20 Minutes France n°3430ES 11 jun 2019
20 Minutes France n°3430ES 11 jun 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3430ES de 11 jun 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 11

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : les urgences au plus mal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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T. Camus/AP/Sipa SportS Elles ont enfin bonne presse Coupe du monde Les Bleues bénéficient d’une couverture médiatique inédite Dans le métier de journaliste sportif, il y a un truc bête pour mesurer l’engouement qui entoure un événement. Il suffit de se rendre en zone mixte et de compter le nombre de nos confrères qui entourent la personne interrogée. Quand nous sommes allés à Orléans, pour assister à l’avant-dernier match de prépa des Bleues contre la Thaïlande, les places étaient chères dans la meute. « Les mains dans le cambouis » Le constat s’est confirmé jeudi, lors de la conférence de presse d’avant-match. « On n’avait même jamais vécu ça, indiquait la capitaine, Amandine Henry. C’est un rêve de voir autant de médias. » Dans la plupart des médias français, ce Mondial féminin a été pris très au sérieux, et les moyens matériels, humains et financiers n’ont jamais été aussi importants. Rencontrée à Clairefontaine avant le lancement de la compétition, la gardienne Solène Durand avait vu Le Japon commence au ralenti L’image titrées en 2011 et finalistes en 2015, les Nipponnes ont connu meilleure entrée en matière en Coupe du monde. Les partenaires de Narumi Miura (à dr.) ont été accrochées par l’Argentine (0-0), lundi. L’Albiceleste marque le premier point de son histoire dans un Mondial. K. Tribouillard/AFP Une meute de journalistes face aux Bleues après le succès inaugural. la sauce monter  : « Celles qui sont là depuis longtemps disent  : « Les points presse, avant, il y avait trois personnes et, maintenant, il y en a trente ! » J’exagère, mais c’est l’idée. » Selon Virginie Bachelier, journaliste à Ouest- France qui suit les Bleues depuis deux ans, il n’y a pas d’exagération  : « Je fais 1,64 met, en zone mixte, je pouvais voir qui je voulais sans avoir à me battre pour une place. Lors des deux derniers matchs de prépa, on était sur une zone mixte de gros match de L1, on n’avait jamais vu ça. » Pourtant, les Bleues partaient de très loin. « Lors du Mondial en Allemagne, en 2011, la compétition avait débuté avec trois ou quatre journalistes français sur place », raconte l’ancien attaché de presse des Bleues de 2008 à 2011, Matthieu Brelle-Andrade. Dans les années 2010, « il fallait aller chercher les médias un par un », explique-t-il, pour les convaincre de daigner s’intéresser à l’équipe de France féminine. Avec, parfois, certains artifices pour espérer des retombées. « En 2009, on a réalisé un shooting avec les joueuses qui posaient dénudées et le slogan  : « Faut-il en arriver-là pour que vous veniez nous voir jouer ? » se souvient l’ancien employé de la FFF. En 2011, on avait invité des journalistes pour qu’ils se mesurent aux joueuses. Elles ont toujours eu conscience qu’il fallait qu’elles mettent les mains dans le cambouis pour qu’on parle d’elles. » Les Bleues peuvent garder les mains propres, c’est nous, désormais, qui courons pour les mettre en lumière. Aymeric Le Gall Clap de fin pour Tony Parker Basket Dix-huit saisons en NBA, quatre titres de champion, un Euro avec la sélection tricolore et une réputation solidement ancrée de meilleur joueur de l’histoire du basket français. A 37 ans, Tony Parker a annoncé lundi qu’il prenait sa retraite sportive. « C’est avec une grande émotion que je mets un terme à ma carrière, a écrit le meneur de jeu sur son compte Twitter juste après avoir annoncé sa décision dans une interview accordée au site The Undefeated. J’ai beaucoup travaillé, énormément reçu, c’était une aventure incroyable ! Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais pensé vivre ces moments exceptionnels en équipe de France et en NBA. » Si c’est sous les couleurs des Charlotte Hornets qu’il prend sa retraite – club qu’il a rejoint à l’été 2018 – c’est bien aux San Antonio Spurs que son souvenir sera à jamais associé. Le club texan l’avait sélectionné à la 28 e place de la Draft 2001 alors que « TP » n’avait que deux saisons professionnelles dans les jambes, avec le PSG. « Tony Parker a évidemment eu une carrière incroyable, a réagi Gregg Popovich, son entraîneur de toujours aux Spurs. J’ai eu la chance d’être avec lui depuis ses 19 ans, de le voir grandir en tantC. Saidi/Sipa 10 Mardi 11 juin 2019 Teuns le plus fort lors d’une étape mouvementée. Le Belge s’est imposé lors de la deuxième étape du Dauphiné, lundi, et est devenu le nouveau leader au classement. La journée a été marquée par les nombreuses attaques. Bardet a perdu quelques secondes à l’arrivée. Mladenovic n°1 mondiale en double. Après avoir remporté le titre pour la deuxième fois à Roland- Garros, la Française est devenue la nouvelle n°1 mondiale en double au classement WTA. En simple, la Japonaise Osaka domine toujours le classement, mais la vainqueure australienne, Barty, est deuxième. Héléna Ciak forfait pour l’Euro. Touchée à la cheville, la pivot de Lattes-Montpellier, qui a signé à Lyon-Asvel pour la saison prochaine, ne disputera l’Euro de basket (du 27 juin au 7 juillet). que personne, joueur et homme d’affaires. » Désormais, Parker pourra se concentrer sur son rôle de président du club de l’Asvel, qu’il a racheté en 2014. Champion de France en 2016, il a remporté un succès encore plus crucial en obtenant une invitation pour l’Euroligue avec les Lyonnais, la compétition reine sur le Vieux Continent, à partir de la saison prochaine. parker a fini sa carrière à Charlotte. S. Lecka/AFP
SPORTS « Le résultat normal, c’est 20-0 » Football Avant les vacances, l’équipe de France affronte Andorre, ce mardi, qui sera emmenée par son capitaine de 39 ans, Ildefons Lima Destins mêlés. La carrière d’Ildefons Lima, qui fêtera ses 40 ans en fin d’année, se confond avec l’histoire du footballandorran. Le capitaine et défenseur central a fêté la première de ses 122 sélections dès le deuxième match disputé par l’équipe nationale, le 22 juin 1997. Vingt-deux ans après, le détenteur du record de capes et de buts chez les Tricolors s’apprête à défier la France, ce mardi sur le terrain synthétique du petit Estadi Nacional d’Andorrela-Vieille (3 306 places). Sans illusion, mais avec fierté. « C’est le champion du monde qui vient, et pour un pays comme Andorre, cela doit être une fête », assure Ildefons Lima à 20 Minutes. Tenir le plus longtemps sans encaisser de but est la priorité pour cette équipe représentant un Etat de 76 500 habitants, contraint de piocher dans un vivier d’à peine plus de 150 sélectionnables. « Le résultat normal d’un France-Andorre, quand tu compares les deux sélections, c’est 20-0, indique le joueur. Mais on joue pour notre pays, nous sommes fiers. On joue avec le cœur. » « Quand tu as un petit réservoir de joueurs, le plus facile à faire, c’est de défendre. » Ildefons Lima, capitaine andorran Les plus de 30 ans se souviennent des deux premiers affrontements francoandorrans, lors des éliminatoires de l’Euro 2000. Fraîchement auréolés du titre planétaire, les Bleus avaient galéré pour mettre à la raison des Pyrénéens repliés sur leur but  : 2-0 à Saint-Denis et 0-1 au retour, grâce un penalty de Lebœuf en fin de match. Les Tricolors avaient adopté un schéma atypique en 4-6-0. « Bien sûr que j’aimerais qu’on évolue comme Liverpool ou le Barça, mais quand tu as un petit réservoir de joueurs, le plus facile à faire, c’est de défendre », justifie Lima. En 122 sélections, le défenseur ne compte que 4 victoires et 19 nuls. « Tu ne joues pas souvent face à Saint-Marin ou le Liechtenstein, avec qui tu peux rivaliser, rétorque Lima. Tu te retrouves face à d’excellents joueurs, qui peuvent débloquer le match en une seconde. » Le jour de gloire a toutefois fini par arriver. C’était le 9 juin 2017. A domicile, Andorre a surpris la Hongrie, huitième 11 Mardi 11 juin 2019 Ici à la lutte avec Ronaldo, Lima a joué 122 matchs avec la sélection andorrane. de finaliste de l’Euro en France un an plus tôt. « C’est la victoire la plus prestigieuse de l’histoire du footballandorran », assène le capitaine, passé par 6 pays et par 12 clubs, dont Las Palmas, en L2 espagnole, et le Rayo Vallecano. « J’ai eu la chance de devenir pro, de connaître d’autres pays, reconnaît Lima, rentré au pays en 2012, après treize ans d’exil. Ici, les salaires ne sont pas énormes. Mais en ajoutant la sélection et ce que j’ai gagné lors de toutes mes années en pro, je peux me consacrer entièrement au foot. » Un cas rare dans le foot andorran, très majoritairement amateur. De notre envoyé spécial en Andorre, Nicolas Stival

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