20 Minutes France n°3493 6 déc 2019
20 Minutes France n°3493 6 déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3493 de 6 déc 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : la réforme des retraites prend un avertissement.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
Ile de France PIONNIER DANS L’APPRENTISSAGE DEPUIS 1990 DEVENIRINGÉNIEUR-E par l’apprentissage Après un bac +2 A l’occasion de la Semaine de l’apprentissage dans l’Industrie, découvre le métier d’ingénieur-e et forme toi en apprentissage aux métiers de demain. 6filières sont proposées pour faire son choix de métier  : -Généraliste -Spécialité Mécanique -Spécialité Génie Nucléaire -Spécialité Génie Électrique -Spécialité Systèmes Électroniques -Spécialité Systèmes d’Informations et Génie Industriel Une formation d’excellence grâce aux 3écoles d’ingénieurs partenaires  : CESI, Cnam et Epf. PORTES OUVERTES 7décembre 2019 93 bd de la Seine RER ANanterre-Ville 01 55 17 8080 contacts@cefipa.com Plongedans les coulisses de l’industrie et viens participer àl’escape game nouvelle génération. ww.cefipa.com ActuAlité ##JEV#171-54-https://tinyurl.com/y5csw9sj##JEV# Les débats techniques menés depuis trois mois devant le tribunal correctionnel de Paris dans le cadre du procès du Mediator ont laissé place, jeudi, au récit implacable des dernières minutes de Pascale Saroléa, décédée à 51 ans après deux ans de prise régulière du Mediator. Un récit délivré à la barre par sa fille, Lisa Boussinot, qui est à l’origine, avec son père et son frère, de la première plainte pour homicide involontaire déposée dans cette affaire. La nuit du 8 mars 2004, Lisa Boussinot tente d’apaiser sa mère, qui se plaint de ne plus pouvoir respirer. « Je savais pas qu’elle était en train de mourir, en fait, se souvient-elle. De la mousse blanche et rosée sortait de sa bouche et de son nez. Au moment où les pompiers arrivent, ma mère me dit  : « Je vais mourir. » Et j’ai senti son dernier souffle. » Dans la salle, le public est pétrifié. Au premier rang, la pneumologue de Brest à l’origine de l’affaire, Irène Frachon, peine à cacher son émotion. 10 Vendredi 6 décembre 2019 la victime est décédée à l’âge de 51 ans après deux ans de prise du Mediator. « J’ai senti son dernier souffle » Affaire Mediator La fille de l’une des victimes du médicament a témoigné jeudi et dénoncé un système qui « se fout des vies abîmées » La famille du Français tué à Bogota en veut à Thales. Le maire de la commune (près de Toulouse) où vit la famille de l’ingénieur assassiné en Colombie lundi a indiqué que cette dernière était « très remontée contre Thales », qui avait « d’abord suspendu sa mission pour des raisons de sécurité, avant de la maintenir ». « Pour nous, au départ, c’est une fatalité, reprend Lisa Boussinot. On sait qu’elle est décédée d’un œdème pulmonaire, c’est tout. On encaisse pendant six ans avant de découvrir le livre d’Irène Frachon. » Servier a contre-attaqué La plainte de la famille contre les laboratoires Servier va entraîner une violente contre-attaque de ces derniers. « Jacques Servier avait qualifié les trois personnes décédées dans ce dossier, dont ma mère, d’incident bruyant et de chiffres marketing », se souvient Lisa Boussinot. « Dans ce système, les vies abîmées, on s’en fout, condamne-t-elle. On crie au complot, à une instruction à charge. Ça veut dire quoi ? Que moi, la fille d’une victime, je fais aussi partie d’un clan qui a comploté contre Servier ? » Face aux magistrats, Lisa Boussinot a émis le souhait qu’ils « sanctionnent les manquements du passé pour que ça ne se reproduise plus ». Hélène Sergent Dévastatrice rougeole. La rougeole a tué 142 000 personnes dans le monde en 2018, a alerté l’OMS jeudi, alors que le vaccin contre ce virus très contagieux existe depuis cinquante ans. Adopte un animal. Le Noël des animaux de la SPA, c’est ce weekend, dans 62 refuges (la-spa.fr). F. Tanneau/AFP (illustration)
ActuAlité Elle se bat contre une pathologie rare Téléthon La scientifique Pascale Bomont étudie les mécanismes de la neuropathie à axones géants, avec des résultats encourageants Le Téléthon est inscrit dans l’ADN de Pascale Bomont. « C’est une histoire de cœur depuis presque vingt ans », sourit la chercheuse héraultaise, investie au sein de l’Institut des neurosciences de Montpellier. La 33 e édition du marathon caritatif se déroule vendredi et samedi sur les chaînes de télévision publiques et partout en France. Vingt cas en France Pascale Bomont étudie la neuropathie à axones géants, une maladie très rare, et encore peu connue. Cette pathologie dévastatrice provoque, chez le jeune patient, une perte de la mobilité, de la sensibilité, puis des dégâts au niveau du cerveau. « Ma bourse de thèse, c’était déjà avec l’AFM­Téléthon [Association française contre les myopathies]. Je me souviens, à cette époque­là, de Téléthons extraordinaires, où l’on se retrouvait, avec le public, jour et nuit, pour partager notre science. » C’était au début des années 2000, à Strasbourg, tandis que la science achevait le séquençage complet du génome humain. Etudiante en génétique humaine, elle se penche sur les causes des troubles neuromusculaires de la neuropathie à axones géants. En France, il y aurait environ vingt cas, une centaine dans le monde, mais, la maladie restant peu connue, de nombreux patients pourraient ne pas être diagnostiqués. « A l’époque, personne ne s’y intéressait et il a fallu une énergie considérable pour faire exister cette thématique, assure la chercheuse montpelliéraine. Rien n’aurait pu se faire sans le Téléthon et les associations de malades. J’étais étudiante, je N. Bonzom/Maxele Presse venais de découvrir le gène, et j’ai tout de suite voulu comprendre pourquoi le corps des patients était atteint par des désordres aussi profonds. Je n’ai jamais lâché le morceau ! » La mutation d’une protéine Au fil de ses recherches reconnues dans le monde entier, l’équipe de Pascale Bomont a fait considérablement progresser la compréhension des mécanismes de cette maladie. Cette année, elle est parvenue à pointer du doigt une protéine, mutée chez le patient, la gigaxonine, qui joue un rôle essentiel dans le recyclage des composants cellulaires, la naissance et 11 Vendredi 6 décembre 2019 Pascale Bomont espère pouvoir mettre en place des essais thérapeutiques. l’intégrité des neurones. « Ceci n’a pas seulement une portée pour la neuropathie à axones géants, mais a un impact considérable sur de nombreuses autres maladies », explique la scientifique. Elle développe aujourd’hui, avec son équipe, des outils qui pourraient permettre de mettre en place, à l’avenir, des essais thérapeutiques. « Ma motivation, je la puise chez les patients, confie Pascale Bomont. Savoir que je peux aider à trouver un traitement, ou à alléger une douleur, c’est une motivation phénoménale. » Une raison de plus de composer le 3637 ce week­end, à l’occasion du Téléthon. A Montpellier, Nicolas Bonzom



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :