20 Minutes France n°3442 1er jui 2019
20 Minutes France n°3442 1er jui 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3442 de 1er jui 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,6 Mo

  • Dans ce numéro : la haine en lumière.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuALité Cyberhaine Cédric O, secrétaire d’Etat, veut une meilleure action contre les contenus illicites A partir de mercredi, une proposition de loi visant à lutter contre la cyberhaine sera débattue à l’Assemblée nationale. Cédric O, le secrétaire d’Etat au Numérique, en détaille les principales dispositions. La loi sanctionne déjà le cyberharcèlement, les raids numériques ou le « revenge porn ». Pourquoi une loi spécifique contre la haine en ligne ? Le texte présenté mercredi par la députée Laetitia Avia ne concerne pas l’aspect judiciaire. Il porte avant tout sur la création d’un mécanisme de retrait par les réseaux sociaux des contenus illicites en ligne. A ce jour, nous ne disposons d’aucune base légale efficace pour imposer ce retrait aux plateformes. Comment décider qu’un contenu est illégal et doit être retiré ? Pour certains contenus, comme les injures racistes, antisémites ou homophobes, la question ne se posera pas. Pour d’autres, ceux qui sont « gris », Comment le cyberharcèlement s’est imposé comme enjeu de société Dix mois et 40 témoignages. Dans le cadre de sa série Pris pour cible, 20 Minutes a tenté d’illustrer toutes les formes de cyberviolences, notamment racistes, homophobes, sexistes, en laissant la parole à des victimes. Chronologie d’un phénomène, devenu un véritable enjeu de société. V Septembre 2018. Le 27 septembre 2018, la justice a condamné pour la première fois en France deux médecins pour injure publique à raison du sexe. Porte-parole d’Osez le féminisme, Anne-Cécile Mailfert avait fait les frais d’un raid numérique massif pour avoir dénoncé une fresque sexiste dans une salle de garde du CHU de Clermont- Ferrand. Une jurisprudence importante sur laquelle s’est ensuite appuyée l’avocate de Mégane*, une militante féministe de 26 ans que nous avions rencontrée en août. Injuriée, menacée de mort et de viol après un appel lancé par un auteur de BD controversé, la jeune femme n’a pas hésité à déposer plainte, « pour laisser une trace », raconte-t-elle. Comme Anne-Cécile Mailfert, la jeune femme a finalement obtenu gain de cause en janvier 2019. V Novembre 2018. L’évolution du droit et la multiplication des procès pour des faits liés au cyberharcèlement incitent les victimes à agir. Les raids en ligne sont officiellement reconnus par la loi le 5 août 2018, deux ans après le « revenge porn ». En parallèle, l’industrie des nouvelles technologies a elle aussi développé des solutions pour les internautes visés par ces cyberviolences. La médiatisation en novembre du raid numérique dirigé contre le chanteur Bilal Hassani a contribué à populariser l’application Bodyguard. Disponible sur Twitter, YouTube et Instagram, cette appli permet de supprimer les messages haineux et de bloquer les comptes malintentionnés. V Février 2019. Le 8 février, le site de vérifications de Libération, Checknews, publie un article intitulé  : « La Ligue du LOL a-t-elle vraiment existé et harcelé des féministes sur les réseaux sociaux ? » Le site déclenche une polémique inédite, qui va propulser le cyberharcèlement au cœur de l’actualité pendant plusieurs semaines. Accusés par plusieurs témoins, des journalistes – certains occupant des postes à responsabilité – et des communicants sont mis à pied, d’autres, licenciés. V Mars 2019. Au-delà de cette prise de conscience judiciaire et médiatique, l’action politique s’est elle aussi accentuée depuis un an pour lutter contre le cyberharcèlement. L’inertie des grandes plateformes – régies par le droit américain – réduit considérablement la marge de manœuvre des Etats pour lutter efficacement contre la cyberviolence. Le 10 mars, la proposition de loi contre la cyberhaine (lire ci-dessus) est dévoilée. Hélène Sergent * Le prénom a été changé.C. Follain/20 Minutes 6 Lundi 1er juillet 2019 « On va créer un mécanisme de retrait » L. Chamussy/Sipa « il faut responsabiliser les réseaux sociaux », insiste cédric O. c’est-à-dire qui nécessitent une interprétation, nous allons mettre en place un groupe de travail entre les plateformes, des magistrats ou encore des représentants de l’administration et de la société civile. Cette instance devra évaluer, notamment au vu de la loi et de la jurisprudence, mais aussi du contexte dans lequel s’inscrit le contenu, son caractère licite ou illicite. Le gouvernement veut imposer Au-delà d’une prise de conscience judiciaire et médiatique, l’action politique s’est accentuée. un délai de vingt-quatre heures aux plateformes pour retirer les contenus illicites. Comment comptez-vous y parvenir ? Il faut responsabiliser les réseaux sociaux. Ils doivent se doter des moyens nécessaires pour pouvoir retirer en vingt-quatre heures les contenus illicites. A l’image de ce qui existe dans la régulation bancaire concernant la fraude. Votre banque n’est pas responsable de tous les virements frauduleux qui sont faits par les comptes bancaires qu’elle héberge. Elle est, en revanche, responsable d’avoir un système de détection de la fraude qui soit extrêmement efficace, faute de quoi elle s’expose à des amendes importantes. C’est exactement ce qu’on veut faire. La sanction, au final, pourra être très lourde, avec des amendes allant jusqu’à 4% du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise. A quel moment et sous quelles conditions pourra être appliquée l’amende ? Le régulateur pourra mettre en demeure une plateforme qui ne respectera pas la loi, et, le cas échéant, la sanctionner d’une amende. Le succès de cette loi dépend de l’efficacité du régulateur. Une mission est en train d’être menée pour désigner le régulateur le plus adéquat pour s’occuper de cet audit. Si c’est le CSA qui s’en charge, il devra recruter des personnes sensibilisées et compétentes techniquement pour agir sur le sujet, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Mais il faut rester réaliste, il n’y aura pas au 1er janvier un changement drastique. Aucun pays dans le monde n’a encore résolu le problème. On pose des briques pour une régulation, mais ça prendra du temps. Propos recueillis par Hakima Bounemoura L’inertie des plateformes réduit la marge de manœuvre des Etats. A lire aussi Tous les témoignages de victimes de cyberharcèlement recueillis par nos journalistes
Aéroports de Paris, société anonyme au capital de 296,881,806 euros, dont le siège social est 1 rue de France, 93290 Tremblay en-France, France. immatriculée sous le numéro SIREN 552 016 628 RCS Bobigny - Hervé Plumet - photo retouchée. LES FAUX TAXIS CACHENT DE VRAIS RISQUES En prenant un taxi clandestin, vous risquez de payer des tarifs exorbitants et vous ne bénéficiez pas d’assurance en cas d’accident. Un taxi porte toujours une enseigne lumineuse et un véhicule de transport avec chauffeur se réserve toujours à l’avance. FORFAIT TAXI Rive Droitevers Paris-Charles de Gaulle aéroport 50 € Rive Gauche vers Paris-Charles deGaulle aéroport 55 € Rive Droite vers Paris-Orly aéroport 35 € Rive Gauche vers Paris-Orly aéroport 30 € Supplément de 4 € par personne à prévoir dès le 5 e passager.



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