20 Minutes France n°3472ES9 31 oct 2019
20 Minutes France n°3472ES9 31 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3472ES9 de 31 oct 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : l'argent sur un plateau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SportS Un roman à l’eau de Rose Rugby Des Français, malgré la rivalité, vont soutenir l’Angleterre en finale du Mondial Que Jeanne d’Arc nous pardonne. Samedi, six siècles après le siège d’Orléans, une partie de la France reniera ses racines pour soutenir l’Angleterre face à l’Afrique du Sud, en finale du Mondial. Des années de contentieux militaires, des décennies de rivalités sportives ont été effacées par la leçon donnée à la Nouvelle-Zélande, en demie. La France n’aime pas les Anglais, mais elle déteste encore plus ceux qui gagnent trop. Battre les All Blacks, doubles tenants du titre, c’était libérer ce sport du joug océanien et donc, forcément, gagner le respect. « Les Anglais, on a envie de les soutenir parce qu’ils jouent bien. » Philippe Saint-André, ancien sélectionneur du XV de France Un revirement inattendu, même pour l’ancien international Imanol Harinordoquy  : « Aujourd’hui, je me surprends presque à prendre du plaisir [à les regarder], même si ce n’est pas une équipe que je porte dans mon cœur. » Malgré tout, se ranger dans le camp de la Rose, face aux Springboks, n’est pas un crève-cœur pour tout le monde. Pour « Ovale Masqué », le fondateur du Le deuxième ligne sud-africain rG Snyman dans les airs. M. Baker/AP/Sipa M. Baker/AP/Sipa site Web satirique Boucherie Ovalie, soutenir l’Angleterre n’est pas une affaire d’Etat  : « Je me sens moyennement concerné par cette rivalité, n’ayant pas vécu la guerre de Cent Ans. A chaque owen Farrell, l’ouvreur anglais. crunch, on joue un peu le jeu de la guéguerre, mais c’est plus pour le folklore. Niveau rugby, je pense que l’antagonisme est surtout présent chez ceux qui ont connu la période noire des années 1980-1990, où la France produisait le plus beau rugby mais perdait contre les Anglais à cause de son indiscipline. » Cette soudaine passion pour l’ennemi vient aussi du fait que la clique d’Eddie Jones fait tout pour plaire. « Ils sont impressionnants de rigueur sur les fondamentaux, en termes de conquête et d’organisation, détaille Harinordoquy. Ils dominent le rugby en pratiquant du jeu. Ce n’est pas seulement 15 mecs bodybuildés. » Une référence à peine masquée aux Sud-Africains. D’ailleurs, le nom de l’adversaire des Anglais n’est pas étranger au retournement de veste français. « Les Anglais, on a envie de les soutenir parce qu’ils jouent bien, surtout par rapport aux Boks, qui ont des monstres physiques et qui ont battu le pays de Galles en produisant du non-jeu, soutient l’ancien sélectionneur Philippe Saint-André. Ils ont des bons joueurs, les ouvreurs Farrell et Ford, les frères Vunipola… Ce sont des caméléons capables de gagner de plein de manières différentes. » Enfin, il faut peut-être aussi voir dans cette équipe, reconstruite en début de décennie, un reflet optimiste de notre XV de France. « Ce qui fait un peu rêver, c’est que tu sens qu’ils ont un projet cohérent depuis 2012, qu’ils bossent sur le long terme, estime Ovale Masqué. Nous, on ne voit jamais plus loin que la semaine suivante. Même après s’être plantés en beauté en 2015 [éliminés de leur Mondial lors de la phase de poules], ils ont changé d’entraîneur, mais pas vraiment de direction. » Celle d’Eddie Jones était clairement orientée vers la demie contre les Néo-Zélandais. Deux ans qu’il en parlait. Maintenant que c’est fait, il doit régler son GPS sur l’Afrique du Sud. Tous les espoirs d’un peuple reposent sur ses épaules. Le peuple français, bien sûr. William Pereira Des Boks de nouveau à bloc « Vous les avez vus détruire le Japon et le pays de Galles ? Il va falloir répondre présent, tant mentalement que physiquement. » A l’image de Billy Vunipola, les Anglais s’attendent à une partie musclée face à l’Afrique du Sud, samedi. « Il faut comprendre d’où nous venons », lâche le sélectionneur Rassie Erasmus pour justifier cette stratégie, assez fade, basée sur ses gros gabarits. Après une demi-finale en 2015, les Springboks ont commencé une lente descente aux enfers, qui les a menés dans des abysses historiques fin 2017, avec deux dérouillées encaissées face aux All Blacks et l’Irlande. « L’un de nos défis a toujours été de nous racheter et de redevenir ce que nous étions, à savoir une grande puissance du rugby, raconte Erasmus. Pour y parvenir, il faut avoir un socle. On a suivi un plan de route et on a joué en fonction des statistiques et de la manière dont le jeu est arbitré en ce moment. » Erasmus souligne aussi les évolutions hors du terrain  : « Il y a eu une époque en Afrique du Sud où être un joueur de rugby pro voulait juste dire encaisser un bon salaire. Mais les joueurs comprennent maintenant qu’ils doivent travailler dur. Ce niveau de médiocrité est en train de quitter doucement notre rugby. » Au Japon, Mathias Cena S. Allaman/Sipa 12 Jeudi 31 octobre 2019 « Je suis mort physiquement » Tennis Paradoxalement, c’est avec le sourire que Benoît Paire a quitté le Masters 1000 de Paris-Bercy, mercredi, après sa défaite contre son pote Gaël Monfils lors du deuxième tour (6-4, 7-6). Ce n’était pas vraiment le choc attendu, ce n’est rien de le dire, et il a fallu s’en remettre à quelques coups d’éclat, comme ce double tweener (un coup entre les jambes) gagnant de Paire, applaudi par un Monfils étalé les fesses sur le court, pour frissonner un minimum. « Je suis content parce que j’ai fait le point du match, Gaël sera un peu déçu », s’est marré l’Avignonnais après la rencontre. A l’inverse, Monfils est apparu au bout du rouleau, malgré la qualif pour les 8 es. « Je vais être honnête, depuis l’Asie, je suis mort physiquement et mentalement », a-t-il lâché, avant d’avancer quelques explications  : « Je me suis mis trop de pression pour être dans le top 10 cette année et, ce qui me saoule, c’est que tout le monde n’arrête pas de me parler du Masters [à Londres, du 10 au 17 novembre] », a soufflé le Parisien. Dans les autres matchs de la journée, les Français Corentin Moutet et Adrian Mannarino ont été battus par Novak Djokovic et Rafael Nadal. A.L.G. Ada Hegerberg, meilleure buteuse en Europe. Autrice d’un doublé contre le Fortuna Hjorring (7-0), en match retour des 8 es de la Ligue des champions, la Norvégienne est devenue la meilleure buteuse de la compétition. Ada Hegerberg a inscrit 53 buts en C1. Les ultras du PSG annoncent un « boycott ». Les membres du Collectif Ultras Paris (CUP), principal groupe de supporters du PSG, ne se rendront plus au stade jusqu’à nouvel ordre. Ils dénoncent « l’acharnement » dont ils sont victimes de la part des autorités et de « certains membres » du club. Le groupe évoque notamment une « provocation et une tentative d’intimidation ciblée qui aurait pu engendrer de graves conséquences », lors du match Paris-Marseille, dimanche.
SportS Les deux hommes et la mer Voile Avec un arrêt dès le début de la Transat Jacques Vabre, Thomas Ruyant et Antoine Koch connaissent une course mouvementée D’abord l’euphorie, puis l’inquiétude, avant de retrouver l’espoir. En trois jours, Thomas Ruyant et Antoine Koch sont passés par toutes les émotions. A bord d’Advens for Cybersecurity, dont 20 Minutes est partenaire, les deux marins ont vécu un début de Transat Jacques Vabre mouvementé. La faute à un pilote automatique récalcitrant. Du retard sur la tête « On allait plutôt vite, mais on a eu un problème de vérin au large d’Etretat, raconte Ruyant. On n’avait pas les pièces pour réparer à bord, on a donc beaucoup barré pour rejoindre Cherbourg et s’arrêter pour réparer et repartir dans de bonnes conditions. » Un arrêt forcé qui leur a fait perdre beaucoup de temps. Si le vérin du pilote a été réparé en moins de deux heures, le règlement de la Transat oblige les marins qui s’arrêtent à repartir au minimum quatre heures après leur stop. Conséquence  : dès le premier jour, Advens for Cybersecurity a pris 150 milles nautiques (environ 280 km) de retard sur la tête de course. « C’est beaucoup, car les écarts se creusent rapidement dans ce genre de course, reprend le skippeur. On a réussi à recoller un peu, même si on est obligés de prendre des risques mesurés. » Alors que les 11 premiers ont pris une route vers le sud-est, Ruyant et Koch se sont orientés sud-ouest. Pas sûr que cela suffise à rattraper le retard accumulé d’entrée, mais les deux marins ne s’en formalisent pas. Car cette Transat Jacques Vabre, qui les emmène jusqu’au Brésil, a comme objectif de tester le bateau, un an avant le départ du Vendée Globe, le but ultime de Ruyant. A Lille, François Launay RACING92.FR PARISLADEFENSE-ARENA.COM P.Bouras ##JEV#171-88-https://tinyurl.com/y6bpmvt9##JEV# 13 Jeudi 31 octobre 2019 Le bateau Advens for Cybersecurity a eu un problème de pilote automatique.



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