20 Minutes France n°3437 21 jun 2019
20 Minutes France n°3437 21 jun 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3437 de 21 jun 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : hip-hop, match amical.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 30 - 31  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
30 31
SportS Thiney plus dans le mouv Mondial 2019 Avant le huitième, dimanche, la meneuse des Bleues est contestée Une pique verbale qui en dit long. Après la petite victoire des Bleues face au Nigeria (0-1), lundi, nous avions eu le malheur d’oser demander à Gaëtane Thiney s’il était logique de s’interroger sur le niveau de cette équipe. Mais on s’est fait reprendre de volée par la meneuse de jeu, qui a pris à témoin un journaliste américain du New York Times  : « Chez eux, quand les filles gagnent, ils sont très positifs. Quand elles gagnent 13-0 contre la Thaïlande, on dit que c’est un record historique. Ici, on aurait dit que la Thaïlande était une petite équipe. » « Je trouve qu’elle a du mal à se situer entre les lignes. » Patrice Lair, ex-entraîneur de l’OL féminin Gaëtane Thiney était-elle vraiment en rogne ? Peut-être un peu, oui. Mais on peut aussi imaginer que cette sortie était le résultat d’une frustration personnelle, après trois performances moyennes. « C’est sûr qu’elle peut faire encore mieux, mais je l’ai quand même trouvée plus à l’aise que lors des deux premiers matchs », tentait de relativiser Corinne Diacre. Indéboulonnable au poste de n°10, Thiney a expliqué ne pas se fier aux critiques qui ont pointé le bout de leur nez sur les réseaux sociaux  : « C’est un phénomène de société, tout le monde a le droit de s’exprimer, mais, personnellement, je n’en tiens pas compte. » Megan rapinoe et les Américaines ont battu la Suède (0-2), jeudi. A. Tarantino/AP/Sipa Le problème, c’est qu’après un troisième match de rang sans relief la Troyenne a pu constater que les critiques ne se cantonnaient plus aux seuls réseaux sociaux. « C’est vrai que c’est très moyen jusqu’ici, assure Patrice Lair, ancien coach de l’OL féminin. Je trouve qu’elle a du mal à se situer entre les lignes, qu’elle manque de présence dans les 30 derniers mètres. Avec la grosse préparation physique qu’elles ont eue avant le Mondial, j’espère que Gaëtane va monter en puissance, parce que, pour le moment, ce n’est pas ça. » La capitaine, Amandine Henry, a essayé de défendre sa coéquipière, en mettant en avant son « travail de l’ombre », mais l’argument semble peu recevable pour une joueuse placée au poste de n°10 et censée animer les phases offensives de son équipe. « On est quand même en droit d’attendre d’elle qu’elle participe à l’animation offensive, développe Patrice Lair. C’est à elle de donner le tempo, de donner des dernières passes, de marquer. » D’ailleurs, J.E.E./Sipa ##JEV#117-77-https://bit.ly/2L3xVH7##JEV# Gaëtane thiney. son dernier but en bleu remonte au 1er septembre 2018. En compétition officielle, c’était aux JO de 2012. Peut-on imaginer qu’elle puisse revivre le scénario du Mondial 2015, quand elle avait fini par sortir du onze de départ à partir des 8 es ? Certains le souhaitent, comme cette ex-internationale qui nous a glissé que la meneuse de jeu n’était « pas au niveau ». Cela ne semble pas au programme de Diacre. « A priori, la sélectionneuse va la maintenir à son poste et rester sur ses idées », pense Patrice Lair. Lui aurait pourtant aimé voir du changement  : « On pourrait imaginer un passage en 4-3-3 avec Bussaglia en sentinelle et un duo Amandine Henry-Grace Geyoro un peu plus haut. Elles sont capables de changer de rythme et de casser les lignes avec des passes dans les intervalles. » Si Diacre décide d’accorder encore à Thiney toute sa confiance et de la reconduire dimanche, en 8e, un nouveau match médiocre pourrait bien l’amener à revoir sa position. A Thiney de lui prouver que ça ne sera pas nécessaire. Aymeric Le Gall Un sans-faute pour les Etats-Unis Il fallait presque avoir fait Maths sup pour calculer les affiches des huitièmes de finale de la Coupe du monde. Tous les matchs de poule terminés, on va enfin pouvoir se concentrer sur ces matchs à élimination directe. Depuis lundi, la France attendait le nom de son adversaire, dimanche au Havre. Il a fallu attendre jusqu’à 23h, jeudi, pour le connaître. Ça sera donc le Brésil (lire p.29). Les Bleues pouvaient espérer tomber face à un adversaire beaucoup plus modeste, le Cameroun, qualifié in extremis jeudi grâce à un but à la fin du temps additionnel contre la Nouvelle-Zélande, mais l’autre résultat de la soirée (2-0 pour le Chili face à la Thaïlande) n’a pas fait le bonheur des femmes de Corinne Diacre. En cas de victoire contre les Brésiliennes, les Bleues pourraient tomber contre les favorites de la compétition, les Etats- Unis, en quarts. Ultra-dominantes, les coéquipières de Megan Rapinoe ont battu la Suède lors du dernier match de poule (0-2), jeudi, et affronteront en huitièmes de finale l’Espagne à Reims, lundi. Parmi les autres affiches, un alléchant Pays-Bas-Japon (les championnes d’Europe en titre face aux finalistes du dernier Mondial) se disputera à Rennes, mardi. Ciambelli/Sipa 28 Vendredi 21 juin 2019 Mahut survolté, Del Potro à l’arrêt Tennis Nicolas Mahut est comme le bon vin. Plus il vieillit, meilleur il est. Jeudi, sur le gazon du tournoi du Queen’s, à Londres, l’Angevin de 37 ans a réussi l’exploit d’éliminer Stanislas Wawrinka en trois sets (3-6, 7-5, 7-6) et s’est qualifié pour les quarts de finale. Mené 5-3 dans la dernière manche, il a forcé le tie-break, avant de s’offrir un jeu décisif à sens unique grâce à de montées au filet. « C’est une grande victoire pour moi. J’adore jouer sur cette surface », a réagi Nicolas Mahut. Au tour suivant, il retrouvera son compatriote Gilles Simon, auteur lui aussi d’une solide performance  : il a éliminé Kevin Anderson, finaliste à Wimbledon en 2018. Si le tennis français retrouve le sourire sur herbe, à une dizaine de jours du troisième Grand Chelem de la saison, c’est moins le cas de Juan Martin Del Potro. L’Argentin s’était blessé mercredi en glissant près du filet au milieu du deuxième set. Il avait toutefois réussi à terminer et à gagner le match, mais avait déclaré forfait juste après. Les examens ont montré qu’il s’était de nouveau fracturé « la rotule droite », a expliqué son agent jeudi. En octobre 2018, il avait déjà connu pareille blessure. Monaco s’offre du répit en finale de Pro A. Menée deux victoires à zéro par l’Asvel, la Roca Team devait absolument gagner pour toujours croire au titre. Chose faite, jeudi à domicile, où les Monégasques se sont imposés (97-62). Prochain match samedi, toujours à Monaco. Une plainte pour agression contre Maxwell. Une enquête a été ouverte au Brésil contre l’ex-latéral du PSG, aujourd’hui dirigeant. Son ex-épouse, qui a porté plainte pour agression, évoque notamment des doigts de pied fracturés et des menaces. Stéphane Jobard, nouveau coach de Dijon. En quête d’un entraîneur depuis le départ d’Antoine Kombouaré, les Bourguignons ont jeté leur dévolu sur Jobard. Le technicien était dans le staff de l’OM la saison dernière.
