20 Minutes France n°3402 28 mar 2019
20 Minutes France n°3402 28 mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3402 de 28 mar 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,7 Mo

  • Dans ce numéro : applis de rencontres, les feu de l'amour ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Actualité L’aîné rattrapé par ses imprécisions Procès Merah Abdelghani a livré un témoignage à charge contre son frère Abdelkader, mais fragile « Qui doit-on croire ? », a lancé, mercredi, la présidente de la cour d’assises d’appel, Xavière SimEoni. La question paraît insoluble tant les versions entre les membres de la famille Merah divergent. Mardi, l’accusé, Abdelkader, dépeignait une enfance « heureuse » jusqu’au divorce des parents. Abdelghani, l’aîné d’une fratrie de cinq enfants, a livré, lui, un témoignage à charge à l’encontre de ses parents et de son « Abdelkader, je l’ai très peu vu, mais je l’ai vu. » Abdelghani Merah, témoin frère Abdelkader, présent dans le box et soupçonné d’avoir aidé le benjamin, Mohamed, dans la préparation des attaques de Toulouse et de Montauban. Salon Sup’Alternance 200 formations500 postes Avec le soutien deL. Bonaventure/AFP Samedi 30 mars PARIS Event Center Invitation gratuite sur Studyrama.com 245 K4. 2t-d Abdelghani Merah affirme que ses frères étaient complices dans leur idéologie. « Je n’arrive pas à me retourner vers cette personne, ce n’est pas mon frère, c’est lui qui a envoyé MohamedMerah à la mort, lâche en préambule Abdelghani Merah. Il est dangereux (…). Ils nous ont fait croire qu’ils se détestaient, mais ils étaient très complices dans leur idéologie. » S’il a reconnu les violences exercées contre ses proches lorsqu’il était plus jeune, Abdelghani a tenté de les justifier par le « seau de haine » dans lequel ses frères et sœurs ont baigné. « Vous décrivez un CCI PARIS ILE-DE-FRANCE te2 tableau qui n’est pas du tout celui que nous a présenté votre frère, comment l’expliquez-vous ? » s’est étonnée la présidente. « Il ment ou il se ment à lui-même ou sinon le traumatisme de la violence de mon père frappant ma mère a dû bloquer tout ça », répond le témoin. Rapportant de nombreuses anecdotes sur l’engagement djihadiste d’Abdelkader et de Mohamed, l’aîné n’a pas toujours été en mesure de préciser ses accusations. Agacée par ces Salon 4tudyrama Études Èritudie, Supérieures pan1Q3n, spacild Hom-Pamounup, Spécial Hors-Parcoursup 200 formations Conférences Orientation Samedi 30 mars PARIS Event Center Invitation gratuite sur Studyrama.com Avec le soutien de ettl. 2e) al5E 21,12, Eze, eCCI PARIS ILE-DE-FRANCE 6 Jeudi 28 mars 2019 approximations, la présidente a tenté de comprendre pourquoi – alors qu’il a toujours affirmé avoir eu connaissance de la radicalisation de ses frères – Abdelghani Merah n’avait pas signalé ces faits. « Lorsque vous avez eu connaissance des attaques en 2012, les avez-vous appelés pour leur dire «j’espère que ce n’est pas vous» ? », interroge la magistrate. « Malheureusement non, j’y ai pensé après (…), regrette Abdelghani Merah. J’étais dans un état de choc. » « Qu’est-ce qui vous permet ensuite de dire que MohamedMerah était son bras armé ? », demande Xavière Simeoni. « Mon pressentiment », lâche le témoin. L’un des conseils de l’accusé, Eric Dupond-Moretti, poursuit en lisant la première déposition d’Abdelghani. Aux policiers, il a expliqué qu’il n’avait plus de contact avec Abdelkader depuis une rixe qui les a opposés, en 2003. « Mais vous savez qu’il est radicalisé ? », s’emporte l’avocat. « Je me suis trompé, reconnaît le témoin. Abdelkader, je l’ai très peu vu, mais je l’ai vu. » Hélène Sergent Suivez le procès depuis le compte Twitter de notre journaliste  : @helenesergent
