20 Minutes France n°3476 8 nov 2019
20 Minutes France n°3476 8 nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3476 de 8 nov 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 5,4 Mo

  • Dans ce numéro : l'Est muré dans ses doutes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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X. Léoty/AFP Week-end Musique La chanteuse Angèle sort une réédition de son premier album, « Brol, la suite », ce vendredi Que de chemin parcouru depuis le succès de « La Loi de Murphy », en 2017. Désormais, Angèle s’est fait un nom, hors de sa Belgique natale. En 2018, son premier album, Brol, a été certifié en dix mois à peine disque de diamant. Puis elle a multiplié les dates de concert, les couvertures de magazine et a été récompensée de deux victoires de la musique en février. Ce vendredi, elle présente Brol, la suite, la réédition de son album, avec six nouveaux titres. Pourquoi avoir sorti une réédition de Brol plutôt qu’un nouvel album ? Un album, c’est une histoire, une entité, il y a une cohérence. Je ne me voyais pas changer d’histoire. Quand j’étais sur scène, ça me manquait parfois de ne pas avoir de nouveaux titres. J’en ai écrit à partir de janvier, sans trop me poser de questions. Une réédition, c’est une manière de pouvoir continuer à parler de Brol. Je n’ai pas du tout réfléchi au deuxième album, ce sera peut-être un tout autre style. Je vais peut-être commencer à faire du metal, je ne sais pas. En septembre, vous avez présenté le clip de « Flou », dans lequel vous revenez sur les bouleversements de votre vie. Ressentiez-vous le besoin de faire le point ? Ce qui est marrant, c’est qu’il s’agit d’une chanson écrite il y a plus d’un an, à une période où je n’étais pas du tout au même stade. Mais, finalement, j’avais déjà un succès anormal par rapport à ma courte carrière. Un an et demi plus tard, c’est tout autant d’actualité. Si j’avais imaginé ce qui m’attendait ! La difficulté quand j’ai écrit « Flou », c’était que rien n’était certain, je me mettais une grosse pression parce qu’il y avait une attente assez importante. J’ai l’impression que je le vis plus facilement aujourd’hui, parce que ce n’est plus nouveau. Je commence à m’habituer à tout ça, et je kiffe ! Vous êtes nommée dans quatre catégories aux NRJ Music Awards (samedi à Cannes). Ce serait un bon complément aux victoires de la musique ? Je ne vois pas ça comme une collection. C’est du bonus, ces récompenses-là. C’est étrange de récompenser une personne parmi d’autres, alors que chaque personne a une histoire différente. Le côté positif, c’est que ça donne l’occasion de remercier les gens dont on ne parle jamais, ou très peu. Dans la réédition de Brol, vous avez réorchestré « Ta reine ». Pourquoi ? C’est une ballade, et il n’y en a pas beaucoup dans Brol. J’avais été invitée dans une émission de télé où il fallait que je reprenne une chanson en version symphonique. « Ta reine » était celle qui marchait le mieux, parce que, mélodiquement, elle avait le plus de variantes et de nuances. Je suis très contente du résultat, parce que ça m’a fait du bien de revenir vers quelque chose de plus proche de mon enfance. Quand j’étais petite, j’étudiais la musique classique. Ça m’a vraiment émue, ça m’a rappelé beaucoup de choses. Le premier titre de la réédition que vous avez dévoilé est « Perdus », dans lequel certains ont vu un lien direct avec votre vie. Pourquoi avoir choisi ce titre pour revenir ? Ça aurait pu être n’importe lequel. Chaque chanson de Brol est très intime. Nous avions gardé contact avec Colors [une chaîne YouTube de sessions live] depuis « Ta reine ». Quand ils ont su qu’on allait faire une réédition, on en a discuté, et le titre qu’ils aimaient beaucoup était « Perdus ». Vous présentez un feat avec Kiddy Smile, un artiste queer très engagé. Est-ce une manière de rencontrer un univers différent du vôtre ? J’avais très envie de le faire chanter sur mon album, parce que j’aime beaucoup ce qu’il fait. J’ai eu l’occasion de le rencontrer, et il y a eu un vrai feeling entre nous deux, on est devenus super copains. Je l’avais invité à mon Olympia et lui à sa Cigale. On s’est tellement amusés qu’on s’est 14 Vendredi 8 novembre 2019 L’artiste belge de 23 ans, ici en juillet aux Francofolies de La Rochelle, est nommée dans quatre catégories aux nRJ Music Awards, samedi. « Si j’avais imaginé ce qui m’attendait ! » « Je vais peutêtre commencer à faire du metal, je ne sais pas. » « Il faut que je comprenne mieux le féminisme pour en reparler. » dit qu’il fallait qu’on fasse un truc ensemble. Un soir, il m’a raconté une histoire d’amour qu’il vivait, et j’ai vite commencé à écrire sur cette histoire. « Balance ton quoi » a reçu un accueil incroyable cette année. Comment avez-vous vécu le fait de devenir une icône ou une porteparole féministe ? Quand j’ai écrit la chanson il y a deux ans, j’étais une jeune fille de 21 ans. Je l’ai écrite de manière très naïve et finalement assez légère. Entre-temps, j’ai grandi. Dans la société, la question du harcèlement, du sexisme au travail a évolué. Charlotte Abramow [la réalisatrice du clip] me demandait si je me verrais réécrire une chanson qui parle de féminisme. Oui, mais pas aujourd’hui. Je vois beaucoup plus loin dans le féminisme désormais et je pense qu’il faut que je comprenne beaucoup mieux ce sujet pour en reparler. Comment voyez-vous l’avenir ? Il y a un jour où je vais devoir dormir ! Je n’ai aucune idée de ce qui va suivre après, je ne sais même pas exactement quand finira la tournée. Ce que je sais, c’est que, petit à petit, je vais quand même me retirer, pour moi, mais aussi pour les gens, pour tout. Après, j’ai l’intention de faire un deuxième album, mais je ne sais absolument pas quand. Là, je suis très occupée par la reprise de la tournée, par la réédition. Ça demande énormément d’énergie. Propos recueillis par Clio Weickert
EntrEz dans ladansE ! #Fandango réservation  : www.quaibranly.fr En coproduction avec la Maison desCultures duMonde, dans le cadre du 23e Festival de l'Imaginaire Fandango Pierre Campistron/Courtesy Maison des Cultures duMonde graphisme g6.design. Spectacle



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