20 Minutes France n°3476 8 nov 2019
20 Minutes France n°3476 8 nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3476 de 8 nov 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 5,4 Mo

  • Dans ce numéro : l'Est muré dans ses doutes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Voyages L’Islande plus fjord que jamais Tourisme Après la crise provoquée par la faillite de Wow Air, l’île mise sur la nature Cette fois, le volcan Eyjafjallajökull n’y était pour rien. En mars 2019, quand le trafic aérien a subitement baissé à l’aéroport de Keflavik, qui dessert la capitale islandaise Reykjavik, ce n’était pas en raison d’une éruption, comme en 2010, mais à cause de la faillite de la compagnie islandaise Wow Air. Celle-ci avait contribué à l’explosion du tourisme dans le pays, le nombre de visiteurs ayant quadruplé entre 2010 et 2017, pour dépasser les 2,4 millions en 2018. Une perte de 300 000 visiteurs étrangers en 2019, soit une baisse du tourisme de 14%. On a alors craint le pire pour le pays nordique, sorti d’une crise financière majeure en 2008 grâce au tourisme. Mais si l’on en croit les acteurs locaux, La fabrique du geste 11 octobre 2019 – 1er mars 2020 Getty Images Les autorités de l’île ont mis en place une stratégie de tourisme durable. la catastrophe a été évitée. « Il devrait y avoir 300 000 visiteurs étrangers de moins en 2019, soit une baisse de 14%, reconnaît Stefan Valsson, guide privé professionnel. Mais pendant plusieurs années, le tourisme augmentait de 30 à 40% par an, donc il faut relativiser. » D’autant que Stefan Valsson, qui travaille comme guide depuis trente-deux hivers, se souvient « d’une époque où il n’y avait que 100 000 visiteurs par an, c’était beaucoup. » Du côté d’Inga Hlin Palsdottir, directrice de Hans Hartung l’organisme de promotion Visit Iceland, même façon de voir les choses positivement  : « En 2011, trois compagnies desservaient l’Islande. Aujourd’hui, elles sont 16 en hiver et 28 en été. Wow Air n’était qu’une seule de ces compagnies. » De plus, depuis mars, « la grande compagnie du pays, Icelandair, a vu son nombre de passagers augmenter ». Stefan Valsson n’est donc « pas inquiet ». D’ailleurs, lui n’a pas senti l’impact de la diminution du nombre 18 Vendredi 8 novembre 2019 de visiteurs. « Wow Air avait amené beaucoup de nouveaux visiteurs, mais c’était des grands groupes, et pas de ceux qui dépensaient le plus. » Il semble donc que la faillite de la compagnie pourrait être une nouvelle pas si mauvaise que cela, dans un pays où la grogne contre les conséquences du « surtourisme » (dommages sur l’environnement, hausse des loyers, etc.) commençait à prendre de l’ampleur. « Nous espérons attirer des visiteurs qui restent plus longtemps et qui dépensent davantage », admet Inga Hlin Palsdottir. Avec moins de vols low cost, mais un tourisme plus haut de gamme, l’île pourrait réussir à faire évoluer le secteur, selon « une stratégie définie avant mars 2019  : le tourisme durable, explique la directrice de Visit Iceland. Nous avons par exemple créé une charte que les visiteurs sont invités à signer à leur arrivée sur l’île, qui les engage à respecter les lieux, réduire leur empreinte écologique et éviter d’abîmer les zones sauvages. » Une crise du transport aérien, passe encore. Mais s’attirer la fureur du volcan Eyjafjallajökull, ça, non. Paul Blondé Hans Hartung, T1973-E12, 1973 Fondation Gandur pour l’Art, Genève ADAGP, Paris, 2019 – Photo  : Sandra Pointet



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