20 Minutes France n°3465ES 8 oct 2019
20 Minutes France n°3465ES 8 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3465ES de 8 oct 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : toi, toi, mon toit !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuAlité Si jeunes et déjà bien malades Santé Le cancer du sein qui touche les moins de 40 ans est rare, mais agressif Une malchance incompréhensible quand on a 30 ans. « Beaucoup de patientes s’interrogent à l’annonce du diagnostic  : « Pourquoi moi ? » », témoigne Jean-Yves Pierga, chef du département d’oncologie médicale de l’Institut Curie. Cette année, à l’occasion d’Octobre rose, mois de sensibilisation au premier cancer féminin, l’Institut a choisi de mettre en lumière les cancers du sein chez les femmes jeunes, comprenez de moins de 40 ans. « C’est rare, 5% des diagnostics environ, mais cela existe », explique Florence Coussy, gynéco-oncologue à l’Institut Curie. Surtout, ils présentent des spécificités, comme le fait d’être découverts à un stade avancé. Le poids de la génétique A cela, plusieurs raisons. D’une part, les soignants ne vont parfois pas privilégier ce diagnostic, et donc les examens nécessaires pour une patiente âgée de 25 ans. D’autre part, la grossesse, moment où les seins se transforment, peut faire passer à côté d’une grosseur inquiétante. Par ailleurs, le dépistage organisé concerne les femmes de 50 à 75 ans, si bien que les plus jeunes en sont exclues. Comment expliquer que les jeunes femmes développent la maladie ? En F. Durand/Sipa les cancers du sein chez les jeunes femmes sont rares, avec 5% des diagnostics environ, mais ils existent. premier lieu, « on constate une surreprésentation des formes associées à la génétique  : elle touche 5% des femmes tous âges confondus, alors que cela monte à 10 ou 12% chez les jeunes », reprend Florence Coussy. Deuxième facteur de risque  : ce qu’on appelle « l’imprégnation hormonale ». Les femmes ont aujourd’hui leurs règles plus tôt qu’avant, vivent moins de grossesses et tombent enceintes plus tard. « Ce qui allonge, au cours de la vie, l’exposition aux œstrogènes, augmentant les risques », précise Jean- Yves Pierga. Les spécialistes insistent sur le fait que l’hygiène de vie peut également être pointée du doigt. Notamment la sédentarité et le surpoids. « L’activité physique réduit de 20% la survenue d’un cancer du sein », souligne Bruno Cutuli, oncologue-radiothérapeute et président de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire (SFSPM). Florence Coussy évoque aussi le tabagisme. L’Institut national du cancer, lui, pointe « la consommation d’alcool, qui serait responsable de 15% des cas de cancer du sein en France, selon un 2 Mardi 8 octobre 2019 récent rapport du Centre international de recherche sur le cancer (Circ) ». Pour Florence Coussy, « les facteurs environnementaux doivent aussi être étudiés, mais, pour le moment, nous ne disposons pas de données robustes sur ce sujet ». Quant aux perturbateurs endocriniens, la gynécologue-oncologue reconnaît que « la question de la pilule est encore controversée ». Oihana Gabriel Vidéo Comment réaliser une autopalpation des seins La météo en France « Il y a une injustice territoriale » Victime du Mediator Tiens, revoilà la pluie, Son nom figure parmi la liste des 2 684 parties civiles au procès qui s’est ça faisait longtemps ouvert il y a deux semaines à Paris. Les pluies s’étendent Pourtant, comme de nombreuses victimes du Mediator, Pierrette Brunel ne du Bordelais au Nord-Est. De part et d’autre de cette croisera sans doute jamais le regard des membres du groupe pharmaceutique Servier, jugés pour tromperie ag- diagonale  : un temps nuageux de la Bretagne au Nord, gravée avec mise en danger de la santé un temps ensoleillé et bien doux au préjudice des patients, escroquerie des Pyrénées au Jura et aux Alpes, et homicides et blessures involontaires. sans oublier la Corse. Cette retraitée toulousaine ne fera pas le déplacement. « Comment voulez-vous que les gens se rendent à Paris, surtout quand ils sont fatigués à cause de leur maladie ? Et puis, c’est encore à nos frais, comme à chaque fois que nous allons voir des experts », déplore-t-elle. Aujourd’hui, elle se sent « punie » de ne pas pouvoir assister au procès et dénonce une « injustice territoriale ». « Il y a une extrême recentralisation judiciaire, abonde son avocate, Stella Bisseuil. Cela a été le cas dans l’affaire Merah, par exemple. Les victimes ont de plus en plus de mal à être représentées et les instructions sont trop longues pour des personnes qui n’ont pas de moyens infinis. » Durant trois ans, Pierrette Brunel a pris du Mediator pour perdre un peu de poids. En 2003, à 55 ans, elle a fait un malaise sur son lieu de travail. « On m’a tout de suite changé les valves cardiaques, raconte-t-elle. Depuis, je fatigue facilement. J’ai aussi un traitement lourd. » Elle a touché une indemnisation, mais l’essentiel n’est pas là  : « Cela ne va pas nous redonner la santé. Ce que nous voulons, c’est être reconnues comme des victimes et que les prévenus soient condamnés. » A Toulouse, Béatrice Colin
ActuAlité Exclusif Les personnes vivant dans les communes rurales sont les plus satisfaites de leur logement 3 Mardi 8 octobre 2019 Un « home » plus sweet à la campagne L’herbe serait plus verte ailleurs. Pour la troisième année consécutive, l’association Qualitel, en partenariat avec Ipsos, a demandé aux Français de noter leur logement selon 17 critères (isolation, confort thermique, luminosité, etc.). Leur baromètre 2019*, que nous publions ce mardi en exclusivité, révèle des résultats contrastés. La note moyenne donnée aux logements est de 6,8/10. « C’est une note tout à fait stable depuis trois ans » remarque Antoine Desbarrières, directeur de Qualitel, mais qui cache des écarts suivant le type d’habitation ou encore le lieu de vie. En effet, les Français habitant dans des communes rurales (moins Surface, confort sonore et statut de l’occupant jouent sur la note. de 2 000 habitants) sont les plus satisfaits de leur logement  : ils lui accordent une note de 7/10. A l’inverse, ceux qui résident dans une métropole (plus de 100 000 habitants) donnent une note de 6,7/10 à leur maison ou leur appartement. La note baisse encore dans l’agglomération parisienne (6,4/10), pour atteindre 6,2/10 à Paris même. Plusieurs facteurs expliquent ces différences. La surface du logement entre évidemment en ligne de compte. Pour les communes rurales et les villes moyennes, la taille « idéale » souhaitée Nice obtient la meilleure note des villes où l’ancien prédomine. JulieanneBirch/Getty Images Superstock/Sipa Selon le baromètre, 11% des habitants des villes rurales subissent des nuisances sonores.lls sont 33% à Paris. est proche de la surface réelle du bien. A l’autre bout du spectre, les habitants des grandes métropoles doivent se contenter d’un logement beaucoup plus réduit, ce qui peut être frustrant. Un autre facteur est à considérer  : le confort sonore. Alors que 11% des habitants des communes rurales entendent des bruits du voisinage « de jour comme de nuit », ils sont 33% en région parisienne à subir des nuisances sonores. Ce qui s’explique par un facteur historique  : les logements anciens (construits avant 1980) sont généralement moins bien isolés que les logements récents. Or, une métropole comme Paris compte 72% de logements construits avant 1980, d’après le baromètre Qualitel. Le dernier facteur qui joue sur la note, c’est le statut de l’occupant. Les propriétaires donnent une note moyenne Nice fleure bon l’ancien L’exception niçoise. La capitale azuréenne fait partie des cinq grandes villes dont le parc de logements est ancien (construit avant 1980). Preuve en est les nombreux palais bourgeois ou les immeubles Art déco de son centre-ville. Et devant Paris, Lyon, Marseille et Lille, Nice est la métropole où la note de satisfaction de ses habitants est, dans le baromètre Qualitel-Ipsos, la plus élevée  : 6,9/10. « Ça ne m’étonne pas, relève Patrick Vanzo, agent immobilier. Les habitants sont souvent propriétaires de leur logement et ils sont favorables à l’entretien, ils ont les moyens de gérer tout ça. » Parmi les Niçois sondés, 29% de 7,2/10 à leur logement, alors que les locataires sont beaucoup moins satisfaits (6/10). « Quand vous êtes propriétaire, vous devez, quelque part, vous convaincre que vous avez fait un bon achat, et cela peut vous pousser à monter votre note », avance Antoine Desbarrières. Cette différence entre habitants des campagnes et habitants des villes se ressent sur les envies d’ailleurs. Si 81% des premiers ne changeraient pas de cadre de vie, 88% des seconds souhaiteraient, eux, habiter dans une ville moyenne (moins de 100 000 habitants). Des chiffres qui ne se traduisent pas, dans la réalité, par un exode massif des métropoles. Nicolas Raffin * Réalisé par questionnaire autoadministré en ligne du 6 mai au 17 mai auprès de 4 850 personnes représentatives de la population française âgées de 18 ans ou plus. affirment qu’ils ne changeraient de logement « pour rien au monde ». Selon Cyril Messika, coprésident de la Fnaim Côte d’Azur, ce sentiment est dû aux efforts des propriétaires  : « On a une charte pour les appartements mis à la location. On pousse les bailleurs à mettre de plus en plus de confort pour les locataires. » Mais tout n’est pas rose pour autant, reconnaît Patrick Vanzo  : « Dans les immeubles anciens, l’acoustique est compliquée. Il y a aussi un effort à faire sur l’énergétique  : les chaudières au fioul pourraient être remplacées par d’autres systèmes de combustion. » A Nice, Mathilde Frénois Des Nantais pas si heureux que ça Le paradoxe nantais. Si le chef-lieu de la Loire-Atlantique fait partie des villes les plus attractives de France, ses habitants seraient légèrement moins satisfaits de la qualité de leur logement que les sondés des autres grandes métropoles. « La raréfaction de l’offre a pour effet un rétrécissement des critères de sélection du locataire ou de l’acheteur, avance Loïc Cantin, président-adjoint de la Fnaim. Le marché est tendu, on a moins de choix, donc on est moins dans l’exigence. » Principaux reproches opposés aux logements nantais, selon l’étude Qualitel- Ipsos  : l’isolation par rapport au bruit (39% d’insatisfaits contre 30% en moyenne nationale), la qualité des matériaux (37% contre 24%), le confort thermique (34% contre 29%). « J’habitais dans un immeuble issu de la reconstruction d’après-guerre, raconte Julien. C’était moche et pas super bien isolé. Mais on y a passé des bons moments, quand même. Et je pense qu’on en trouve de pareils dans toutes les grandes villes. » Loïc Cantin confirme  : « On a un parc bien entretenu. On n’a pas de retard profond, ni de quartier délabré, contrairement à d’autres métropoles. » Les loyers et prix d’accession, bien qu’en hausse, sont encore abordables. Et permettent d’accéder à des surfaces plus grandes qu’ailleurs  : en moyenne 101 m² dans la Cité des ducs, soit 3 m² de moins que la taille de logement idéale imaginée par les sondés nantais. A Nantes, Frédéric Brenon

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