20 Minutes France n°3473ES 5 nov 2019
20 Minutes France n°3473ES 5 nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3473ES de 5 nov 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : la télé met déjà le paquet.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 2 - 3  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
2 3
ActuAlité Etats-Unis Que risque Donald Trump, visé par une procédure de destitution ? La guerre est désormais totale. Jeudi, la majorité démocrate à la Chambre des représentants a voté pour formaliser la procédure d’« impeachment » qui vise Donald Trump. Tout va s’accélérer, avec des auditions publiques au Congrès des témoins de son appel au président ukrainien et un vote solennel sur l’« impeachment » qui pourrait avoir lieu d’ici à la fin de l’année, avant un éventuel procès au Sénat. A un an de la présidentielle, voici les trois scénarios possibles pour le locataire de la Maison-Blanche. V L’« impeachment » est voté, mais Donald Trump n’est pas destitué (probabilité  : 80%). « Les démocrates estiment que Donald Trump a sollicité l’aide d’une puissance étrangère pour son gain politique personnel, explique Chris Edelson, professeur de sciences politiques à l’université de Washington. A ce stade avancé, ils n’ont plus le choix, la défense des institutions passe par un « impeachment ». » En revanche, au Sénat, les républicains ont la majorité, et il faut deux tiers des élus (67 sénateurs) pour condamner et destituer un président, ce qui ne s’est jamais produit. Quelques défections, comme celle de Mitt Romney, sont possibles, mais Donald Trump reste très populaire dans l’électorat conservateur – tout traître serait aussitôt puni et risquerait de perdre son siège en devant passer par une primaire face à un républicain fidèle. Mais des auditions publiques de témoins au cours des prochaines semaines pourraient affaiblir Tump dans l’électorat indépendant et favoriser un candidat antisystème, comme Elizabeth Warren ou Bernie Sanders. V Le président des Etats-Unis échappe à l’« impeachment » (probabilité  : 15%). Si Nancy Pelosi a longtemps hésité, c’est parce que l’« impeachment » est bien plus populaire en Californie ou à New York que dans le Wisconsin ou l’Ohio. Des élus démocrates fragiles pourraient donc se défiler au dernier moment, estimant que la demande de Donald Trump au président ukrainien n’atteint pas le niveau d’un « crime majeur » – un concept que les Pères fondateurs ont volontairement laissé à l’appréciation de chaque élu. Trump pourrait alors crier victoire et, si l’économie américaine ne s’enrhume pas, se présenter en position de force l’an prochain. Dans un duel serré, les démocrates pourraient alors se tourner vers un centriste capable de gagner dans le Midwest, comme Joe Biden ou Pete Buttigieg. 2 Mardi 5 novembre 2019 Un « impeachment », trois possibilités W. McNamee/AFP la chambre des représentants a approuvé le lancement d’une procédure d’« impeachment » à l’encontre de trump. Le temps sur la pente descendante Aucune région ne sera épargnée. La première tempête automnale, Amélie, laisse derrière elle un temps agité et pluvieux. Les températures sont en baisse, avec des maximales de 13 °C sur l’arc atlantique et de 18 °C sur le pourtour méditerranéen. V Donald Trump est destitué (probabilité  : 5%). Aucun président n’a été destitué dans l’histoire américaine. La seule analogie est le sort des juges, qui peuvent être démis de leurs fonctions par le Sénat. Mais une destitution, qui est un processus politique, n’est pas synonyme d’inéligibilité. Donald Trump pourrait donc se représenter, à moins que le Sénat le lui interdise via un second vote. Ce scénario digne de « House of Cards » donnerait lieu à une bataille entre Mike Pence et un républicain dissident comme John Kasich. De notre correspondant en Californie, Philippe Berry La météo en France Balkany libre de se représenter ? Municipales Début octobre, elle a eu « le cœur en miettes » de ne pas célébrer Yom Kippour avec lui. Isabelle Balkany pourra sans doute se rattraper à Noël. La cour d’appel de Paris examine, ce mardi, la seconde demande de mise en liberté de son mari, Patrick, le