20 Minutes France n°3406 5 avr 2019
20 Minutes France n°3406 5 avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3406 de 5 avr 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,1 Mo

  • Dans ce numéro : le vrac met le paquet.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Actualité « Ça reste ma famille » Procès Merah Zoulikha Aziri a défendu son fils Abdekader, jugé en appel par la cour d’assises de Paris La question a fusé après deux bonnes heures d’audition  : « N’êtes-vous pas finalement qu’une fabrique à terroristes ? » Zoulikha Aziri a légèrement tangué à la barre avant de répondre. « Faut pas toucher à la famille ! Faut pas dire ça ! S’il vous plaît. Ça reste ma famille. C’est une famille comme tout le monde… » La petite femme ronde ne peut pas le cacher. L’une de ses filles, Souad, s’est rendue en Syrie. L’un de ses fils, MohamedMerah, est mort après avoir perpétré les attentats de Toulouse et Montauban en 2012. Quant à celui qui a renié sa famille, Abdelghani, il n’est, à ses yeux, qu’un « fou ». Mais c’est pour Abdelkader que Zoulikha Aziri a été convoquée devant la cour d’assises spéciale de Paris. Condamné en 2017 à vingt ans de réclusion criminelle en première instance pour association de malfaiteurs, il a, en revanche, été acquitté des faits de complicité des sept assassinats perpétrés par son frère. « Il n’a rien fait ! » Barbe fournie et cheveux ramenés en catogan, le voilà donc jugé en appel dans la même salle d’assises qu’en première instance. Dans la même position de témoin, sa mère, venue le défendre jeudi. « Ce n’est pas lui qui a fait l’affaire ! Celui qui a commis [les meurtres], il est mort. Pourquoi on l’incarcère lui, depuis sept ans, alors qu’il n’a rien fait ? » Parce que l’accusation estime qu’il était peut-être au courant des projets de son frère. Qu’il François-Xavier Lauch, le chef de cabinet du président français. E. Feferberg/AFP (archives) Blondet Eliot-Pool/Sipa ##JEV#117-77-https://bit.ly/2D3kdi0##JEV# La mère d’Abdelkader Merah au procès en première instance, fin 2017. aurait même peut-être pu l’inciter à passer à l’acte. Qui s’est connecté sur le site du Bon Coin sur lequel Imad Ibn Ziaten, un militaire, avait mis en vente sa moto ? C’est par ce moyen-là que MohamedMerah lui a donné rendez-vous, puis l’a abattu froidement, entamant ainsi sa macabre entreprise. Les experts ont établi que la connexion sur l’annonce s’était faite, un soir, depuis l’appartement de Zoulikha Aziri. Huit minutes plus tôt, le téléphone de Mohamedbornait à plusieurs kilomètres de là. Difficile de penser que c’était lui. La question a donc été posée à la mère des Merah  : est-ce Abdelkader qui s’est connecté ce soir-là depuis chez elle ? « Personne n’est venu chez moi ! J’étais toute seule !, martèle-t-elle. Internet a été utilisé depuis l’extérieur. Mohamedavait les codes. Je ne l’ai pas surveillé ! » Un avocat lui explique alors qu’il s’agissait d’une connexion filaire. Mais Zoulikha Aziri n’en démord pas. Et se met même à pleurer. « J’ai un enfant mort. Un autre en prison. Et moi je suis seule comme une clocharde maintenant… » Drapées dans la dignité depuis le début de l’audience, les familles des victimes ont, cette fois-ci, du mal à se contenir. Certaines espéraient sans doute que Zoulikha Aziri offrirait un autre témoignage que celui de 2017. Mais non, elle a continué à répondre à côté des questions ou à faire mine de ne pas comprendre. Critiqué lors du premier procès et même menacé de mort, Eric Dupond-Moretti, l’avocat d’Abdelkader Merah, avait choqué l’assistance en expliquant que cette femme était, elle aussi, la mère d’un mort, la plaçant au même niveau que les victimes des attentats. Se basant sur les déclarations de la présidente de la cour, il a réitéré ses propos jeudi avant de quitter le prétoire d’un pas tranquille. Le procès doit durer jusqu’au 18 avril. Vincent Vantighem Trois proches d’Emmanuel Macron convoqués devant la justice Affaire Benalla Trois membres du cabinet d’Emmanuel Macron vont être prochainement entendus par la justice sur l’utilisation indue de passeports diplomatiques par Alexandre Benalla, l’un des volets de l’affaire qui embarrasse l’Elysée depuis l’été. Cette rare convocation de hauts responsables de la présidence est fixée au 10 avril. Le chef de cabinet François-Xavier Lauch sera entendu en tant que partie civile, puisqu’il a déposé plainte contre Alexandre Benalla (dont il était le supérieur) pour « usage de faux », afin de se procurer ses passeports de service. Le secrétaire général, Alexis Kohler, et le directeur de cabinet, Patrick Strzoda, sont pour leur part convoqués en tant que témoins, a précisé la présidence, confirmant une information de RTL. Ils seront interrogés sur les raisons et les conditions ayant permis à l’exchargé de mission à l’Elysée d’utiliser des passeports qu’il était censé avoir rendus, jusqu’en décembre, alors qu’il avait été licencié fin juillet par la présidence. Il a depuis été mis en examen pour l’usage abusif de ces documents. T. Karumba/AFP 8 Vendredi 5 avril 2019 Carlos Ghosn de retour derrière les barreaux Japon Une arrestation « révoltante et arbitraire », a jugé Carlos Ghosn. Interpellé à son domicile de Tokyo jeudi matin, l’ex-patron déchu de Renault-Nissan a été une nouvelle fois placé en détention. Le parquet a justifié cette décision par « un risque de destruction des preuves ». Sous le coup de trois inculpations pour déclarations inexactes de revenus sur les années 2010 à 2018, dans des documents remis par Nissan aux autorités financières, et pour abus de confiance, l’ex-patron de Renault-Nissan est désormais sous la menace d’une quatrième mise en examen. Le parquet le soupçonne d’avoir transféré des fonds de Nissan, pour un total de 15 millions de dollars entre fin 2015 et mi-2018, à une société « de facto contrôlée par lui ». Sur cette somme, 5 millions ont été détournés, a précisé le bureau des procureurs, qui estime que le « suspect » en a « tiré des bénéfices personnels ». Ce rebondissement intervient alors qu’il avait décidé de prendre la parole pour la première fois depuis sa sortie de prison. L’interdiction administrative de manifester censurée. L’article phare de la proposition de loi anticasseurs, qui prévoyait des interdictions administratives de manifester, a été censuré jeudi par le Conseil constitutionnel. Instance que l’Elysée lui-même avait saisie « pour s’assurer de l’équilibre entre efficacité du maintien de l’ordre et garantie des libertés publiques ». LR, à l’origine de la proposition de loi, s’est félicité que « l’essentiel » du texte ait été validé. Les pilotes du crash en Ethiopie ont suivi la procédure de Boeing. L’enquête préliminaire sur les causes du crash du Boeing 737 MAX le 10 mars en Ethiopie (157 morts) a été présentée jeudi. Les pilotes ont exécuté les procédures d’urgence de Boeing, mais ne sont pas parvenus à reprendre le contrôle de l’appareil, selon le ministère éthiopien des Transports.
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