20 Minutes France n°3407ES 9 avr 2019
20 Minutes France n°3407ES 9 avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3407ES de 9 avr 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : environnement, Instagrame...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuAlité « Je vais enfin m’éclater en cours » Réforme du lycée Les élèves sont en train de choisir leurs spécialités nr1 F—D avec minutesrt 13 vous -r` 12 15 14 Les lycéens de 2nde et leurs parents sont en pleine cogitation. La réforme du lycée se traduira l’an prochain par la suppression des séries en classe de 1 re (L, ES et S), remplacées par un choix de trois spécialités en 1 re, ramenées à 2 en terminale. Les élèves sont donc en train de faire ces choix de spécialités, qui seront validés au conseil de classe du troisième trimestre. Et une partie de ceux qui ont répondu à l’appel à témoins de 20 Minutes sont déjà bien décidés. Raison ou passion Sans surprise, plusieurs élèves vont choisir les matières scientifiques que contenait l’ex-filière S pour se rassurer et ne pas se fermer des portes. C’est le cas d’Aristide, qui a opté pour les spécialités mathématiques et physique-chimie, avec tout de même une nouveauté, la spécialité sciences du numérique et de l’informatique. Idem pour la fille de Lilli  : « Comme elle voulait faire un bac S, elle a choisi sciences de la vie et de la Terre, physique-chimie et maths. C’est ce qui est le plus cohérent pour elle. » Certains élèves ont été guidés avant tout par leur attrait pour des disciplines. 13 e 16 14 1.5 16.7. 15 13 15 14 15 K. Konrad/Sipa (illustration) Eliott se dit ravi  : « Grâce à la réforme du lycée, je peux choisir des spécialités qui me plaisent vraiment. J’ai opté pour art/audiovisuel, numérique et culture et littérature anglaise. Je vais enfin pouvoir m’éclater en cours. Cela me laisse aussi plus d’ouverture pour l’avenir, plus de polyvalence. Certains parents sont désespérés par la réforme, parce que leurs enfants sortent du schéma préétabli qui les faisait rêver. Mais cette réforme va permettre aux outsiders de se révéler ! » Plus cartésiens, d’autres élèves ont décidé de leurs trois spécialités d’abord en fonction de leur projet professionnel. Prévisiwis ultra détaillées'ur TV-WEB-APPLIS Car ils pensent que, en optant pour certaines disciplines, ils auront davantage de chances d’obtenir une place dans la formation supérieure de leur choix sur Parcoursup ou de réussir un concours. « Je souhaite prendre histoire-géographie-géopolitique et sciences politiques, mathématiques et sciences économiques et sociales, car je souhaite intégrer une école de commerce, annonce Nathan. J’ai été aidé par un conseiller d’orientation en ligne, ma professeure principale et j’ai fait beaucoup de recherches sur Internet. » Parmi les jeunes qui ont répondu à notre appel à témoins, certains hésitent 2 Mardi 9 avril 2019 les séries de 1 re (l, S et ES) vont disparaître pour être remplacées par trois spécialités en 1 re, puis deux en terminale. Des averses, mais des températures agréables L’instabilité est marquée avec des averses surtout à l’Est, ainsi que sur le relief pyrénéen et au sud de l’Aquitaine. Les températures sont proches des normales de saison  : les minimales s’échelonnent de 1 °C à 9 °C, les maximales, de 12 °C à 18 °C. encore. « Je me sens seule, car je doute de mes capacités dans certains domaines que j’apprécie », confie Elina. Le fils de Nicolas est lui aussi dans l’expectative  : « Lui qui voulait devenir architecte, avec cette réforme, il est complètement désespéré. Il a besoin de faire l’option maths, mais ne se voit plus faire des maths poussées. Or, il n’existe pas de maths « allégées » comme en terminale. Si vous êtes généraliste, cette réforme vous oblige trop tôt à choisir des matières où vous n’avez pas eu encore le temps de tester vos vraies capacités. » Delphine Bancaud La météo en France Les séismes en Nouvelle-Aquitaine ne font pas trembler les experts Sciences Mercredi 20 mars, un séisme d’une magnitude évaluée entre 4,6 et 4,9 s’est produit près de Jonzac (Charente-Maritime). Une zone à faible activité sismique, comme une grande partie de la région Nouvelle-Aquitaine d’ailleurs. Samedi, de nouvelles secousses ont été ressenties dans la même zone, mais avec une magnitude évaluée à 3,6. S’agissait-il d’une réplique ? Les experts le pensent. La localisation de l’épicentre du séisme, à quelques kilomètres de Jonzac, est en effet comparable à celle du premier événement. « Il y a une marge d’erreur de dix kilomètres », nuance auprès de 20 Minutes Christophe Sira, ingénieur au bureau central sismologique français (BCSF). Alors que le premier séisme avait été ressenti jusqu’à 350 km, le second ne l’a été que jusqu’à 50 km. « Ce qui est habituellement observé, c’est une baisse en magnitude et en nombre des répliques au fur et à mesure que le temps passe, explique l’ingénieur. Les prochaines, s’il y en a, ne seront sans doute pas ressenties. » Les deux événements ne remettent « pas en cause le classement de sismicité faible de la zone », rassure Christophe Sira, qui précise que les sismologues ne vont pas changer leur méthode de surveillance de la zone ni la renforcer  : « Le BCSF surveille de manière quotidienne l’ensemble du territoire. » A Bordeaux, Elsa Provenzano
ActuAlité La mauvaise influence Réseaux sociaux Des sites naturels sont menacés, car trop mis en avant par des instagrameurs et autres blogueurs De magnifiques eaux turquoise nichées au cœur d’un paisible sous-bois. Depuis près de deux semaines, les sources de l’Huveaune, au pied du massif de la Sainte-Baume, à Nans-les-Pins (Var), voient défiler chaque week-end des milliers de visiteurs, contre 40 en temps normal. Tous sont venus photographier ce paysage tout droit sorti d’une carte postale. Une soudaine notoriété que le village de 4 500 âmes doit à une série de photos postées le 18 mars sur les réseaux sociaux par le compte Bienvenue à Marseille. Mais « nous ne pouvons pas accueillir autant de monde à la fois (…), dénonce Pierrette Lopez, la maire. Des barrières ont été cassées, des détritus en tout genre jonchaient partout le sol. » Résultat, l’édile a été contrainte de prendre un arrêté municipal pour interdire le stationnement à l’entrée du sentier. Les sources de l’Huveaune ne sont pas un cas isolé. Partout dans le monde, on note une recrudescence des dégradations et des comportements irrespectueux de la part des instagrameurs et autres blogueurs, qui menacent la préservation de sites naturels classés ou protégés. Début mars, dans le parc naturel de Lake Elsinor (Californie), la floraison des coquelicots autour de la ville (superbloom) a soudainement attiré nombre d’influenceurs, suivis par leurs communautés, qui a piétiné les fleurs qu’elles étaient venues admirer. la chapelle orthodoxe de la Dormition a besoin de fonds. M. Siranosian/AFP (archives) M. Frénois/20 Minutes Des milliers de curieux ont piétiné les coquelicots de ce parc californien. Des internautes ont alors posté des commentaires négatifs sous les photos partagées, popularisant ainsi le hashtag #Horribleperson (« horrible personne »). Pour les défenseurs de l’environnement et les acteurs d’un développement du tourisme durable, il y a urgence à agir. Des outils pour anticiper ? « Il faut apprendre à gérer de telles situations, reconnaît Guillaume Cromer, président de l’ONG Acteur pour un tourisme durable et directeur d’ID Tourisme. Nous vivons dans une société où les gens ont besoin de se reconnecter à la nature. C’est quelque chose qui va se développer. Tout l’enjeu, c’est de pouvoir anticiper ces phénomènes. » Selon lui, les nouvelles technologies seraient un allié  : « Les algorithmes pourront bientôt mesurer « l’instagramabilité » d’une photo et croiser tout un tas de données et de paramètres (météo…) qui feront que les pouvoirs publics ne seront plus pris au dépourvu. » Des actions futures qui n’empêchent pas aujourd’hui d’effectuer des campagnes de communication à destination des influenceurs. Les vignerons, qui en ont eu assez de retrouver leurs vignes saccagées, ont distribué l’an dernier des plaquettes d’information dans certains offices de tourisme. Instagram même a fait des efforts. Interpellée par l’ONG Société mondiale de protection des animaux, la plateforme a décidé de compliquer les recherches de photos nuisibles à la faune et la flore en affichant systématiquement un message lorsqu’un utilisateur fait une recherche avec des hashtags associés à ces thèmes. Hakima Bounemoura Djokovic, sauveur de l’église de Nice ? Patrimoine La petite chapelle orthodoxe de la Dormition occupe le rez-de-chaussée d’un immeuble du quartier du port, à Nice. A chaque tête qui passe dans l’entrebâillement de la porte, Bertrand Bouissou propose une petite visite  : « Entrez ! C’est rare que ce soit ouvert. » Si le président de l’association cultuelle de la Dormition insiste auprès des curieux de passage, c’est que son église risque de définitivement fermer ses portes. « C’est un local que l’association loue depuis soixante ans. La propriétaire est décédée il y a deux ans, raconte Bertrand Bouissou. Depuis, les héritiers veulent vendre ce lieu comme si c’était une paire de godasses. » Rattachée au patriarcat de Serbie, l’église n’a pas les moyens d’acheter ce lieu au prix de 265 000 € . En plus d’accepter les dons, le diocèse a cherché des aides sur la Côte d’Azur. Et il s’est tourné vers les fortunes serbes qui y résident. Dont le numéro 1 au classement ATP, Novak Djokovic  : « Il est déjà venu avec son petit, confirme le président de l’association. On est en contact avec lui, car on est dans une phase d’achat. » Fin 2018, le tennisman serbe y a fait brûler un cierge avec son fils. Et a même publié une série de photos sur son compte Instagram. A Nice, Mathilde Frénois Quatre antispécistes condamnés 3 Mardi 9 avril 2019 Lille Ils étaient jugés pour avoir dégradé des boucheries, restaurants et commerces du Nord et du Pasde-Calais entre novembre et février. Cyrile B. et Mathilde B., deux activistes de la cause animale, ont été condamnés lundi par le tribunal correctionnel de Lille à, respectivement, dix mois et six mois de prison ferme. Des peines aménageables. Deux autres militants ont été condamnés à six mois de prison avec sursis pour complicité. Les condamnés devront en outre régler 55 000 € de provision pour rembourser les dégâts causés sur les établissements, en attendant un procès au civil. La Fédération des bouchers du Nord s’est dite satisfaite du jugement. La seule condamnée à s’exprimer a déclaré  : « La justice a fait son travail. Chacun sa définition du mot « violences ». Des animaux qui subissent au quotidien la soif ou la faim et qui sont abattus dans des conditions indignes, n’est-ce pas condamnable ? » A Lille, Gilles Durandnnr u secondes Des amendes pour le directeur de l’abattoir d’Alès, épinglé par L214. Le directeur de l’abattoir d’Alès a été condamné lundi à trois amendes de 400 € par le tribunal de police de cette ville du Gard. L’homme était poursuivi notamment pour des pièges équin et bovin inadaptés, après la diffusion d’une vidéo de l’association L214 sur la souffrance animale ayant eu un retentissement national en 2015. Deux nouvelles enquêtes dans l’affaire Benalla. Le parquet de Paris a ouvert lundi deux enquêtes préliminaires dans l’affaire Benalla, notamment pour faux témoignages. Elles visent, par exemple, l’ex-collaborateur du chef de l’Etat et son actuel directeur de cabinet, Patrick Strzoda. Cela fait suite au signalement transmis à la justice par le Sénat. LE CHIFFRE 4 500 000 € C’est le bilan des promesses de don faites ce week-end par les Français dans le cadre du Sidaction. Un record. Sidaction

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