20 Minutes France n°3492 4 déc 2019
20 Minutes France n°3492 4 déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3492 de 4 déc 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,2 Mo

  • Dans ce numéro : grève, on sait quand ça commence...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Illustration par Audrey Hess VIS ! ONS 2019 22 Mercredi 4 décembre 2019 « Continuons à reconstruire ensemble ! » Interview A la tête de la fondation Nelson- Mandela, Sello Hatang perpétue l’héritage de l’ancien chef de l’Etat sud-africain Pour vous, que représente Nelson Mandela ? Nelson Mandela représente le leadership. Un leadership au service des autres. Il représente ce que la réconciliation peut être. Il représente ce qu’il y a de plus humain en chacun d’entre nous. Il représente l’humilité et la volonté de servir l’humanité entière. Et bien sûr, il représente la tolérance. Il a été un exemple de ce que l’humain peut avoir de meilleur. Jean-François Julliard est directeur de Greenpeace France. I. Harsin/Sipa C’est le rôle de votre fondation, de montrer le meilleur de l’humanité ? Nous devons construire ensemble des pays plus tolérants, qui s’entraident plus, et qui respectent les droits humains. Ce que nous a laissé Mandela en héritage peut changer la vie des enfants, des femmes et des hommes. Avec la fondation, nous essayons de mettre en place des groupes de parole où celles et ceux qui n’arrivent pas à se parler réfléchissent ensemble à une solution. Nous mettons aussi en place une aide sociale pour les personnes dans le besoin. Et enfin, nous honnorons la mémoire de Nelson Mandela à travers le monde, pour éviter que son héritage ne disparaisse. La solidarité entre les êtres humains ne doit pas se faire qu’avec les siens. Elle doit s’étendre à celles et ceux qui sont différents. Jean-François Julliard  : « Jamais il n’y avait eu une telle diversité d’engagements autour du climat » Mobilisations Depuis un an et demi, nous assistons à un mouvement inédit. Jamais il n’y a eu autant de personnes à se mobiliser sur la question climatique. La jeunesse en particulier. Celle-ci s’est beaucoup engagée par le passé sur tout un tas de sujets, mais c’est bien la première fois sur le climat. Jamais, aussi, il n’y avait eu une telle diversité d’engagements autour de la question climatique. Il y a les marches du siècle, les grèves de l’école, les actions de désobéissance civile, les actions en justice, comme V. Le Caer/Shutter/Sipa Sello Hatang arpente l’Afrique du Sud et le monde pour promouvoir la tolérance entre les peuples. Êtes-vous optimiste pour l’avenir ? Quand il était en prison, Nelson Mandela n’a jamais baissé les bras. Pourquoi devrais-je le faire aujourd’hui ? Je n’ai qu’un souhait  : que Notre affaire à tous, portée par une pétition signée par plus de deux millions de personnes… Cette diversité est le fruit d’un constat  : les modes d’action traditionnels ne suffisent plus pour convaincre les politiques à agir efficacement pour la préservation de l’environnement. Et si nous n’arrivons pas à les convaincre, il faut trouver les moyens de les contraindre à passer à l’action. Ces nouvelles formes d’engagement ont déjà des résultats. La prise de conscience des enjeux environnementaux est très forte dans la société nous arrivions à vivre tous et toutes ensemble, dans un monde en paix, qui accepte les différences et prend soin des plus fragiles. C’est pour cela que nous travaillons dur avec la fondation Mandela. Nous travaillons pour que la jeune génération ne perde jamais espoir. Pourquoi nos sociétés restent-elles si clivées ? Malheureusement, je pense que nous ne nous parlons et ne nous écoutons pas assez. C’est beaucoup plus simple de rester dans son coin que de dialoguer. C’est plus facile de détruire que de reconstruire. Nelson Mandela a passé sa vie à vouloir reconstruire, et j’espère qu’à travers le monde les populations apprendront de cela. Continuons à reconstruire ensemble ! Propos recueillis par Elodie Hervé française et celle-ci pousse d’ores et déjà des politiques et des industriels à revoir leur copie. C’est l’abandon d’EuropaCity, du projet Montagne d’or en Guyane, de l’aéroport de Notre-Damedes-Landes… Il ne s’agit que d’une première étape. On n’en est pas encore à remettre en cause notre modèle économique productiviste, qui ne jure que par la croissance. C’est pourtant essentiel au regard des impacts sur l’environnement de ce modèle. Il faudra encore beaucoup d’efforts… et de nouvelles mobilisations. Jean-François Julliard
VIS ! ONS 2019 « Tout le monde est sensible à l’énergie de la musique » Décloisonnement La cheffe d’orchestre Zahia Ziouani s’est donné une mission  : ouvrir la culture à tous les publics « Nous sommes l’un des rares orchestres à jouer à la Philharmonie, à l’Opéra de Paris mais aussi à Stains, à Vaulx-en-Velin ou dans la banlieue du Mans. A chaque fois avec le même engagement, les mêmes solistes, les mêmes habits car nous ne faisons pas de distinction entre les petites et les grandes salles. » Zahia Ziouani est cheffe d’orchestre. Cela fait maintenant vingt ans qu’elle tente de sortir la musique symphonique des temples qui lui sont dédiés. Bach et Bizet partout Au départ uniquement actifs en Seine-Saint-Denis, Zahia Ziouani et son orchestre professionnel, baptisé S. Isabelle/Sipa Zahia Ziouani a fondé l’orchestre Divertimento. Divertimento, font aujourd’hui résonner Bach et Bizet dans les maisons de quartier et les salles polyvalentes de sept régions. « Il n’y a pas une semaine, pas un mois où nous ne nous déplaçons pas. » L’objectif est simple  : faire découvrir à tous les publics et notamment aux habitants des banlieues la musique symphonique. « Ça demande du temps, de l’énergie mais ça fonctionne. Je n’ai jamais vu un enfant dire  : «Ça ne m’intéresse pas». Tout le monde est sensible à cette énergie, aux émotions… La musique symphonique comme culture populaire, c’est tout à fait possible et pour toutes les tranches d’âge. » Améliorer le vivre-ensemble « L’idée, c’est que cette diversité que l’on voit quand nous jouons dans les quartiers populaires se retrouve ensuite dans les grandes salles de concert. Il y a quand même eu des progrès en dix ou vingt ans. A cette époque, parfois on me riait presque au nez quand je défendais la culture en Seine-Saint-Denis. Aujourd’hui, cela surprend moins, c’est plus ancré dans les consciences, même si les moyens ne sont pas forcément à la hauteur des ambitions. » Antoine Magallon 23 Mercredi 4 décembre 2019 Rien à jeter dans Tech Trash Newsletter Toutes les semaines, ils envoient sur votre compte Gmail une newsletter acide où ils égratignent (entre autres) Google. Cet automne, nous avons commandé sur Amazon leur excellent livre, Les Possédés (éd. Arkhê), où ils étrillent entre autres Jeff Bezos et sa librairie en ligne. Selon toute vraisemblance, Lauren Boudard et Dan Geiselhart, les fondateurs du collectif Tech Trash, devraient donc profiter de leur passage sur la scène de VIS ! ONS pour écorcher 20 Minutes (entre autres). On leur pardonnera, tant leur travail de désacralisation de la tech nous fait du bien chaque semaine. Fear the Walking Dead 2019 AMC Film Holdings LLC. Artwork & Supplementary Materials are , & 2019 AMC Network Entertainment LLC. Tous droits réservés. Fear the Walking Dead 2015-2019 AMC Film Holdings LLC. Artwork & Supplementary Materials are , & 2015-2019 AMC Network Entertainment LLC. Tous droits réservés. Chaps Racing



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