20 Minutes France n°3414ES7 2 mai 2019
20 Minutes France n°3414ES7 2 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3414ES7 de 2 mai 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : le 1er mai rajaunit.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 2 - 3  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
2 3
ActuAlité Social Les syndicats se sont quelque peu fait voler la vedette dans les cortèges, mercredi ##JEV#144-84-https://bit.ly/2GVHu8Dd##JEV# 2 Jeudi 2 mai 2019 Les « gilets jaunes » en haut de l’affiche Un 1er -Mai boosté par les « gilets jaunes ». Comme annoncé sur les réseaux sociaux, de nombreux sympathisants de ce mouvement sont venus grossir les rangs des cortèges traditionnels des syndicats pour la fête du Travail. Environ 164 500 personnes ont participé aux manifestations mercredi, contre 143 500 l’an passé, selon le ministère de l’Intérieur. La CGT, elle, revendiquait 310 000 participants sur près de 250 manifestations dans toute la France. A Lille, Marseille, Lyon, ou encore Rennes, ces défilés « mixtes » se sont globalement déroulés dans le calme, même si « gilets jaunes » et syndicalistes ont parfois fait bande à part. La situation était en revanche plus tendue à Paris, où 40 000 personnes s’étaient rassemblées, d’après un comptage du cabinet Occurrence pour plusieurs médias, dont 20 Minutes. Avant même le début officiel de la manifestation, des heurts ont éclaté en tête de cortège entre « black blocs » et forces de l’ordre, à Montparnasse. Un message brouillé ? Philippe Martinez a dû être exfiltré temporairement par précaution. « La police a chargé la CGT », a affirmé le secrétaire général de la centrale. La FSU, qui coorganisait le La météo en France Z. Abdelkafi/AFP Environ 40 000 personnes, selon le cabinet Occurrence, se sont rassemblées dans les rues de Paris, mercredi. rassemblement a, elle, quitté définitivement le cortège parisien. Des affrontements sporadiques ont eu lieu en fin d’après-midi, à proximité du commissariat du 13 e arrondissement. Un peu partout en France, banderoles et slogans étaient critiques à l’égard du gouvernement. « Vu que le grand débat de Macron n’a rien donné, on continue » a prévenu Emile, qui avait pris part au cortège lillois. A Rennes, où près d’un millier de personnes ont défilé, Christian était venu pour « réagir face à cette politique antisociale qui est en train de casser la société ». Un jeudi sous les nuages, à l’Est, ça tourne à l’orage Le temps est instable sur l’ensemble du pays. Des averses, parfois orageuses, touchent l’est de la France, alors que le soleil tente vainement de résister près de la Méditerranée. Les températures sont en baisse de 2 à 3°C par rapport à la veille. Les leaders syndicaux craignent néanmoins que ces revendications n’aient pas été audibles au milieu des violences. « Ça brouille le message », a reconnu Yves Veyrier, le n°1 de FO. « J’espère (…) qu’on retiendra que des organisations syndicales ont porté des préoccupations, des revendications sociales et des propositions », soulignait Laurent Berger (CFDT). En début de soirée, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner déplorait que « la violence de quelques-uns ait volé aux organisations syndicales leur fête ». Nicolas Raffin « Ça fait soixante ans que les syndicats ne font rien, alors on avance ! » Montpellier Un 1er -Mai pas comme les autres. A Montpellier, la traditionnelle manifestation a tourné au vaudeville entre syndicats et « gilets jaunes ». Une illustration de l’incompréhension qui semble régner entre les uns et les autres. Tandis que les manifestants s’apprêtaient à s’élancer, les « gilets jaunes » venus des quatre coins de l’Hérault ont pris la tête du cortège spontanément, avant de se diriger vers le Jeu-de-Paume, au rythme de chants anti-Macron. Les syndicats, relégués un peu plus loin, sont restés étonnamment immobiles. Sans leurs « camarades » syndicalistes, les « gilets jaunes » ont finalement rebroussé chemin. « Libérez la CGT, libérez la CGT », scandaient certains Un hôpital « attaqué » A Paris (13 e), la Pitié-Salpêtrière a été « attaquée » par des dizaines de « black blocs » qui auraient voulu entrer par la sortie de secours, a annoncé Christophe Castaner, mercredi soir. « Des infirmières ont dû préserver le service de réanimation, a précisé le ministre. Nos forces de l’ordre sont immédiatement intervenues. » Trente personnes ont été interpellées. d’entre eux, avant qu’un homme, se posant en médiateur, demande au mégaphone que l’on « laisse passer devant le camion de la CGT ». « Sinon, on ne pourra jamais démarrer », déplore-t-il. « Non ! On fait la manifestation, on s’en moque ! », s’emporte un « gilet jaune », impatient de battre le pavé. « On ne les laisse pas passer, s’emporte un autre. Ça fait soixante ans que les syndicats ne font rien, alors on avance ! » A 11h, soit avec une heure de retard sur l’horaire prévu, le cortège du 1er -Mai a finalement filé vers la place de la Comédie. A l’issue de ce rassemblement, aucune violence n’a été à déclarer. A noter qu’environ 3 000 personnes ont marché dans les rues de Montpellier, mercredi. A Montpellier, Nicolas Bonzom
ActuAlité Il capte les sons de la nature Environnement Boris Jollivet est un des trois audionaturalistes de France « Ce petit bruit-là, ce sont les alarmes des fauvettes à tête noire qui viennent autour de nous… Visiblement, on les intrigue. » Casque audio sur la tête et microphone parabolique tourné vers la cime des arbres, Boris Jollivet se montre incollable dans ce sous-bois pas facile à dénicher au Vieux-Joué, petit hameau dans la vallée de la Loire, à deux pas d’Amboise. Boris Jollivet est audionaturaliste  : il déniche et enregistre les sons de la nature pour le grand public. Ils sont trois ou quatre à vivre de ce métier en France, guère plus en Europe, évalue-t-il. « Dès le collège, j’étais passionné par la nature, j’avais besoin d’aller sur le terrain, raconte-t-il. J’ai toujours dit que je voulais travailler dans l’environnement. » Il se lance en 1993. « Dans nos campagnes, les pertes de diversité sont flagrantes. » Boris Jollivet Vingt-six ans plus tard, le Tourangeau a dans sa sonothèque, compilée sur des disques durs dans son studio, des enregistrements sonores qu’il est bien incapable de dénombrer. « Plusieurs milliers, c’est certain », lance-t-il. « Tout élément de la nature a une signature sonore, répète l’audionaturaliste. Rien que le bruit du vent dans les feuilles ne sera pas le même pour un Gavin Williamson aurait révélé des informations gouvernementales. F. Pouliquen/20 Minutes D. Leal-Olivas/AP/Sipa ##JEV#118-86-https://bit.ly/2lhhOaZ##JEV# Dans sa sonothèque, Boris Jollivet a des milliers d’enregistrements. chêne que pour un tremble. » L’audionaturaliste en est aujourd’hui certain  : il n’aura jamais assez de toute une vie pour mettre toute la nature dans sa sonothèque. Pour autant, il lui est parfois difficile, aujourd’hui, de faire son métier. Même dans ce sousbois à deux pas chez lui. L’autoroute A10 passe à 6 km, « mais en journée, suivant les vents, on entend le bruit des voitures au loin, raconte Boris Jollivet. Il n’y a guère plus qu’en montagne qu’on trouve aujourd’hui, en France, des zones acoustiques exceptionnelles. Mais même là, vous n’êtes pas à l’abri de tomber sur un avion. » Ce bruit permanent s’est amplifié depuis 1993, remarque le Tourangeau. Certes, les animaux finissent par s’y habituer, mais l’audionaturaliste y voit tout de même le signe de l’empiétement de l’homme sur la nature. Et il n’y a pas que la pollution sonore. « Dans nos campagnes, que ce soit pour le végétal, les insectes ou les amphibiens, les pertes de diversité sont flagrantes, observe Boris Jollivet. Or, c’est la base de l’alimentation de toute une faune qui se fait du coup plus rare. Par exemple, je vois moins souvent certaines fauvettes, la caille des blés, la pie-grièche, l’alouette des champs, le tarier. » En cause, selon lui les pratiques agricoles « mais pointer l’agriculture est trop facile, nuancet-il. A nous aussi de nous interroger sur ce qu’on mange, sur notre rapport à la nature. » Fabrice Pouliquen Theresa May renvoie le ministre de la Défense pour des fuites Politique La Première ministre britannique a limogé mercredi son ministre de la Défense, Gavin Williamson. Il est accusé d’avoir été impliqué dans les fuites concernant la décision britannique d’autoriser une participation de l’équipementier chinois Huawei au réseau 5 g. Theresa May affirme avoir des « preuves irréfutables » de sa responsabilité, ajoutant qu’il n’y a « aucune autre version crédible des événements pour expliquer cette fuite ». Dans sa réponse, publiée sur Twitter, le ministre « nie vigoureusement » toute responsabilité. Il a affirmé à SkyNews que son limogeage était une « décision prise pour des raisons politiques ». Il est remplacé par la ministre au Développement international, l’eurosceptique Penny Mordaunt. A 46 ans, elle devient la première femme à obtenir ce poste stratégique. Ce scandale des fuites au sujet de Huawei ébranle le gouvernement britannique depuis plus d’une semaine. Le Royaume-Uni aurait décidé d’autoriser la participation chinoise malgré les mises en garde des Etats-Unis qui redoutent un espionnage. 3 Jeudi 2 mai 2019 Les partisans de Guaido affrontent la police Venezuela Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Caracas à la suite de l’appel de Juan Guaido. Celui-ci, reconnu président par intérim du Venezuela par une cinquantaine de pays, avait appelé, à l’occasion du 1er -Mai, à la « plus grande manifestation de l’histoire du Venezuela » pour déloger Nicolas Maduro du pouvoir. Des heurts ont opposé ses partisans à la Garde nationale bolivarienne, un corps militarisé vénézuélien chargé du maintien de l’ordre. Les manifestants tentaient de bloquer une autoroute qui longe la base militaire aérienne de La Carlota, d’où Juan Guaido avait assuré mardi avoir reçu le soutien de soldats. Certains des partisans de Guaido avaient le visage masqué, lançaient des pierres et des cocktails Molotov en direction des forces de l’ordre, qui répondaient par des tirs de gaz lacrymogène. D’autres, dans un autre quartier de Caracas dénonçaient sur les réseaux sociaux la répression dont ils s’estimaient victimes. Mardi, Guaido avait appelé à un soulèvement militaire, en vain. Près de 60 personnes arrêtées pour des slogans anti-Poutine. Lors des rassemblements du 1er - Mai à Saint-Pétersbourg (Russie), environ 60 personnes ont été arrêtées pour avoir scandé des slogans anti-Poutine. Julian Assange condamné à un an de prison. Mercredi, à Londres (Angleterre), le fondateur de WikiLeaks a été condamné à 50 semaines de prison pour violation de ses conditions de liberté provisoire. En 2012, il s’était réfugié dans l’ambassade d’Equateur pour ne pas être extradé vers la Suède. Il était l’objet de poursuites pour viol qui ont, depuis, été classées. L’empereur Naruhito a pris ses fonctions. L’ère Reiwa, au Japon, a commencé mercredi et le 126 e empereur du Japon a officiellement accédé au trône. Il a promis d’être toujours « au côté du peuple ». Son frère est désormais prince héritier. Leur père, l’empereur Akihito, avait abdiqué mardi soir.

1 2-3 4-5 6-7 8-9 10


Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :