20 Minutes France n°3438ES 25 jun 2019
20 Minutes France n°3438ES 25 jun 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3438ES de 25 jun 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : villes, des idées au rayon frais.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuAlité Social Les soldats du feu, appelés à la grêve, dénoncent un manque de moyens « Courage et dévouement », « sauver ou périr »  : telles sont les devises des sapeurs-pompiers. Mais aujourd’hui, ce sont les soldats du feu qui demandent de l’aide. Sept de leurs syndicats appellent à la grève mercredi, et ce jusqu’au 31 août, pour réclamer plus de moyens. « Le service public de secours est malade, a déclaré André Goretti, président de l’organisation FA/SPP- PATS, premier syndicat chez les 40 000 pompiers professionnels, épaulés au quotidien par 195 000 pompiers volontaires. On veut alerter les Français. » Parmi les principaux griefs des pompiers, la surcharge de travail. « On réalise beaucoup trop d’interventions qui ne sont pas de notre ressort, explique Jérémie, qui a répondu à notre appel à témoignages. Ainsi, il nous arrive de transporter des personnes qui pourraient très bien attendre qu’unC. Follain/20 Minutes Sept syndicats appellent à cesser le travail mercredi, et ce jusqu’au 31 août, pour réclamer plus de moyens. médecin se déplace à leur domicile. » Le constat est similaire pour Johann  : « Avec la disparition des soins médicaux dans les secteurs ruraux, nous sommes de plus en plus sollicités, raconte-t-il. Et comme les effectifs de pompiers n’augmentent pas, cela multiplie les interventions de sapeurs-pompiers. » La charge augmente donc, alors même que les conditions de travail des pompiers professionnels sont loin d’être idéales. « Je travaille par cycle de 24 heures, mais seulement 17 heures sont rémunérées, indique Jean. Cela veut dire que les heures de nuit ne sont pas payées, car nous pouvons dormir. Or, lors de ma dernière garde, nous avons fait 9 interventions entre minuit et 7h. » « Il y a un mal-être, constate Cyril, pompier depuis une trentaine d’années. Le métier pour lequel je me suis engagé par vocation a bien changé. » Beaucoup de pompiers pointent les pouvoirs publics comme principaux responsables de la situation. En effet, les pompiers professionnels sont des fonctionnaires territoriaux rattachés à un Sdis (service départemental d’incendie et de secours). Ces établissements sont financés par les départements, ainsi que par les communes et groupement de communes. Ces collectivités dépendent elles-mêmes des financements de l’Etat. Les discours 2 Mardi 25 juin 2019 « Il y a un mal-être » chez les pompiers avec vous « Je participe à cette grève car l’Etat se désengage de ses missions. » Xavier, sapeur-pompier Toujours un peu plus exposés au soleil La chaleur s’intensifie sur toute la France, ce mardi. Le mercure dépasse allégrement les 30 °C sur une large partie est. Chapeau et bouteille d’eau sont plus que jamais de rigueur... Allez, un peu de fraîcheur à noter tout de même le long des côtes bretonnes. de la majorité sur la réduction des dépenses publiques sont sources d’inquiétude. « Je participe à ce mouvement de grève car l’Etat se désengage de ses missions », affirme Xavier, sapeur-pompier depuis vingt-deux ans. « Si les effectifs de pompiers n’augmentent pas, on peut très bien imaginer que les élus fassent appel à des ambulances privées pour certaines interventions, s’alarme Jean-Christophe. On va donc commencer à privatiser ce service public, et à la fin, ce sera comme aux Etats- Unis  : si tu n’as pas d’argent, tu crèves. Il est urgent d’alerter la population. » Nicolas Raffin La météo en France Trois, deux, un... Avant les soldes, quelques rappels s’imposent Commerces Les soldes, c’est un peu comme « Koh-Lanta »  : une multitude d’épreuves avant de toucher le Graal. A partir de mercredi et pendant six semaines, les commerçants en magasin et sur Internet pourront brader leurs invendus. Cette année, les Français ont prévu de dépenser en moyenne 200 € au cours de cette période, rapporte un sondage Ifop pour le site Spartoo. Un refus de retour possible Dans cette chasse aux bonnes affaires, il est important de bien connaître ses droits, mais aussi les devoirs des commerçants avant de se lancer à la recherche de l’objet en or. Même si, seules quelques entorses aux règlements font leur apparition pendant les soldes. Les vendeurs sont autorisés à vendre à perte pour déstocker. Ils peuvent également refuser les retours sur les produits concernés, sauf si ceux-ci révèlent des vices cachés. Par ailleurs, ils doivent toujours assurer la garantie légale habituelle. Autre obligation importante à connaître avant ces six semaines de bons plans, les produits soldés doivent impérativement être en vente depuis au moins un mois. Aussi, leur prix affiché sur l’étiquette ne doit pas avoir été augmenté juste avant la période des soldes, pour faire croire aux clients à des promotions plus intéressantes qu’en réalité. Romarik Le Dourneuf
ActuAlité Un projet à double détente Emploi La réforme de l’assurance-chômage a tout du dossier explosif pour le gouvernement A chacun son jour. Les deux principaux syndicats ne défileront pas ensemble contre la réforme de l’assurance-chômage  : la CFDT appelle à un rassemblement « symbolique » devant le ministère du Travail ce mardi à 12h, avec d’autres organisations. La CGT, elle, a choisi mercredi pour organiser un rassemblement devant le siège de l’Unédic à Paris, et des actions un peu partout en France, notamment devant les agences Pôle emploi. Cette mobilisation distincte en dit long sur les divisions des organisations syndicales, contre une réforme potentiellement explosive. Elle devrait pourtant entrer en application rapidement et sans susciter de contestation sociale majeure. « Le Medef est plus dans l’opposition de principe. » Stéphane Sirot, professeur de politique sociale Pourtant, avec ce projet, le gouvernement a réussi à susciter des critiques de tous bords. Les syndicats et les oppositions de gauche s’alarment d’une réforme qui aggrave le sort des chômeurs et la précarité des travailleurs. Du côté des organisations patronales, c’est le système du « malus », pour les entreprises ayant recours aux contrats courts, qui provoque la colère. « L’opposition patronale me semble très relative, car la taxation des contrats courts est très Macron souhaite que le projet pour Marseille soit « ambitieux ». B. Guay/AFPC. Simon/AFP En mars, certains manifestants avaient déjà protesté contre la réforme. limitée, à sept secteurs d’activité, estime Stéphane Sirot, professeur de politique sociale à l’université Cergy- Pontoise. Le Medef est plus dans l’opposition de principe. » Dans les rangs des Républicains, certains jugent que cela ne va pas assez loin sur le plafonnement des indemnités. Le texte, qui durcit les conditions d’indemnisation des chômeurs, a aussi le potentiel d’écorner la promesse d’Emmanuel Macron de « remettre l’humain au cœur du projet ». Mais, dans le même temps, le gouvernement a décidé de raboter les allocations des cadres les mieux indemnisés, et de créer ce « malus » visant à sanctionner les employeurs ayant recours aux contrats courts. « Peut-être que la contestation a du mal à prendre car le gouvernement joue sur différents registres », avance Bruno Cautrès, directeur de recherche au CNRS. Avant les vacances d’été, et alors que les décrets d’application seront prêts à la rentrée, la mobilisation contre cette réforme aurait donc peu de chances de s’embraser. D’autant que ses effets ne seront pas immédiats. « Beaucoup de gens ont du mal à faire le bilan de toutes les réformes économiques, entre amélioration et régression, estime Bruno Cautrès. Mais plus on s’approche de 2022, et plus cette dimension évaluative sera importante. Si les classes populaires et moyennes jugent qu’elles sont fragilisées par cette réforme, il peut y avoir un réveil, une mobilisation très forte, la crise des « gilets jaunes » l’a montré. » Laure Cometti Macron ne fera pas de choix Municipales « Ce n’est pas le rôle du président de la République. » Alors que les élections municipales sont sur toutes les lèvres à Marseille, Emmanuel Macron, en visite dans la cité phocéenne, a rappelé lundi que ce n’était pas sa tâche de choisir les candidats. « Ce qui m’importe, c’est que les projets les plus ambitieux pour Marseille sortent, puis après les responsables politiques prendront leurs responsabilités et les partis désigneront des candidats, a déclaré le président, interrogé lors d’une visite dans un Pôle emploi. Ce qui m’intéresse d’abord, c’est l’avenir de Marseille, qui est la deuxième ville de France. Je considère que l’Etat a aussi quelque chose à voir avec cette ville, dans le sens où la France ne peut pas réussir si Marseille ne réussit pas. » La précampagne pour les municipales a débuté à Marseille, dont le maire, Jean- Claude Gaudin (LR), ne briguera pas de nouveau mandat, après vingt-cinq ans à la tête de la ville, et où la majorité présidentielle n’a pas encore défini de stratégie. Depuis les résultats des européennes, où le Rassemblement national est arrivé largement en tête (26,3%), l’idée d’une union de la droite et de LREM a circulé. Mais, au niveau local, les militants ont refusé toute alliance dès le premier tour. 3 Mardi 25 juin 2019 La police des polices saisie à Nantes Enquête Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 4 h du matin, alors que la Fête de la musique battait son plein à Nantes, les forces de police étaient intervenues pour mettre fin à une soirée électro qui se déroulait sur un quai de la Loire. Dans des circonstances encore floues, quatorze personnes étaient alors tombées à l’eau avant d’être repêchées par les secours. Une personne est cependant portée disparue et une enquête judiciaire a été ouverte sur cette disparition. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) lundi. Selon les médias locaux, la police a essuyé des jets de projectiles et a répliqué avec des gaz lacrymogènes et chargé les participants, dont certains sont tombés dans la Loire. « Les forces de l’ordre interviennent toujours de manière proportionnée, a indiqué le préfet de Loire-Atlantique, Claude d’Harcourt. Mais face à des individus avinés, qui ont probablement pris de la drogue, il est difficile d’intervenir de façon rationnelle. Et les individus eux-mêmes étaient immaîtrisables. » La Cour de cassation se prononcera vendredi dans l’affaire Lambert. La Cour de cassation, qui a examiné lundi la décision de la cour d’appel de Paris ayant ordonné le 20 mai la reprise des traitements maintenant en vie Vincent Lambert, patient en état végétatif depuis dix ans, rendra sa décision à 17 h vendredi. L’ONU demande le rapatriement des familles de djihadistes de Daesh. « A moins qu’elles ne soient poursuivies pour des crimes », l’ONU a demandé, lundi, à ce que les familles de djihadistes soient rapatriées. Près de 29 000 enfants étrangers, la plupart âgés de moins de 12 ans, sont bloqués en Syrie, selon l’Unicef. Un homme suspecté de préparer un attentat arrêté en Belgique. Soupçonné d’avoir voulu lancer une attaque contre l’ambassade des Etats-Unis à Bruxelles, un Belge a été arrêté samedi, a annoncé le parquet fédéral belge lundi. Il a été inculpé et emprisonné pour tentative d’attentat dans un contexte terroriste.

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