20 Minutes France n°3391ES3 27 fév 2019
20 Minutes France n°3391ES3 27 fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3391ES3 de 27 fév 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : l'Algérie crie son "non".

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuAlité 19 18- 17 21 20 22'01 21 21 23 25 eake météo 17 le 17 eMo 18 19 - 19.." PRÉVISIONS DÉTAILLÉES & CCIMPLÈTES Làdhainerneleo.dbm 2 Mercredi 27 février 2019 Les aides publiques de Ford agacent Economie Les collectivités aimeraient récupérer des sommes versées à l’entreprise « On va demander qu’un amendement soit pris en urgence. » Christine Bost, vice-présidente du département de la Gironde Ford veut bel et bien tirer le rideau sur son site girondin de Blanquefort, qui représente plus de 850 emplois directs et 2 000 induits. Le groupe américain vient de refuser la seconde offre du groupe Punch pour la reprise de l’usine et, d’ici lundi prochain, la Direccte doit se prononcer sur le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). S’il est validé, le site industriel sera fermé fin août. Dans ce contexte, beaucoup mettent en cause le versement d’aides publiques à cette multinationale qui réalise des bénéfices. « Ford Aquitaine Industries devait toucher 26 millions d’euros sur la période 2013-2018 », estime le service communication de Ford France. La préfecture parle d’environ 15 millions d’euros débloqués par l’Etat et 7 millions par les collectivités, soit un total de 22 millions d’euros. Un écart qui s’explique probablement par le fait que certaines aides programmées n’avaient pas encore été versées La météo en France N. Messyasz/Sipa Si le site n’est pas repris par Punch et que le PSE n’est pas homologué, des employés pourraient être licenciés.complètement. Plusieurs collectivités ont déjà annoncé leur volonté de récupérer les sommes versées, puisqu’elles étaient conditionnées au maintien de 1000 emplois sur le site. « 1,3 million d’euros ont été versés (par le département seul) sur les 2 millions promis et on a émis un titre de recettes au mois de décembre pour bénéficier d’un remboursement », explique Christine Bost, vice-présidente (PS) du conseil départemental de la Gironde. Les syndicats avancent qu’au total les aides avoisinent les 40 millions d’euros contre les 26 millions avancés par Ford, car ils prennent en compte les Surprise, voici une journée d’été en hiver Le soleil brillera sur tout le pays, pas une goutte de pluie ni un nuage gris à l’horizon. Le ciel sera légèrement voilé à Paris et dans l’Est. Quant aux températures, elles seront dignes d’un mois de mai. Il fera entre 17 °C à Brest et 25 °C à Hendaye. aides « indirectes » qui ont bénéficié à l’entreprise, comme le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et les mesures de chômage partiel (puisque l’employeur bénéficie d’une allocation de l’Etat correspondant aux heures chômées). « On va demander au ministre de l’Economie et au président de la République qu’un amendement soit pris en urgence pour éviter que le groupe ne garde le bénéfice foncier de ce site en partant, pointe Christine Bost. Ce serait une sorte de préemption mais pour un site industriel. » Si la puissance publique récupère Le cannabis thérapeutique au secours des malades de Parkinson ? Recherche Marseille, à la pointe sur le cannabis. Sur le cannabis thérapeutique plus exactement, puisque les équipes de Dhune, un centre d’excellence pour les maladies neurodégénératives, et l’association France Parkinson, lancent en partenariat deux études sur les effets de cette substance sur la maladie de Parkinson. La première étudiera les effets de deux principes actifs du cannabis, le tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD), sur les symptômes de la maladie de Parkinson, chez le rat. « Nous avons obtenu les financements et le feu vert des autorités pour [la] lancer (…). Elle devrait débuter dans les prochaines semaines », explique le professeur Alexandre Eusebio, du pôle le site, il sera encore temps, pour la vice-présidente du conseil départemental, de discuter avec Punch. Resteront des détails à régler dans cette hypothèse, puisque Ford était censé assurer une transition locale, pendant deux à trois ans. Véronique Ferreira, la maire (PS) de Blanquefort, évoque la possibilité d’une reprise par les autorités pour un euro symbolique. Si le 4 mars le PSE n’est pas homologué, cela déclencherait les droits à la préretraite des salariés concernés, et les licenciements interviendraient en septembre. A Bordeaux, Elsa Provenzano neurosciences cliniques à l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille. La seconde étudiera aussi les effets du THC et du CBD sur les symptômes de la maladie de Parkinson, mais cette fois chez l’homme. Elle sera menée par l’équipe de chercheurs composée également de Jean-Philippe Azulay, chef du service neurologie à la Timone, Olivier Blin, responsable de Dhune, et Christelle Baunez, directrice de recherche au CNRS. Cependant, elle n’a pas encore reçu le feu vert des autorités. « Cela ne diffère pas des protocoles classiques, nous devons fournir des informations sur la faisabilité de l’étude, ainsi que sur la sécurité des personnes testées », détaille Alexandre Eusebio. A Marseille, Adrien Max
ActuAlité « Les Algériens ont fait tomber le mur de la peur » Politique Ils sont des milliers à sortir dans les rues en Algérie pour s’opposer à un nouveau mandat de Bouteflika « Il est vivant ! », s’écrie un homme. « Bouteflika ? », lui demande un autre. « Non, le peuple ! », lui rétorque le premier. Pour Selma Belaala, chercheuse à l’université de Warwick et spécialiste de l’Afrique du Nord, ces propos d’un dessin de presse du dessinateur algérien Ali Dilem illustrent l’atmosphère en Algérie. Depuis vendredi, des manifestations se déroulent dans le pays pour s’opposer à un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, très affaibli par un accident vasculaire cérébral survenu en 2013. Vendredi, ils étaient des milliers dans les rues d’Alger, alors que toute manifestation y est interdite. « On peut être surpris de l’ampleur de ces manifestations après quinze ans de silence, note Selma Belaala. En 2011, lors du printemps « Le mouvement témoigne d’un ras-lebol pour un dirigeant qui s’accroche au pouvoir. » Nacer Djabi, sociologue arabe, les Algériens étaient restés en retrait. » Même en 2014, la candidature à un quatrième mandat de Bouteflika avait été peu contestée. Un long silence de la population que Selma Belaala explique par le traumatisme de la guerre civile ##JEV#117-99-https://bit.ly/2VgPgOJ##JEV# Les étudiants aussi s’opposent à un 5 e mandat La perspective d’un 5 e mandat du président Abdelaziz Bouteflika ne réjouit pas une partie de la jeunesse algérienne. Après les manifestations de masse de vendredi, puis les cortèges de moindre ampleur dimanche et lundi, les étudiants ont pris le relais de la contestation avec des rassemblements à Alger et dans la plupart des grandes villes du pays. La force des réseaux sociaux Mardi matin, environ 500 étudiants se sont regroupés à l’intérieur de la fac centrale d’Alger, aux cris de « Non au 5 e mandat ! », « Bouteflika dégage ! » ou R. Kramdi/AFP Après des années de silence, le peuple était dans les rues d’Alger, mardi. (1991-2002). « Il y avait cette volonté de la majorité de ne laisser aucune brèche au mouvement djihadiste », analyse-telle. Abdelaziz Bouteflika était alors vu comme le rempart au chaos. Mais la situation économique s’est rapidement dégradée avec l’effondrement des cours du pétrole. « L’Algérie est encore très loin de ce qui se passe au Venezuela, pondère le sociologue Nacer Djabi. Le mouvement actuel témoigne surtout d’un ras-le-bol pour un dirigeant politique qui s’accroche au pouvoir et qui a passé son dernier mandat malade, sans rencontrer aucun autre chef d’Etat, sans faire aucune déclaration publique… » « Algérie libre et démocratique ». Les agents de sécurité de l’université ont cadenassé les grilles pour les empêcher de sortir. Dans l’après-midi, ils ont commencé une marche et ont été rejoints par d’autres groupes jusqu’à former un cortège de plusieurs milliers de personnes, au centre de la capitale. Après une phase d’observation du mouvement, la police a finalement fait usage de gaz lacrymogène pour tenter de disperser la foule, et quelques heurts, avec des jets de pierre, ont été signalés. Pour de nombreux observateurs, la participation de la jeunesse algérienne est jugée Maintenant que « les Algériens ont fait tomber le mur de la peur », selon les mots de Nacer Djabi, reste à deviner la suite. « Si la candidature de Bouteflika est maintenue, il gagnera avec plus de 80% des voix, assure le sociologue. Les jeux sont déjà faits. Une intervention musclée des forces de l’ordre pour faire taire les manifestants ferait imploser le pays. Je ne vois pas comment cette candidature peut être maintenue. » Pourtant, mardi, Abdelmalek Sellal, le directeur de campagne d’Abdelaziz Bouteflika, a annoncé que le président déposerait, le 3 mars, sa candidature auprès du Conseil constitutionnel. Fabrice Pouliquen « inédite ». « Ils ont répondu à des appels au soulèvement anonymes lancés sur Facebook, précise Nacer Djabi. Les réseaux sociaux sont devenus la première force mobilisatrice de l’Algérie. » Ainsi, avec le hashtag « Non au 5 e mandat », différents rassemblements hors de l’agglomération algéroise ont été rapportés. Le site d’information TSA (Tout sur l’Algérie) a ainsi évoqué les cas des villes de Constantine (400 km à l’est d’Alger), Tizi Ouzou (100 km à l’est d’Alger), Ouargla (est) ou encore Annaba, dans le nord-est du pays. D’autres images, authentifiées, ont été publiées à Oran. K. Tribouillard/AFP 3 Mercredi 27 février 2019 Benalla et Crase obtiennent leur remise en liberté Justice Ils auront passé une semaine tout pile en prison. Alexandre Benalla et Vincent Crase ont été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire, mardi après-midi. L’ancien chargé de mission d’Emmanuel Macron et son acolyte, mis en examen pour les événements de la place de la Contrescarpe, avaient été placés en détention provisoire le 19 février. Leur contrôle judiciaire avait été révoqué après la révélation, par Mediapart, d’enregistrements laissant entendre qu’ils s’étaient rencontrés alors qu’ils n’en avaient pas le droit. Après avoir échoué à les remettre en liberté une première fois vendredi, les avocats des deux hommes avaient indiqué leur intention de saisir la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. C’est donc celle-ci qui a décidé de revenir sur la décision rendue il y a une semaine en remettant les deux hommes en liberté et en ordonnant, à nouveau, leur placement sous contrôle judiciaire. « Les mesures du [précédent] contrôle judiciaire reprennent leurs effets », a indiqué le parquet général de Paris dans un communiqué. V. V.nnru secondes Michèle Alliot-Marie mise en examen. L’eurodéputée et ancienne ministre de Nicolas Sarkozy Michèle Alliot-Marie a été mise en examen le 21 février pour « prise illégale d’intérêt » dans une enquête portant sur des mouvements de fonds suspects au sein d’associations locales chargées de l’organisation d’un festival présidé par son père, à Saint-Jeande-Luz (Pyrénées-Atlantiques). « Un verdict de culpabilité » pour Mehdi Nemmouche ? Le parquet fédéral a réclamé, mardi, « un verdict de culpabilité » au jury chargé de juger Mehdi Nemmouche, accusé aux assises d’« assassinats terroristes » au Musée juif de Bruxelles, le 24 mai 2014. Le jury devrait se prononcer le 7 mars sur la culpabilité ou non du djihadiste français.

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