20 Minutes France n°3389 15 fév 2019
20 Minutes France n°3389 15 fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3389 de 15 fév 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 6,6 Mo

  • Dans ce numéro : un horizon sans médecin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Actualité Bloqués sur l’accès aux soins Dans le sillage du grand débat national lancé pour répondre à la crise des « gilets jaunes », 20 Minutes donne la parole aux acteurs de ce mouvement inédit, désormais confrontés à cette même problématique  : rester visible. A Mantes-la-Jolie, Toulouse, Saint-Dizier… La série se décline en reportages publiés chaque vendredi jusqu’au 8 mars. #Restervisible La question des déserts médicaux est absente du grand débat « Il fait beau en ce moment. Sauf ici. » Sandrine Baule fixe un rond-point. Celui de la zone commerciale la Baronnie, au Pont-de-Beauvoisin (Savoie). Une commune de 2 000 habitants où le mouvement des « gilets jaunes » a été marqué par son premier drame. Chantal Mazet, 63 ans, est morte le 17 novembre, renversée par une conductrice « paniquée », selon les autorités, car elle devait emmener son enfant chez le médecin. Sandrine Baule a assisté à la scène. Elle enrage  : « C’est vrai que, dans ce coin-là, ce n’est pas toujours facile d’obtenir un rendez-vous chez le médecin. Mais de là à tuer ? » « Wanted médecin » Certes, Le Pont-de-Beauvoisin a « la chance » de bénéficier d’un hôpital d’urgence, « pour les premiers soins seulement », reconnaît Alan, un autre « gilet jaune ». Néanmoins, dans cette partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes, entre Savoie et Isère, les médecins généralistes sont trop peu nombreux. « Il Jusqu’à présent, la consultation a donné lieu à 850 000 contributions. E. Petit/20 Mnutes A. Mourad/Sipa Le Pont-de-Beauvoisin a été marqué par le décès d’un « gilet jaune ». m’a fallu huit ans pour en trouver un qui accepte de devenir mon médecin référent ! » s’insurge Franck Cocolon. Aide-soignant au centre hospitalier psychiatrique de Grenoble, il est aussi une « blouse blanche », déçu par le plan santé du gouvernement annoncé en septembre et par l’absence dans le grand débat national d’un volet consacré au manque de médecins dans certains départements. Pourtant, selon les derniers chiffres du Conseil national de l’ordre des médecins, publiés fin 2018, la Savoie et l’Isère ne sont pas les départements les plus nécrosés de France. « La Savoie est plutôt épargnée, explique Marc Barthez, président du syndicat Fédération des médecins de France. Et puis, vu le nombre d’habitants dans certaines communes, y a-t-il vraiment besoin d’un médecin ? » En Savoie, des maires tentent de lutter contre les déserts médicaux. A Valloire, par exemple, petite station de sports d’hiver, la municipalité a « sorti » 400 000 € pour reprendre et rénover son unique centre médical, dont le propriétaire souhaitait se séparer. Depuis, les murs, mais aussi l’équipement, lui appartiennent. « Même le stéthoscope est à nous », s’amuse le maire, Jean-Pierre Rougeaux. L’un des trois médecins, désormais retraités, est même resté pour former deux jeunes arrivants. Dans la vallée, le maire des Molettes, Jean-Claude Nicolle, est allé jusqu’à placarder des affiches « Wanted médecin » et à rénover un sous-sol à ses frais pour faire venir un remplaçant au médecin de la ville qui partait à la retraite. Sans succès. La question des déserts médicaux finira-t-elle par s’inviter dans le grand débat ? Ce dernier doit s’achever le 18 mars. De notre envoyée spéciale au Pont-de-Beauvoisin, Emilie Petit Grand débat, grand traitement Politique Cela fait un mois que le grand débat a été lancé par Emmanuel Macron pour répondre à la crise des « gilets jaunes ». Selon le site officiel, plus de 3 000 réunions locales ont été déclarées et 850 000 contributions ont été déposées à mi-parcours. Mais comment ces nombreuses contributions vont-elles être traitées ? L’ensemble des contributions numériques, recueillies jusqu’au 18 mars, sera analysé par l’institut de sondage OpinionWay. Les contributions libres, comme les cahiers de doléances et autres courriers, seront collectées jusqu’au 20 février, puis transmis à la Bibliothèque nationale de France. Son travail sera important  : numériser les contenus et retranscrire numériquement les pages dactylographiées. Ces résultats doivent ensuite être analysés par Roland Berger, associé à Cognito et BlueNove, prestataires spécialisés dans la « civic tech », l’intelligence collective et le traitement de données de masse. Contacté par 20 Minutes, le service presse du grand débat national ne donne pas le coût des opérations de traitement des données, mais évoque un budget prévisionnel global « entre 10 et 15 millions d’euros », qui pourra être dépassé. Le coût réel sera connu à la fin des travaux. Laure Cometti et Thibaut Le Gal 8 Vendredi 15 février 2019 L’Europe interdit définitivement la pêche électrique Environnement Les pêcheurs néerlandais sont « furieux ». L’eurodéputé français Younous Omarjee (GUE, gauche radicale), lui, a salué une « avancée historique ». L’ONG Bloom s’est réjouie d’un changement dans les esprits. Mercredi, tard dans la nuit, les négociateurs du Parlement européen et des Etats membres se sont entendus pour interdire la pêche électrique à partir du 1er juillet 2021. Cette technique, qui consiste à envoyer depuis un chalut des impulsions électriques dans le sédiment pour y capturer des poissons vivant au fond des mers, est principalement pratiquée aux Pays- Bas. Les pêcheurs français, eux, se sont toujours opposés à cette pêche, l’accusant d’être destructrice pour les fonds marins. Jeudi, le ministère français de l’Agriculture et de la Pêche a indiqué qu’il lancerait la procédure d’interdiction dans les eaux sous souveraineté française (soit 22,2 km de mer côtière) dès la publication du règlement européen, et donc avant même la date limite de 2021.nnru secondes Airbus annonce la fin de l’A380. Airbus a annoncé, jeudi, la fin de la production de l’A380. Le plus grand transporteur au monde est entré en service en 2007. Ses livraisons cesseront en 2021. Plébiscité par les passagers, ce fleuron industriel a hissé l’avionneur européen au rang de rival de Boeing sur les gros-porteurs, mais il restera un échec commercial. Semi-liberté pour Dettinger. L’ex-boxeur Christophe Dettinger a été condamné mercredi à un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté, et à dix-huit mois de sursis avec mise à l’épreuve. Le 5 janvier, lors de l’acte 8 des « gilets jaunes », il avait frappé deux gendarmes. Il est aussi interdit de séjour à Paris durant six mois. Le chômage à son plus bas niveau depuis dix ans. Le taux de chômage est en recul de 0,3 point à 8,8% de la population active en France entière (hors Mayotte) au quatrième trimestre 2018, son plus bas niveau depuis 2009, selon des chiffres provisoires de l’Insee publiés lundi.
Actualité Une recherche stratégique Cancer pédiatrique Caractéristiques, traitements, avancées... La maladie chez l’enfant n’est pas du tout la même que chez l’adulte Une nuit pour 2 500 voix. Ce vendredi, Journée internationale des cancers de l’enfant, des centaines de concerts sont organisés en France pour récolter des dons dans l’espoir de faire avancer la recherche. Pourquoi 2 500 ? Parce que c’est le nombre d’enfants atteints par la maladie chaque année. Cinq cents ne seront pas guéris. Des chiffres qui font froid dans le dos, mais qui commencent à sortir de l’oubli. Budget spécifique « Un colloque organisé à l’Assemblée en mai a fait bouger les lignes, se félicite Benoît Simian, député LREM. Puis les associations se sont fédérées, avec le collectif Grandir sans cancer, ce qui a facilité les travaux des parlementaires. » En novembre, la ministre de la Recherche, Frédérique Vidal, a annoncé la création d’un fonds spécifique de 5 millions d’euros pour la recherche sur les cancers pédiatriques. Une victoire en demi-teinte pour les associations, qui réclamaient 20 millions d’euros. Mais « on peut espérer faire évoluer cette enveloppe », avance Stéphane Vedrenne, président d’Eva pour la vie, du nom de sa fille décédée d’un cancer. « Le gouvernement a vu que les cancers de l’enfant méritaient une attention particulière », salue Olivier Delattre, directeur du centre de pédiatrie de l’Institut Curie. « Dans le nouveau plan, cette vision sectorielle pourrait attirer sur cette spécialité des chercheurs qui, auparavant, pouvaient être découragés, car ils risquaient de passer plus de temps à chercher des financements que des médicaments », estime Benoît Simian. Les oncologues, eux, insistent sur l’importance de développer des Les comptes sont un peu flous Fonction publique Olivier Dussopt, le secrétaire d’Etat auprès de Gérald Darmanin, a présenté jeudi matin l’un des principaux projets de loi de l’année 2019  : la réforme de la fonction publique. « Nous voulons bâtir la fonction publique du XXI e siècle », a affirmé Olivier Dussopt. Mais avec quels effectifs ? Le programme d’Emmanuel Macron prévoit en effet 120 000 suppressions de poste d’ici à 2022, dont 50 000 dans la fonction publique d’Etat, le reste (70 000) devant être assumé par les collectivités locales (mairies, conseils départementaux, etc). Or, le projet de loi (comme Olivier Dussopt) reste évasif sur le sujet. L’exposé des motifs est plus clair. Le futur texte vise à engager l’Etat « dans une démarche d’accompagnement exemplaire (…), notamment dans le cadre de départs volontaires ». Il s’agit, par exemple, de permettre à un agent d’être « mis à disposition » d’une entreprise privée « en vue d’une reconversion professionnelle », en apportant des garanties de maintien du salaire. L’exécutif veut aussi que les fonctionnaires, dont ers le service est externalisé, voient leur contrat de travail transformé en CDI, tout en gardant la possibilité de revenir dans l’administration. Ces dispositifs, en plus J. Witt/Sipa des départs à la retraite non remplacés, seront-ils suffisants pour respecter la promesse de campagne du chef de l’Etat ? Dans le même temps, le gouvernement doit faire face à la contestation des « gilets jaunes », dont beaucoup protestent contre la disparition des services publics. Comment donc rassurer l’opinion sans trahir les engagements présidentiels ? Les organisations de la branche doivent se réunir lundi pour déterminer si elles appellent à la grève. Nicolas Raffin F..:1111i..o.i Projet de 10i Egt. 1.,Ormark.r1 do la Fondion publicper Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat. I. Harsin/Sipa Ce vendredi est la Journée internationale des cancers de l’enfant. projets uniquement sur les cancers pédiatriques, parce que les maladies ne sont pas les mêmes. Ni cancer du poumon, de la prostate ou du sein chez les enfants, mais des neuroblastomes, cancers du tronc cérébral et autres leucémies. « La différence porte aussi sur leurs caractéristiques, souligne Dominique Valteau-Couanet, cheffe du département de cancérologie de l’enfant au centre Gustave-Roussy (Villejuif). Chez les adultes, les cancers ont beaucoup de mutations, pas chez l’enfant, du coup, les immunothérapies n’ont pas la même efficacité. » Le chantier reste vaste, avec trois enjeux majeurs  : comprendre les causes de Irlditexi Pr& (11.1.rila J1,5  : Ill Ah, à tqr3SIATJaie armilr etz A.t5111 LUCRE CLAUDE RMICCNIS 5 vrais artistes d'exception sur scene.1511.kra en lananra Eric glalla'Mima - Orrimare 1.aurcid Carne CASINO DE PARIS Lundi 11 mars 2019 Resemations r en iidue anr wipmeasirloùeparis. par irtMIA One de o - 9 Vendredi 15 février 2019 ces cancers, trouver de nouveaux traitements efficaces, et moins lourds sur le long terme. « Certes, on a fait beaucoup de progrès, puisque 80% des enfants guérissent aujourd’hui d’un cancer, mais c’est la première cause de mortalité par maladie. Il faut progresser », rappelle Dominique Valteau- Couanet. Notamment en trouvant des thérapies nouvelles, moins invasives et avec moins d’effets secondaires. « Pour cela, il faut aussi inciter les industriels à tester leurs médicaments sur les enfants. Mais comme ce sont des maladies plutôt rares, c’est peu intéressant pour eux », relève Olivier Delattre. Oihana Gabriel LnéleiOCIY



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