20 Minutes France n°3442 1er jui 2019
20 Minutes France n°3442 1er jui 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3442 de 1er jui 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,6 Mo

  • Dans ce numéro : la haine en lumière.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SportS Andy veut qu’on lui dise oui Tennis De retour, Murray jouera le double et peut-être le double mixte à Wimbledon Au second plan les Nadal, Federer, Djokovic et la nouvelle génération. La vraie star de Wimbledon, qui commence ce lundi, sera sir Andrew Barron Murray. Ou Andy Murray, pour les intimes. De retour grâce à une prothèse métallique posée au niveau de la hanche, l’Ecossais a provisoirement mis de côté l’idée d’un départ à la retraite pour retaper dans la balle jaune en double. Avec succès, puisqu’il a remporté le tournoi du Queen’s avec Feliciano Lopez, il y a une semaine. Haute trahison Murray aura aussi des ambitions à Wimbledon, comme en témoigne son choix de s’associer à son pote Pierre- Hugues Herbert. Déjà vainqueur sur le gazon anglais en 2016, le Français s’entraîne sur place depuis samedi avec son nouveau partenaire, avant leur entrée en lice mercredi. Pourtant, Herbert avait considéré, cette saison, Verstappen a fait le chaud Formule 1 Du panache, beaucoup de panache. Max Verstappen s’est offert la victoire au Grand Prix de F1 d’Autriche dimanche, après un mauvais départ et une folle remontée. Pourtant, il a fallu attendre le début de soirée pour que le succès du Néerlandais soit officialisé. La raison ? Sa manœuvre pour dépasser le poleman et leader Charles Leclerc, à deux tours de l’arrivée, où le pilote de Red Bull semblait avoir poussé le Monégasque hors des limites de la piste. Mais les commissaires de course ont décidé de ne pas le pénaliser. « Il y a eu un petit contact, a avoué Max Verstappen à la fin de l’épreuve. Pour moi, c’est juste de la course pure et dure. Si on ne peut pas le faire, on peut rester à la maison. Si ça n’est pas autorisé, quel est l’intérêt d’être en Formule 1 ? » Cette course en Autriche a également marqué la fin de l’hégémonie de Mercedes. Pour la première fois en neuf courses, ni Bottas ni Hamilton ne sont montés sur la plus haute marche du podium. Quatrième, le Britannique conserve tout de même sa place de leader au classement des pilotes, avec 31 points d’avance sur son coéquipier. M. Cole/ProSports/Rex/Sipa F. Tanneau/AFP Murray cherche une partenaire pour disputer le double mixte. que continuer de jouer en double en Grand Chelem pouvait hypothéquer ses chances en simple, sur lequel il souhaitait se concentrer. Il en avait même informé son binôme, Nicolas Mahut, en début de saison. Vous imaginez que la trahison est mal passée. « Je n’ai pas du tout envie de commenter cette décision, avait réagi Mahut dans L’Equipe. Il sait ce que j’en pense, je m’en suis expliqué avec lui et je ne veux pas m’étaler. » « Ce n’est pas une situation facile pour lui, et je comprends qu’il ne comprenne pas ma décision, confiait, de son côté, Herbert. J’ai changé d’avis parce que (…) jouer avec Andy Murray à Wimbledon, ça sera spécial pour moi. » Spécial pour d’autres, aussi. Murray suscite la convoitise du circuit féminin, à qui il a lancé un appel afin de disputer le double mixte. Une décision pas encore actée à 100%, puisque son staff craint le surmenage. Mais, comme pour le double hommes, l’Ecossais ne souhaite pas s’associer à n’importe qui et a ainsi sondé Kristina Mladenovic et Ashleigh Barty. Sans succès. Mais d’autres joueuses ont montré leur intérêt sur Twitter. A commencer par Kirsten Flipkens, avec qui il avait déjà joué sur le gazon londonien, en 2006  : « Wimbledon 2006… Wimbledon 2019, Andy Murray ? » Naomi Broady et Barbora Strycova ont aussi tenté de séduire l’Ecossais sur les réseaux sociaux. C’est finalement la plus grande de toutes qui pourrait finir par prendre la raquette au côté du local de l’étape. Serena Williams dit aller mieux et s’est rendue « disponible » pour le Britannique. Un tandem Andy- Serena, ça serait fou. William Pereira Le tour de force de Barguil, champion de France 16 Lundi 1er juillet 2019 Voeckler, nouveau sélectionneur de l’équipe de France de cyclisme. Porteur du maillot jaune sur le Tour de France en 2004 et 2011, Thomas Voeckler prend la succession de Cyrille Guimard. Il aura un objectif de titre au championnat du monde en septembre. Rabiot bientôt à la Juventus. En fin de contrat au PSG, et écarté de l’équipe depuis décembre, le milieu français va s’engager avec le club italien. La Juve, qui a posté des photos de Rabiot sur Twitter, a laissé entendre que le joueur passerait sa visite médicale ce lundi. La surprise malgache à la CAN. Pour sa première participation à la Coupe d’Afrique des nations, Madagascar a battu le Nigeria (2-0) et s’est qualifié pour les huitièmes. Le tout en terminant premier de son groupe. L’image Disputer le tour de France avec le maillot bleu blanc rouge de champion national, il ne doit pas y avoir grand chose de mieux en cyclisme. Warren Barguil aura ce privilège dans une semaine, après avoir remporté le championnat de France, dimanche. « J’ai beaucoup douté, voulu arrêter le vélo à un moment donné, mais je n’ai pas lâché », a commenté Barguil, qui s’est remis d’une traversée du désert de deux ans. S. Stevanovic/Sipa
COUPE DU MONDE FÉMININE ##JEV#118-175-https://bit.ly/2YpwbvI##JEV# 17 Lundi 1er juillet 2019 Corinne Diacre prise à son propre jeu Football A entendre les dirigeants français, le Mondial des Bleues s’est bien déroulé… Il n’a même pas fallu attendre vingtquatre heures après l’élimination en quart de finale de la Coupe du monde avant que Noël Le Graët, le président de la FFF, n’annonce, samedi, le maintien de Corinne Diacre à la tête des Bleues. Et ce malgré l’objectif minimum des demies, fixé avant le début de la compétition. L’équipe de France choisit donc la voie de la continuité, ce qui n’est pas pour déplaire à Patrice Lair, l’ancien coach de l’OL et du PSG  : « Je trouve qu’elle a prouvé sa valeur et, même si je « Dans le jeu, on a eu de gros manques au milieu et en attaque. » Patrice Lair, ancien coach du PSG et de Lyon ne suis pas toujours d’accord avec ses choix, je pense que c’est bien de lui laisser le temps de travailler. Aujourd’hui, elle en prend plein la tête, il y a des gens qui tentent de la remettre en cause. » Si Corinne Diacre admet elle-même « l’échec sportif », Noël Le Graët, lui, juge pourtant le parcours « honorable ». Mieux, « ce n’est pas un échec, car elles sont sorties par les championnes du monde », « Maintenant, c’est aux futures générations d’aller gagner des trophées » Reverra-t-on Henry en bleues ? A. Gowthorpe/Sipa expliquait le Breton sur Canal+. Malgré l’élimination en quart, les adieux aux JO de Tokyo, le jeu très moyen pratiqué par les Bleues tout au long de la compétition, tout s’est globalement bien passé. Circulez, il n’y a rien à voir. Sauf que si, en fait. Après la rencontre face aux Etats-Unis, Reynald Pedros, ex-coach de l’OL, s’est montré un tantinet moins bisounours, toujours au micro de la chaîne cryptée  : « Le bilan n’est pas bon. T’as beau dire que t’as fait un bon match, si à l’arrivée tu ne passes pas, c’est qu’il a manqué quelque chose. Entendre dire que c’est bien, Une fois les larmes séchées, le constat d’échec dressé, il demeure une question essentielle autour de cette équipe de France  : « Et maintenant, on fait quoi ? » Non qualifiées pour les JO, les Bleues ont deux ans pour préparer l’Euro 2021 en Angleterre. Il faudra, pour Corinne Diacre, renouveler en profondeur un groupe vieillissant et beaucoup trop marqué par l’échec, comme l’avouait Amandine Henry après l’élimination face aux Etats-Unis  : « Maintenant, c’est aux futures générations d’aller gagner des trophées. Nous, on a donné le maximum, mais on n’a pas réussi. » Pourtant, certaines n’ont pas envie de lâcher l’affaire. « J’ai 33 ans, mais dans ma tête j’en ai 25, avoue Gaëtane Thiney. Je vais d’abord retrouver mon club et si je dois qu’on a rivalisé avec les Etats-Unis, moi ça ne me convient pas. » Même son de cloche chez Patrice Lair  : « Dans le jeu, on a quand même eu de gros manques au milieu et en attaque. On a manqué de qualité technique, de projection vers l’avant. Il y avait trop d’espaces entre les joueuses, ça manquait de liens entre les lignes. » Certains choix de la sélectionneuse peuvent aussi surprendre. Les observateurs n’ont cessé de s’interroger sur la pertinence de mettre Le Sommer, cramée après sa saison avec Lyon, sur le côté gauche. A. Gowthorpe/Sipa retourner en équipe de France, j’y retournerai. » On peut quand même se demander si elle, comme Eugénie Le Sommer, Wendie Renard ou Amandine Henry auront la force d’y revenir. Professionnaliser la D1 ? Mais le changement de têtes ne doit être que le point de départ d’une (r)évolution plus globale, rendue nécessaire par la performance très moyenne des Bleues dans cette Coupe du monde. Un changement de mentalité et une plus grande exigence semblent ainsi nécessaires. « Pour progresser, il ne faut pas qu’on se contente de ça, il faut exiger de viser le très, très haut niveau », estimait Reynald Pedros au micro de Canal+. Et cela passe par l’encadrement Patrice Lair, ex-coach du PSG de Lyon, « Elle n’était pas à sa place, pas au top de sa forme et donc trop en dessous de son niveau habituel », regrette Patrice Lair. Une ex-internationale nous a carrément assuré qu’elle aurait préféré « voir Le Sommer dans l’axe, en soutien de Gauvin, à la place de Thiney, qui n’était pas au niveau ». On avait aussi été très étonné, durant la compétition, en entendant Corinne Diacre avouer publiquement qu’elle n’avait que 14 ou 15 joueuses susceptibles de commencer les matchs. Bonjour le signal envoyé au reste du groupe. « Peut-être que Diacre n’a pas assez fait confiance en ses joueuses, évoquait Léa Le Garrec, qui évolue à Guingamp, sur Canal+. Elle en a testé beaucoup pendant deux ans mais, à l’arrivée, elle ne les a pas fait assez jouer. Je pense notamment à Geyoro. Avec son volume de jeu, elle aurait mérité plus de temps de jeu. » Et puis, quand votre meilleure buteuse se trouve être la défenseuse Wendie Renard (quatre réalisations), c’est qu’il y a un truc qui cloche. Ce qui nous amène fatalement à nous interroger sur l’absence de Marie-Antoinette Katoto. La jeune Parisienne, meilleure buteuse de D1, avait le profil idéal pour être la « tueuse des surfaces » qui a tant manqué aux Bleues. « Tant que je gagne, j’ai raison », rigolait Corinne Diacre avant le match face au Brésil. On peut donc affirmer que la boss de l’équipe de France a fini par avoir tort. On verra dans les mois à venir si les leçons ont été retenues. Aymeric Le Galla lui une autre piste d’amélioration  : « Il nous faut de la compétence du haut niveau si on veut parvenir un jour à gagner un trophée. Surtout, il faut un championnat de France à 100% pro, avec de la concurrence à tous les étages. Pour ça, il faut des moyens. C’est à tout le monde de s’investir. » Un avis partagé par Eugénie Le Sommer  : « Les autres pays sont en avance sur nous, il ne faut pas prendre de retard, il ne faut pas rater le train qui passe. On doit se donner les moyens de progresser et de se professionnaliser, parce que les autres pays le font, et c’est peutêtre pour ça qu’ils sont devant nous. On a un bon championnat, mais toutes les équipes ne sont pas pros. A l’arrivée, ça peut donner l’impression d’un championnat à deux vitesses. » A.L.G.



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