20 Minutes France n°3414ES2 24 avr 2019
20 Minutes France n°3414ES2 24 avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3414ES2 de 24 avr 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : le tribunal à l'horizon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuAlité « Penelopegate » Le couple est renvoyé en correctionnelle dans l’affaire dite des « emplois fictifs » Au moment des faits, il avait dénoncé un « coup d’Etat institutionnel ». François Fillon aura l’occasion de développer sa théorie lors d’un procès. L’ancien candidat à la présidentielle 2017 et son épouse, Penelope, sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire des « emplois fictifs », aussi surnommée « Penelopegate ». Les trois juges d’instruction ont rendu, vendredi, leur ordonnance de renvoi en ce sens, a-t-on appris de source judiciaire, mardi. 20 Minutes détaille les charges qui pèsent sur l’ex-Premier ministre. V Pour quels délits le couple est-il envoyé devant le tribunal ? Les juges ont décidé de renvoyer François Fillon pour délits de « détournement de fonds publics », « d’abus de biens sociaux » et de « manquement aux obligations déclaratives auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ». De son côté, son épouse, Penelope, devra répondre de « complicité et recel de détournement de fonds publics » et de « recel d’abus de bien sociaux ». Convaincus que le poste d’assistante parlementaire de Penelope Fillon était un « emploi fictif », les enquêteurs ont évalué, selon Z1 Sl LL OZ SIldef-E13M-Al samlleppnin suomA9lid"##JEV#145-82-https://bit.ly/2vgm6V3##JEV# Le Monde, à plus d’un million d’euros le montant du détournement de fonds, entre 1981 et 2013. Soit 2 600 € versés indûment chaque mois. V D’autres personnes seront-elles jugées avec eux ? Oui. Les juges ont renvoyé devant le tribunal Marc Joulaud, le député suppléant de François Fillon qui lui avait succédé à l’Assemblée en 2007. Il devra répondre du délit de « détournement de fonds publics ». Pour les enquêteurs, il avait continué à salarier Penelope Fillon au poste d’assistante parlementaire sans qu’elle exerce de réelles fonctions. A noter que les époux Fillon et Marc Joulaud disposent d’un délai de dix jours pour faire appel de l’ordonnance de renvoi. S’ils ne le font pas, leur procès pourrait se tenir à la fin de l’année, annonce Le Monde. V Et les emplois prétendument fictifs de leurs enfants ? L’ex- Premier ministre devra aussi justifier pourquoi il a décidé d’embaucher Charles et Marie, deux de ses enfants, pour de courtes périodes. A leur propos, Le Monde précise que les juges considèrent qu’aucun de leurs travaux « ne présentait un lien évident avec l’activité parlementaire » de leur père. Vincent Vantighem 2 Mercredi 24 avril 2019 Les Fillon passeront par la case tribunal P.Kovarik/Pool/AFP S’il ne fait pas appel de l’ordonnance de renvoi, le couple Fillon pourrait voir son procès se tenir à la fin de l’année. De l’eau de pluie, de l’eau de là-haut Le soleil du week-end laisse place à des averses, parfois orageuses, comme du côté de Nantes et de Marseille. En région Paca, de fortes pluies sont attendues, avec un risque d’inondation. Pour rester au sec, mieux vaut être du côté de Strasbourg ou de Perpignan. Dix ans de prison ? Dans cette affaire, l’ex-candidat à la présidentielle François Fillon encourt une peine allant jusqu’à dix ans de prison. Dans le détail, l’abus de bien social est puni d’une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 € d’amende (article L 241-3 du code du commerce). Le « détournement de fonds publics » est, lui, passible d’une peine de dix ans de prison et d’un million d’euros d’amende (article 432-15 du Code pénal). La météo en France Les slogans anti-forces de l’ordre, pas une « provocation au suicide » Justice A plusieurs reprises, samedi, lors de la manifestation des « gilets jaunes » à Paris, des manifestants ont crié « suicidez-vous » aux forces de l’ordre. Une enquête a été ouverte pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique commis en réunion ». Selon la loi, les faits ne peuvent pas être qualifiés de « provocation au suicide ». Cette infraction est punie de « de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende ». Mais pour que celle-ci soit retenue, « il faut qu’elle soit suivie des faits, ce qui heureusement n’a pas été le cas » avec les policiers et gendarmes à qui ces slogans étaient adressés, souligne Céline Parisot, présidente de l’Union syndicale des magistrats (USM). Dès lors, les parquets optent pour le terme d’« outrage ». « Il y avait une autre qualification possible qui collait bien aux faits, c’était celle-ci, ajoute la magistrate. Les faits auraient pu être qualifiés d’« injure » si les personnes visées étaient des particuliers. Ce qui n’est pas le cas. » Par ailleurs, l’outrage est puni plus lourdement que l’injure. L’article 433-5 du Code pénal prévoit un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende « lorsqu’il est adressé à une personne dépositaire de l’autorité publique », ce qui est le cas dans ces affaires. Tandis que l’auteur d’une injure ne risque qu’une amende « sauf s’il s’agit d’une injure de type racial par exemple », précise la présidente de l’USM. Thibaut Chevillard
ActuAlité Aux frontières de la tolérance Société Les Français sont de plus en plus fermement opposés au racisme, mais les actes malveillants progressent Peut mieux faire. Voici ce qui ressort à la lecture du rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) sur la lutte contre le racisme publié mardi, qui dresse un état des lieux du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie en France. La bonne nouvelle de ce rapport, c’est que « cette année, l’indice de tolérance est le plus élevé jamais enregistré depuis la création de cet indice en 1990 », explique Jean Tiberj, professeur des universités à Sciences po Bordeaux et coauteur du rapport. Des préjugés antijuifs tenaces Mais si les Français sont globalement plus tolérants en 2018, ils ne le sont pas nécessairement à l’égard des Roms. Non seulement ces derniers restent perçus comme « formant un groupe à part dans la société » (68%), mais 52% des sondés pensent que les Roms « ne veulent pas s’intégrer en France » et qu’ils « vivent essentiellement de vols et de trafics », peut-on lire dans le rapport. Un constat qui s’inscrit dans l’actualité récente. Fin mars, des expéditions punitives avaient été organisées à l’encontre de membres de la communauté rom. Autre information de ce rapport, les actes antisémites en hausse de plus de 70% sur un an, apprend-on, avec en 2018 pas moins de 541 faits antisémites, alors qu’ils étaient en baisse ces dernières années. En outre, les Les actes racistes seraient sous-déclarés La CNCDH s’inquiète dans son rapport 2018 de la sous-déclaration constante des actes racistes. « 1,1 million de personnes se disent victimes chaque année de menaces, de violences ou de discriminations à caractère raciste, des chiffres très loin du nombre de plaintes déposées », déplore le sociologue Jean Tiberj. La CNCDH recommande « la formation des agents qui recueillent les plaintes des victimes d’actes racistes ». A colombo, un hôtel où a eu lieu un attentat dimanche. A. Andrieu/Sipa A. Taketazu/AP/Sipa les Roms constituent la minorité la plus mal perçue en France. préjugés antijuifs restent tenaces  : 20% des Français jugent que « les Juifs ont trop de pouvoir en France » et 36% que « les Juifs ont un rapport particulier à l’argent ». L’édition 2018 du rapport de la CNCDH observe que les musulmans bénéficient d’une meilleure image  : 81% des sondés estiment qu’« il faut permettre aux musulmans de France d’exercer leur religion dans de bonnes conditions ». Mais certaines pratiques religieuses musulmanes sont jugées « difficilement compatibles avec la France ». « Pour une frange de l’opinion, une femme voilée est soupçonnée soit de prosélytisme, soit d’être sous domination masculine », expose Jean Tiberj. Anissa Boumediene Daesh revendique les attaques Sri Lanka « Les auteurs des attaques ayant visé des ressortissants des pays de la coalition [anti-Daesh] et les chrétiens au Sri Lanka avant-hier sont des combattants de Daesh », a annoncé le groupe djihadiste via son agence de propagande, Amaq. L’organisation ne fournit cependant aucune preuve de cette affirmation. Les premiers éléments de l’enquête sur ces attentats qui ont fait au moins 320 morts montrent qu’ils ont été commis en représailles au carnage des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande et en lien avec un groupe islamiste indien, a déclaré mardi le vice-ministre sri-lankais de la Défense. Deux frères sri-lankais musulmans, membres des kamikazes, ont joué un rôle-clé dans ces attentats. Les deux hommes, dont les noms n’ont pas été révélés, opéraient depuis une « cellule terroriste » familiale, selon les enquêteurs. Ces derniers ignorent toutefois encore si les attaques sont le fait de cette seule « cellule », ou d’équipes séparées mais coordonnées. On ne sait pas en l’état si ces frères étaient en contact avec les autres kamikazes. Par ailleurs, le gouvernement sri-lankais a annoncé mardi qu’il n’y avait aucun Français parmi les victimes, contrairement à ce qui avait été dit. 3 Mercredi 24 avril 2019 Loiseau confesse son « erreur » Politique « Une vraie connerie »  : à un mois des élections européennes, la tête de liste LREM, Nathalie Loiseau, qui fait campagne pour la lutte contre le populisme, a tenté mardi d’éteindre l’incendie provoqué par la révélation de sa présence sur une liste d’extrême droite à Sciences po en 1984. L’étincelle est partie d’un article de Mediapart mis en ligne lundi, selon lequel Nathalie Loiseau apparaissait cette année-là pour des élections dans la grande école parisienne sur la liste « commission paritaire » de l’Union des étudiants de droite (UED), syndicat né des cendres du GUD (Groupe union défense, syndicat étudiant d’extrême droite aujourd’hui dissous). Face à la volée de critiques immédiates de l’opposition, l’ancienne ministre des Affaires européennes, dont la liste se présente pour le scrutin européen du 26 mai à la tête du combat contre l’extrême droite, a dit « regrette(r) d’avoir été associée à ces gens-là ». C’est « une vraie connerie », une « erreur de jeunesse », a-telle estimé à Franceinfo mardi matin, en soulignant que « (son) combat en politique, cela a toujours été de combattre l’extrême droite ».nnru secondes Un forcené à Lourdes interpellé. Un important dispositif de sécurité a été déployé mardi à Lourdes dans un quartier résidentiel, autour d’une maison où se trouvait retranché un homme armé ayant pris en otage deux personnes, dont son ex-compagne, qu’il a blessée. Il a été maîtrisé en fin d’après-midi. L’extension de la PMA séduit. Selon un sondage de l’institut BVA, près des deux tiers des Français (65%) se disent favorables à l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes. La mesure doit figurer dans le projet de loi de bioéthique présenté en juin. Un jeune homme tué par balles dans le centre de Nantes. Un homme de 24 ans a été tué par balles dans le centre-ville de Nantes dans la nuit de lundi à mardi, a appris l’AFP mardi auprès du parquet, confirmant une information du quotidien local Presse Océan. La police judiciaire a été saisie de l’enquête.

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