20 Minutes France n°3400ES 26 mar 2019
20 Minutes France n°3400ES 26 mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3400ES de 26 mar 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : certains l'aiment trop.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuAlité Un accusé sur la défensive Affaire Merah Le procès en appel de Fettah Malki et du frère du « tueur au scooter » s’est ouvert lundi Tous ont repris lundi leur place salle Voltaire, dans l’ancien palais de justice de Paris. Les proches des victimes de MohamedMerah sur le banc des parties civiles. Le grand frère du « tueur au scooter » de Toulouse, Abdelkader Merah, et Fettah Malki dans le box des accusés. Condamnés à vingt ans et à quatorze ans de prison en 2017 pour association de malfaiteurs terroriste, les deux hommes comparaissent une nouvelle fois devant une cour d’assises spéciale pour leur possible implication dans les attentats de Toulouse et de Montauban, survenus en mars 2012. A l’issue du premier procès, le parquet avait fait appel de l’acquittement d’Abdelkader Merah pour complicité d’assassinats. L’enjeu est majeur pour les familles, pour qui des preuves de complicité du grand frère de MohamedMerah existent bel et bien. Une émotion toujours palpable Si ni le décor ni le fond du dossier n’ont changé, cette première journée d’audience s’est toutefois déroulée dans le calme, bien loin de l’atmosphère étouffante du premier procès. Xavière Siméoni, la présidente de la cour, a eu quelques mots à destination des parties civiles avant de lancer les débats  : « Je sais que l’examen des personnalités des accusés peut être difficile à ZL- LL t 1,. SL Cre B. Peyrucq/AFP (archives) entendre, mais c’est un exercice obligé (…) et je souhaite qu’on consacre autant de temps aux victimes. » « Ça a été très difficile de se remettre du premier procès », confiait à la mi-journée la sœur de MohamedLegouad, l’un des trois militaires tués par MohamedMerah à Montauban. Les magistrats se sont ensuite penchés sur la personnalité de Fettah Malki. Le visage chiffonné et les cheveux en bataille, ce délinquant d’origine algérienne est soupçonné d’avoir vendu un pistolet-mitrailleur, des munitions et un gilet pare-balles à MohamedMerah. Agé de 36 ans, l’ancien pizzaiolo connu11 chwatu &ne ey Slidd11113M-A1 lar - samipleé eutqs ! Aid dans le quartier des Izards pour ses « talents » de revendeurs en tout genre, s’est montré bien plus combatif qu’en première instance. « On dit que le quartier est un terreau [pour l’islamisme], mais c’est faux ! C’est calme, ils sont tous comme moi, des délinquants. Y a certains qui vont à la mosquée, c’est tout. Les religieux, on ne les fréquente pas, ils viennent de Paris, parfois d’Arabie saoudite », a-t-il assuré, visiblement irrité par l’insistance des questions sur son parcours religieux. Tout au long de la procédure, Fettah Malki a nié ses liens avec la mouvance islamiste radicale toulousaine, 2 Mardi 26 mars 2019 Fettah Malki (sur ce dessin à droite, lors du procès de 2017) a été le premier entendu lundi par la cour d’assises. Soleil et vent frais se concurrencent Le temps sera généralement assez ensoleillé sur l’ensemble de la France. Il fera toutefois frais à cause du vent du Nord. Des orages éclateront en Corse avec un vent tempétueux. Le mistral soufflera quant à lui encore très fort en Provence. minimisant sa relation avec MohamedMerah. Très en retrait, presque éteint lors du premier procès, l’accusé a fait preuve cette fois-ci d’un certain aplomb, invitant même les magistrats du parquet à se rendre aux Izards pour vérifier par eux-mêmes l’absence de radicalisation au sein du quartier. A côté, Abdelkader Merah, le buste appuyé contre la rambarde en bois du box et lunettes vissées sur le nez, n’a pas cillé. Ce mardi, les juges l’entendront et reviendront sur son parcours familial. Hélène Sergent Suivez le procès depuis le compte Twitter de notre journaliste  : @helenesergent