20 Minutes France n°3467 10 oct 2019
20 Minutes France n°3467 10 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3467 de 10 oct 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : les parents d'élèves encore très préoccupés après l'incendie de l'usine Lubrizol.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuAlité 8 Jeudi 10 octobre 2019 « Mon fils n’aurait pas dû aller à l’école » Incendie à Rouen Les parents d’élèves restent inquiets quinze jours après l’accident Devant l’école élémentaire Benjamin- Franklin de Rouen (Seine-Maritime), les parents d’élèves qui sont venus chercher leurs enfants pour le déjeuner ne traînent pas. Il faut dire que l’établissement est situé dans le quartier ouest de la ville, qui fait face à l’usine Lubrizol, classée Seveso seuil haut et accidentée il y a quinze jours. L’école a été fermée le jour même et le lendemain de l’incendie, qui a détruit 5 253 t de produits chimiques. « Quand on a vu l’énorme nuage noir, on est partis le jeudi à 100 km de Rouen. On ne voulait pas exposer les enfants à ça », « Un soir, il avait mal à la tête, il a fini aux urgences. » Hugues, parent d’élève raconte Laetitia, mère de deux garçons. Puis l’établissement a rouvert le lundi. « Ça puait. Mon fils n’aurait pas dû aller à l’école, mais j’ai fait confiance aux autorités », explique Hugues, un autre parent d’élève. Le lendemain, incommodés par de fortes odeurs, les enfants sont rentrés chez eux. Les jours suivants, certains ne se sont pas sentis bien, comme le fils d’Hugues  : « Un soir, il était fiévreux, il n’a pas mangé et avait mal à la tête. Il aL. Benoist/AFP l’école Benjamin-Franklin a rouvert lundi 30 septembre, le lendemain, les odeurs incommodaient toujours les élèves. fini aux urgences », témoigne ce père en colère. Dernier épisode stressant  : l’établissement a été évacué par précaution vendredi, car une enseignante avait découvert un objet non identifié dans la cour. Etait-ce un morceau de toit de l’usine, composé de plaques de fibrociment contenant des fibres d’amiante ? Dans le doute, le rectorat a joué la carte de la sécurité. Reste que plusieurs parents sont inquiets, à l’instar de Magdalena*  : « Les experts font le nécessaire pour analyser ce débri. Mais j’ai quand même peur. » « Et si un enfant avait saisi ce morceau pour jouer avec ? Ne faudrait-il pas encore nettoyer l’école ? », interroge Laetitia. Et même si l’équipe pédagogique a tout fait pour rassurer les parents, certains craignent que les effets de l’accident ne se fassent ressentir dans quelques années  : « On ne sait pas encore si le cocktail de produits qui a brûlé n’est pas nocif », déclare Hugues, qui envisage de porter plainte. « On n’a pas eu de consignes de sécurité de la part de l’Education nationale, comme si on nous disait  : « Circulez, il n’y a rien à voir » », tempête Laetitia. De notre envoyée spéciale à Rouen, Delphine Bancaud * Le prénom a été changé. Des résultats rassurants, pas de certitudes pour autant A Rouen, l’enquête se poursuit pour faire la lumière sur les circonstances de l’incendie et ses conséquences pour la santé et l’environnement. Atmo Normandie, association de surveillance de la qualité de l’air, a présenté mardi ses derniers résultats. Ils concernent des mesures effectuées dans de l’eau de pluie le 26 septembre (jour de l’incendie) et le 27 septembre D. Bancaud/20 Minutes sur cinq communes situées au nordest de l’agglomération. Un des prélèvements (sur le capteur installé à Préaux) fait état de taux de dioxine quatre fois supérieurs à la normale (12,6 picogrammes par m²). Sans qu’ils soient jugés « alarmants », a précisé Atmo, même s’il n’existe « pas de valeurs réglementaires concernant les dioxines dans l’eau de pluie ». « Sur un temps aussi court de prélèvement, la limite de quantification des espèces est nécessairement plus élevée que si plus de matière avait été accumulée », souligne auprès de 20 Minutes Véronique Riffault, professeure de l’Institut Mines-Télécom Lille-Douai. Ces résultats restent « en dessous des seuils admis de toxicité », a commenté pour sa part la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sur FranceInfo – elle est attendue en fin de semaine à Rouen pour « installer le comité de suivi (…) où la totalité des résultats dont nous disposons seront rendus publics et clairement expliqués ». Analyses complémentaires « Dans la mesure où l’incendie est terminé et le panache dispersé, on peut s’attendre à une diminution des concentrations mesurées dans l’air ambiant et dans les retombées atmosphériques », ajoute Véronique Riffault. Mais y a-t-il des risques pour la santé ? Selon l’OMS, une brève exposition à de fortes concentrations de dioxines « peut entraîner des lésions dermiques », et une exposition de longue durée « s’associe à une dégradation du système immunitaire, du développement du système nerveux, du système endocrinien et des fonctions génésiques ». Des analyses complémentaires seront réalisées dans les sols, les végétaux et la chaîne alimentaire par la préfecture, a indiqué Atmo Normandie. « En général, les dioxines migrent assez peu dans les sols, indique Véronique Riffault. On considère que 90% vont rester dans les dix premiers centimètres, ce qui, sur un sol très pollué, permet assez rapidement sa dépollution. » Sélène Agapé Les Hauts-de- France peuvent respirer A événement exceptionnel, mesures exceptionnelles. Au lieu des 14 composés habituellement analysés, Atmo Hautsde-France en a étudié 31, en provenance de quatre sites, sur la période allant du 25 septembre au 29 septembre. Et les conclusions de l’association de surveillance de la qualité de l’air sont simples  : oui, l’incendie de l’usine Lubrizol, en Seine-Maritime, a eu des conséquences sur la concentration des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), mais dans des proportions raisonnables. Ce fut le cas pour le benzo[a]pyrène, par exemple, classé cancérogène. « Concrètement, si on était au niveau de la valeur maximale [relevée ces jours-là]tous les jours de l’année, on serait dix fois sous le seuil de référence (1ng/3) », précise l’organisme. Concernant les métaux, Atmo ne voit « rien de significatif » dans les variations, qui seraient du même ordre que celles habituellement constatées et avant tout liées à la typologie des sites de prélèvement. Celui de Lille Fives a ainsi enregistré une hausse légère des valeurs du plomb, du cuivre, du manganèse et de l’antimoine le 27 septembre, ce qui n’a pas été le cas à Isbergues, plus à l’ouest. « Ces résultats sont cohérents avec les données de Santé publique France », a estimé l’agence régionale de santé. A Lille, Christophe Kuchly
OPPO, DES SMARTPHONES QUIONT TOUT POUR PLAIRE Vous êtes à la recherche d’un smartphone à la fois chic et performant ? Les modèles de la marque OPPO sont faits pour vous. Les marques de téléphones se multiplient et il devient difficile de s’y retrouver parmi les différents modèles. Reconnu par l’International Data Corporation (IDC) comme la cinquième marque mondiale de smartphone, OPPO propose des produits qui allient design et innovation technologique. Le premier fait d’arme de la marque ? Elle s’est imposée comme le leader du selfie en étant la première à doter ses smartphones de caméras frontales 5 et 16 mégapixels. Elle poursuit depuis son développement et est désormais présente dans plus de 40 pays. LES QUATRE CARACTÉRISTIQUES INCONTOURNABLES D’OPPO OPPO vous propose le meilleur de la photographie mobile en innovant sans cesse  : zoom optique x10, triple objectif, capteur de 48 mégapixels… votre smartphone devient votre appareil fétiche. La caméra rétractable n’est pas seulement votre allié pour prendre des clichés impeccables, elle vous permet également de bénéficier d’un écran panoramique. Parfait pour jouer ou regarder un épisode de votre soirée préférée. Discuter pendant 36 heures et recharger en 35 minutes, c’est la promesse d’OPPO. Vous n’aurez plus jamais de soucis de batterie. OPPO anticipe l’arrivée de la 5G depuis 2015 et en fait une réalité pour le marché européen en commercialisant le premier smartphone compatible. Publicité L’INNOVATION, L’ADN DELA MARQUE Depuis le lancement de son premier smartphone en 2008, OPPO ne cesse de renouveler son offre avec des produits novateurs. On lui doit notamment la fonctionnalité Ultra HD et la double caméra à zoom 5x. Dix mois après son arrivée sur le marché européen, la marque a été la première à commercialiser un téléphone compatible avec la 5G, seulement deux semaines après l’ouverture du réseau à Zurich en Suisse. Autre atout majeur d’OPPO  : l’autonomie de la batterie, qui fait parfois défaut à nombre de concurrents actuels. Le modèle Reno Z, disponible en France depuis juillet 2018, repousse ainsi les limites avec une batterie permettant jusqu’à 36 heures de conversation sans recharge. Toutes ces prouesses technologiques sont possibles grâce aux six centres de recherche de la marque qui œuvrent chaque jour afin d’améliorer l’expérience de l’utilisateur. L’une de leurs dernières innovations remarquables est sans aucun doute la caméra rétractable disponible sur les produits de la gamme Reno. L’appareil photo, les hauts parleurs et le flash sont ainsi dissimulés à l’intérieur de l’appareil, ce qui permet d’offrir un écran panoramique des plus appréciables. La structure pivote hors de l’appareil en tout juste 0,8 seconde afin de vous permettre de capturer l’instant présent en un battement de cil. LA QUÊTE DU CLICHÉ PARFAIT Cette fonctionnalité, tout comme la majorité des innovations d’OPPO, révolutionne la photographie mobile. Le Reno 10x Zoom possède ainsi un triple objectif comprenant un capteur principal de 48 mégapixels, un téléobjectif et un objectif grand angle. Le tout est associé à un double stabilisateur qui assure une netteté optimale. Ce modèle a justement été utilisé lors de la dernière édition de Roland-Garros afin d’immortaliser les meilleurs moments de ce tournoi mythique. Les modèles de la gamme Reno disposent également d’un mode Nuit 2.0 qui permet de capturer les moindres détails même en basse lumière. De nouvelles innovations sont également annoncées pour le prochain modèle de la marque, le Reno2, dont la sortie est prévue le 16 octobre. C’est simple  : vous ne raterez plus aucun cliché, de jour comme de nuit. SHOPPING Reno Ce concentré d’innovations et de technologies est le modèle phare de la marque. Avec sa caméra rétractable intégrée, il allie design et performance grâce au déploiement en 0,8 seconde. Reno 10x Zoom Le smartphone qui élève la photographie mobile au rang d’art. Avec son triple objectif, sa double stabilisation optique et son Mode Nuit 2.0, ce modèle est le must-have des photographes en herbe. Reno Z Il repousse les limites de l’autonomie avec une batterie pouvant assurer jusqu’à 36 heures de conversation. Et lorsqu’il faut enfin le charger, la technologie OPPO augmente la vitesse et contrôle la chauffe pour que vous puissiez continuer à l’utiliser.



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