20 Minutes France n°3454 18 sep 2019
20 Minutes France n°3454 18 sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3454 de 18 sep 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : des solutions inspirantes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CinéMa L’odyssée de James Gray Espace Aidé par la performance de Brad Pitt, le réalisateur marche sur les traces de Stanley Kubrick avec son conte spatial, « Ad Astra » Ad Astra de James Gray est revenu bredouille de la Mostra de Venise… et ce n’est pas juste. Le voyage d’un astronaute incarné par Brad Pitt à la recherche de son père savant (Tommy Lee Jones) est une source d’émerveillement comparable à l’expérience que propose 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick. 20 Minutes explique pourquoi. V « Ad Astra » fait voyager. A l’image de 2001, Ad Astra (« vers les étoiles » en latin) emporte le spectateur dans un monde où aller dans l’espace n’est plus exceptionnel. La Lune est d’ailleurs devenue une destination touristique. Tandis que la Terre est menacée par un étrange phénomène, le héros monte dans des vaisseaux spatiaux avec (presque) autant de facilité que nous prenons l’avion. Red Bull France SASU, RCS Paris 502 914 658/FINALE INTERNATIONALE PARIS ÀTOI DE DÉCIDER ! V « Ad Astra » fait aimer Brad Pitt. Dans 2001, Keir Dullea incarnait un astronaute confronté à une expérience métaphysique. Ici, Brad Pitt laisse affleurer ses émotions en interprétant un homme qui apprend progressivement à laisser libre cours à ses sentiments. Après sa performance brillante dans Once Upon a Time… in Hollywood de Quentin Tarantino, il semblerait que 2019 soit son année. Rarement l’acteur n’a été aussi sobre et aussi juste que sous la direction de James Gray. V « Ad Astra » fait rêver. Les plans dans l’espace sont si beaux qu’on a envie de retourner immédiatement voir le film au format Imax. Cette immersion aux confins de l’espace rappelle certaines scènes de 2001, tant l’ampleur de la mise en scène du réalisateur de La nuit nous appartient donne l’impression au spectateur d’évoluer 12 OCTOBRE PARIS LA GRANDE HALLE DELAVILLETTE BILLETSENVENTE MAINTENANT ! Twentieth Century Fox France ##JEV#171-57-https://bit.ly/2kFUszh##JEV# au milieu des étoiles. Il est exceptionnel de se laisser à ce point emporter par la simple splendeur d’images, renvoyant à l’essence même du cinéma. V « Ad Astra » fait frémir. Bien sûr, il n’y a pas d’ordinateur fou, ni de monolithe menaçant comme dans 2001. James Gray les a remplacés par une corporation qui ne pense qu’à défendre ses intérêts et des pirates cupides. Le suspense est constant dans son film, qui, avec l’avenir de la planète comme enjeu, se révèle un divertissement haletant. De quoi rester accroché à son siège en assistant à une course-poursuite sur la Lune ou à une attaque de singes voraces. On 12 Mercredi 18 septembre 2019 Le film narre le voyage d’un astronaute (Brad Pitt) à la recherche de son père. pense aussi parfois à Apocalypse Now de Francis Ford Coppola en suivant le périple semé d’embûches du héros vers une figure paternelle imposante. V « Ad Astra » fait réfléchir. « J’adore quand les gens trouvent dans mes films des interprétations auxquelles je n’avais pas pensé », a déclaré James Gray à l’issue d’une présentation de son film. Comme 2001, Ad Astra est un film intense qui pousse aux réflexions philosophiques. Moins hermétique que l’œuvre de Stanley Kubrick, le film aborde des sujets aussi sérieux que la paternité et l’engagement. De quoi alimenter des discussions jusqu’au bout de la nuit. Caroline Vié Woody Allen recroque dans la Pomme Love story Entre Woody Allen et New York, le lien gagne en maturité de film en film. Un jour de pluie à New York le confirme de façon éclatante. Ce vaudeville aux saveurs subtiles comme celles de l’olive dans le dry martini d’un bar de Manhattan clame une fois de plus l’amour du cinéaste pour la Grosse Pomme. Les chassés-croisés amoureux de personnages incarnés par Elle Fanning, Timothée Chalamet, Selena Gomez, Rebecca Hall, Jude Law et Liev Schreiber permettent au cinéaste de crier « I Love You » à New York. « Comme Paris, c’est une ville sophistiquée où tout peut arriver », explique-t-il à 20 Minutes. Une comédie tendre et cruelle Qui évoque Woody Allen et New York pense à Manhattan (1979). « Le public adore ce film, mais je ne comprends pas pourquoi, reconnaît Woody Allen. Je le trouve bourré de maladresses. » On n’oublie pourtant pas le couple formé par Diane Keaton et le cinéaste contemplant l’Hudson sur un banc tandis que résonne Rhapsody in Blue de George Gershwin. Dans Un jour de pluie à New York, Woody Allen a cédé la place à de jeunes comédiens. « J’aurais certainement joué Mars Films un rôle si j’avais été plus jeune, raconte-t-il. Là, je me retrouve un peu dans chaque personnage. » Le sentiment amoureux est toujours aussi présent dans cette comédie tendre et cruelle. « Il n’y a rien de plus romantique que d’échanger un baiser sous la pluie », déclare le cinéaste. Son film donne envie de se rendre à New York et d’y explorer la carte du Tendre avec la personne de son choix.C.V. Selena Gomez et Timothée Chalamet dans Un jour de pluie à New York.
CinéMa L’amour érigé en modèle Drame Céline Sciamma propose avec « Portrait de la jeune fille en feu » un film en costumes d’époque d’une rare modernité C’est une histoire d’amour qui résonne de la plus belle des manières, un portrait en costumes du xviii e siècle, traité avec une ardeur contemporaine, comme le titre du film de Céline Sciamma, Portrait de la jeune fille en feu, le laisse présager. Hostile au mariage qui la destine à un homme qu’elle n’a jamais vu, la jeune fille en question (Adèle Haenel) refuse de se laisser tirer le portrait. Sa mère recrute une jeune femme comme dame de compagnie (Noémie Merlant) chargée de la peindre en secret. Voilà pour le pitch qui sent bon les robes en taffetas, la mousseline de soie… mais pas la naphtaline. « J’avais envie de raconter pas à pas ce que c’est que de tomber amoureux. » Céline Sciamma, réalisatrice Au Festival de Cannes, Céline Sciamma confiait avoir longtemps cherché « l’alchimie qui produirait le résultat escompté », à savoir un film sur un amour aussi incandescent qu’intemporel. Cette alchimie, Céline Sciamma la doit à une histoire truffée de dialogues drôles et directs, qui a valu au MINISTÈRE DE LA CULTURE MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, DELA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION #CiteAventuriers film le prix du scénario à Cannes, ainsi qu’à la complicité entre ses deux interprètes (lire l’encadré). A Cannes, Céline Sciamma a insisté sur son « envie de faire un film d’amour, de raconter pas à pas ce que c’est que de tomber amoureux ». Elle joue ainsi sur les gestes, les regards comme celui que pose une peintre sur son modèle ou celui que pose la réalisatrice sur ses deux interprètes. Avec l’idée qu’un dialogue amoureux peut naître de ce jeu de regards. Alors oui, c’est un film en costumes. Mais « tous les films sont en costumes », note malicieusement Céline Sciamma, qui souligne qu’« on peut avoir l’illusion romantique que certains sont plus proches de la vie, mais tous les films sont fabriqués ». Alors oui, il y a en toile de fond « le projet de parler du travail de femmes peintres comme Vigée-Lebrun ou Gentileschi, à l’origine d’une véritable ébullition artistique féminine au xviii e siècle », selon Céline Sciamma, qui s’est beaucoup documentée pour éviter les anachronismes. Et la cinéaste d’ajouter  : « Plus que la reconstitution d’une époque ou des costumes, celle qui m’importait le plus était celle du cœur, des âmes et des corps de ces femmes ». Stéphane Leblanc Pyramide Distribution Pyramide Distribution Avec le support de Avec 13 Mercredi 18 septembre 2019 noémie Merlant (à g.) et adèle Haenel incarnent une peintre et son modèle. L’action du long-métrage se déroule au xviii e siècle. « Le film a été écrit pour Adèle Haenel » Céline Sciamma retrouve Adèle Haenel douze ans après Naissance des pieuvres. « Le film a été écrit pour Adèle, confirme la cinéaste. En se fondant sur ce qu’on sait d’elle, sur ce que je sais d’elle aussi, mais avec le projet excitant de créer une Adèle neuve. » Et de la confronter à une autre figure féminine, incarnée par Noémie Merlant. Cette dernière n’avait jamais tourné avec la cinéaste, qui dit en souriant  : « C’était si facile de travailler avec elles. » Shana Novak/GettyImage



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