La météo en France L’entraîneur de kick-boxing qui a tué son élève nie la préméditation Assises La cour d’assises du Gard, à Nîmes, juge jusqu’à mercredi un célèbre entraîneur de kick-boxing de Beaucaire, Marc Garrec. Il est accusé d’avoir abattu d’un coup de fusil l’un de ses élèves, Farid Amara, en avril 2015, puis d’avoir enterré son corps carbonisé dans son jardin. Lundi, au premier jour de son procès, et comme il l’avait fait devant les policiers ou lors de l’instruction, Marc Garrec a reconnu sa culpabilité, mais a nié toute préméditation. Ce sur quoi devraient se cristalliser les débats. Cette circonstance aggravante, si elle était avérée, requalifierait le meurtre en assassinat. Mais « l’enquête a écarté la préméditation », a rappelé l’avocat de la défense, Luc Abratkiewicz. Face au jury, l’accusé a expliqué que Farid Amara le rackettait depuis plusieurs mois – une reconnaissance de dettes avait été retrouvée au domicile de la victime  : « Il m’avait averti que, si j’allais à la police, ce serait pire (…). J‘ai eu peur (…). Je sais qu’il était capable de certains faits. » Une référence au passé judiciaire de Farid Amara. « Il a été lié à un homicide particulièrement sinistre et à des faits de viol, d’extorsion, d’agressions sexuelles », a confirmé à la barre un policier. Marc Garrec, lui, était inconnu des services de police. Les avocats de la partie civile vont tenter de prouver que la victime ne le rackettait pas. Le verdict est attendu mercredi soir. A Nîmes, Jérôme Diesnis
ActuAlité Un quart, c’est toujours trop Addictions En 2017, 23,6% des 18-75 ans dépassaient encore les recommandations en matière d’alcool « Pour votre santé, l’alcool, c’est maximum deux verres par jour, et pas tous les jours. » Santé publique France et le ministère de la Santé ont prévu de vous resservir en messages de prévention, dès ce mardi. L’idée  : inscrire un peu plus dans les mœurs trois limites définies par des experts en 2017 (lire l’encadré). Parallèlement, l’autorité sanitaire publie la première étude épidémiologique sur la consommation d’alcool depuis ces nouvelles recommandations. Et elle réserve des surprises. Améliorer la prévention On y apprend que « 23,6% des 18-75 ans dépassaient en 2017 le repère sur au moins une de ses trois dimensions ». Plus précisément, « 19,2% déclaraient avoir bu plus de 2 verres d’alcool en une journée au moins une fois au cours des sept derniers jours, 9,7% déclaraient avoir bu plus de 10 verres d’alcool et 7,9% déclaraient avoir consommé de l’alcool plus de cinq jours sur sept ». Pour Michel Reynaud, psychiatre, addictologue et président du Fonds Trois limites à retenir Pour une consommation raisonnable d’alcool, ne pas prendre plus de dix verres standards par semaine, pas plus de deux par jour et avoir des jours « off alcool » dans la semaine. les malades réclament l’analyse de la nouvelle formule du médicament.C. Follain/20 Minutes A. Mourad/Sipa une étude rend compte des mauvaises habitudes des Français. Actions Addictions, cette étude et la campagne qui l’accompagne pourraient annoncer « une révolution dans les représentations »  : « Cette prise de conscience que seulement un quart des Français dépassent ces normes peut amener chacun soit à se rassurer, soit à s’interroger sur sa consommation. » Une proportion étonnamment faible pour certains, trop élevée pour d’autres… D’où l’ambition de faire connaître ces seuils. L’étude renseigne aussi sur les profils de ces Français qui boivent trop ou trop régulièrement. Une mine d’or pour imaginer une prévention plus ciblée. Les hommes (33%) sont, par exemple, davantage concernés que les femmes (14%). « On note une baisse de la quantité d’alcool moyenne consommée, souligne Raphaël Andler, chargé d’études à Santé publique France. Mais aussi des modes de consommation différents  : les personnes âgées consomment de l’alcool régulièrement, pendant le repas et en faible quantité, et les jeunes boivent beaucoup et pendant les soirées. » Avec une nuance de taille  : l’étude étant basée sur du déclaratif, il n’est pas exclu que les répondants aient minimisé leurs habitudes. Avec cette campagne et cette étude, l’autorité sanitaire espère encourager un peu plus la prise de conscience de la dangerosité de l’alcool. Ce dont « ne se rendent pas compte les Français », glisse Victor Le Grand, coauteur de Tournée générale, la France et l’alcool (Flammarion), qui considère toutefois que « l’ivresse a l’air moins cool et subversive qu’à une époque ». Oihana Gabriel Les expertises en travers de la gorge Lévothyrox En novembre, le tribunal de grande instance de Toulouse ordonnait l’expertise médicale de plusieurs patients, victimes d’effets indésirables après avoir pris en 2017 la nouvelle formule du Lévothyrox. Avant de pouvoir établir si ces malades ont vraiment subi un préjudice moral et d’anxiété, la justice voulait s’assurer qu’il « existe un lien de causalité (...) entre la prise de Lévothyrox nouvelle formule par les demandeurs et l’apparition ou l’aggravation de leurs troubles ». Les malades ont toutefois décidé de ne pas se plier aux expertises. « Les véritables causes des malaises subis par les malades ne sont pas recherchées, on ne fait que les examiner eux, personnellement et physiquement, sans chercher ce que demandait le tribunal [les liens de causalité entre le médicament et les malaises ressentis] », justifie Jacques Lévy, avocat des plaignants. Le laboratoire Merck, lui, a toujours fait valoir « qu’aucun préjudice n’est établi à ce stade ». Et de s’appuyer sur les analyses réalisées par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), où la nouvelle formule est décrite comme étant « de bonne qualité ». Or, « c’est l’ANSM elle-même qui avait demandé la modification du médicament », tacle M e Lévy, pour qui l’agence est « juge et partie ». A Toulouse, Béatrice Colin 3 Mardi 26 mars 2019 Les Français très attachés à la loi de 1905 Laïcité Y a pas photo. Une enquête Ifop pour la Fondation Jean- Jaurès publiée lundi révèle que 87% des Français sont favorables à la loi de 1905. Elle qui garantit le libre exercice des cultes et impose le principe selon lequel l’Etat ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte. Autres enseignements  : 83% des sondés approuvent la loi de 2004, qui interdit le port de signes religieux ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics. Et 89% sont favorables à la loi de 2010, qui, elle, interdit le port d’un voile intégral couvrant le corps et le visage dans la rue et les espaces publics. Interrogés sur ce qu’apporte la loi de 1905, 30% répondent d’abord qu’elle permet de « séparer les religions et la politique », 22% qu’elle « assure la liberté de conscience », 20% qu’elle permet de « faire reculer l’influence des religions dans notre société » et 19% qu’elle place « toutes les religions sur un pied d’égalité ». Enfin, une minorité de sondés (24%) se disent favorables à un assouplissement de la loi. sepuoaos 1-1 ? Des salariés d’Arjowiggins bloquent des voies SNCF. Quelque 16 000 voyageurs ont été touchés lundi par une interruption du trafic TGV entre Paris et le Sud-Ouest due à une manifestation à la gare de Vendôme (Loir-et-Cher) de salariés du papetier Arjowiggins, menacé de liquidation judiciaire. Ce mardi, le tribunal de Nanterre doit rendre sa décision sur les offres de reprise pour trois des usines de la société. L’océan, bien commun de l’humanité. Lundi, à l’ouverture de nouvelles discussions de l’ONU sur la haute mer, une centaine de députés francais ont plaidé, dans un courrier au gouvernement, pour que « soit reconnue à l’océan la qualité de bien commun de l’humanité ». LE CHIFFRE 1 600 000 C’est le nombre de fumeurs quotidiens en moins depuis 2016. Rien que 600 000 personnes ont arrêté le tabac au premier trimestre 2018. Matignon

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