20 Minutes France n°3444ES 8 jui 2019
20 Minutes France n°3444ES 8 jui 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3444ES de 8 jui 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 4,1 Mo

  • Dans ce numéro : au Japon, les robots géants font partie du patrimoine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuALité Internet Des acteurs du numérique français dénoncent certaines mesures de la proposition de loi sur les contenus haineux Le doyen des candidats n’a plus que le rattrapage pour espérer Bac Une tuile inattendue pour Michel Barda, 77 ans, le doyen des candidats au bac cette année. « J’ai obtenu 9,41 et je vais passer les oraux de rattrapage. Je suis très étonné », annonce-t-il à 20 Minutes, qui l’avait interviewé pendant ses révisions. Sa déception est d’autant plus grande qu’il visait la mention assez bien pour son bacL, qu’il a préparé en candidat libre dans un village de l’Yonne. Michel Barda avait déjà tenté de décrocher le précieux sésame il y a cinquante-quatre ans. Et cet échec lui était resté en travers de la gorge. « Il manque une brique à mon mur, je compte bien l’ajouter », nous avait-il confié. Mais les résultats n’ont pas été à la hauteur de ses espérances  : « Je pensais avoir obtenu au moins 11/20 en philo, mais je n’ai eu que 9. Et, en français, je n’ai eu que 7/20. Quand j’ai consulté ma note d’histoire-géographie, j’ai cru tomber de ma chaise, car j’ai eu 2/20, alors que je pensais avoir réussi mon épreuve sur les conflits au Proche et au Moyen-Orient. Je me demande s’il n’y a pas eu une erreur. Je pense d’ailleurs aller consulter ma copie », confie-t-il. M. Barda 4 Lundi 8 juillet 2019 Le texte antihaine n’a pas que des amis Retrait sous vingt-quatre heures des contenus haineux, bouton unique de signalement, coopération des réseaux sociaux avec la justice… La proposition de loi contre la cyberhaine, débattue la semaine dernière à l’Assemblée nationale, doit être formellement adoptée mardi. Le texte devrait ensuite être examiné par le Sénat en septembre, en vue d’une mise en application prévue pour le début de l’année 2020. Mais il est loin de faire l’unanimité. 20 Minutes revient sur les points de crispation. V « Censure automatisée ». L’article 1 er, qui prévoit le retrait ou le déréférencement des contenus manifestement illicites sous vingt-quatre heures, a provoqué une levée de boucliers dans le monde du numérique. « Ce délai est contre-productif. Il pousse à l’utilisationC. Follain/20 Minutes La proposition de loi doit être adoptée mardi à l’Assemblée nationale. d’outils de censure automatisés, fondamentalement contraires à la liberté de communication, et renforce la possibilité pour la police de faire de la censure politique », explique La Quadrature du Net, une association de défense des droits des internautes. V « Atteinte à la liberté d’expression ». « Non seulement le dispositif proposé n’améliorera pas significativement la lutte contre la haine sur Internet, mais il pourrait bien être un remède pire que le mal et représenter une atteinte sérieuse à la liberté d’expression, expose Philippe Latombe, député MoDem de la première circonscription de Vendée. En bref, c’est laisser le champ libre à une standardisation et à une uniformisation des contenus qui militeront fort peu, on l’aura compris, pour une pensée libre et féconde. » Dans une lettre ouverte collective, le Conseil national du numérique (CNNum) a fait part de son inquiétude  : « Nous estimons qu’il est essentiel de protéger notre espace public en ligne (…) Mais cet enjeu ne doit pas se faire au détriment de nos droits et libertés. » V Fonction judiciaire « privatisée ». L’appréciation du caractère illicite de certains contenus haineux, ceux qui sont considérés comme « gris » (qui nécessitent une interprétation), ne peut être confiée aux seuls opérateurs de plateformes, estiment de nombreux acteurs du monde numérique. « Cela risque d’induire une privatisation des fonctions judiciaires et de mettre à mal les gardefous démocratiques pour nos citoyens », prévient le CNNum. V Travailleuses du sexe en danger. Le texte entendait lutter contre les contenus comportant une incitation à la haine en raison de la race, de la religion, du sexe, de l’orientation sexuelle ou du handicap. Mais après les amendements parlementaires,il cible un périmètre beaucoup plus large d’infractions, et inclut notamment le proxénétisme et la pornographie. « Cet ajout pousserait davantage Facebook et Twitter à exclure activement de leurs plateformes les travailleuses du sexe ainsi que leurs groupes d’entraide, leur fermant une alternative au travail en extérieur où elles seraient exposées à bien plus de violences », explique La Quadrature du Net. Hakima Bounemoura Mais Michel Barda a aussi eu de bonnes surprises  : « J’ai eu 17/20 en anglais, 13/20 en italien et en théâtre », indique-t-il. Mais pas le temps de trop fanfaronner, le doyen des candidats a dû concentrer ses forces pour préparer les oraux de rattrapage, qu’il passe ce lundi. « J’ai 23 points à rattraper, donc il faut que j’aie 10/20 en français et en histoire-géographie. » Verdict mardi*. Delphine Bancaud * Sur notre site. Michel Barda, 77 ans, passe le bacL.
ActuALité La grille Macron sur le gril Licenciement La Cour de cassation doit trancher sur la validité du barème limitant les dommages-intérêts La réforme par ordonnances du code du travail n’est pas un détail. Emmanuel Macron l’a lancée quelques mois après son élection, la transformant ainsi en acte fondateur de son quinquennat. Mais, cette semaine, c’est un des piliers de cette réforme qui pourrait être remis en cause. La Cour de cassation doit en effet rendre un avis très attendu sur le barème mis en place aux prud’hommes en cas de licenciement abusif. Avant la réforme de 2017, un salarié dont le licenciement était reconnu comme « sans cause réelle ni sérieuse » avait droit à des dommages-intérêts dont le montant était librement déterminé par les juges. Le barème obligatoire mis en place par les ordonnances, appelé « barème Macron », est venu encadrer ce montant. Ainsi, un salarié licencié abusivement avec trois ans d’ancienneté peut aujourd’hui toucher un maximum de quatre mois de salaire en dommages-intérêts. Ce plafonnement a irrité de nombreux conseils de prud’hommes (Amiens, Lyon, Grenoble…), qui ont choisi de ne pas tenir compte du barème au moment de juger des affaires. Normes internationales Pour se justifier, ils se fondent sur deux textes internationaux signés par la France. D’abord, la convention 158 de l’Organisation internationale du travail (OIT) de 1982. Son article 10 précise Dans le rassemblement contre les féminicides, samedi, à Paris. A. Mourad/Sipa J. Witt/Sipa ##JEV#118-81-https://bit.ly/2Yc0oYt##JEV# Nombre de conseils de prud’hommes contestent le « barème Macron ». que, en cas de licenciement injustifié, les juges « devront être habilités à ordonner le versement d’une indemnité adéquate ou toute autre forme de réparation considérée comme appropriée ». Tout le débat est de savoir si le barème répond à ces critères. Les prud’hommes s’appuient aussi sur l’article 24 de la Charte sociale européenne du 3 mai 1996, selon lequel « tous les travailleurs ont droit à une protection en cas de licenciement ». Deux conseils de prud’hommes ont alors saisi la Cour de cassation pour lui demander si cette interprétation était correcte. Même s’il n’est pas juridiquement contraignant, son avis aura forcément un impact sur l’avenir du barème Macron. « La Cour de cassation pourrait aussi décider de ne pas rendre d’avis et de botter en touche, rappelle Patrick Thiébart, avocat associé au cabinet Jeantet. Je vois mal la Cour ne pas prendre ses responsabilités dès maintenant. Il y a une vraie insécurité juridique sur ce barème. Il faut un éclaircissement, dans un sens ou dans l’autre. » Du côté du gouvernement, une circulaire publiée en février rappelait que le barème a déjà été validé par le Conseil constitutionnel et le Conseil d’Etat, et donc qu’il est solide juridiquement. A l’inverse, plusieurs avocats font valoir une autre position. « Je trouve le barème injuste, parce qu’il ne tient pas compte de l’employabilité de la personne (la formation, l’âge, le lieu de résidence), expliquait en début d’année Marie-Alice Jourde, avocate du cabinet La Garanderie. Le barème gomme la fonction sociale de la justice. » Reste maintenant à savoir de quel côté va tomber la pièce. Nicolas Raffin Un « Grenelle des violences conjugales » organisé en septembre Féminicides Samedi, alors que se tenait à Paris un rassemblement contre les féminicides, dans les Yvelines, un homme étranglait sa petite amie. Elle devenait la 75 e femme tuée par son conjoint depuis le début de l’année en France. Dimanche, le gouvernement a annoncé le lancement en septembre d’un « Grenelle des violences conjugales ». Il doit permettre de « construire des mesures encore plus efficaces, au plus près du terrain », a indiqué la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, dans un entretien au JDD. L’annonce a suscité une réponse cinglante des féministes du collectif #NousToutes  : « Une réunion dans deux mois et des résultats dans cinq (après l’adoption du budget de l’Etat). Le décalage entre la mobilisation inédite de la société contre les féminicides et les réponses apportées est flagrant. » La Fondation des femmes a vu dans l’annonce d’un Grenelle « un premier pas positif », mais a prévenu que les victimes avaient besoin « de mesures réelles et concrètes, avec des moyens financiers », pas d’une « nouvelle campagne de sensibilisation ». 6 Lundi 8 juillet 2019 Téhéran rompt l’accord sur le nucléaire Diplomatie L’Iran a confirmé dimanche qu’il commençait à enrichir de l’uranium à un niveau prohibé par l’accord sur son programme nucléaire (au-dessus de 3,67%) et a menacé de s’affranchir d’autres obligations dans « soixante jours ». A moins qu’une « solution » soit trouvée avec ses partenaires pour répondre à ses demandes. Ces dernières ont trait à la possibilité pour l’Iran de continuer de vendre son pétrole et de commercer avec l’extérieur en contournant les sanctions américaines. Samedi, un conseiller du guide suprême iranien avait précisé que les besoins du pays pour ses « activités pacifiques » correspondaient à de l’uranium enrichi à 5%, ce qui reste loin des 90% nécessaires pour la fabrication d’une bombe atomique. Dans des communiqués séparés, Londres, Berlin puis Paris ont réagi fermement en appelant Téhéran dans des termes similaires à revenir sur sa décision. Ils ont indiqué être en contact « avec les autres » parties concernées pour voir les suites à donner à la décision iranienne. La droite remporte les législatives en Grèce. Dimanche, lors des législatives grecques, le parti conservateur Nouvelle-Démocratie, dirigé par Kyriakos Mitsotakis, est arrivé largement devant la gauche du Premier ministre sortant, Alexis Tsipras, selon les premiers résultats officiles. Les électeurs n’auraient pas pardonné à ce dernier ni ses promesses non tenues, ni ses mesures fiscales draconiennes dictées par l’UE pour écarter le « Grexit ». LE CHIFFRE 18 000 emplois vont être supprimés d’ici à 2022 à la Deutsche Bank dans le cadre d’un plan de restructuration sans précédent. Communiqué de la Deutsche Bank T. Stavrakis/AP/Sipa



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