20 Minutes France n°3492 4 déc 2019
20 Minutes France n°3492 4 déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3492 de 4 déc 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,2 Mo

  • Dans ce numéro : grève, on sait quand ça commence...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 34 - 35  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
34 35
CinéMa « «Jumanji» offre un potentiel infini » Aventure Les comédiens Dwayne Johnson et Kevin Hart sont à nouveau réunis pour « Next Level », la suite de « Bienvenue dans la jungle » Ils sont de retour pour Jumanji, Next Level de Jake Kasdan. Dwayne Johnson, Kevin Hart, Jack Black et Karen Gillan repartent pour l’aventure dans une suite riche en péripéties (lire ci-dessous). La complicité entre les acteurs va bien au-delà de l’écran. Elle était évidente quand Dwayne Johnson et Kevin Hart, devenus très copains à la ville, ont tenu à répondre ensemble aux questions de 20 Minutes. A quoi attribuez-vous le succès du premier volet, Jumanji, Bienvenue dans la jungle ? Dwayne Johnson  : Il y a un élément magique dans cette histoire. C’est un film idéal à aller voir en famille sans pour autant être une histoire de superhéros. Cette originalité a plu. Kevin Hart  : Le fait qu’on ait voulu rendre hommage à Robin Williams en retrouvant son humour a aussi compté. Les gens se sont attachés à ces personnages dans lesquels ils se sont reconnus. Vous sentiez-vous plus à l’aise pour cette suite ? K.H.  : Bien se connaître permet d’aller plus loin dans l’élaboration des gags, d’autant plus que nous improvisons beaucoup pour les dialogues. Ce côté familier était pimenté par le fait que nous changions constamment de personnage. D.J.  : Cela nous permettait de nous renouveler tout le temps, car nous avions une dizaine de rôles à inventer. Comment imiter des pointures comme Danny DeVito et Danny Glover, qui jouent dans le film ? K.H.  : Il ne fallait pas qu’ils regrettent leur décision d’avoir signé avec nous ! J’ai bossé comme un dingue et revu Vous n'aviez pas d'idée cadeau ? Maintenant oui. Offrez-lui l'expérience unique de personnaliser sa chemise. C'est lui qui choisit tout  : son tissu européen, ses finitions haut-de-gamme et sa taille ajustée ! Au prix de 120 € tout inclus, àretrouver sur lechemiseur.frC. Vié/20 Minutes notamment L’Arme fatale 4 pour retrouver le phrasé et les attitudes d’un Danny Glover vieillissant. D.J.  : J’en ai fait de même pour Danny DeVito afin de m’inspirer de sa façon de parler. J’ai poussé un soupir de soulagement quand il a ri devant ma performance. Ce n’était pas gagné. Le côté ludique était-il important ? K.H.  : Il était capital ! Il ne faut pas oublier que, à l’origine, Jumanji est un jeu. Il est plus vrai que nature, mais il doit garder un aspect marrant, bien que les enjeux soient plus élevés que si on reste dans son salon. D.J.  : Nous nous amusions vraiment. Nous n’arrêtions pas de nous renvoyer 32 Mercredi 4 décembre 2019 Dwayne Johnson (à g.) et Kevin Hart, complices à l’écran et à la ville. Les nouvelles règles du jeu Les héros de Jumanji, Bienvenue dans la jungle, sorti fin 2017, avaient dit qu’ils ne retourneraient jamais dans le jeu, mais le box-office en a décidé autrement. Dans Jumanji, Next Level, les adolescents se retrouvent donc encore plongés au cœur d’un univers périlleux où ils endossent les corps et les personnalités de personnages très différents de ce qu’ils sont dans la vie. 20 Minutes explique ce qui a changé dans ce deuxième niveau. V Un enjeu de taille. Quel meilleur enjeu que l’amitié pour se lancer dans l’aventure ? C’est parce que l’un des leurs a disparu que les copains se sentent contraints de rejouer. Leur quête a pour but le repêchage de leur camarade, qui semble avoir rebranché le jeu et s’être évaporé dans un univers aux paysages aussi variés que déroutants. V Des anciens très nouveaux. Danny DeVito et Danny Glover font des apparitions très amusantes en frères ennemis du troisième âge, qui retrouvent leur jeunesse par l’intermédiaire du jeu. Chacun fait le point sur ses priorités pour décider comment vivre le temps qu’il lui reste selon ses envies. Sony Pictures Releasing France la balle, tant dans l’action que dans les scènes parlées. Nous avons pas mal tourné dans de vrais décors, ce qui a contribué à nous mettre à l’aise entre les séquences sur fond vert. Envisagez-vous un troisième film ? D.J.  : Si les fans sont là pour ce deuxième volet, on reviendra. L’univers de « Jumanji » offre un potentiel infini, et on compte en profiter. L’action se passera cette fois dans le monde réel. K.H.  : On a déjà commencé à en parler. C’est toujours une bonne chose de discuter de ces choses en avance, de façon à avoir le temps de brasser de nouvelles idées sans être trop pressé. Propos recueillis par Caroline Vié V Des dangers inventifs. Qui dit « nouveau niveau » dit « nouveaux dangers ». Des bestioles de toutes sortes attendent les héros pour leur faire passer l’envie de jouer. Comme ils ont trois vies dans le jeu, ils ont la possibilité de voir venir, mais celles-ci sont vite dilapidées face à des autruches au bec acéré…C.V. Karen Gillan et Jack Black dans Jumanji, Next Level.
33 Cinéma mercredi 4 décembre 2019 Le comédien joue un détective atteint du syndrome de Gilles de la Tourette. La mise au point d’Edward Norton Polar L’acteur et réalisateur américain revient avec « Brooklyn Affairs », dans lequel il fait revivre le New York des années 1950 avec brio Edward Norton s’était fait trop rare sur nos écrans. Le voir revenir devant et derrière la caméra pour Brooklyn Affairs fait donc rudement plaisir. « J’y parle de New York dans les années 1950, mais il est certain que mon film peut trouver un écho dans le monde d’aujourd’hui », explique-t-il. L’acteur et réalisateur s’est réservé le rôle d’un détective atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, et il s’est bien entouré pour cette chronique aux allures de polar. Cette fresque aux images somptueuses et à la bande-son jazzy est un bonheur. Il y explique comment un homme d’affaires sans scrupule (Alec Baldwin, bien flippant) parvient à faire déménager les personnes pauvres de Brooklyn pour y installer des résidences de luxe. Les comédiens Bruce Willis, Willem Dafoe et Bobby Cannavale lui prêtent mainforte, tandis que l’actrice Gugu Mbatha- Raw apporte une vraie fraîcheur dans cet environnement masculin. Cette fresque aux images somptueuses et à la bande-son jazzy signée Daniel Pemberton et Thom Yorke, le chanteur de Radiohead, est un bonheur. Suspense et reconstitution historique y font bon ménage. « J’ai insisté sur la psychologie des personnages, mais aussi sur la façon dont fonctionnait la ville à l’époque », dit-il. Son personnage est l’un des plus forts de cette histoire librement inspirée des Orphelins de Brooklyn de Jonathan Lethem (éd. de l’Olivier). On le voit évoluer, passant d’un malade agité de tics à un homme plus sûr de lui, qui se révèle courageux par loyauté pour son mentor, puis par amour. Si le promoteur idéaliste qu’incarne Willem Dafoe se révèle si attachant, c’est qu’il est inspiré du propre grandpère d’Edward Norton. « C’était un homme qui défendait des valeurs, celles qui sont bafouées dans le film », précise le réalisateur d’Au nom d’Anna. L’atmosphère nostalgique de Brooklyn Affairs joue une petite musique mélancolique et donne à réfléchir sur l’Amérique actuelle, en réinventant le film noir et ses codes. Caroline Vié « Ce genre de cinéma peine à trouver des financements » Edward Norton a mis du temps à donner vie à cette histoire entre polar et chronique historique. « Ce genre de cinéma, hommage au film noir, peine à trouver des financements parce qu’il n’est pas jugé suffisamment rentable », explique le réalisateur. Il se félicite que Brooklyn Affairs sorte en salles. « Avec le budget qu’a reçu Martin Scorsese pour The Irishman, j’aurais pu faire huit longs-métrages, poursuit-il. Mais je tenais à une distribution classique, sur grand écran. » Il n’a donc pas été tenté par Netflix. Warner Bros



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :