20 Minutes France n°3405 4 avr 2019
20 Minutes France n°3405 4 avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3405 de 4 avr 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : à quand l'ère #MeToo ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Actualité Des autopsies non concluantes Ehpad de LhermAprès la mort, lundi, de cinq résidents d’un Ehpad de la commune de Lherm, au sud de Toulouse (Haute-Garonne), « trois plaintes ont été déposées pour homicides involontaires et quatre pour blessures involontaires », a indiqué à 20 Minutes une porte-parole du parquet, mercredi. Pour l’heure, l’enquête n’a pas permis d’établir ce qui a entraîné les décès ainsi que l’hospitalisation de quinze autres résidents. « Les résultats des autopsies ne permettent pas de déterminer les causes des morts », a précisé le parquet de Toulouse. Il n’a pas encore obtenu les résultats des analyses toxicologiques réalisées au sein de l’Ehpad, en particulier dans la cuisine où sont préparés les repas. Ces derniers « seront certainement plus éclairants », estime le parquet, qui a confirmé que les repas étaient confectionnés sur place. A Toulouse, Béatrice Colinnnru secondes Des implants mammaires controversés interdits. La France va interdire plusieurs modèles d’implants mammaires soupçonnés de favoriser une forme rare de cancer, selon un courrier de l’Agence nationale des produits de santé dévoilé mercredi par Le Monde et Radio France. Les prothèses concernées ont une surface extérieure en silicone 8 Jeudi 4 avril 2019 Au Japon, la parole peine à se libérer #MeToo Dénoncer le harcèlement ou les agressions sexuelles est très difficile Début janvier, la Japonaise Maho Yamaguchi, chanteuse du populaire groupe « d’idols » NGT48, se tourne vers Twitter pour raconter son agression. Interpellés, les deux hommes qu’elle accuse ont été relâchés trois semaines plus tard. La chanteuse, elle, a dû s’excuser lors d’un concert pour « avoir causé de l’inquiétude » aux fans. Des victimes blâmées, harcelées, insultées… Les exemples ne manquent pas au Japon, et pas que dans la sphère médiatique (lire ci-contre). Dans un sondage publié l’an dernier par le quotidien économique Nikkei, 42,5% des femmes interrogées déclaraient avoir été victimes de harcèlement sexuel au travail, mais près de 65% d’entre elles disaient ne pas l’avoir signalé. Inégalités et sexisme « Il est très difficile de parler du harcèlement dans les entreprises japonaises, estime Kumiko Nemoto, professeure de sociologie à Kyoto. Beaucoup fonctionnent toujours selon un système de promotion à l’âge et d’emploi à vie. On a donc au sommet des hommes qui ont 60, 70, voire 80 ans et qui, à cause des différences générationnelles, ne sont pas spécialement pressés de mettre en place des procédures et des sanctions contre les incivilités ou le harcèlement. » Le rapport 2018 du Forum économique mondial sur la parité entre les genres classait d’ailleurs le Japon à la 110 e position sur 149 pays. Début 2019, Kazuna Yamamoto a fait des vagues en lançant une pétition contre un tabloïd qui proposait un classement des universités où les filles étaient « faciles ». « J’ai toujours été dérangée par la manière dont les jeunes sont vues au Japon, tempête l’étudiante. Les écolières avec Deletree/Sipa Au Japon, près de 65% des femmes harcelées sexuellement au travail ne le signalent pas. leur uniforme sont regardées comme des produits. » Kumiko Nemoto pointe une « absence de consensus social et culturel sur ce qu’est le harcèlement sexuel, car l’éducation à l’égalité des sexes et aux droits humains est absente à l’école. » Conséquence, le machisme et le sexisme se perpétueraient, contribuant à faire taire les victimes, tout en encourageant implicitement les agresseurs. Si le mouvement #MeToo ne s’est pas transposé directement au Japon, il a permis de libérer, un peu, la parole. L’an dernier, le vice-ministre des Finances, Junichi Fukuda, a dû démissionner après les accusations de harcèlement d’une journaliste. Kazuna Yamamoto n’est pas pour autant optimiste  : « Les gens ont peur, en parlant, d’attirer l’attention de manière négative. Une fois employés, ils ne veulent pas compromettre leur situation. » De notre correspondant à Tokyo, Mathias Cena Contrainte à l’exil après avoir osé témoigner à visage découvert « Ce livre, ce n’est pas pour accuser un individu, mais pour remettre en question le système que j’ai dû affronter », témoigne auprès de 20 Minutes Shiori Ito. Dans La Boîte noire (éditions Picquier) qui sort traduit en français ce jeudi, la journaliste de 26 ans raconte le parcours semé de frustrations et d’humiliations qui attend les victimes de viol. Elle-même l’a été, en 2015. Surmontant son traumatisme, elle a décidé de témoigner à visage découvert, fait exceptionnel au Japon qui lui a valu de devenir la représentante de #MeToo dans l’archipel nippon. Elle a alors reçu des insultes et des menaces de mort qui l’ont poussée à s’installer à Londres. Son livre regorge d’exemples glaçants  : l’association de soutien aux victimes de violences sexuelles qui refuse de lui indiquer par téléphone où elle peut aller faire des tests de sang et d’ADN ; le policier qui la sermonne parce qu’elle pleure ; les mises en garde parce que son agresseur est haut placé… Autant d’obstacles qui font que peu de victimes portent plainte. Dans une étude de 2014 du gouvernement japonais, 1 femme sur 15 disait avoir subi un viol au cours de sa vie, mais seulement 4,3% des victimes avaient porté plainte. La loi japonaise sur le viol, qui datait du début du xx e siècle, a été modifiée en 2017. La définition a été élargie pour inclure les hommes et les rapports oraux et anaux. Mais la loi ne mentionne pas le consentement, et établir son absence s’avère très difficile quand l’agresseur est connu de la victime et que le viol a lieu dans un lieu fermé, la « boîte noire », qui a donné son nom au livre de Shiori Ito. M.C. « macro-texturée », c’est-à-dire rugueuse, ou en polyuréthane. Un projet d’attentat dans une école ou contre un policier déjoué. Deux hommes d’une vingtaine d’années ont été mis en examen à Paris et écroués vendredi après avoir projeté d’attaquer une école maternelle ou un policier. Ces deux cibles sont préconisées par Daesh.
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