20 Minutes France n°3456 20 sep 2019
20 Minutes France n°3456 20 sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3456 de 20 sep 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : le Japon à la relance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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P. Khachfe/JMP/Rex/Shutterstock/Sipa M. Bradley/AFP COUPE DU MONDE DE RUGBY IV Vendredi 20 septembre 2019 Quatre rivaux prêts à plaquer les Bleus L’Angleterre, les All Whites du Nord A l’heure actuelle, l’Angleterre est la meilleure équipe du monde, si l’on considère que la Nouvelle-Zélande a, cette année, un peu stagné. Le XV de la Rose allie vitesse et puissance effrayantes. Il s’appuie tout simplement sur les mêmes bases que les Saracens, trois fois champions d’Europe sur les quatre dernières années. Tuilagi fera parler sa terrible énergie. V Quel est son objectif ? Redevenir championne du monde. La démonstration de l’Angleterre face à l’Irlande lors du dernier match de préparation (57- 15) laisse penser que c’est à sa portée. V Comment elle va nous battre ? Les Anglais ne jouent pas le même sport que les Français, comme en témoigne la démonstration à Twickenham (44-8), cet hiver. D’ailleurs, on passera deux semaines à vous faire croire qu’il est possible de les battre... Mais ça n’arrivera jamais. V Le nom à retenir. Manu Tuilagi, le bison d’origine samoane qui tape dans la ligne des trois quarts plus fort qu’un camion. V La phrase qui tue. « Je pense qu’on a laissé 15 ou 20 points en route », avait déclaré Eddie Jones après la dérouillée contre les Bleus. Comment mieux résumer à quel point le sélectionneur du XV de la Rose ne respecte pas la France (et avec raison) ? V Le chiffre à retenir  : 6. Comme le nombre de défaites de l’Angleterre en neuf matchs disputés à l’extérieur depuis 2018. Les Anglais perdent leurs moyens face à des adversaires inférieurs, loin de leurs bases. J.L. Les Tonga, un haka et puis basta ? Sur le papier, l’équipe des Tonga est presque séduisante. Des joueurs du Racing 92, de Castres ou encore des London Irish reconnus comme des valeurs sûres. Mais la présence d’autres, sans clubs ou en deuxième division océanique, explique qu’il ne soit pas si étonnant de les voir sombrer contre les All Blacks en préparation (92-7). Un formidable haka en perspective. V Quel est leur objectif ? « Je suis rivé sur l’objectif d’accéder aux quarts de finale, nous devons gagner trois matchs [de poules]pour cela », a déclaré le sélectionneur, Toutai Kefu. Bon, ses joueurs batailleront surtout avec les Etats-Unis pour ne pas finir derniers du groupe. A moins que la France... V Comment ils vont nous battre ? Comme ils l’avaient fait en 2011 ? Souvenez-vous de cette improbable rencontre de poules perdu par les Bleus, futurs finalistes du Mondial. Une victoire acquise grâce à une défense de fer et une mêlée qui nous avait fait reculer sur le parking. V Le nom à retenir. Citons Ben Tameifuna, le monstrueux pilier (140 kg) du Racing 92. V La phrase qui tue. « On avait un plan, mais on s’est fait massacrer. » Le capitaine tonguien Piutau après la rouste reçue dernièrement face aux All Blacks. V Le chiffre à retenir  : 22,3. C’est le pourcentage d’habitants des Tonga (23 900 sur 107 000) qui sont licenciés au rugby. On peut légitimement considérer qu’il s’agit du sport national de cette petite île du Pacifique. B.V. A.-C. Poujoulat/AFPL. Cunningham/Getty images North America/AFP L’Argentine, l’adversaire à stopper net C’est bien simple, 90% de l’ossature de l’Argentine est composée de joueurs des Jaguares, qui viennent d’atteindre la finale du Super Rugby, le championnat des provinces de l’hémisphère Sud. Les Pumas se connaissent par cœur et forment un collectif ultracohérent. L’ensemble est expérimenté et talentueux. Matera habitué à mater les défenses. V Quel est son objectif ? « Les gars se préparent pour être champions du monde », assure le sélectionneur, Mario Ledesma. Battre les Bleus, pourquoi pas, mais pour la victoire finale, c’est une autre histoire. Le site Rugbyvision donne 0,3% de chance à l’Argentine d’être sacrée. V Comment elle va nous battre ? L’Argentine et la France sont amenées à se disputer la deuxième place qualificative. Ils se rencontrent le 21 septembre au matin. A cette date, un typhon pourrait arriver à Tokyo et provoquer l’arrêt du match. En tête grâce au pied de Nicolas Sanchez, qui a puni les fautes de main françaises, les Pumas sont déclarés vainqueurs. V Le nom à retenir. Pablo Matera. Arrivé au rugby à seulement 17 ans, il est, sept ans plus tard, le capitaine des Pumas. Talentueux et charismatique, le troisième ligne est une star en Super Rugby. En 2020, il rejoindra le Stade Français. V Le chiffre à retenir  : 9. Les Argentins restent sur neuf défaites de rang, dont la dernière face à l’Afrique du Sud à la maison (46-13), qui leur a fait très mal au moral. N.C. Les Etats-Unis, tout d’un petit Poucet Pour être très honnête, il est difficile de reconnaître le moindre nom dans la liste de la sélection US. Quelques joueurs appartiennent cependant à de bons clubs anglais, comme Peterson à Newcastle ou Lasike aux Harlequins. Mais la majorité des joueurs évoluent encore au pays, dans un championnat dont personne n’a jamais entendu parler. Peterson prie pour éviter la raclée. V Quel est leur objectif ? Le coup d’après. « J’ai foi en cette équipe et je crois que la Coupe du monde 2019 va profiter à ce groupe pour 2023 », explique le sélectionneur, Gary Gold. Ce groupe, jeune, cherche surtout à éviter le zéro pointé en tentant de battre les Tonga, seul match a priori à sa portée. V Comment ils vont nous battre ? Notre dernière défaite face aux Etats- Unis remonte à 1924, en finale des JO. Il va falloir se lever de bonne heure pour réussir à le perdre, ce match-là. V Le nom à retenir. Chris Wyles. C’est le seul joueur américain dont on entendait régulièrement parler ces dernières années, avec 249 matchs en dix ans aux Saracens. En revanche, il a pris sa retraite depuis deux ans déjà... V La phrase qui tue. « Je suis incroyablement fier d’avoir cassé ce plafond de verre du top 4. » Certes, c’est du rugby à VII, mais notons que les Etats-Unis sont un grand pays de rugby. V Le chiffre à retenir  : 3. En sept participations à la Coupe du monde, les Eagles n’ont gagné que trois matchs (deux contre le Japon, un contre la Russie). C’est maigre. B.V.
G. Day/Frozen in Motion/REX COUPE DU MONDE DE RUGBY Les Néo-Zélandais ont subi une défaite retentissante et inattendue le 10 août face aux Australiens (47-26) lors du Championship. Un ciel plus gris sur les All Blacks Favoris Les doubles tenants du titre ont laissé apparaître quelques failles Les Néo-Zélandais déboulent au Japon avec une petite idée derrière la tête  : réaliser ce que le Brésil n’a jamais réussi à faire en foot et devenir la première nation à gagner trois Coupes du monde de rang. Mais au vu de leur récente forme, un doute persiste. Alors, fautil s’inquiéter pour les Blacks ? Les champions du monde sortent en effet de la petite sauterie du Four Nations (tournoi de l’hémisphère sud) avec une sévère gueule de bois, après avoir terminé à une incompréhensible Le Sud-Africain Duane Vermeulen. G. Steenkamp/Shutt/Sipa troisième place derrière l’Afrique du Sud et l’Australie, et devant l’Argentine. Outre une victoire étriquée (20- 16) face aux Pumas et un nul (16-16) contre les Springboks, on retiendra surtout la peignée historique que leur ont passée les Wallabies (47-26) à Perth début août. « Je ne pense pas qu’il faille nourrir de grosses inquiétudes pour les All Blacks, tempère cependant Francis Deltéral, consultant sur Canal+. Mais il est certain que le fait d’avoir pris cette volée historique contre l’Australie est au bas mot étonnant. Les responsables ont dû sérieusement se pencher là-dessus. Mais c’est une équipe qui reste quand même bien rodée, avec des joueurs de qualité qui ont beaucoup d’expérience. » V Vendredi 20 septembre 2019 L’Afrique du Sud et l’Angleterre rôdent en embuscade Le rugby est un jeu qui se joue à 15 et où l’hémisphère Sud a tout le temps gagné, sauf en 2003, quand l’Angleterre de Jonny Wilkinson s’est imposée. Mais puisqu’il faut bien vivre d’espoir, on se met à rêver d’un nouveau succès européen. Oh, pas des Bleus, non, rassurez-vous. Mais le trio Angleterre-pays de Galles-Irlande se présente sur la ligne de départ avec de sérieuses raisons d’y croire. « Ce tournoi sera le plus ouvert qu’on ait jamais vu, explique à l’AFP l’ancien n°10 anglais Jonny Wilkinson. La Nouvelle-Zélande reste favorite, mais il y a des équipes européennes vraiment puissantes. L’Irlande, le pays La principale difficulté pourrait être d’ordre psychologique pour les doubles tenants du titre. « Les joueurs qui vont bientôt passer la main doivent se dire qu’ils peuvent faire ce que personne d’autre au monde n’a fait avant eux et, à un certain moment, ça peut « Il n’y a plus ce complexe All Black qui faisait peur aux adversaires. » Francis Deltéral, consultant pour Canal+ leur compliquer la tâche », explique Francis Deltéral. Interrogé sur le même sujet, l’ancien troisième ligne des Bleus Imanol Harinordoquy est de Galles, l’Angleterre ont enchaîné des victoires. Peut-être qu’on peut rêver d’un autre nom européen sur le trophée. » Ce n’est pas évident de hiérarchiser ces trois formations. Le pays de Galles est la plus consistante depuis quatre ans, l’Irlande la meilleure du monde lors des douze derniers mois et l’Angleterre de loin celle qui a fait la meilleure préparation. Le XV de la Rose a ainsi collé une valise de 50 points à l’Irlande au milieu de l’été. « Les Anglais sont impressionnants, avoue l’une de nos légendes à nous, Thierry Dusautoir. Ils construisent leur équipe depuis quatre ans. Ils arrivent sur lui beaucoup plus optimiste pour les Blacks. « C’est en 2011, quand on les a joués en finale, qu’ils ont eu le plus de pression. Ils la jouaient chez eux, raconte-t-il. Là encore, je pense qu’ils vont y aller sans pression. En plus, les Japonais sont totalement fans des Blacks. Ça va les porter. » Alors s’il y a peu de chances pour que les Néo-Zélandais se rétament d’euxmêmes, peut-être faudra-t-il compter sur leurs concurrents pour les y aider. Et cela tombe bien, car la concurrence n’a sans doute jamais été aussi forte (lire ci-dessous). « Il n’y a plus ce complexe, ce mythe All Black, qui faisait peur aux adversaires, affirme Francis Deltéral. Et je crois que les Néo-Z le ressentent. » Ce ne serait pas un début de suspense, ça ? Aymeric Le Gall la compétition avec des certitudes énormes. » Alors, si la victoire va au Nord, on parie sur les Anglais. Si elle va au Sud, difficile d’écarter le double tenant du titre, la Nouvelle-Zélande, et l’éternelle Australie. Mais c’est bien l’Afrique du Sud qui a impressionné lors du dernier Championship, leur tournoi des quatre nations à eux. En connaisseur, Thierry Dusautoir annonce « mettre une pièce » sur les Springboks, qui ont « gagné en confiance ». On aura rapidement un début de réponse  : dès samedi, All Blacks et Boks s’affrontent juste après France-Argentine. Un joli samedi de rugby. Bertrand Volpilhac



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