COUPE DU MONDE FÉMININE Une affiche d’un autre genre Football En huitième, les Bleues affronteront le Brésil. Les souvenirs qui viennent en tête quand on évoque ce duel sont toujours liés aux garçons On n’a jamais rien trouvé de mieux pour exciter l’amateur de foot qu’un France- Brésil en Coupe du monde, alors que les deux pays s’affronteront en huitième de finale dimanche. Mais les images imprimées dans notre cerveau ramènent toujours aux garçons, même parmi les Bleues, anciennes ou actuelles. « Je pense à 1998, c’est ça qui m’a donné envie de jouer au foot », raconte l’attaquante Viviane Asseyi. « Moi, dès que j’entends France-Brésil, ça me fait penser à Zidane, relate quant à elle Laetitia Tonazzi, 66 sélections entre 2002 et 2014. Je me souviens du match de 2006. Pour nous, le Brésilien, c’était Zidane. C’était magnifique de le voir jouer. » Cette réalité tient aussi au fait que les Brésiliennes n’ont pas le même passé que leurs homologues masculins. Elles n’ont jamais été championnes du monde, et, au-delà du palmarès, UNEMARQUE DE RESPECT. De vous, de votre peau, de la nature. n’ont pas l’image d’un géant absolu. Il n’empêche, le Brésil, ça reste le Brésil. « Il y a toujours de l’adrénaline, c’est le pays du foot, s’exclame Elodie Thomis, qui a affronté trois fois les Auriverde en 141 capes. C’est vraiment quelque chose à vivre en tant que joueuse. On se dit qu’on va prendre des petits ponts. Ça fait partie de leur jeu, filles comme garçons. Ça a toujours donné de beaux matchs, intenses, techniques. » Attention à la « Reine » Marta Les Françaises ont déjà croisé les Brésiliennes lors d’un Mondial. C’était en phase de poule, en 2003, à une époque où la France prenait à peine conscience qu’elle disposait d’une sélection féminine de niveau international. « On avait un moins bon niveau qu’elles, c’était quelque chose d’énorme pour nous de les jouer, se remémore Laetitia Depuis 15ans, nous sommes convaincus que le respect del’autre, de soi, devotre santé et de l’environnement permet de créer unmonde meilleur. Pour vous le garantir, notre gamme L’Arbre Vert bien‐être (douches, shampooings, après‐shampooings, savons et déodorants) s’inscrit dans une démarche de naturalité, écologique et hypoallergénique.C. Simon/AFP Tonazzi. Même si on était inférieures, on s’est battues avec nos qualités. Individuellement, elles peuvent faire des trucs de fou. Collectivement, ce n’est pas toujours ça. » Les Bleues en avaient profité pour arracher un match nul (1-1). Six autres rencontres ont suivi, en amical. Les Bleues peuvent se vanter de n’en avoir perdu aucune, et même d’avoir très facilement battu les Brésiliennes (3-1) à l’automne 2018. Cela confirme l’évidence du moment  : si les Bleues font partie des trois ou quatre favorites au titre mondial, le Brésil est un cran au-dessous (10 e au classement Fifa). Et ce malgré la présence « de grosses individualités », rappelle 29 Vendredi 21 juin 2019 A l’automne 2018, Cascarino, Gauvin et les Bleues avaient battu le Brésil (3-1). Thomis, qui évoque Cristiane et surtout Marta. « C’est vraiment la légende, la référence, complète Tonazzi. Tout le monde a un peu peur d’elle, même si c’est moins vrai ces derniers temps. » Bien qu’en fin de règne, à 33 ans, la « Reine », 119 buts en 146 sélections, élue meilleure joueuse du monde à six reprises, illustre à elle seule la grandeur du match à venir. Cette affiche en fait le 8 e de finale parfait, alléchant sur le papier et largement jouable sur le terrain. « C’est très abordable pour les Bleues si elles jouent à leur niveau, estime Elodie Thomis. Mais il va y avoir une sacrée pression sur ce match. Ça va donner ! » Nicolas Camus



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :