20 Minutes France n°3391ES9 7 mar 2019
20 Minutes France n°3391ES9 7 mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3391ES9 de 7 mar 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : Paris perd la main.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 2 - 3  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
2 3
ActuAlité Les élèves virés ne sont pas oubliés Education Dans son plan sur les violences scolaires, l’exécutif veut des structures pour ceux qui sont exclus En 2016-2017, 23 732 élèves ont été exclus définitivement de leur établissement. Et ceux qui ont été renvoyés de plusieurs bahuts posent souvent problème à leur arrivée dans un nouveau collège ou un nouveau lycée, cumulant retards dans les apprentissages, difficultés relationnelles et sentiment de dévalorisation. « Il n’y a pas de processus d’accueil codifié, déplore Philippe Vincent, secrétaire général du SNPDEN (principal syndicat des chefs d’établissement). Chaque établissement gère ces élèves comme il le peut. » Mercredi, le plan contre les violences scolaires était en discussion en Conseil des ministres. Il prévoit des mesures pour venir en aide à ces élèves polyexclus. « L’objectif est de resocialiser » Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a déjà affirmé qu’il souhaite la création de structures pour ces élèves renvoyés de plusieurs établissements. Une option également suggérée par le rapport du groupe de travail chargé de réfléchir au futur plan, dont 20 Minutes s’est procuré quelques extraits. Celui-ci recommande de « créer des internats tremplins pour des élèves de collèges et de lycées qui en sont à leur deuxième exclusion dans les treize régions académiques ». Selon La météo en France I.eve'ICI 11 11'di'11 12 15 rainbiee in été0 14 1. ! 7 7.-15 10. 18 15 17 l 4.7 ; 4=, *4-7 41. Mrohana/Getty Images le gouvernement compte notamment s’appuyer sur le principe des internats-relais, créés il y a 5 ans. le rapport, « l’internat apparaît comme condition de la réussite du dispositif. La rupture momentanée des élèves avec leur famille, leur groupe social ou leur environnement est censée permettre un travail de recadrage comportemental, base d’une poursuite de scolarité avec une remise à niveau. » « Ces structures fonctionneraient sur le principe des internats-relais qui existent depuis 2014, précise le député LREM Stéphane Testé, coauteur du rapport. Il en existe dix aujourd’hui. Il s’agirait de les développer pour en avoir un dans chaque académie. Les élèves volontaires de 12 à 18 ans y seraient Mars oblige, les giboulées sont de la partie Un ciel de traîne est à prévoir ce jeudi sur l’ensemble du territoire. Des giboulées sont attendues dans le Nord et le long de la frontière belge. Le pourtour méditerranéen et la Corse devraient rester au sec, alors que la tramontane et le vent d’ouest souffleront fort. PR ÉV I sroNs [ÉCAILLÉES & 1VOS SKI FUI-ES I achal nerneleo.com accueillis en effectif réduit sur la base d’un contrat formalisé avec leur famille. Les jeunes pourraient y être admis pour des périodes variables avant de retourner dans un établissement classique. L’objectif est de les resocialiser et d’éviter qu’ils décrochent. » Cependant, des questions demeurent sur ces structures. Notamment si on se réfère aux établissements de réinsertion scolaire (ERS), créés sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui accueillaient des élèves perturbateurs de 13 à 16 ans et qui ont été supprimés en 2014. Selon le rapport, l’échec des ERS était dû au fait qu’ils accueillaient 2 Jeudi 7 mars 2019 Les fouilles en prison font débat après l’attaque de Condé-sur-Sarthe Sécurité Deux gardiens ont été grièvement blessés à la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), mardi. L’agresseur était muni d’un couteau en céramique. Au lendemain de l’attaque, la présence de cette arme relance la question des fouilles. Aujourd’hui, lors d’une visite, une personne passe sous un portique. S’il sonne, l’agent pénitentiaire peut demander à faire une fouille par palpation. Si le visiteur refuse – il en a le droit –, il ne pourra pas entrer. « Si le portique ne sonne pas, une fouille plus poussée n’est pas possible », prévient Christophe Dorangeville, de la CGT Pénitentiaire. Or, par définition, un couteau en céramique ne sonne pas sous un détecteur de métaux. Pour les détenus, les