20 Minutes France n°3406 5 avr 2019
20 Minutes France n°3406 5 avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3406 de 5 avr 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,1 Mo

  • Dans ce numéro : le vrac met le paquet.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
Actualité Le vrac coule des jours heureux Déchets Peu à peu, les verrous techniques et juridiques sautent, permettant au secteur de s’ouvrir à d’autres références et de se développer Il sera bientôt possible de conjuguer son amour de la petite mousse avec une démarche zéro déchet. La start-up lilloise Jean Bouteille prépare l’arrivée, début mai, dans les magasins spécialisés en vrac, des premières fontaines à bière, les Oublong. Et ce ne fut pas simple d’un point de vue technique, car « un liquide gazeux et qui mousse, c’est compliqué à distribuer en fontaine », souligne Manon Carpentier, de Jean Bouteille. Cette avancée est de bon augure pour le secteur de la vente de produits en vrac, où il faut distinguer le vrac frais (les produits à la découpe, comme le fromage, la charcuterie, les fruits et légumes…), du vrac hors frais, qui concerne les produits secs. « C’est ce deuxième marché qui est en plein essor aujourd’hui en France », précise Célia Rennesson, directrice Le stress masculiniserait les poissons Etude Le réchauffement climatique influerait-il sur le sexe des poissons ? Plus précisément, les masculiniserait-il ? De manière indirecte, oui, indiquent des scientifiques dans un article publié mardi dans la revue Trends in Ecology and Evolution. Plus que la température, c’est le stress qui est en cause, précise l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer). Les études prises en compte dans l’article se sont surtout intéressées au suivi d’une hormone produite par les animaux en cas de stress. Le cortisol pour la majorité des poissons et mammifères et la corticostérone pour les reptiles et les oiseaux. L’Ifremer mène actuellement une expérience sur les bars pour tenter de réduire le stress de ces poissons élevés dans des milieux confinés. Un premier groupe est soumis à une lumière bleue plus apaisante pour les poissons ; un deuxième reçoit de la nourriture enrichie en triptophane, précurseur de la sérotonine ; dans le troisième, la densité des larves est amoindrie. L’expérimentation doit durer un an. F.P. G. Michel/Sipa de l’association Réseau Vrac. Si, aujourd’hui, « 20% des grandes surfaces ont aujourd’hui un rayon en vrac, un pourcentage qui grimpe à 80% pour les magasins bio », évalue Célia Rennesson, les marges de progression restent importantes. Seulement 0,5% des Français consomme de manière régulière en vrac. L’un des freins identifiés est une offre encore limitée en références. Il pourrait donc être levé par le développement des fontaines distribuant des liquides. Durée de consommation Parmi eux, déjà, il y a « les jus de fruits, le vin, la lessive, etc. », liste Laura Châtel, chargée de campagne à Zero Waste France. Encore faut-il qu’aux défis techniques ne s’ajoutent pas des problèmes juridiques. L’huile d’olive est un exemple. « Sans qu’on ##JEV#171-54-https://bit.ly/2HZRa3Q##JEV# le comprenne très bien, un règlement européen interdit toujours la distribution à la fontaine de l’huile d’olive, alors qu’on peut le faire pour toutes les autres huiles, relève Célia Rennesson. Un agrément français permet bien de contourner le problème, mais il implique que le commerçant change de statut pour devenir « conditionneur » d’huile d’olive et plus seulement distributeur. Par ailleurs, le client ne peut pas se servir tout seul. Des difficultés pèsent sur d’autres produits, comme ceux qui bénéficient d’un signe officiel d’identification de la qualité et de l’origine (Label Rouge, Agriculture biologique, AOP…). Y a de l’électricité dans la facture Energie Mardi, le gouvernement a confirmé que les tarifs réglementés de l’électricité, appliqués par EDF à quelque 28 millions de clients, augmenteraient en juin de 5% à 6%. C’est dans ce contexte que l’Insee a publié jeudi une étude sur les dépenses d’électricité. Selon l’Institut de la statistique, « la consommation d’électricité des ménages s’établit à 28 milliards d’euros [en 2016, dernière année étudiée], soit 960 € en moyenne par ménage et par an ». En Les tarifs réglementés de l’électricité vont augmenter en juin. Jean Bouteille 6 Vendredi 5 avril 2019 Après le vin, ce sera bientôt la bière que l’on pourra se procurer en vrac. prenant cette base de calcul, l’augmentation des tarifs prévue dans quelques mois représenterait alors un surcoût annuel moyen compris entre 48 € et 56 € pour les particuliers. Cette augmentation contraste avec les tarifs des décennies précédentes. Entre les années 1980 et la fin des années 2000, « les prix de l’électricité sont plutôt stables », relève l’Insee. Cela est dû, entre autres, au développement des centrales nucléaires. Un premier basculement s’opère à partir de 2009, avec l’augmentation brutale d’une taxe  : la contribution au service public de l’électricité (CSPE). En 2016, la contribution climat-énergie, la fameuse taxe carbone, prend le relais. Malgré tout, « un ménage français paie en moyenne son électricité 20% moins cher que dans l’ensemble de l’UE, et pratiquement moitié moins qu’un ménage allemand », assure l’Insee. Plusieurs facteurs pourraient toutefois entraîner une hausse des prix dans les années à venir. Comme la prolongation ou le démantèlement des réacteurs nucléaires, qui coûteront des milliards d’euros. EDF a commencé à provisionner de l’argent, mais un rapport parlementaire de 2017 estimait que le groupe sous-estimait les dépenses à venir. Nicolas Raffin « Les cahiers des charges de plusieurs d’entre eux ne prévoient pas la vente en vrac et sont compliqués à modifier », regrette Célia Rennesson. C’est donc l’un des axes de travail de Réseau Vrac, qui se penche aussi sur les liquides pâteux (compotes, pâtes à tartiner, yaourts, cosmétiques…). De nouveau ici, le défi est technologique. « Il faut parvenir à ce que le liquide ne sèche pas dans le contenant », note Manon Carpentier. Il faut aussi veiller aux durées de conservation et aux limites de péremption. Pour les yaourts, par exemple, la consigne est une solution plus appropriée que le vrac. Fabrice Pouliquen L’intoxication alimentaire confirmée dans l’affaire de Lherm. L’enquête sur la mort de cinq résidents d’une maison de retraite à Lherm, près de Toulouse (Haute- Garonne), a confirmé une « toxiinfection alimentaire », a annoncé jeudi le procureur de Toulouse, Dominique Alzéari. Il n’y a toutefois pas de précisions dans l’immédiat sur les bactéries incriminées. Un médecin mis en cause dans le drame de Millas. Une avocate de familles endeuillées par l’accident mortel en 2017 d’un car scolaire à Millas (Pyrénées- Orientales) a souhaité jeudi la mise en examen du médecin traitant de la conductrice pour administration abusive d’un somnifère. Jean-Claude Mas, fondateur des prothèses PIP, est mort. Il laisse derrière lui des milliers de victimes dans le monde entier. Jean-Claude Mas, le fondateur du fabricant de prothèses mammaires Poly Implant Prothèse (PIP), au cœur d’un gigantesque scandale sanitaire, est mort jeudi à 79 ans.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :