20 Minutes France n°3473 4 nov 2019
20 Minutes France n°3473 4 nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3473 de 4 nov 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : hulot, héraut écolo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuALité Le nouveau pape de l’environnement Exclusif D’après un sondage YouGov, Nicolas Hulot symbolise le mieux le renouveau en matière d’engagement pour la planète Sa démission surprise, le 28 août 2018, avait provoqué une marche massive pour le climat dès le début du mois de septembre. La première d’une longue série de mobilisations. Et les Français ne l’ont pas oublié. Selon un sondage YouGov exclusif* que 20 Minutes dévoile ce lundi à un mois de la première édition de son festival VIS ! ONS, 21% des Français désignent Nicolas Hulot comme la personnalité française qui symbolise le mieux le renouveau en matière d’engagement environnemental. Electrochoc citoyen L’ex-ministre de la Transition écologique, qui a depuis repris la présidence de sa fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, se démarque ainsi très nettement dans la liste de huit hommes et huit femmes (artistes, politiques, activistes, journalistes….) élaborée par la rédaction de 20 Minutes pour ce sondage. Suivent l’astronaute Thomas Pesquet (12%) et le leader du parti écologiste EELV, Yannick Jadot (5%). Et ce n’est pas un hasard. Les observateurs les plus avertis du militantisme écologiste eux-mêmes ont vu dans la démission de Nicolas Hulot un tournant dans la prise de conscience des enjeux climatiques par les Français. Mais aussi un coup d’arrêt dans la confiance accordée à l’Etat pour endiguer la catastrophe climatique  : « Si Nicolas Hulot n’a pas réussi à convaincre le président, qui le pourrait ? », écrit ainsi le directeur général de Greenpeace France en introduction de son dernier ouvrage On ne joue plus, Manuel d’action climatique et de désobéissance civile (Don Quichotte/Seuil). Pour Jean-François Julliard, le départ, très médiatisé, de Nicolas Hulot a eu Nouveau médicament homéopathique Absorption sublinguale rapide * Souches végétales et minérales Sans somnolence diurne Sipa l’effet d’un électrochoc citoyen. Il en veut pour preuve la marche pour le climat organisé dès le 8 septembre 2018, en réponse à cette démission  : « Ce jour-là, près de 100 000 personnes sont descendues dans la rue, dont 50 000 à Paris », écrit-il. L’année 2019 de mobilisation inédite le confirme  : grèves de l’école, multiplication des tribunes de personnalités, succès de la pétition L’Affaire du siècle et la procédure en justice pour inaction climatique contre l’Etat qui a suivi… Jamais la mobilisation en faveur du climat n’avait été aussi intense et plurielle en France. Dans notre sondage, toutes les générations ne sont toutefois pas au diapason. 4 Lundi 4 novembre 2019 Nicolas Hulot, début octobre, lors d’une cérémonie honorifique en Belgique. Si Nicolas Hulot, 64 ans, est désigné par 29% des 45-59 ans, il ne recueille que 10% chez les 18-24 ans. Dans cette catégorie d’âge, il partage la première place du podium avec un autre journaliste très engagé pour le climat  : Hugo Clément, 30 ans, passé par « Le Petit Journal » et Konbini, qui présentera fin novembre sur France 2 une série documentaire consacrée au combat climatique. Deux générations pour un même engagement. C laire Planchard et Fabrice Pouliquen * Etude Omnibus réalisée les 29 et 30 octobre auprès de 1000 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Fragilisés, comme leur logement Marseille « Je suis partie bosser le 5 novembre 2018 à 8 h et je suis rentrée chez moi la semaine dernière. » Virginie vit désormais en face de la « dent creuse », ce vide laissé par les deux immeubles de la rue d’Aubagne, à Marseille, qui se sont effondrés il y a un an, emportant huit vies. Ce drame a révélé l’ampleur de l’habitat dégradé dans la cité phocéenne. Dans les mois qui ont suivi, plus de 4 000 personnes ont dû être évacuées de leur logement dangereux. « En s’effondrant, les immeubles ont fragilisé le nôtre, qui avait déjà des problèmes d’humidité dans la cave », explique Virginie. La famille a été relogée à l’hôtel. « Ça a été un choc, se souvient la professeure. Je suis tombée en dépression, j’ai dû prendre un congé. Ça a duré deux mois. » Ella fait elle aussi partie des délogés de la rue d’Aubagne. « Pendant cinq mois, j’ai été complètement larguée », confie celle qui s’est alors investie à fond aux côtés des « gilets jaunes » « pour oublier [s]es problèmes ». Elle a aussi pu compter sur la solidarité du Collectif du 5 novembre, et de ses psychologues bénévoles. Isabelle Bordet en fait partie. « L’état de stress que vivent ces personnes a pour conséquences une perte de repères, une désocialisation à A. Max/20 Minutes cause de laquelle ils vont déclencher une forme de décompensation, explique la spécialiste. Cela peut réactiver d’anciens traumatismes ou provoquer des addictions. » Pour Isabelle Bordet, les symptômes des « délogés » sont comparables à ceux des sans domicile fixe. Peu rassurant  : la Fondation Abbé-Pierre estime à 100 000 le nombre de personnes qui vivent dans des taudis à Marseille, et qui risquent l’expulsion. A Marseille, Adrien Max ##JEV#198-254-https://tinyurl.com/yxsmgq2n##JEV# Le vide laissé par les immeubles qui se sont effondrés rue d’Aubagne.



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