fouilles internes, dans les cavités corporelles, sont des élèves aux profils très différents, et pas uniquement des polyexclus. Reste à savoir aussi si les pouvoirs publics mettront les moyens dans ces futures structures. « Car pour qu’elles soient efficaces, il faut qu’elles soient dotées d’équipes pluridisciplinaires (enseignants, travailleurs sociaux, personnels de santé...), d’équipements sportifs et artistiques pour éviter les temps libres trop importants », estime Philippe Vincent. Et les arbitrages financiers entre les ministères pourraient contribuer au retard à l’allumage de ce plan, attendu depuis des semaines. Delphine Bancaud « interdites, sauf circonstances exceptionnelles et avec avis médical », précise Nicolas Ferran, de l’Observatoire international des prisons. Les autres types de fouilles, par palpation ou à nu, doivent être justifiées. « La grosse problématique, c’est le cadre législatif », estime la CGT. Dans le viseur, l’article 57 de la loi pénitentiaire de 2009, qui impose cette justification des fouilles. Pour les gardiens, il met en jeu la sécurité. « Il y a aussi une question de moyens humains, avec 1 gardien pour 100 détenus, et matériels », note Nicolas Ferran. Ainsi, il existe des portiques plus précis, comme des scanners corporels à ondes millimétriques, mais il faut rester à l’intérieur « 3 à 4 minutes », observe Christophe Dorangeville. Et ils coûtent cher. Rachel Garrat-Valcarcel
ActuAlité Huit femmes portent plainte contre un reporter du « Monde » Info « 20 Minutes » Le journaliste est soupçonné de « violences psychologiques » et de « harcèlement sexuel » « C’était en 2017, il devait être près de 23 h quand j’ai reçu son message sur Facebook, via l’application Messenger », se souvient la journaliste Fanny Bouton. Ce soir-là, un reporter du Monde qu’elle n’a jamais rencontré, mais avec qui elle partage plus de 200 relations professionnelles sur ce réseau social, lui transfère un lien vers le site de partage d’images Flickr. « J’ai cliqué et je suis tombée sur des photos de lui entièrement nu. On voyait distinctement son visage, il ne se cachait pas du tout. » Immédiatement après, l’homme s’excuse et invoque une mauvaise manipulation. « Une amie a reçu les mêmes clichés de la part du même homme. » Fanny Bouton, journaliste « Sur le moment, je n’ai pas répondu, j’ai laissé couler. Je me suis simplement dit  : « Pauvre gars » », poursuit cette spécialiste des jeux vidéo et des nouvelles technologies. En juin 2018, la jeune femme effectue un voyage entre amies, la plupart d’entre elles sont attachées de presse. « J’ai évoqué cette histoire de photos et l’une d’elles a immédiatement réagi. Elle avait reçu les mêmes clichés de la part du même homme », souffle Fanny Bouton. Huit mois plus tard, le scandale de la « Ligue du lol », révélé par Libération, éclate et fait office de « déclic ». Le 12 février, elle décide de lancer sur sa page Facebook cet appel à témoignages  : « Hey les filles journalistes et attachées de presse, M. Medina/AFP avez-vous déjà reçu d’un journaliste du Monde des photos de lui nu ? (…) On est déjà trois à avoir eu affaire à lui. » En deux jours, Fanny Bouton est contactée par une dizaine d’autres femmes. Toutes racontent le même mode opératoire, la même stupéfaction, le sentiment de gêne et le malaise. Ce 6 mars 2019, huit d’entre elles ont choisi de déposer plainte contreX, quatre pour « harcèlement sexuel » et toutes pour « violences psychologiques ». Ces femmes accusent le reporter de leur avoir envoyé, sans leur consentement, des images de lui à caractère sexuel. La plainte déposée mercredi fait état de messages très similaires envoyés entre 2012 et 2017 sur Messenger. Si certaines ont côtoyé ce journaliste dans le cadre de leur profession, d’autres, comme Fanny Bouton, ne l’ont jamais rencontré. Dans les nombreux messages que nous avons pu consulter, le journaliste utilise toujours les mêmes procédés. S’il assume parfois pleinement l’envoi de ces photos – qui intervient toujours tard le soir – qu’il juge « plutôt sages », il plaide aussi auprès de certaines le piratage ou l’erreur de destinataire. « Mais très vite, alors que ses interlocutrices restent très polies ou lui font part de leur malaise, il va proposer à certaines un déjeuner, insister Le salarié « a été mis à pied à titre conservatoire » Quelques heures après la publication de l’appel à témoignages par Fanny Bouton, la direction de la rédaction du journal l’a contactée. « Ils étaient très inquiets », précise-t-elle. « Dès que nous avons eu connaissance de ces témoignages, nous avons déclenché une procédure d’enquête interne, qui est toujours en cours », confirme à 20 Minutes Jérôme Fenoglio, directeur du Monde. Selon nos informations, l’homme aurait été rapidement identifié après un témoignage en interne. « Le salarié a été mis à pied à titre conservatoire dans l’attente d’un entretien formel auquel il était convoqué à la fin du mois de février », ajoute le directeur du journal. Hospitalisé, l’individu mis en cause souffrirait d’une maladie chronique. pour avoir l’avis de ces femmes sur les photos, et tente toujours de savoir si elles ont bien cliqué sur le lien qui renvoie vers ces images », explique Valentine Rebérioux, l’avocate des plaignantes. « Le traitement médicamenteux suivi par le salarié pourrait être la cause de ses agissements. » Jérôme Fenoglio, directeur du « Monde » Hospitalisé depuis plusieurs semaines, l’homme souffrirait depuis plusieurs années d’une maladie chronique. « C’est un dossier très complexe. Il existe une forte présomption à l’égard du traitement médicamenteux suivi par le salarié et qui pourrait être la cause de tout ou d’une partie de ses agissements », révèle Jérôme Fenoglio, directeur du Monde. « C’est un moment douloureux pour la famille, qui comprend la colère des femmes concernées et a donc tenu à expliquer qu’elle est ellemême confrontée à la maladie et aux conséquences des effets secondaires liés aux médicaments auparavant prescrits », a fait savoir à 20 Minutes l’avocat des proches du journaliste. Fanny Bouton, elle, insiste pour préserver l’anonymat de ce reporter  : « On ne souhaite pas que cet homme fasse l’objet d’un lynchage. A travers cette plainte, on veut surtout rappeler que ce type de comportement – qui existe dans tous les milieux, tous les secteurs d’activité et qui vise essentiellement les femmes – n’est plus acceptable. » Hélène Sergent 3 Jeudi 7 mars 2019 Carlos Ghosn est sorti de prison Justice Après plus de cent jours passés en détention sur des accusations de malversations financières, Carlos Ghosn a été libéré sous caution mercredi de la prison de Kosuge à Tokyo. L’ex-patron de Renault et Nissan est sorti du centre de détention encadré de gardiens avant de s’engouffrer dans une voiture gris clair banalisée, avec un de ses avocats japonais, devant les objectifs de dizaines de caméras et appareils photo. Via son avocat, Carlos Ghosn a payé une caution d’environ huit millions d’euros. Moyennant le versement de cette somme, le tribunal de Tokyo avait accepté mardi la remise en liberté de l’ex-PDG et un deuxième juge avait rejeté dans la nuit de mardi à mercredi un appel lancé par le procureur. « Il est désormais déterminé à se défendre et à prouver son innocence, indique à 20 MinutesJean- Yves Le Borgne, son avocat français. Les autorités ont parlé d’un procès à une échéance de six mois environ, soit à partir de septembre. Mais rien n’est encore sûr. Il a remis ses passeports aux autorités et a promis de ne pas fuir le pays. » n n r u secondes Wauquiez dévoile la liste LR pour les européennes. La commission d’investiture des Républicains (LR) a désigné mercredi vingt candidats supplémentaires pour les élections européennes en précisant leur ordre, contrairement à ce qui était annoncé. Y figurent notamment Nadine Morano (4 e), Brice Hortefeux (5 e) et l’élu francilien proche de Nicolas Sarkozy, Frédéric Péchenard (9 e). L’ONU réclame à Paris une enquête sur les violences policières. Après les violences policières pointées du doigt par de nombreux « gilets jaunes », depuis le début des manifestations le 17 novembre, la haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU a réclamé mercredi à la France une « enquête approfondie ». Les Français à l’heure d’été. Pour ou contre le changement d’heure ? Plus de deux millions de Français ont répondu à cette question dans une grande consultation citoyenne organisée par l’Assemblée nationale, un record. Les résultats sont confirmés  : plus de 80% des votants souhaitent y mettre fin, et une majorité veut opter pour l’heure d’été.

1 2-3 4-5 6-7 8-9 10


Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :