20 Minutes France n°3485 25 nov 2019
20 Minutes France n°3485 25 nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3485 de 25 nov 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,8 Mo

  • Dans ce numéro : violences conjugales, un grenelle et des espoirs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ActuALité Un vote pour peser sur les autorités Hong Kong En temps normal, à Hong Kong, les élections pour choisir les membres des conseils de district compétents sur des questions de vie quotidienne, comme la collecte des ordures ménagères, ne soulèvent pas l’enthousiasme. Dimanche soir, elles avaient pourtant drainé un nombre record d’électeurs  : plus de 70% des 4,13 millions d’inscrits sur les listes, a annoncé la Commission électorale. Une façon, pour la mouvance prodémocrate, d’accroître la pression sur les autorités de l’ex-colonie britannique. La région semi-autonome vit depuis juin sa crise politique la plus grave depuis son retour dans le giron de Pékin en 1997, avec des manifestations et actions de plus en plus violentes pour exiger notamment des réformes démocratiques. Des spécialistes s’attendent à ce que les prodémocratie progressent dans les conseils de district, tout en restant loin de la majorité.nnCu secondes Iohannis en bonne voie pour garder la présidence de la Roumanie. Les Roumains votaient dimanche pour élire leur président. Un scrutin qui devrait reconduire le libéral sortant Klaus Iohannis pour un second mandat face à l’ex-Première ministre de gauche Viorica Dancila et confirmer l’ancrage proeuropéen du pays. Selon des experts, l’émigration et l’accès à Internet ont 8 Lundi 25 novembre 2019 L’attente d’un point final aux violences Femmes Les associations réclament des mesures concrètes à l’issue du Grenelle, ce lundi Après quelque trois mois de concertation, le Grenelle sur les violences conjugales se conclut ce lundi, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Le gouvernement doit présenter un ensemble de mesures parmi celles proposées par les 11 groupes de travail créés dans le cadre du dispositif. Vendredi, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, ont annoncé le lancement d’une « grille d’évaluation du danger commune aux forces de l’ordre face aux violences conjugales » ainsi que la reconnaissance du « suicide forcé » (lorsque le harcèlement au sein du foyer conduit au suicide). Mais la formation des policiers, des gendarmes et des médecins, la création de davantage de places d’hébergement pour les victimes et leurs enfants ou encore la suppression de l’autorité parentale au conjoint violent figureront-elles parmi les annonces ? Les associations, elles, ont de fortes attentes. Un « électrochoc » espéré En premier lieu, elles réclament l’application des lois déjà existantes. « Aujourd’hui, insiste Gilles Lazimi, médecin généraliste et membre du Collectif féministe contre le viol, il n’y a pas suffisamment d’ordonnances de protection qui sont prises. Les téléphones « grave danger » restent pour la plupart dans les placards de l’administration et très peu de mesures d’éloignement du conjoint violent sont décidées. » Le médecin attend donc « de vraies mesures, un électrochoc ». Le A. Robert/Sipa Des marches contre les violences sexuelles et sexistes ont eu lieu samedi en France (ici, à Montpellier). collectif #NousToutes, plaide, quant à lui, « pour que les moyens alloués aux associations soient consolidés. Nous attendons un milliard d’euros, rappelle Fatima Benomar. Ce chiffre est préconisé par le Haut Conseil à l’égalité lui-même. » Surtout, les associations espèrent que le gouvernement consacrera un budget pour extraire les maris violents du domicile conjugal lorsqu’ils représentent une menace. Sur ce point, Marlène Schiappa a d’ores et déjà annoncé, dimanche dans Le Figaro, que le gouvernement cofinancerait, d’ici la fin du quinquennat, deux centres de prise en charge dans chaque région. Depuis le début de l’année, 136 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint, selon le collectif Féminicide par (ex) compagnons. Anissa Boumediene Podcast Comment juger les violences conjugales La levée du secret médical divise Au quotidien, les personnels soignants sont au contact de femmes victimes de violences conjugales et, malgré les soins médicaux dispensés, peuvent éprouver une forme d’impuissance face à des victimes qui ne sont pas toujours en capacité de porter plainte contre leur bourreau. Face à ce constat, Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, appuyée par Marlène Schiappa, s’est déclarée « favorable » à une levée du secret médical dans cette situation. Une mesure qui fera peut-être partie de celles annoncées ce lundi, mais qui divise professionnels de santé et associations d’aides aux victimes. A ce jour, en l’absence d’enquête judiciaire ou d’accord du patient, le secret médical s’impose de façon « générale et absolue », sauf pour les mineurs et les personnes vulnérables. « Lorsqu’une victime est en danger, mon devoir, ce n’est pas seulement de la soigner », plaide le chirurgien Jacques Saboye, président d’une organisation de chirurgiens plasticiens, la SOFCPRE, évoquant un sentiment de « non-assistance à personne en danger ». Toutefois, le secret médical constitue aussi un impératif déontologique, dont le non-respect peut mener jusqu’à la radiation par les ordres disciplinaires. Sa levée pourrait aussi être « contre-productive »  : « Si les victimes redoutent qu’on fasse un signalement contre leur gré, elles n’auront plus confiance en nous et ne vont plus se confier à leur médecin », avance Gilles Lazimi, médecin généraliste et membre du Collectif féministe contre le viol. Fatima Benomar, du collectif #NousToutes, abonde  : « Toute la stratégie de l’homme violent est de détruire l’autonomie et l’estime de soi de sa femme. Porter plainte pour ces femmes, c’est dangereux symboliquement et c’est infantilisant. » A.B. permis aux Roumains de découvrir l’Europe de l’Ouest et de modifier leurs choix électoraux. L’ex-maire de New York Michael Bloomberg candidat en 2020. Michael Bloomberg, qui a dirigé New York de 2002 à 2013, a annoncé dimanche être candidat à l’investiture démocrate en vue de la présidentielle américaine de 2020.
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