Actualité La prime a donné sa mesure Consommation Deux millions de Français ont touché le dispositif exceptionnel de Macron pour le pouvoir d’achat Fin de la promo. Les entreprises qui le souhaitent ont jusqu’à dimanche pour verser la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, dite « prime Macron », aux salariés qui gagnent moins de 3 600  € net par mois. Ce dispositif, entièrement défiscalisé pour l’employeur et pour l’employé, avait été annoncé fin 2018 par le chef de l’Etat, en pleine crise des « gilets jaunes ». Mais combien de salariés en ont bénéficié ? En moyenne, 448  € Une première estimation a été publiée il y a quelques jours par l’Acoss, l’organisme qui chapeaute les cotisations Urssaf. Sur les deux mois étudiés (décembre et janvier), environ 2 millions de salariés ont bénéficié de la mesure. Et 11,7% des établissements ont déjà versé la prime à leurs employés. Près d’un Start-up Days. r RO Fi II.71 OetlIP.E TOI DE.c.'Venez découvrir les start-up de votre région et testez leurs idées. Du 20 au 30 mars 2019 dans les boutiques participantes Liste sur tup.orange.coi OrangeStartup orange- F. Scheiber/Sipa (archives) La prime a été annoncée en pleine crise des « gilets jaunes ». tiers des grandes entreprises (plus de 2 000 salariés) ont actionné le dispositif  : c’est presque trois fois plus que les petites entreprises (moins de 9 salariés), qui ne sont que 10% dans ce cas. En ce qui concerne les montants versés, ils sont très variables. D’après l’Acoss, 61% des salariés ont touché une enveloppe inférieure à 500  € , et 6% ont même perçu moins de 100  € . A l’autre bout du spectre, 16% des salariés ont touché le montant maximal (1 000  € ). En moyenne, les salariés, toutes tailles d’entreprises confondues, ont perçu 448  € de « prime Macron ». L’étude permet aussi de savoir quels ont été les secteurs d’activité les plus généreux. Les salariés du secteur financier et des assurances sont ceux qui ont reçu le montant le plus élevé en moyenne (781  € ), suivis par ceux travaillant dans la production et la distribution d’électricité (773  € ). En queue de classement, le secteur « transport et entreposage » (325  € ) et celui de l’action sociale (227  € ). « Les montants versés [environ 1 milliard d’euros] ne sont pas négligeables, relève Pierre Madec, économiste à l’OFCE. On peut clairement s’attendre à un effet positif sur le pouvoir d’achat des ménages en ce début d’année. » En revanche, certaines entreprises pourraient profiter de « l’effet d’aubaine » que représente cette prime défiscalisée pour réduire les autres primes (soumises, elles, à cotisations et aux prélèvements sociaux) versées dans l’année. « Il faudra comparer le montant des primes versées en 2019 à celui de 2018, analyse Pierre Madec. Si le niveau reste le même, cela veut dire que le succès de la prime aura seulement été porté par sa défiscalisation. » Nicolas Raffin 01 7 Jeudi 28 mars 2019 Lâcher Bouteflika, mais le remplacer par qui ? Algérie Plus d’un mois après le début d’une contestation populaire inédite, le chef d’état-major de l’armée algérienne et vice-ministre de la Défense, AhmedGaïd Salah, a proposé mardi que le président, Abdelaziz Bouteflika, soit déclaré inapte à exercer le pouvoir en vertu de la Constitution, ou qu’il démissionne. Une dernière option demandée mercredi par le Rassemblement national démocratique, principal allié du parti (FLN) du chef de l’Etat. Ces annonces régleront-elles la crise ? Non, rétorque Oumeima Khellaf, étudiante algéroise, car « le peuple ne réclame pas uniquement le départ de Bouteflika, mais de tout le système » au pouvoir. Encore faudrait-il qu’il y ait une alternative politique crédible dans le pays. Le géopolitologue Brahim Oumansour rappelle que « l‘opposition est anéantie ; elle a été mise à l’écart de longue date par le système politique. Elle a besoin de temps pour se consolider. » Selon lui, « la mesure la plus sage serait une instance de transition, un gouvernement provisoire de technocrates, ou un comité de transition légitime auprès de la population ». Yie



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