20 Minutes France n°3388 13 fév 2019
20 Minutes France n°3388 13 fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3388 de 13 fév 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : plus belle la ville moyenne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Actualité « C’est le silence complet » Justice Les proches de djihadistes français déplorent le manque de considération des autorités à leur égard « Les seules informations qu’on obtient, c’est en regardant BFMTV », soupire Samira*. Cette mère de famille installée dans le nord de la France n’a plus de nouvelles de son fils depuis décembre. Parti en 2016 avec sa compagne pour rejoindre les rangs de Daesh, il serait détenu par les forces kurdes en Syrie. Sa conjointe, qui a accouché depuis d’un petit garçon, est elle aussi retenue dans un camp dans le nord du pays. Alors que l’option d’un rapatriement de ces ressortissants français était exclue depuis des années, elle serait désormais sérieusement envisagée par le gouvernement français, poussé par l’annonce soudaine d’un retrait de l’armée américaine en zone irako-syrienne. Mais, face à ce changement de position, les familles de ces djihadistes français, qui s’estiment déjà mises de côté par les pouvoirs publics, oscillent entre espoir et inquiétude. « Fins de non-recevoir » « Nous n’arrêtons pas de prendre contact avec les autorités pour soulever la question du retour, en particulier celui des enfants toujours détenus en Syrie. Jusqu’à présent, nous n’avons obtenu que des fins de non-recevoir », déplore Thierry Roy. Père d’un garçon décédé après s’être engagé dans les rangs de Daesh, il est membre du collectif Familles unies, qui regroupe près de 70 familles françaises de proches ayant rejoint l’organisation djihadiste. Une enseigne parisienne vandalisée durant un acte des « gilets jaunes ». F. Senna/AFP (illustration) Y. Bohac/Sipa Paris envisagerait de rapatrier les enfants de Français partis rejoindre Daesh. Les quelques courriers renvoyés au collectif par les cabinets des différents ministères, et consultés par 20 Minutes, évoquent des « contraintes d’agenda » ou renvoient vers le tout récent secrétariat d’Etat chargé de la Protection de l’enfance. L’hypothèse d’un rapatriement par l’intermédiaire des forces spéciales américaines d’« environ 150 » Français détenus en Syrie a suscité chez Samira des sentiments mitigés  : « J’ai d’abord été euphorique. Puis on a appris par la presse que l’option d’en transférer certains en Irak pour y être jugés était aussi examinée. Alors je reste sur mes gardes. » Depuis la capture de son fils, la quadragénaire déplore l’isolement dans lequel est plongée sa famille  : « C’est le silence complet. On ne sait rien. Personne ne veut nous recevoir. On se pose évidemment plein de questions  : est-ce qu’on sera averti en cas d’un rapatriement ? Est-ce qu’on pourra voir notre petit-fils ? » Au flou logistique s’ajoute le sentiment d’un manque de considération  : « On ne nous envisage pas comme des victimes collatérales. Pourtant, malgré les signalements de radicalisation par certains parents, les autorités les ont laissé partir. Mais on a besoin de comprendre ! » insiste Samira. Une « nécessité », appuie Thierry Roy  : « Nous aussi sommes en quête de vérité. Nous militons pour un rapatriement des enfants, mais ils doivent rentrer avec leurs parents. Lorsque la justice sera saisie, ils devront répondre de leurs actes devant les tribunaux. » Contactés, ni le secrétariat d’Etat chargé de la Protection de l’enfance ni le Quai d’Orsay n’ont répondu à nos sollicitations. Hélène Sergent * Le prénom a été changé. Une grosse facture pour l’Etat ? « Gilets jaunes » Les élus de plusieurs grandes métropoles, regroupés au sein de l’association France urbaine, ont rendez-vous ce mercredi matin à Bercy, après avoir réclamé une « réunion d’urgence ». L’association s’inquiète du « préjudice subi par les habitants et les commerçants » après treize semaines de mobilisation des « gilets jaunes ». Deux demandes devraient être mises sur la table. La première est connue  : elle concerne le manque à gagner pour les commerces situés dans les centresvilles ou les zones périurbaines. Selon Procos, la Fédération du commerce spécialisé, les mois de novembre et de décembre ont vu le chiffre d’affaires du secteur chuter de 6,8% et de 3,9%, par rapport aux mêmes mois de 2017. Les élus des métropoles en appellent donc à la « solidarité nationale ». Mais l’exécutif a un argument de taille  : les aides existent, mais les commerçants ne les utilisent pas. La seconde demande concerne l’indemnisation liée aux dégâts matériels causés en marge des défilés (au moins 25 millions d’euros, selon France urbaine). Sans aide financière de l’Etat, l’association estime que les communes devront couper dans leur budget et abandonner certains projets. L’Etat fera-t-il preuve de mansuétude ? Nicolas Raffin 8 Mercredi 13 février 2019 Les séparatistes face aux juges, sans leur chef Espagne Un procès « historique ». Depuis mardi, douze dirigeants indépendantistes catalans sont jugés à Madrid pour la tentative de sécession d’octobre 2017. Des centaines de personnes vont y témoigner, dont l’ancien chef de gouvernement conservateur, Mariano Rajoy. Grand absent, l’ex-président catalan, Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique pour échapper aux poursuites, a qualifié ce procès de « mascarade » devant la presse à Berlin et a jugé qu’il serait un « test de résistance pour la démocratie espagnole ». Les avocats de la défense ont dénoncé pendant plusieurs heures devant le tribunal le bien-fondé du procès, dont la question clé est de savoir s’il y a eu des violences – le chef d’accusation de rébellion suppose un soulèvement violent. « Les délits si graves dont on nous accuse n’ont pas été commis  : la violence nécessaire pour les justifier n’a pas existé », a déclaré Carles Mundo, l’un des prévenus. Les juristes eux-mêmes sont divisés, au point que le ministère public n’accuse les prévenus que de sédition et réclame des peines de douze ans au maximum.nnru secondes Deux gardes à vue dans l’affaire des policiers tués à Magnanville. Depuis mardi matin, deux hommes de 23 et 36 ans sont en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat d’un policier et de sa compagne à Magnanville (Yvelines) en 2016. Les enquêteurs cherchent à vérifier si ces deux suspects ont pu renseigner le tueur Larossi Abballa sur ses futures victimes, a indiqué une source proche de l’enquête, confirmant une information du Parisien. Le grand débat national entre en prison. Les détenus des prisons françaises pourront participer et faire part de leurs doléances dans le cadre du grand débat national, a indiqué mardi l’administration pénitentiaire. Le gel du tarif réglementé de l’électricité devra être rattrapé. La Commission de régulation de l’énergie a estimé mardi que le gel du tarif réglementé d’électricité durant l’hiver devrait être rattrapé. Elle a aussi confirmé sa proposition de hausse du tarif de 5,9%.
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