maire (LR) de Levallois- Perret (Hauts-de-Seine) condamné à quatre ans de prison ferme pour fraude fiscale et à cinq ans pour blanchiment, une semaine après avoir accepté la première. Les magistrats devraient accepter de faire sortir l’élu de la prison de la Santé (Paris), moyennant plusieurs conditions particulièrement strictes. Celle qui pourrait lui poser le plus de difficultés est de ne pas se rendre à Paris ou dans son département. « D’un point de vue pénal, il peut se présenter aux municipales sans avoir le droit d’y mettre les pieds, explique Céline Parisot, secrétaire générale de l’Union syndicale des magistrats. Mais osera-t-il le faire ? » Avant son procès, Patrick Balkany avait laissé entendre qu’il serait candidat à sa succession. Sa double condamnation l’a fait réfléchir. « On dit que je veux me représenter, je n’en suis pas sûr du tout », a-t-il indiqué lors de sa première demande de mise en liberté. Isabelle Balkany aussi a été condamnée à dix ans d’inéligibilité. Mais, sans mandat de dépôt, elle n’est soumise à aucune condition lui interdisant de faire de la politique dans l’attente du procès en appel. Maire intérimaire depuis que son mari est incarcéré, elle pourrait être tentée de se présenter en 2020. Toutefois, dans un documentaire de BFMTV, elle reconnaissait être « la plus mauvaise candidate de la Terre ». Cela pourrait presque faire un argument de campagne. Vincent Vantighem O. Douliery/AFP
ActuAlité #MeToo a permis « un bond en avant » Violences La directrice de Solidarités femmes, Françoise Brie, revient sur les avancées que le mouvement lancé il y a deux ans a permises Deux ans après son déclenchement aux Etats-Unis, le mouvement #metoo a été relancé dimanche en France par l’actrice Adèle Haenel, qui a accusé le réalisateur Christophe Ruggia d’attouchements et de harcèlement sexuel lorsqu’elle était mineure. Françoise Brie, directrice de la Fédération nationale Solidarité femmes, évoque les avancées permises par ce mouvement en France. Comment #MeToo a-t-il servi, et sert-il encore, la lutte contre les violences faites aux femmes ? Des lignes d’écoute ont été ouvertes, des plateformes créées, des formations proposées aux forces de l’ordre. Les femmes sont mieux accompagnées et reconnues comme victimes, là où, parfois, leur était seulement renvoyée de la culpabilité. Il existe, entre autres, La crainte d’un geste financier « au rabais » Victimes de prêtres Les évêques catholiques de France se réunissent en assemblée plénière à Lourdes à partir de ce mardi pour, notamment, voter le principe et les modalités d’une « allocation de reconnaissance de la souffrance vécue » pour les victimes de pédocriminalité. Ce qui ne manque pas de faire réagir plusieurs d’entre elles. « Le fait qu’ils prévoient une « allocation », et non une « indemnisation », qui les engagerait juridiquement, montre qu’ils n’assument pas la responsabilité collective de ce fléau », a regretté lundi Olivier Savignac, membre du collectif Foi et résilience. « Or, le plus important, c’est que l’Eglise reconnaisse que les agressions sexuelles n’étaient pas quelques cas isolés, mais bien un système dont toute l’institution a été responsable », a renchéri Véronique Garnier, autre membre du collectif. Pour Olivier Savignac, qui craint « un forfait au rabais » et une « manœuvre de communication » des évêques, « il faudrait des barèmes d’indemnisation sur le modèle des Cotorep[pour le handicap] ». A. Veneri/AFP des centres dédiés aux femmes victimes de mariage forcé. Au 3919 [numéro d’écoute national destiné aux femmes victimes de violences], nous avons également eu des postes supplémentaires et une rallonge budgétaire. On a fait un bond en avant. Et #MeToo, c’est aussi ce mouvement qui a permis de parler de « féminicide » et d’accompagner des évolutions législatives (amende contre le harcèlement de rue, délai de prescription du viol, etc.). Au-delà, croyez-vous que certains hommes ont changé ? Pour en avoir entendu, rencontré, certains hommes ont changé. Ils se sont pris, comme ils l’ont dit, « ces violences en pleine face ». Ils ont compris que leur femme, leur sœur, leur amie pouvaient être concernées et les ont écoutées. Reste qu’il y a cette forme de résistance, galvanisée par les réseaux sociaux. #MeToo a requestionné les rapports de domination, d’égalité entre hommes et femmes ou a bousculé des stéréotypes ancrés qu’il faut encore déconstruire. Tout cela n’est pas évident pour des individus pour qui la question des droits des femmes a toujours été secondaire. Les hommes qui ont peur de perdre le système qui leur a tout donné ont besoin de temps pour se faire à l’idée de partager le pouvoir et pour laisser de la place aux femmes. Existe-t-il un risque de « rétrogradation » de ces acquis, qui semblent fragiles ? Je ne pense pas. C’est politique aujourd’hui, et il y a la convention Une marée noire de questions Brésil « Le pire est à venir. » Dimanche, dans un entretien à la chaîne de télévision Record, le président brésilien, Jair Bolsonaro, a fait part de sa « grande inquiétude » à propos d’une mystérieuse marée noire qui touche le nord-est du pays. Les autorités brésiliennes ont détecté un premier déversement d’hydrocarbures le 29 juillet, à plus de 700 km des côtes de l’Etat de Paraiba. Le pétrole aurait ensuite commencé à apparaître le 30 août sur les côtes du une plage souillée de l’Etat de Bahia. K. Konrad/Sipa 3 Mardi 5 novembre 2019 une marche contre les violences faites aux femmes, fin 2018, à lyon. Nordeste, avant de gagner le sud et l’Etat de Bahia. Près de 200 plages seraient aujourd’hui souillées, sur quelque 2 000 km de côtes. Bien qu’expert international en pollutions accidentelles des eaux, le Cedre, contacté par 20 Minutes, regrette, par la voix de son responsable des opérations, Nicolas Tamic, de ne pas avoir « accès aux informations satellites (…), ni avoir reçu d’échantillons des produits échoués. Du coup, nous ne savons toujours pas si le pétrole qui recouvre les plages est brut ou raffiné. Et nous ne pouvons donc pas nous rapprocher des différents chargements opérés par les navires dans la région pour en trouver son origine. » Dimanche, Jair Bolsonaro a pointé du doigt la responsabilité d’un pétrolier grec, le Bouboulina. La société Delta Tankers, elle, a démenti. Il s’agit d’un acte « criminel », a accusé le président brésilien, d’un « désastre » sans pareil, pour les ONG interrogées par l’AFP. La région d’Abrolhos, près de Bahia, sanctuaire pour les baleines à bosse et connue pour des formations coralliennes uniques au monde, est parsemée de pétrole. De nombreux animaux sont retrouvés morts sur les plages, notamment des tortues de mer. M.P. d’Istanbul contre la violence à l’égard des femmes. Certes, on observe partout la montée de l’extrémisme à laquelle est souvent lié le recul des droits des femmes. En Espagne, nous avons même assisté à la dépénalisation des violences conjugales. Mais, en France, cette rétrogradation me semble impossible tant la question des violences conjugales et sexuelles est devenue politique. Il faudra cependant rester vigilantes sur celle de l’égalité entre les sexes, qui est encore sensible. #MeToo n’est pas fini. Il faut continuer à se mobiliser, à se battre pour faire reculer les inégalités. Propos recueillis par Marion Pignot Un accord conclu entre Paris et Pékin sur les IGP. Au premier jour de sa visite en Chine, lundi, Emmanuel Macron a annoncé qu’un accord serait signé sur les indications géographiques protégées (IGP), qui certifient l’origine des produits européens entrant sur le marché chinois, connu pour ses contrefaçons. Des éleveurs dénoncent des troubles d’origine électrique. Une douzaine d’éleveurs de plusieurs régions de France vont engager des procédures judiciaires pour faire reconnaître d’importants troubles, selon eux d’origine électrique (antenne relais, éolienne…), ayant un grave impact sur leur santé et celle de leurs animaux, ont-il annoncé lundi au Mans. Intense télétravail. Le télétravail était pratiqué par 11% des cadres au moins un jour par semaine en 2017, contre 3% de l’ensemble des salariés, selon une étude de la Dares. Les cadres ont tendance à travailler plus longuement quand ils choisissent ce mode d’organisation.

1 2-3 4-5 6-7 8-9 10


Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :