20 Minutes France n°3472ES2 22 oct 2019
20 Minutes France n°3472ES2 22 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3472ES2 de 22 oct 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : parents parallèles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuAlité Justice Un homme est jugé pour ne pas avoir dénoncé les violences qui ont été fatales à Tony, 3 ans Face aux policiers, JonathanL. l’a reconnu  : « On ne voulait pas d’histoires… » Pourtant, cet homme aujourd’hui âgé de 34 ans « sentait » bien que son petit voisin était « maltraité ». Le matin, « très souvent », l’enfant de 3 ans pleurait. Et lorsque JonathanL. l’entendait dans l’appartement au-dessus du sien, il avait « pitié de lui », a-t-il admis. Quasiment trois ans après la mort atroce de cet enfant, JonathanL. va comparaître ce mardi devant le tribunal de Reims (Marne) pour non-dénonciation de crime. Une procédure rare pour laquelle il encourt une peine de trois ans de prison ferme tandis que l’auteur des coups et son ex-compagne attendent encore, eux, de connaître la date de leur procès devant une cour d’assises. Une obligation de signalement « C’est une affaire avec un fort poids émotionnel », confie aujourd’hui Matthieu Bourrette, le procureur, qui viendra requérir lui-même à l’audience. Fin novembre 2016, il était déjà en poste à Reims quand les enquêteurs ont pénétré dans cet immeuble de la place des Argonautes. Au sixième étage, ils ont découvert le corps inanimé de Tony. Et en passant les lieux au révélateur, ils ont compris que le sang du garçonnet avait coulé quasiment partout au F. Nascimbeni/AFP la mort de l’enfant en novembre 2016 à Reims avait fortement marqué les enquêteurs. cours des dernières semaines  : le long du lit, sur le dossier du canapé, à côté du bureau, dans les toilettes, sur le sol de l’entrée… Tony décède à son arrivée à l’hôpital de ruptures de la rate et du pancréas consécutives à des coups de poing portés à l’abdomen deux jours plus tôt. Les légistes remarquent aussi de multiples bleus sur les membres inférieurs, des traces ancines de fractures. « Je n’ai jamais vu un rapport d’autopsie aussi dégueulasse », confie une source proche du dossier. La mort de l’enfant marque aussi Matthieu Bourrette. Deux jours après le décès, le procureur convoque une conférence de presse et assène  : « Si les services de police avaient été alertés par le voisinage, cet enfant aurait pu passer la Noël ! » C’est ce qui vaut à JonathanL., dont l’avocate a refusé de répondre aux questions de 20 Minutes, de comparaître aujourd’hui. Et à la justice de devoir emprunter un chemin étroit  : en s’en prenant aux voisins, les magistrats vont peut-être rappeler à tous les Français leurs obligations de signaler les maltraitances dont ils sont les témoins. Mais ils risquent aussi de faire peur à tous ceux qui ont tardé à réagir et de les inciter à ne pas témoigner du tout de ce qu’ils ont vu ou 2 Mardi 22 octobre 2019 Il entendait les pleurs, mais n’a rien dit Nouvelles intempéries en Méditerranée De fortes pluies orageuses et intenses s’abattent sur le Roussillon avec de s’étendre vers le Languedoc. Le temps reste bien humide des Pyrénées aux Alpes. Au nord, en revanche, il est nettement plus calme et ensoleillé. entendu. Un risque que Marie Grimaud est prête à prendre. Avocate de l’association Innocence en danger, elle plaide depuis le début de cette affaire pour que les voisins du petit Tony soient poursuivis. « Notre objectif est de lancer un signal dans l’opinion pour encourager les citoyens à effectuer des signalements, résume-t-elle. Mais nous ne sommes pas dans une logique punitive. Je serai la première à demander que [JonathanL.] soit dispensé de peine. » Ce sera au tribunal correctionnel d’en juger. Vincent Vantighem Suivez en direct ce procès sur le compte Twitter de notre journaliste  : @vvantighem. La météo en France Les signalements pour radicalisation en hausse à la préfecture de police Terrorisme C’est l’une des conséquences de l’attaque du 3 octobre à la préfecture de police de Paris, les signalements pour « radicalisation » se multiplient dans les rangs de cette administration. Selon nos informations, l’attention de l’IGPN a été portée, en un peu moins de trois semaines, sur 17 nouveaux cas d’agents affectés. Avant l’attentat, une quinzaine faisaient l’objet d’une surveillance particulière. Aux yeux de Denis Jacob, secrétaire général d’Alternative Police CFDT, cette hausse est « sans doute une conséquence de la note transmise par le préfet de police. » Dans ce document, porté à la connaissance de 20 Minutes, Didier Lallement invite les agents à signaler à leur hiérarchie leurs collègues qui présenteraient des signes « d’une possible radicalisation ». Dans le cas de Mickaël Harpon, l’auteur de la tuerie à la préfecture, deux de ses collègues avaient, par exemple, signalé par oral à leur hiérarchie qu’il ne serrait plus la main aux femmes. Y a-t-il eu un « dysfonctionnement », comme l’a assuré Christophe Castaner ? Afin de s’en assurer, le gouvernement a lancé deux missions confiées à l’inspection des services de renseignement. Pour Frédéric Lagache, délégué général d’Alliance, les signalements doivent être améliorés en étant « partiellement anonymisés ». Une façon de « protéger » les agents qui en sont à l’origine tout évitant de faire de la « délation » une pratique courante dans les services. Il faut surtout, dit-il, éviter de « tomber dans la stigmatisation » des policiers musulmans. Thibaut Chevillard
ActuAlité La sécurité en questions SNCF Les syndicats de cheminots remettent en cause le dispositif qui permet de faire circuler les trains sans contrôleur A la suite de quatre jours de bras de fer entre les syndicats de cheminots et la direction de la SNCF autour du « droit de retrait », le trafic ferroviaire s’est nettement amélioré, lundi, et il devrait être quasi normal ce mardi. Mais, après la collision mercredi dernier entre un TER reliant Charleville-Mézières à Reims et un convoi routier exceptionnel à un passage à niveau, la question de la sécurité à bord des trains n’est pas réglée pour les agents. Plusieurs organisations syndicales, dont SUD-Rail, la CGT Cheminots, FO- Cheminots et l’Unsa ferroviaire, dénoncent le mode d’exploitation appelé « équipement agent seul » (EAS). Ce dispositif, mis en place en 2002, permet de faire circuler les trains sans contrôleur. « Aujourd’hui, dans 6 000 trains en France, soit un tiers des trains qui circulent, le conducteur est seul dans le train, déplore Bruno Poncet, secrétaire fédéral SUD-Rail, interrogé par 20 Minutes. Avant, il y avait un contrôleur qui s’occupait de la fermeture des portes, de la vérification des billets et de la sécurité à bord du train. Maintenant, le conducteur s’occupe de donner le départ du train, de gérer le temps d’arrêt dans une gare, d’ouvrir et de fermer les portes du train. » Pour Didier Mathis, le secrétaire général de l’Unsa, le problème de sécurité vient aussi de l’engin accidenté, un autorail grande capacité. « Ces engins ont déjà connu un accident grave, il y a plusieurs années, en Normandie », « On ne veut pas que le conducteur soit seul » Que réclament les syndicats ? « On veut des embauches, des contrôleurs, du personnel dans les trains et sur les quais, on ne veut pas que le conducteur soit seul, explique Bruno Poncet (SUD-Rail). On demande la réhumanisation de la SNCF. » Pour Didier Mathis (Unsa), « la responsabilité revient aussi aux régions. Dans les Hauts-de-France, la région a refusé l’EAS et a exigé que la SNCF maintienne plusieurs agents dans ses trains. » il est possible de se faire rembourser sur les bornes en libre-service. A. Gelebart/20 Minutes Solal/Sipa Dans un tiers des trains en circulation, le conducteur est le seul agent à bord. se souvient-il, avant d’ajouter  : « Ce type de véhicule doit circuler avec un contrôleur habilité sécurité. » « Aucun danger grave » La SNCF a affirmé, dans un communiqué publié vendredi qu’il « n’y a aucun danger grave et imminent dans la circulation des trains ». Des propos soutenus par le gouvernement  : « Les trois quarts des TER sont exploités [avec un agent] seul à bord », a déclaré Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d’Etat aux Transports, sur BFMTV vendredi, ajoutant que ce fonctionnement était pratiqué « partout en Europe ». Contactée par 20 Minutes, la SNCF a indiqué qu’elle ne s’exprimerait pas sur le sujet, une enquête étant en cours. L’entreprise ferroviaire devrait prendre la parole jeudi, lors du rendu des conclusions. Manon Aublanc Comment se faire rembourser Comme des milliers de voyageurs, vous n’avez peut-être pas pu prendre votre train ce week-end. 20 Minutes fait le point sur ce qu’il est possible de se faire rembourser. Si votre TGV (InOui) ou Intercités a été supprimé entre vendredi et lundi, vous devez déposer une réclamation en ligne*. Vous pouvez aussi utiliser les bornes en libre-service en gare ou vous rendre au guichet. Le remboursement est possible même si le billet comporte la mention « non remboursable ». Pour les OuiGo « les billets seront remboursés sur la carte bancaire du client sans que le client ait besoin d’en faire la demande », indique la SNCF. Pour les billets TER, la démarche s’effectue sur les sites propres à chaque région. Pour les billets RER du réseau SNCF, aucune indemnisation spécifique n’est prévue pour l’instant. Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a par ailleurs annoncé dimanche soir la création d’un fonds d’indemnisation pour les voyageurs « qui ont eu des dommages exceptionnels, par exemple des gens qui ont perdu une nuit d’hôtel, qui ont dû dépenser une nuit d’hôtel, des gens qui ont été obligés de payer un autre billet de train, voire un billet d’avion ». Nicolas Raffin * sncf.com/fr/service-client/reclamations/tgv-intercites 3 Mardi 22 octobre 2019 Un soignant sur trois seulement est vacciné Grippe D’habitude, il est plutôt question de cordonniers mal chaussés. Mais on pourrait renouveler le cliché avec les professionnels de santé. En effet, seulement un tiers de ces derniers travaillant en hôpital ou en clinique (35,4%) avaient reçu le vaccin contre la grippe l’an dernier, selon une étude de Santé publique France publiée lundi, à l’occasion du lancement de la campagne de vaccination contre cette maladie. Le chiffre est toutefois en nette progression par rapport à la dernière étude de 2009 (25,6%). Les médecins sont plutôt bons élèves, avec 68% de vaccinés, une proportion en hausse de 13 points en dix ans. Mais les infirmiers et infirmières ne le sont qu’à 36% (+ 12 points). Cette protection contre la grippe fait partie de celles recommandées pour les soignants, pour réduire la transmission du virus à leurs patients. L’obligation de vaccination pour ces personnes fait certes « l’objet de réflexions, indique le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. Mais on en appelle surtout à leur mobilisation dans l’intérêt des patients. » Fin de l’enquête sur l’attaque du Thalys. Les juges d’instruction chargés de l’enquête sur l’attaque djihadiste déjouée à bord d’un train Thalys Amsterdam-Paris en 2015 ont annoncé lundi la fin de leurs investigations. Le principal suspect avait blessé deux passagers avant d’être maîtrisé par des militaires américains en vacances. Accord à General Electric Belfort. Les salariés de General Electric à Belfort ont approuvé à une très large majorité, lundi, une nouvelle proposition de la direction prévoyant de ramener de 792 à 485 le nombre d’emplois supprimés par un plan social. Cette proposition exige, en contrepartie, un plan d’économies annuelles de 12 millions d’euros. Un ex-ministre burundais condamné. L’ex-ministre du Burundi Gabriel Mpozagara et son épouse Candide ont été condamnés lundi à Nanterre à deux ans de prison avec sursis et 70 000 € de dommages-intérêts pour avoir exploité pendant dix ans un compatriote à leur domicile.

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