20 Minutes France n°3413 18 avr 2019
20 Minutes France n°3413 18 avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3413 de 18 avr 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,8 Mo

  • Dans ce numéro : l'après-ENA à l'étude.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
ActuAlité Les déchets nucléaires en débat Sécurité L’été dernier, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) faisait état de 1,54 million de m 3 de déchets radioactifs existants sur le territoire. Comment les gérer ? C’est l’objet de la consultation publique qui s’est ouverte mercredi, avec 22 rencontres-débats qui sont prévues un peu partout en France. Le projet Cigeo, à Bure (Meuse), là où l’Etat veut enfouir ses déchets radioactifs les plus dangereux, sera bien sûr abordé. « Mais il y a plein d’autres problèmes qui viennent en amont et dont il faudra discuter », insiste Yannick Rousselet, de Greenpeace France. En haut de la pile ? La question de la saturation des sites actuels d’entreposage et de stockage de nos déchets radioactifs. Mais les antinucléaires veulent aussi questionner la définition même d’un « déchet nucléaire ». A débattre, donc, jusqu’au 25 septembre. F.P. La mère et deux sœurs du djihadiste Lakdim en garde à vue. Il a tué quatre personnes en 2018 lors des attentats de Trèbes et Carcassonne. La mère et deux sœurs de Radouane Lakdim sont en garde à vue depuis mardi, a-t-on appris mercredi. Le dioxyde de titane interdit dans l’alimentation début 2020. Après 10 Jeudi 18 avril 2019 Nécessaire conseil de classe à l’ENA Politique La prestigieuse Ecole nationale d’administration est sur la sellette L’Ecole nationale d’administration (ENA), qui a vu le jour il y a soixante-quatorze ans, vit-elle ses dernières années ? Selon le texte de l’allocution que devait prononcer Emmanuel Macron lundi soir et qui a fuité dans la presse, le chef de l’Etat se disait favorable à un changement de « la formation, la sélection, les carrières, en supprimant l’ENA et plusieurs autres structures ». Une perspective qui a mis le feu aux poudres chez les défenseurs de l’école située à Strasbourg (lire ci-contre). « L’ENA a été créée pour de bonnes raisons  : offrir une formation pour les hauts fonctionnaires, reposant sur le principe de la méritocratie. S’il est urgent de révolutionner le contenu de la formation, il serait dommage de jeter le bébé avec l’eau du bain », estime ainsi Adeline Baldacchino, auteur de La Ferme des énarques (éd. Michalon). Recrutement et formation Pour améliorer la mixité sociale dans une école jugée élitiste – « les lauréats du concours externe sont à 70% des enfants de CSP + », souligne Luc Rouban, directeur de recherches au CNRS –, les modalités de recrutement et le contenu de la formation doivent évoluer. « On pourrait mettre en place, à côté du concours classique, des épreuves spécifiques, moins discriminantes pour les jeunes issus de milieux plus modestes », avance Daniel Keller, président de l’Association des anciens élèves de l’ENA. En s’inspirant de ce que Richard Descoings a mis en œuvre à Sciences po, en créant un recrutement spécifique pour les élèves de REP (réseaux d’éducation prioritaire). Pour ce qui est de la formation, Adeline Baldacchino A. Ighirri/20 Minutes Dans son allocution, qui a fuité dans la presse, Emmanuel Macron devait annoncer, lundi, la suppression de l’ENA. constate qu’elle « repose surtout sur des conférences menées par des intervenants extérieurs. D’où une impression de saupoudrage du contenu, qui vient redoubler ce que l’on a appris à Sciences po. Il faudrait étoffer le corps enseignant directement attaché à l’école, avec des enseignants-chercheurs dispensant des cours spécialisés en fonction des différentes filières (administration civile juridique, économique, diplomatique…). » Adeline Baldacchino plaide aussi pour que « les élèves soient envoyés en stage, par exemple, au service des visas d’une préfecture, plutôt que de devoir rédiger un rapport pour un grand ministère, afin d’être davantage en prise avec le réel ». Dernière idée, de Luc Rouban, au sujet de la sortie de l’ENA  : « Les fonctionnaires pourraient faire quelques années dans une administration classique avant de pouvoir accéder aux grands corps [de l’Etat]. » Charge à Emmanuel Macron de lever, ou non, les inquiétudes du personnel et des élèves. Delphine Bancaud « Un mauvais coup pour Strasbourg » « On aime bien parler d’habitude, mais on ne va rien dire aujourd’hui », tranchent deux énarques croisés à deux pas de leur école, mercredi midi, à Strasbourg. Sollicitées par 20 Minutes, la direction de l’ENA et même la ville n’ont pas souhaité réagir. En tout cas pas tant que l’annonce ne sera pas officielle. La possible disparition de l’ENA est décidément un sujet très sensible. Ce « serait un mauvais coup pour Strasbourg », reconnaît Olivier Becht, député (Agir) du Haut-Rhin, qui était de la promo Senghor, avec Emmanuel Macron. « L’attractivité de Strasbourg est faite de symboles comme l’ENA, le Parlement européen, le Conseil de l’Europe ou l’Institut national des études territoriales. La décision de les délocaliser à l’époque a fait une partie de la renommée de la ville et de l’Alsace. » Sur le poids économique de l’ENA, le député haut-rhinois cite « une centaine d’agents, environ 150 élèves par promo. Ce n’est pas négligeable, parce qu’ils se logent en ville, ce sont des consommateurs… C’est sûr que ce n’est pas le même impact que si l’université de Strasbourg partait, la ville s’en remettra, mais c’est un mauvais signal envoyé. D’autant plus quand on lutte déjà pour le maintien du siège du Parlement européen à Strasbourg. » Sans l’ENA, Strasbourg sera-t-elle mise de côté dans le cadre d’un projet de refonte de la formation de la haute administration ? Pas forcément. L’Etat semble dessiner les contours d’une école du service public plus transversale et opérationnelle. « Il faudra toujours pouvoir former les fonctionnaires avant leur prise de poste, puis en formation continue, donc le site de l’ENA de Strasbourg ne sera pas dévitalisé », souffle-t-on à 20 Minutes. A Strasbourg, Alexia Ighirri quelques tergiversations, le gouvernement a décidé mercredi d’interdire en janvier 2020 le dioxyde de titane, un additif controversé, dans les denrées alimentaires. Au moins 28 morts dans un accident à Madère. Un accident de bus touristique s’est produit mercredi à Madère (Portugal) vers 18 h 30, faisant au moins 28 morts.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :