20 Minutes France n°3427ES 4 jun 2019
20 Minutes France n°3427ES 4 jun 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3427ES de 4 jun 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 11

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : sportives lesbiennes, le tabou perd du terrain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ActuAlité Tel père, tel fils, telle défense Procès Alexandre Balkany paraissait lundi au côté de son père. Tous deux sont jugés pour blanchiment de fraude fiscale Un peu de tabac et, surtout, quelques années de moins. Mais, c’est sûr, à 70, voire à 71 ans, Alexandre Balkany aura la même voix de stentor que son père, Patrick. Ce dernier et son épouse, Isabelle, sont jugés pour blanchiment de fraude fiscale. Lundi, père et fils se sont succédé à la barre de la 32 e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour se défendre d’être les véritables propriétaires du riad Dar Gyucy de Marrakech. Villa qui pèse, selon l’accusation, entre 5 et 6 millions d’euros. Les juges d’instruction ont estimé que l’un et l’autre avaient menti  : Patrick, en n’avouant pas qu’il avait acheté la demeure, via un montage offshore ; Alexandre, en prétendant qu’il en était en fait le locataire, pour protéger ses géniteurs. « Il y avait mes sacs de golf » Désinvolte, un brin arrogant, le plus jeune a assuré que les deux contrats de location qu’il a présentés n’étaient pas des faux. « A l’époque, je jouais au golf. Je gagnais très bien ma vie. Je suis allé à Marrakech fin 2010. Mon père m’a proposé de louer cette maison. Chose que j’ai faite en 2011. » Premier problème, le majordome de la maison dit avoir été embauché en 2009. De quoi accréditer B. Peyrucq/AFP Dessin d’audience représentant Alexandre Balkany et son père, Patrick Balkany, à leur procès à Paris. la thèse selon laquelle Alexandre n’est qu’un prête-nom pour ses parents, qui voulaient cacher au fisc cette vaste demeure orientale. D’ailleurs, à l’intérieur, les enquêteurs n’ont retrouvé que des biens appartenant aux plus vieux des Balkany. « ll y avait mes sacs de golf, rétorque Alexandre Balkany. Et cela ne figure pas dans le procès-verbal de perquisition. » Il l’assure, il était bien le locataire du lieu. Même qu’il a accumulé une ardoise de 80 000 € d’impayés de loyer, que le propriétaire n’a jamais réclamés. Efficace et pointilleux, le président, Benjamin Blanchet, lui demande Orages à l’Ouest, chaleur étouffante à l’Est Des averses orageuses se produisent des Pyrénées au Nord-Est. Il continue à faire très chaud dans une ambiance pesante à l’est du Rhône et de la Saône. L’air frais est bien présent sur les régions atlantiques. justement qui était donc ce fameux propriétaire, capable de laisser passer une telle somme. « Je ne sais pas, répond le fils Balkany, en se marrant à la barre. Je ne l’ai jamais su. » Mais il l’assure  : ce n’était pas son paternel. Après une demi-heure de dénégations et autant de dérobades, Patrick Balkany succède à son fils au centre du prétoire. « Je vais vous expliquer », promet-il. Mais il ne fait que rabâcher ce qu’il assure depuis le départ. « J’ai rencontré le bras droit de monsieur Al-Jaber, qui m’a dit qu’il avait de gros problèmes en Arabie saoudite. Il avait besoin d’une maison secrète au Maroc. On l’a donc 2 Mardi 4 juin 2019 trouvée pour lui. » MohamedAl-Jaber, aussi haut que large, est le personnage central de ce dossier. Magnat saoudien, il devait construire des tours à Levallois- Perret (Hauts-de-Seine). Montant du projet  : 250 millions d’euros. Patrick Balkany assure donc qu’il lui a rendu service pour le bien de sa ville. « On avait besoin de ce projet. » Les tours ne sont jamais sorties de terre. Les 250 millions d’euros ne sont jamais arrivés. Mais Patrick et Isabelle Balkany ont pris du bon temps au Maroc. Le procès doit se poursuivre jusqu’au 20 juin. Tous les prévenus encourent une peine de dix ans de prison. Vincent Vantighem La météo en France « La situation n’est pas inédite » Météo Le mercure a atteint pour la première fois de l’année 30 °C lors du week-end de l’Ascension. Mais, lundi, une bonne partie de la France était sous la grisaille, avec des chutes de température de 10 °C dans certaines villes. Un contraste qu’explique Emmanuel Demaël, prévisionniste à Météo-France. De tels écarts de température d’un jour à l’autre sont-ils inédits ? Il est vrai que le contraste est important. Mais la situation n’est pas inédite, ni anormale. De telles oscillations d’un jour sur l’autre arrivent relativement fréquemment. C’est même un classique du climat de l’ouest de l’Europe. Quels phénomènes météorologiques sont à l’origine de cette variation des températures ? Un anticyclone s’est installé sur une large partie de l’Europe continentale au début du week-end de l’Ascension. Ces hautes pressions atmosphériques, associées à une masse d’air plus chaud, ont chassé la masse nuageuse qui s’accrochait sur la partie centrale de l’Europe, apportant ce beau temps. Mais cette masse d’air chaud s’est vue à son tour grignotée depuis dimanche par une masse d’air d’origine océanique, plus fraîche, venue de l’Ouest. Météo-France prévoit « qu’une grande partie de l’Europe devrait connaître des températures plus chaudes que la normale » cet été… Il n’y a aucune certitude. Par ailleurs, rien n’empêche que ces trois mois, même s’ils se révèlent au-delà des normales saisonnières, soient malgré tout traversés par des temps plus frais. Propos recueillis par Fabrice Pouliquen
ActuAlité Une idée de recentrage en LR Politique Les initiatives se multiplient pour lancer la reconstruction « de la droite et du centre » Dans « Game of Thrones » comme en politique, la question des alliances est cruciale pour l’emporter. Après le coup de massue des européennes, Laurent Wauquiez a rendu sa couronne. Décapités, les Républicains se cherchent un nouveau chef (lire ci-dessous) et s’interrogent sur leur propre existence  : comment survivre entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ? Depuis plusieurs jours, les initiatives se multiplient pour la reconstruction « de la droite et du centre ». Sans le dire, la droite est tentée de réinventer l’UMP, créée en 2002 pour endiguer la montée du FN de Jean-Marie Le Pen. Une bonne idée, en 2019 ? Le Pen en embuscade Le patron du Sénat, Gérard Larcher, a convoqué le ban ce mardi à Paris pour rebâtir « un projet pour la droite et le centre ». Cette stratégie de recentrage est défendue par tous les cadres depuis la débâcle du 26 mai. Or, depuis 2017, une nouvelle écurie est entrée dans le jeu et siphonne l’électorat de droite. « Le parti central est LREM. C’est lui qui attire les électeurs de centre gauche et de centre droit, rappelle Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Emmanuel Macron avait déjà rallié en 2017 50% des électeurs de Hollande, une majorité des votes Bayrou, et un cinquième du vote Sarkozy. » Aux européennes, 27% des électeurs de François Fillon en 2017 ont choisi la liste de la ##JEV#37-255-https://bit.ly/2WiBngG##JEV# laurent Wauquiez et Gérard larcher. G. Van Der Hasselt/AFP (archives) J. Witt/Sipa tiraillé entre le RN et lREM, lR serait tenté de « refaire le coup » de l’uMP. majorité, selon la dernière enquête de l’institut. « La droite est face à une vraie question d’espace politique, car ce mouvement de fond se poursuit. Comme l’a dit Edouard Philippe, la poutre travaille toujours », ajoute le sondeur. L’appel à l’unité de Gérard Larcher a d’ailleurs été balayé par une partie des anciens alliés, Jean-Christophe Lagarde de l’UDI, l’ex-LR Xavier Bertrand, ou Fabienne Keller et les membres d’Agir. Autre difficulté pour la droite  : le risque de pousser les élus et électeurs déçus de ce recentrage dans les bras de Marine Le Pen, qui n’attend que ça. L’enquête de l’Ifop montre que 15% des électeurs de François Fillon à la présidentielle ont voté pour la liste menée par Jordan Bardella le 26 mai. L’idée d’une potentielle alliance électorale entre les deux partis serait d’ailleurs en progression auprès des sympathisants LR (47%, selon un sondage Kantar Qui peut prendre sa place ? Le départ de Laurent Wauquiez a fait l’unanimité, mais crée plus de questions que de réponses, à commencer par celle de la future présidence du parti. Plusieurs noms circulent. Tout d’abord celui de Gérard Larcher, président du Sénat, qui est, pour certains, l’homme de la situation. « Il a deux avantages, son expérience territoriale et sa fibre sociale », note Damien Abad, vice-président du parti. Jugée « dynamique, avec de l’expérience et un regard un peu différent sur la politique », selon Philippe Gosselin, député de la Manche, la présidente de la région Ilede-France, Valérie Pécresse, avait formulé une sorte de profession de foi sur Sofres-onepoint, réalisé en février dernier, contre 43% en 2018 et 38% en 2017). « Cette stratégie de recentrage est un suicide pour les Républicains, insiste le souverainiste Paul-Marie Coûteaux. En refusant de se penser, l’UMP est devenue un simple cartel électoral, qui n’a plus de sens aujourd’hui puisque Macron a pris tout le centre. » Le partisan de l’union des droites estime le rapprochement inévitable  : « La démission de Wauquiez précipite le calendrier de Marion Maréchal. La difficulté, pour elle, sera d’extraire du brouillard actuel un électorat qui existe potentiellement. » Pour Jérôme Sainte-Marie, président de PollingVox, « le désir d’une nouvelle UMP me semble dépassé, puisqu’on ne peut parler du centre sans parler de LREM. Ce qui se joue actuellement, c’est la stratégie pour les municipales. » Thibaut Le Gal France 2 le 28 mai, prônant « l’élargissement de la droite ». Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, a lui aussi la cote. D’autres noms sont évoqués, comme ceux de Bruno Retailleau, François Baroin ou encore Guillaume Peltier et Geoffroy Didier. A ce jour, pourtant, aucune figure ne fait l’unanimité. Certains plaident donc pour une direction collégiale, comme Eric Woerth, président de la commission des finances de l’Assemblée. En tout cas, le ou la future présidente, qui doit être élu(e) d’ici à deux mois, s’exposera à des pressions internes en vue de la présidentielle. Laure Cometti 3 Mardi 4 juin 2019 Les victimes d’abus appelées à témoigner Eglise Présidée par Jean-Marc Sauvé, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (Ciase) a lancé lundi un appel à témoignages auprès des victimes ou des témoins de violences sexuelles commises depuis 1950. Leur parole sera recueillie par France Victimes, via un numéro de téléphone spécial (01 80 52 33 55), ouvert 7 jours sur 7 de 9 h à 21h, une adresse mail (victimes@ciase.fr) et une boîte postale. « Si les victimes souhaitent être aidées, avoir des informations juridiques, un soutien psychologique, un accompagnement social, nous avons des associations dans notre réseau », détaille Olivia Mons, porte-parole de la fédération France Victimes. La deuxième étape, ce sera un questionnaire anonyme qui sera « traité par un institut de sondage et analysé par des chercheurs », a précisé Jean-Marc Sauvé. Pour le dernier volet des travaux de la commission, des auditions approfondies de victimes auront lieu. Un recensement des archives des diocèses et des congrégations religieuses a également été lancé. Manon Aublanc Les violences des surveillants de prison étudiées. Lundi, l’Observatoire international des prisons (OIP) a publié un rapport sur les violences commises sur les détenus en dénonçant le règne de l’« omerta » et de l’« impunité ». L’OIP demande, entre autres, la publication de données sur le nombre de poursuites et de condamnations de personnels. Tous les djihadistes français jugés en Irak condamnés à mort. En une semaine, les 11 Français jugés en Irak pour appartenance à Daesh ont été condamnés à mort. « D’autres Français pourraient encore être jugés », a prévenu Laurent Nunez, à l’Intérieur. Paris s’expose à un « immense déshonneur », qui pourrait laisser « une tache indélébile » sur le mandat de Macron, ont dénoncé lundi plus de 40 avocats français. N. Messyasz/Sipa



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