement du service de streaming (prévu le 31 mars en France), il s’agit de The Mandalorian, incursion au sein du peuple guerrier des Mandaloriens et premier aperçu de l’avenir de « Star Wars », car la série est d’ores et déjà renouvelée pour une saison 2. Suivront une série préquelle à Rogue One, sur les jeunes années du personnage Cassian Andor (Diego Luna) au sein de la Rébellion, et une série sur Obi-Wan Kenobi et l’après-Revanche des Sith. III V L’ordre « flash-back » ou « Machete order »  : IV, V, (I), II, III, VI, VII, VIII, IX. Il s’agit là de regarder la prélogie comme un flash-back, à introduire juste après le cliffhanger de l’épisode V. Cet ordre est très discuté sur les Internets depuis un article de l’ingénieur informatique Rod Hilton publié en 2011 sur le blog « Absolutely no machete juggling » (d’où le nom « Machete order »). Il en retire d’ailleurs l’épisode I, en argumentant que les événements de La Menace fantôme n’ont que très peu de conséquences sur les films suivants. Ce « Machete order » vise surtout à remettre Luke Skywalker et ses origines au centre de la saga, expliquait son créateur à un journaliste de Time en 2017. Mathilde Loire On sait que L’Ascension de Skywalker doit marquer la fin de la saga des Skywalker, mais les acteurs et actrices de la nouvelle génération, Daisy Ridley, John Boyega et Oscar Isaac, ont confirmé, à demi-mot, qu’ils devraient raccrocher le sabre laser après cet épisode IX. What’s next ? Difficile à savoir, si ce n’est que Disney et Lucasfilm privilégient la fidélité. Après Rian Johnson, on parle ainsi d’un film produit par Kevin Feige, le Monsieur Marvel, sans oublier Jon Favreau, créateur de The Mandalorian et réalisateur des récentes adaptations Disney Le Livre de la jungle et Le Roi lion. Il devrait jouer un rôle-clé dans l’avenir de « Star Wars ». Vincent Julé

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