20 Minutes France n°3399 22 mar 2019
20 Minutes France n°3399 22 mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3399 de 22 mar 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : une haine sans limites.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Actualité Un proc solide comme un roc Etats-Unis Robert Mueller, en charge de l’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne du président Trump, va bientôt rendre son rapport L’Amérique guette les conclusions de son rapport devant le ministère de la Justice plus fébrilement que le dénouement de « Game of Thrones ». Dans l’attente, Robert Mueller, qui a passé près de deux ans à enquêter sur les soupçons de collusion entre la campagne de Donald Trump pour la présidence et la Russie, s’est muré dans un silence monacal. Comme il l’a fait au cours de ses douze années à la tête du FBI après le 11-Septembre, cet ancien marine devrait laisser son travail parler pour lui. « La mission avant tout » Aucun procureur spécial chargé d’enquêter sur un président n’avait fait face à une telle pression. D’un côté, le locataire de la Maison-Blanche l’a attaqué à 186 reprises. De l’autre, les détracteurs de Donald Trump l’ont érigé RENCONTREZ ELIZABETH GEORGE FNAC BERCY VILLAGE JEUDI 28 MARS À 18H DÉDICACE FNAC GRATUITE NOUVEAUTÉ LA PUNITION QU’ELLE MÉRITE #RDVFNAC en figure quasi messianique, persuadés que son rapport aboutira à la destitution du président américain. John Pistole, qui a été son adjoint au FBI, l’assure à 20 Minutes  : Robert Mueller est « l’homme de la situation, impartial et intègre ». Le credo de son ancien patron  : « Mission above self » (la mission avant tout, surtout l’ego). Aîné d’une famille new-yorkaise aisée, Robert Swan Mueller étudie les sciences politiques et les relations internationales, puis s’oriente vers le droit. Il s’engage au Vietnam en 1968 – cette année-là, Donald Trump, lui, échappe au service militaire grâce une exemption médicale, pour un problème osseux, depuis contesté. Au Vietnam, le lieutenant Mueller reçoit une Bronze Star pour « acte de bravoure », lui qui a secouru des soldats blessés face au feu ennemi. ENCORE PLUS SUR FNAC.COM/EVENEMENTS D.R. Y. Gripas/AFP Robert Mueller a été le patron du FBI pendant douze ans. Devenu avocat, puis procureur adjoint du Massachusetts, il supervise dans les années 1990, en tant que chef du département américain de la Justice, les poursuites contre la Libye après l’attentat de Lockerbie, notamment. En 2001, George W. Bush le choisit pour diriger le FBI. Il prend ses fonctions une semaine avant les attentats. John Pistole décrit ces premiers instants  : « Le lendemain [des attaques], il est allé briefer le président sur ce que l’on savait sur les pirates de l’air. Le président Bush l’interrompt  : « C’est très bien tout ça, mais je veux savoir ce que le FBI et le département de la Justice font pour prévenir la prochaine 8 Vendredi 22 mars 2019 attaque ». » Une question qui ne l’a « jamais quittée » à chaque briefing hebdomadaire avec George W. Bush, puis Barack Obama. « Il a transformé le FBI, faisant passer le Bureau du réactif au préventif, d’une force policière poursuivant les criminels à une agence de lutte contre le terrorisme. C’est son plus gros succès », estime John Pistole. En 2013, le président Obama lui rend un hommage appuyé lors de son départ à la retraite  : « Un nombre incalculable d’Américains sont en vie aujourd’hui, et notre pays est plus sûr grâce au travail incroyable du FBI sous la direction de Bob Mueller. » De notre correspondant en Californie, Philippe Berry Philippe qui boycotte le Sénat, « c’est une marque de faiblesse » Affaire Benalla Un fait rarissime dans l’histoire politique française. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a décidé, jeudi, de boycotter les questions au gouvernement au Sénat. Une façon de protester contre la décision de ce dernier de saisir la justice du cas d’Alexandre Benalla, mais également de ceux de trois proches d’Emmanuel Macron (Patrick Strzoda, son directeur de cabinet, Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, et le général Lionel Lavergne, chef du groupe de sécurité de la présidence). Une « réaction disproportionnée », selon Stéphane Rozès, président de la société de conseil CAP (Conseils, analyses et perspectives). Et qui est « une marque de faiblesse »  : « Quand on a quelque chose à dire, on monte à la tribune et on s’exprime, poursuit l’enseignant à Sciences po. On ne peut pas en appeler au sens des responsabilités du Sénat quand, soi-même, on ne veut pas participer à un rendez-vous traditionnel, où l’exécutif doit venir rendre des comptes. Le gouvernement ne doit pas faire la politique de la chaise vide. » Mais comment alors, aujourd’hui, pourraient évoluer les relations entre l’exécutif et le Sénat ? Chamussy/Sipa « L’exécutif a intérêt à montrer qu’il fonctionne correctement et qu’il connaît les droits du Sénat, explique Stéphane Rozès. Le Sénat, lui, a intérêt à aller au-delà des tensions. Car, à l’issue du grand débat national, le président va tirer les conclusions et pourrait envisager des réformes institutionnelles, notamment concernant le Sénat. Ce n’est pas le moment pour le Sénat d’entrer en guerre avec le président. » Manon Aublanc ##JEV#200-258-https://bit.ly/2FsVgyV##JEV# Edouard Philippe, Premier ministre.



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