20 Minutes France n°3456 20 sep 2019
20 Minutes France n°3456 20 sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3456 de 20 sep 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : le Japon à la relance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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G. Bouys/AFP K. Ito/AP/Sipa SportS Rugby Grâce au Mondial, qui commence ce vendredi, le Japon espère passer un cap Le 19 septembre 2015, le monde du rugby s’est arrêté. Le Japon venait de battre l’Afrique du Sud (34-32) en phase de poules du Mondial. L’exploit face au double champion du monde, baptisé par certains « le plus grand renversement de l’histoire », a fait naître des espoirs pour les Brave Blossoms, qui malgré une présence assidue en Coupe du monde depuis 1987, n’avaient triomphé qu’une fois jusque-là. Pourtant, le rugby et le Japon, qui espère cette année se qualifier pour les quarts de finale, c’est une vieille histoire. Le ballon ovale est présent dans l’archipel depuis le xix e siècle, et des championnats nationaux lycéens et universitaires existent depuis 1918 et 1964. Plus d’une vingtaine de mangas sur le thème du rugby ont même été publiés dans l’archipel tandis qu’une série sur le rugby a été diffusée tout l’été à la télé. Un film retraçant l’exploit de 2015, The Brighton Miracle, a également été programmé jeudi. Un championnat semi-pro Mais le rugby n’a jamais suscité aussi peu d’intérêt dans le pays. Le nombre de licenciés a même chuté (de 122 000 en 2011 à 108 000 en 2018). Interrogés sur l’équipe nationale, les Japonais ne peuvent généralement citer qu’un nom, celui d’Ayumu Goromaru, qui détient le record de points inscrits en Coupe du monde (58). Problème, l’ailier, passé par Toulon, n’est plus dans la sélection. « Le rugby a énormément perdu en popularité depuis les années 1980, où il était supérieur au foot », explique Hinato Akimoto, expert du rugby japonais, derrière le site francophone Japon Rugby. Un effondrement attribué notamment au refus des instances de professionnaliser le championnat en 1995, au moment où la Fédération internationale a mis fin à « l’obligation P.-E. Delettre/AP/Sipa d’amateurisme ». « Ça a été l’un des deux gros tournants, note Hinato, avec le désastre de Bloemfontein », du nom de la ville sud-africaine où le Japon a encaissé un 145-17 face à l’équipe B des All Blacks pendant le Mondial 1995. « Aujourd’hui, la Top League est un championnat intermédiaire, avec des clubs qui appartiennent à des grandes entreprises et des joueurs semi-pros, salariés, qui ont ainsi un emploi assuré après la fin de leur carrière », poursuit le spécialiste. Les équipes n’ont pas de stade attitré et peuvent donc jouer « à domicile » à l’autre bout du pays. En août, la finale de Top League, entre les Kobelco Steelers de Kobe et les Kubota Spears de Chiba, a attiré moins de 8 000 spectateurs. Pour relancer le rugby japonais, beaucoup évoquent sa nécessaire professionnalisation. En juillet, Katsuyuki Kiyomiya, figure de l’Ovalie, a annoncé son intention de lancer un championnat pro, avec 12 équipes basées dans les 12 villes hôtes du Mondial. De notre correspondant au Japon, Mathias Cena 34 Vendredi 20 septembre 2019 La sélection japonaise (à g.), qui jouera à domicile, espère se qualifier pour les quarts de finale du Mondial et redonner envie aux Japonais de suivre le rugby. Que le soleil se lève sur le ballon ovale Tout savoir sur le Mondial Retrouvez dans notre supplément en PDF, disponible ce vendredi sur le site de « 20 Minutes », le calendrier de la Coupe du monde, la présentation des 31 Bleus, ainsi qu’une description des adversaires du XV de France et des principaux favoris.
SportS LE PÉRISCOPE PRÉSENTE 02/12 -PARIS 35 Vendredi 20 septembre 2019 Une entrée en matière de premier choix Rugby Avant d’affronter les Pumas, la France préfère ne pas se mettre de pression La victoire ou l’apocalypse. Les récents résultats du XV de France, couplés à un tirage au sort taquin, ne laissent guère de marge aux Bleus. Le premier match de poule du Mondial, samedi (9 h 15) face à l’Argentine, revêt une importance capitale pour espérer rêver un « Ce match est important, mais il n’est pas capital pour la suite. » YoannHuget, ailier peu. Pourtant, tous les joueurs passés en conférence de presse cette semaine refusent de considérer ce match comme capital, alors que la deuxième place du groupe C semble promise au vainqueur de ce duel, derrière une Angleterre impériale. Pour les Bleus, ce n’est qu’un match comme un autre, qu’il faut gagner, comme un autre. A.-C. Poujoulat/AFP. En novembre 2018, les Bleus de Guilhem Guirado avaient battu l’Argentine. « Ce match ne sera pas forcément une fin en soi, commentait ainsi l’arrière Maxime Médard. Si on perd, on aura trois matchs derrière qui pourront nous permettre de nous rattraper, dont un dernier contre l’Angleterre. » Même son de cloche chez son compère de Toulouse, l’ailier YoannHuget  : « Si on commence à avoir peur dès le premier match, le reste de la compétition va nous paraître long. Ce match est important, mais il n’est pas capital pour la suite. » Le XV de France en vient même à craindre davantage le troisième match contre les Tonga, qui ont battu les Bleus en 2011, que le premier contre les Pumas, autrement plus costauds. « Si on gagne ce week-end et que derrière on se prend les pieds dans le tapis contre les Tonga, ça sera la même chose, reprend le pilier Jefferson Poirot. On se connaît assez bien pour se dire d’être vigilants là-dessus. » Rassurez-vous. Quand bien même ils seraient focalisés sur l’ogre tongien, les Bleus gardent l’Argentine en tête. Pas question de sous-estimer les Sud- Américains, de se laisser endormir par le succès insignifiant en novembre 2018, alors qu’ils étaient sur les rotules, ou de croire que leur traversée du désert en Rugby Championship est un motif d’espoir. Idem pour la mêlée, érigée en talon d’Achille des Pumas par les experts de l’Ovalie. Les joueurs français savent bien que lorsqu’on accable une équipe sur un supposé point faible, elle passe son été à bachoter pour mettre tout le monde d’accord le jour J. « Si on avait dit de nous qu’on était faibles, que la mêlée était un problème, je pense qu’on aurait passé toute la préparation à en faire tous les jours, ajoute Jefferson Poirot. Je pense qu’il ne faut pas se laisser endormir par ça. » S’endormir, non. Se reposer était en revanche nécessaire après deux mois et demi d’efforts sisyphéens. « On sent que la fraîcheur revient, on a diminué les charges de travail, on sent qu’on est bien, mais on attend le match avec impatience », avoue YoannHuget. Qu’est-ce que ça sera contre les Tonga, alors. De notre envoyé spécial au Japon, William Pereira



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