20 Minutes France n°3425ES 28 mai 2019
20 Minutes France n°3425ES 28 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3425ES de 28 mai 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : jeunesse, ce rêve vert...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuAlité Un suspect et sa famille arrêtés Attentat L’homme est soupçonné d’avoir posé l’engin explosif à Lyon, vendredi Trois jours après l’explosion d’un colis piégé rue Victor-Hugo, à Lyon, quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue lundi. Selon le maire de Lyon, Gérard Collomb, interrogé par 20 Minutes, c’est l’exploitation des images de vidéosurveillance qui a permis de remonter jusqu’au suspect numéro un  : un jeune homme de 24 ans. Surveillé depuis dimanche, cet étudiant en informatique a été appréhendé sur la voie publique, dans le 7 e arrondissement, car les policiers redoutaient que du TATP – un explosif instable – se trouve dans son appartement, confie à 20 Minutes une source proche du dossier. « C’est grâce à un travail minutieux qu’on a pu remonter jusqu’à lui. » Gérard Collomb, maire de Lyon Citée lundi matin par plusieurs sources, L’école Epitech, située près de la place Jean-Macé (7 e), a assuré que l’étudiant en question, un jeune homme d’origine algérienne, inconnu des services de police, n’y avait jamais mis les pieds. Le suspect aurait cherché à intégrer l’établissement à la rentrée 2017, mais sa demande de visa pour la France La météo en France R. Lafabregue/AFP ##JEV#145-83-https://bit.ly/2YOzDzV##JEV# n’ayant pas été acceptée, il avait annulé son inscription à l’école, a-t-on appris auprès de la direction et d’étudiants de l’école. Peu après l’interpellation du suspect principal, un autre homme a été interpellé. Ce garçon de 17 ans, scolarisé au lycée Ampère (2 e), est le frère de l’étudiant en informatique, confirme une source proche du dossier à 20 Minutes. La mère et le père du principal suspect ont également été arrêtés à Lyon dans le cadre de cette enquête pour « faits de terrorisme », ouverte par le parquet de Paris. Selon l’AFP, la sœur de l’étudiant est également entendue par les services de police. « Les policiers du Raid et les sapeurs-pompiers du Rhône mènent [aussi] une perquisition à Oullins, au domicile de l’auteur présumé des faits », a précisé Gérard Collomb. Deux appels à témoins avaient été lancés par la police nationale, vendredi et samedi, pour identifier le poseur de bombe, filmé le soir de l’explosion par les images de vidéosurveillance. « Nos opérateurs ont travaillé tout le weekend, explique Gérard Collomb. On avait perdu la trace du suspect vers la piscine du Rhône [7 e]. On a vérifié toutes les caméras du secteur pour le repérer de 2 Mardi 28 mai 2019 les autorités ont mené des perquisitions au domicile du principal suspect, à Oullins, une commune proche de lyon. C’est la journée la plus fraîche de la semaine Ce mardi, le temps est instable sur l’ensemble du pays. Les averses sont fréquentes et plus abondantes dans une large partie nord. Grâce au mistral et à la tramontane, le temps est bien dégagé sur le pourtour méditerranéen. nouveau puis le suivre en direction de la Confluence [2 e], puis en direction de La Mulatière [une commune qui touche Lyon]. C’est grâce à un travail minutieux qu’on a pu remonter jusqu’à lui. » Après la série d’interpellations, la volonté d’attentat fait peu de doutes, selon le maire  : « Je crois que, maintenant, on peut sans doute caractériser l’enquête comme étant menée pour terrorisme. Le fait que le parquet de Paris se soit saisi de l’enquête et continue de s’en saisir montre, sans doute, qu’on était bien devant une volonté d’attentat. » A Lyon, Elisa Frisullo, avec Thibaut Chevillard L’accusé brille par son absence Justice Le fils, les parents, les oncles et tantes de Sophie Toscan du Plantier se sont réjouis, lundi à Paris, d’assister à l’ouverture du procès de Ian Bailey, accusé de l’avoir tuée, en 1996, en Irlande. Mais, en même temps, ils n’ont pu que déplorer son absence et celle de son avocat, qui n’a pas souhaité le représenter devant les magistrats professionnels. La présidente de la cour a donc posé la question par pure forme  : « M. Bailey est-il présent dans la salle ? » Comme annoncé, le Britannique de 62 ans ne s’est pas déplacé en France pour répondre au « faisceau d’indices graves et concordants » qui a conduit la justice française à organiser ce procès, près de vingt-trois ans après les faits. C’est donc dans une drôle d’atmosphère que l’audience s’est ouverte, avec un banc des parties civiles copieusement garni, face à un box des accusés étrangement vide. Comme si cela ne suffisait pas, le greffier a été contraint d’informer la cour que la grande majorité des témoins (22 personnes sur 30) n’ont pas donné suite à leur convocation. Pour l’essentiel, il s’agit de ressortissants irlandais qui, selon les médias locaux, refusent de financer un billet d’avion pour venir témoigner. Pas de quoi faire ciller la présidente de la cour d’assises, qui a donc ouvert le procès. Et quand bien même Ian Bailey accepterait de se livrer aux autorités françaises, un nouveau procès serait forcément organisé pour qu’il puisse se défendre. En attendant, c’est sans doute via les médias irlandais qu’il risque d’apprendre, vendredi soir, sa condamnation. Pour meurtre, il encourt une peine de trente ans de réclusion criminelle. Vincent Vantighem
ActuAlité « Des contenus sont contrôlés trop tard » Internet Face aux contenus terroristes et pédopornographiques, Alexandre Linden, de la Cnil, déplore le manque de moyens Les chiffres publiés par Facebook après l’attaque de Christchurch (Nouvelle- Zélande) étaient colossaux. Retransmise en direct sur le réseau social, la vidéo de l’attentat a dû être retirée plus d’un million de fois. En France, les contenus terroristes ou pédopornographiques peuvent faire l’objet d’un blocage, d’un retrait ou d’un déréférencement à la demande de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC). Depuis 2014, une personnalité désignée par la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) doit contrôler ces demandes formulées par les policiers de l’office. L’objectif est d’éviter les risques de censure de contenus légitimes. Alexandre Linden, à la tête de cette mission de contrôle, a publié lundi son rapport d’activité. Il en livre le contenu à 20 Minutes. Les grèves des transports font tousser Pollution Une grève des transports rime souvent avec un réveil encore plus tôt et une journée encore plus fatigante… Mais selon un rapport de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dévoilé lundi, ces débrayages dans les métros, les bus, trams ou trains de banlieue ont également une conséquence sur la santé des poumons des citadins. D’après cette étude, les jours de grève dans les transports publics se traduisent par une hausse du nombre d’admissions aux urgences pour des problèmes respiratoires (1,1 admission par million d’habitants contre 0,8 un jour « standard »). Cette hausse serait liée à une augmentation du trafic, car certains, habitués aux transports en commun, prennent exceptionnellement leur voiture ce jour-là. Ainsi, l’étude a calculé qu’un jour de grève engendrait une hausse de la pollution de 10% en moyenne pour le monoxyde de carbone et entre 10 et 13% pour les particules fines considérées comme responsables de cancers du poumon par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). O.G. M. Lee/Rex Feature/Sipa « La liberté d’expression existe et continue d’être défendue. » Comment expliquez-vous la baisse des demandes de vérification de contenus cette année ? On peut penser que la situation territoriale de Daesh en Irak ou en Syrie a eu un impact sur la diffusion de sa propagande en ligne. Moins de propagande signifie moins de contenus, donc moins de demandes de contrôle. Il est possible aussi que les plateformes aient accéléré ou même renforcé leurs différentes actions en matière de suppression des contenus à caractère terroriste. Y a-t-il eu des demandes de retrait ou de blocage « abusif » cette année et sur lesquelles la Cnil a alerté les autorités ? Cette année, il n’y a eu que deux cas relevés. Un premier, mineur et rapidement réglé, et un autre plus symptomatique d’un internaute qui a voulu faire un trait d’esprit sur Twitter, en publiant un message parodique relatif aux « gilets jaunes ». Son message ne faisait pas l’apologie du terrorisme et j’ai recommandé à l’OCLCTIC de revenir sur sa demande de retrait et de déréférencement. Ma recommandation a été suivie. Cela prouve que la liberté d’expression existe et continue d’être défendue. Les protections hygiéniques bio tentent de changer les règles Santé Glyphosate, chlore et autres résidus chimiques... Pour de nombreuses utilisatrices de protections hygiéniques, la « cup » est pleine. Ces derniers mois, de plus en plus de produits écologiques ont vu le jour sur le marché des règles. En voici un aperçu à l’occasion de la Journée internationale de l’hygiène menstruelle, ce mardi. les produits à base de coton bio se multiplient. Witt/Sipa 3 Mardi 28 mai 2019 Alexandre linden contrôle les demandes de retraits formulées par les policiers. V Une box bio. Il est possible de s’abonner à de box bio à récupérer chaque mois dans sa boîte aux lettres. Parmi elles, Fava propose « des protections intimes 100% bio et écoresponsables, expliquent Jeanne Séguéla-Bouchet et Evelyn Gil- Passet, les fondatrices de la marque. Tous les produits sont conçus à partir de matières premières respectueuses, sans produit nocif pour la santé. » V La grande distribution s’active. Certaines marques d’hyper passent au vert, à l’instar de Nett. « Nous lançons au mois de juin une gamme de tampons composés à 100% de coton bio, explique la marque à 20 Minutes. Ils sont certifiés Ecocert et GOTS (des labels bio), et le coton qui les compose est issu d’une agriculture biologique et raisonnée. » V Les protections réutilisables. Parmi elles, « Dans ma culotte » propose des « protège-slips et serviettes hygiéniques lavables en coton bio certifiés Oeko-Tex et fabriqués en France, explique Marilou Bertrand, membre de cette start-up. Notre volonté est de proposer des produits garantis sans composants chimiques. » Anissa Boumédiene Quelles difficultés avez-vous rencontrées cette année ? Nous n’avons pas assez de moyens humains. Le rythme des contrôles n’est pas assez soutenu, cela ne signifie pas que nous n’examinons pas toutes les demandes de retrait, de blocage ou de déréférencement, mais certains contenus terroristes ou pédopornographiques sont contrôlés, à mon sens, un peu trop tard. Je souhaiterais qu’il y ait un contrôle hebdomadaire, mais ça n’a pas toujours été possible, faute de moyens. A cela s’ajoutent des problèmes techniques. Il est encore difficile d’accéder rapidement à des contenus. Propos recueillis par Hélène Sergent Contre le crack, Paris dévoile un nouveau plan. Accueil de jour pour toxicomanes, davantage de places d’hébergement, des enquêteurs spécialisés... La Ville de Paris s’est dotée, lundi, d’un nouveau plan de lutte contre le crack. En tout, 3 millions d’euros sont mis sur la table en 2019 pour le financer. L’exécutif sans « solution miracle » face à la tension aux urgences. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a regretté, lundi, qu’il n’y ait « pas de solution miracle » pour régler la situation de « tension » dans laquelle se trouvent les services d’urgences. Le président de Samu-Urgences de France, François Braun a, lui, appelé le personnel à arrêter symboliquement le travail ce mardi, à midi, pendant cinq minutes. Saisie de médicaments à Calais. Plus de 400 000 tranquillisants de contrebande ont été saisis par les douanes à l’entrée du Tunnel sous la Manche à Calais, a annoncé lundi le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

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